Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.

Message de l'auteur : Je suis vraiment désolé de ne pas avoir répondu aux reviews la semaine dernière, et j'ai bien peur que cette semaine je ne puisse pas encore le faire… Je suis très occupée pour le moment (parce que j'ai deux emplois à la fois) et répondre aux reviews me prend autant de temps que d'écrire un chapitre… Je vous promets de recommencer à répondre aux reviews le plus tôt possible (J'espère que je pourrais le faire la semaine prochaine). J'espère que mes revieweurs ne seront pas trop en colère contre moi…

Chapitre 58

Dieu a tout créé. Dieu a créé le racisme. Mais Dieu a aussi créé l'antiracisme. Avec tout le respect que je lui dois, Dieu est un sacré fouteur de merde.

-Qu'est-ce que tu veux? Demanda d'emblée Blaise, visiblement exaspéré.

Harry eut un petit sourire qu'il espérait engageant alors que le mulâtre se mettait à marcher, semblant décider à le dépasser. Hé bien… Blaise semblait oublier qu'il était une personne têtue et tenace. Enfin, il avait décidé de devenir têtu et tenace, puisqu'auparavant il ne s'était jamais arrêté 5 secondes afin de penser à l'état d'esprit de Blaise. Sa main s'enroula fermement autour du mulâtre, l'obligeant à arrêter sa fuite.

-Tu sais… si tu continues comme ça, je vais t'étrangler.

-Je n'ai pas peur d'un nain de jardin. Fit remarquer Harry avec indifférence.

Une lueur vicieuse s'alluma dans les yeux lime et Harry s'empressa de lever les mains en signe de paix. Il avait déjà décidé qu'il allait essayer, au moins essayé, de comprendre Blaise et de l'aider du mieux qu'il pouvait. C'était la seule chose qu'il pouvait faire après tout. Il s'empressa alors d'entrainer Blaise vers l'extérieur, espérant fortement ne pas être interrompu. Il avait déjà préparé un discours. Il allait parler de la tolérance, de l'amour et, pourquoi pas, de Martin Luther King. Cela allait sûrement lui faire marquer quelques points avec Blaise. Son ami l'obligea férocement à le relâcher tout en lui lançant un regard noir.

-Bon, qu'est-ce que tu veux encore?

-Hum… le racisme c'est stupide.

En voyant les yeux de Blaise se plisser dangereusement, il blêmit légèrement. Bon sang! Comment était-il censé commencer une conversation alors qu'il ne connaissait absolument rien de tout cela. Ce n'était pas comme s'il était raciste ou qu'il avait déjà vécu du racisme! Lorsqu'il regardait Blaise, il ne voyait pas un noir, un blanc, un asiatique ou peu importe. Il voyait Blaise voilà tout. Comment était-il censé comprendre de quoi le mulâtre lui parlait?

-Non… pour de vrai? Répliqua sarcastiquement Blaise. Est-ce que tu es arrivé à cette conclusion tout seul?

-Donc, toi aussi tu trouves que le racisme c'est stupide! Alors pourquoi est-ce que tu agis comme ça?

-Bon Harry, tu sauras que je ne me suis pas réveillé un beau matin en me disant « Hé! Aujourd'hui je vais être raciste! ». Les gens m'ont rendu raciste.

-Alors, parce que des enfoirés t'ont fait du mal, tu dois agir comme ça avec Ron.

Une grimace déforma les lèvres pulpeuses avant que Blaise ne fasse quelques pas en arrière.

-Tu ne penses pas que c'est la meilleure chose pour lui? Rétorqua glacialement le mulâtre. Est-ce que tu as vraiment envie que ton meilleur ami soit connu comme étant le type sortant avec le noir?

-C'est complètement ridicule.

-Seulement un blanc dirait ça.

Blaise se passa alors une main rageuse dans les cheveux.

-Tu sais, les blancs sont plus subtiles dans leur racisme. Un noir… Est-ce que tu sais ce qu'un noir pourrait dire à Ron? Une de mes cousines est déjà sortie avec un blanc et des types noirs sont allés le battre. Le racisme va des deux côtés, ok? Je ne veux pas entendre les commentaires stupides des blancs, et je ne veux pas que Ron souffre à cause de moi.

