Disclaimer: Les personnages de cette histoire ne m'appartiennent pas et appartiennent, bien évidemment, à J.K Rowling! Par contre, cette histoire m'appartient.
Message de l'auteur : Merci à tout ceux qui ont pris le temps de me reviewer, je vous promets de recommencer à répondre aux reviews le plus tôt possible!
Message de l'auteur :
Certaines reviews m'obligent à poster ce message. Premièrement, je n'essais pas d'être méchante, et je ne suis pas en colère, mais ce que je vais dire doit être dit. Certaines personnes m'ont dit des commentaires sur Drago parce que celui-ci ne voulait plus parler à son père, car Lucius ne l'avait pas soutenu dans son agression.
Ils m'ont fait remarqué que Drago avait exagéré, et même qu'il avait faussement fait croire à Harry que Lucius lui avait fait beaucoup de mal alors que son père n'a fait que minimiser son agression.
De toute évidence, ces personnes n'ont jamais été abandonné par qui que ce soit et ne savent pas qu'est-ce que cela fait. Je ne peux donc pas leur en vouloir. Mais, imaginez-vous cinq secondes… toute votre vie, vous pensez que votre père est cette personne forte qui vous aime plus que tout, et soudainement lorsque vous souffrez, ce père vous envoie balader. Il ne veut rien savoir de votre malheur. Il fait comme si vous ne souffrez pas. Il ignore votre mal-être, vos pleurs et votre souffrance. Comment pensez-vous que vous vous sentez?
J'ai vécu la situation de Drago. J'ai été agressé sexuellement, et j'ai été ignoré par ma famille. Dire que Lucius n'a fait que minimiser est une insulte à la douleur de toutes les personnes qui ont vécu ce que j'ai vécu. Être ignoré alors que nous souffrons n'a absolument rien de plaisant. Ça emmène la haine et la colère. Ça emmène la tristesse et le désespoir.
Cet abandon a été aussi terrible que mon agression. Même plus dans un certain sens. Être abandonné par les personnes sur qui nous sommes censés compter est horrible. Nous dire que nous sommes seuls et que tout le monde se fiche de notre douleur… c'est horrible comme émotion. Cet abandon est une trahison. Personnellement, après que ma famille m'ais abandonné dans ce moment difficile, je ne voulais plus les voir. J'avais tellement de colère en moi, tellement de haine. Je ne pouvais pas supporter de les regarder.
Alors, non la réaction de Drago n'est pas exagérée. Lucius l'a trahi. Lucius était son père, et il n'était pas là pour lui. Il l'a envoyé balader alors qu'il avait besoin qu'il soit là, avec lui. Tom était un inconnu. Cet inconnu a profité de Drago, mais il n'avait pas réellement sa confiance. Lucius était son père, et il a eu une réaction que Drago n'aurait jamais imaginée possible.
Je me répète, mais je ne suis pas fâché contre les revieweurs qui m'ont dit ça. Je sais pertinemment que cela veut dire que vous n'avez jamais été abandonné par qui que ce soit. Il est facile de juger les gens lorsque nous ne savons pas ce qu'ils traversent. Seulement, je souhaite que vous vous demandiez si vous aviez été dans la situation de Drago, comment auriez-vous réagi?
Chapitre 62
Je ne perdrais plus jamais quelque chose à cause de quelqu'un. Si je dois souffrir, ce sera de ma propre faute.
Cela faisait cinq minutes qu'Harry attendait en silence, regardant Drago qui s'était caché le visage entre ses mains. Merde, merde, merde et merde! Il ne savait plus quoi faire. Il ne savait plus quoi dire. Il n'avait pas le droit d'obliger à Drago à lui pardonner. Il n'avait pas le droit de se jeter à genoux et de le supplier de ne pas lui en vouloir. Il n'avait pas le droit d'être égoïste et d'obliger Drago à penser à lui. Surtout après une telle révélation. Il ravala difficilement sa salive et ignora du mieux qu'il put la peur et la rage qui tournoyait à l'intérieur de lui. Il voulait tuer Tom. Il voulait supplier Drago de lui pardonner. Il ignorait quoi dire à ses parents. Il ignorait comment réagir à tout ce qui arrivait autour de lui. Trop vite, trop horrible, trop…. Juste trop. Comment sa vie ne pouvait-elle être qu'un mensonge? Était-il un imbécile pour avoir cru son frère? Son grand frère. Ce pédophile… Il n'avait été qu'un idiot qui ne voyait rien, qui ne comprenait rien. Était-il censé soudainement haïr Tom et aimer ses parents? Il ne savait même pas comment faire. Comment oublier la manière dont ses parents s'étaient comporté avec lui? Comment oublier que son frère avait été, pendant un instant, la seule personne sur qui il pouvait compter? Mensonge… tout n'était que mensonge. Et Drago? Qu'allait-il faire exactement? Allait-il se battre contre Tom et l'obliger à rester en prison? Et si Tom sortait… allait-il vraiment essayer de… finir le travail? Une nausée soudaine le traversa, et il s'obligea à rester droit et non à se laisser pitoyablement tomber sur le canapé.