Les mains d'Harry se posèrent vivement sur les épaules de Blaise, l'obligeant à le regarder droit dans les yeux. Était-ce cela le nœud du problème? Est-ce qu'il pouvait essayer de convaincre Blaise que Ron n'était pas en danger? Est-ce que Blaise avait peur d'être rejeté par sa communauté?

-Ron est un grand garçon. Il sait se battre.

-Je ne veux pas seulement le protéger des autres, je veux le protéger de moi.

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Je veux dire… parfois, je suis en colère d'accord? Je suis très en colère contre les blancs. Mais, si je sors avec Ron et que ce jour je suis en colère… qu'est-ce que je vais lui dire? Est-ce que je vais le blesser? Même s'il le supporte… il ne mérite pas ça. Je ne veux pas qu'il souffre à cause de moi, alors si tu pouvais me laisser tranquille… Juste laisse moi tranquille…

Le cœur d'Harry se serra douloureusement en voyant l'expression de Blaise, et il ne put s'empêcher de sursauter en réalisant, qu'effectivement, il avait mal pour Blaise. Il avait mal pour son ami. Il avait déjà eu mal pour Drago, mais il était amoureux du blond. Il n'était pas quelqu'un de très empathique. Il ne faisait jamais aucun effort pour essayer de comprendre les autres, et là… il avait mal pour Blaise. C'était… effrayant. Il ne pouvait pas le laisser dans cette situation.

-Tu sais, c'est ça une relation.

-Excuse-moi?

-J'ai fait mal à Drago tellement de fois… parce que j'avais peur, parce que j'étais en colère… surtout parce que j'ignorais comment me contrôler. Parce que mes sentiments pour lui me terrifiaient. Parce que je voulais qu'il soit à moi, comme je désirais qu'il s'en aille le plus loin possible. Nous nous sommes fait du mal mutuellement… mais, ce n'est pas pour ça que nous allons nous quitter.

Une ombre de panique se faufila en Harry en voyant les yeux de Blaise se voiler de larmes. Merde alors… qu'allait-il faire exactement s'il se mettait à pleurer? Prendre Drago dans ses bras était naturel. Prendre Blaise dans ses bras était… bizarre. Il n'avait jamais véritablement touché le monde autour de lui.

-Notre relation à moi et Drago est compliquée. Très compliquée, mais bordel! Nous nous aimons! Si l'amour ne suffit pas à nous faire nous supporter, alors je suis destiné à finir seul.

C'était d'ailleurs ce qu'il avait cru pendant toute sa vie, qu'il allait finir seul. Mais, maintenant… il croyait… il croyait en lui et en Drago. Et cette pensée était terrifiante et exaltante. Elle lui donnait envie de rire aux éclats et de se cacher dans un trou. Et il voulait tellement… tellement que Blaise comprenne ce qu'il ressentait en ce moment.

-Je dis parfois des trucs méchants et gratuits sur les blancs. Murmura le mulâtre.

-Ouais… contrôle-toi. Ou dis « Une certaine partie des blancs sont… ». Regarde, par exemple, quand je vois un asiatique, ma première réaction est de penser qu'il est chinois, ce qui n'est pas forcément vrai. Donc, lorsque je vois un asiatique, je me force à me rappeler qu'il n'est pas forcément chinois! Alors, quand tu vois un blanc… peut-être qu'il est raciste, mais ne l'assume pas, c'est tout.

Blaise passa rapidement sa main sur ses yeux, essuyant efficacement ses larmes qui semblaient sur le point de couler. Le mulâtre releva alors rapidement ses yeux dans sa direction.

-Je ne peux pas… Je ne peux pas aller voir Ron dans cet état, je suis hideux.

-Non, tu es superbe. Tu as toujours été superbe.

-Ouais… le prochain blanc qui me dit « Tu es tellement beau pour un noir » je lui donne un coup de poing.

-Et il le méritera amplement.

Harry ouvrit soudainement les bras, affichant un léger sourire.

-Maintenant, viens faire un câlin à ton ami caucasien.

-Tu es encore plus stupide que je ne l'avais jamais imaginé.

Pour la première fois de sa vie, Harry enlaça un ami et il n'aurait jamais cru que la sensation serait aussi bizarre. Ce n'était pas comme s'il avait déjà fait des câlins à Ron, et il n'était pas le genre de personnes à donner des câlins à ses petites-amies. Enlacer Drago était comme enlacer le feu. Parfois, ce feu pouvait être si brûlant qu'il avait l'impression qu'il allait être consumé, parfois il avait l'impression qu'il se trouvait près d'un coin de feu. Il se fichait s'il avait l'air mièvre, mais bon! C'était la vie. Lorsqu'il relâcha finalement Blaise, celui-ci lui fit un léger sourire avant de poser sa main sur sa joue.

-Je ne savais pas que tu étais quelqu'un d'aussi gentil Harry.

-Je ne le savais pas non plus, alors nous venons de faire la découverte du siècle.

-Tu es mégalomane ou quoi?

-Juste vaguement.

Blaise hocha faiblement la tête avant de lui tourner le dos et de partir en courant. Harry ne pouvait qu'espérer qu'il était sur le point d'aller voir Ron et que tout allait s'arranger pour eux. Seigneur… il était entrain de devenir une midinette. Il allait bientôt écrire des poèmes sur l'amour et son pouvoir magique qui réussissait à vaincre tous les démons. Peut-être allait-il même se remettre à regarder « Sailor Moon ». Mon Dieu… se prenait-il pour une petite fille à présent? Il se sentait juste tellement bien… il ne s'était jamais senti de la sorte… hormis, peut-être lorsqu'il était plus jeune et que son frère se trouvait encore chez eux. Il avait connu le bonheur à une époque, pas vrai? Et maintenant… est-ce qu'il était entrain de connaître le bonheur à nouveau? Est-ce qu'une seule personne pouvait véritablement le changer complètement, ou bien était-ce lui qui avait changé tout seul? Sa main se posa sur son cœur et il eut un léger sourire. Avait-il vraiment changé pour de bon? Son cellulaire se mit soudainement à sonner et il y répondit rapidement.

-Allo.

-Harry, c'est moi.

Le corps du brun se figea aussitôt en reconnaissant la voix de son père. Au moment, où il était heureux… bien évidemment au moment où il était heureux. Son cœur se crispa dans sa poitrine et il faillit grimacer de douleur. Non! Il n'allait pas laisser ce bonheur lui échapper uniquement en entendant la voix de son père.

-Qu'est-ce que tu veux? Demanda-t-il d'emblée.

-Juste… est-ce que tu fais quelque chose aujourd'hui?

Il avait eu l'intention de s'enfermer dans sa chambre avec Drago, mais il n'allait certainement pas dire ça à son père.

-Non, pourquoi?

-Parce que… je voudrais que nous allions dîner. Toi et moi.

-Non merci.

Sa bulle de bonheur ne le transformait pas en un saint qui voulait pardonner les péchés de la Terre entière et certainement pas ceux de son père. Il avait déjà décidé que son père ne faisait plus partie de sa vie. Et il allait garder les choses ainsi.

-D'accord… alors, laisse-moi le mettre comme ça. Tu viens dîner avec moi, ce soir ou bien tu ne peux pas sortir pendant deux semaines.

-Quoi! Tu vas me punir?

Son père ne l'avait pas puni depuis… non, il ne l'avait jamais puni. Comment aurait-il pu le punir Il n'avait jamais pris cinq secondes de sa vie pour voir s'il faisait des bêtises ou non.

-Oui.

-Espèce de…

-Je suis ton père, Harry. J'ai tous les droits.

-Très bien.

Et Harry lui raccrocha au nez, les poings serrés. Sa soirée venait de s'annoncer parfaitement misérable.

À suivre….