-Putain d'enculé de merde! Hurla soudainement Drago, le faisant violemment sursauter.
Il s'attendait à ce que le blond se jette sur lui et commence à lui donner des coups de poing. Il l'aurait accepté. Il le méritait amplement de toute évidence. Il resta la bouche ouverte en voyant Drago soulever la petite table qui se trouvait au milieu du salon et la balancer contre le mur. Les poings du blond étaient crispés sous la colère et son visage était déformé en une grimace de pure colère.
-Qu'il aille se faire foutre! Qu'il aille en enfer! Je le déteste! Je le déteste!
Est-ce qu'il était censé le laisser détruire le salon? Il n'avait jamais vu Drago dans une telle crise Il resta parfaitement silencieux, regardant Drago tout détruire autour de lui.
()
Drago savait qu'il avait déjà ressenti de la haine auparavant. Seigneur! Il avait passé plus de 4 ans à haïr tout ce qui bougeait. Il détestait sa maison. Il détestait son père. Parfois, il détestait même sa mère. Il détestait sa vie. Il détestait Tom. Oh oui, comme il détestait Tom. Il pouvait voir son visage se dessiner devant lui, il pouvait entendre chaque mot qu'il respirait contre son oreille. Il pouvait sentir ses mains contre son corps. Oh oui… il le détestait. Cette haine avait failli le dévorer. Elle avait failli l'étrangler et lui enlever la vie. Peut-être même ce serait-il enlevé la vie s'il avait continué ainsi? Les antidépresseurs n'aidaient pas. Ils n'étaient qu'une solution temporaire qui le rendait plus légume qu'humain. Il s'en était débarrassé le plus tôt possible. Il se fichait éperdument de ce que son psychiatre lui disait. Il savait que celui-ci se fichait bien de lui. Il ne voulait que trouver une solution facile à son problème. Un môme qui s'était fait agresser sexuellement. Un enfant parmi tant d'autres. Une agression… deux agressions… des agresseurs partout. Dès qu'il voyait un enfant, il ne pouvait s'empêcher de se demander. Est-ce que lui aussi souffrait? Est-ce que lui aussi avait senti les mains d'un autre homme sur lui? Est-ce que lui aussi faisait des cauchemars la nuit en se demandant qu'est-ce qui n'allait pas chez lui?
Pleurer, pleurer, pleurer. Haïr, haïr, haïr. Voilà en quoi consistait sa vie. Il voulait pardonner. Il voulait détester. Il voulait être heureux. Il voulait rester malheureux. Le malheur l'aidait à garder les idées claires. Le malheur lui permettait de comprendre combien l'humain était laid et répugnant. Combien l'humain, d'un simple regard, pouvait tout détruire autour de lui. Oh oui… comme il le détestait. Il le détestait d'avoir décidé de détruire sa vie d'un simple claque de doigt. Il le détestait de l'avoir choisi lui, alors qu'il ne lui avait rien fait.
Il le détestait pour les mains invisibles qu'il sentait chaque jour sur son corps. Il le détestait pour la douleur et les pleurs. Il le détestait parce qu'il n'avait pas seulement pris son innocence, mais toute sa vie. Il lui avait pris son père. Son père à qui il avait voulu parler. Son père à qui il avait peur de dire la vérité parce que, Seigneur, il était son père! Son père l'aimait. Son père irait tuer Tom! Son père détruirait tout sur son passage parce qu'il l'aimait tant. Quel tas de connerie.
-N'en parle plus.
Voici la seule phrase que son père lui avait dite. La seule et unique chose qu'il lui avait dite. Où étaient la colère et l'indignation? Où était la furie? Où était son père protecteur? Où était-il? Avait-il même déjà existé? Alors, oui Tom avait tout détruit autour de lui. D'un simple claquement de doigt. Tout cela pour un simple désir. Un désir de dominer? Un désir de destruction? Il n'en savait absolument rien. Et voulait-il vraiment le savoir? Mais, maintenant… il était censé aller mieux, bon sang! Il était censé avoir fait des progrès! Il était censé être heureux!
Il prit brusquement un cadre de photo et l'écrasa contre le mur. Il était censé avoir survécu. Il était censé garder le sourire. Pourquoi tout devait revenir à Tom? Pourquoi ne pouvait-il pas le laisser tranquille? Il voulait respirer! Il voulait être heureux! Il voulait… Il avait le droit de vouloir! Il avait le droit de ne plus penser à lui! Et, il voulait revenir? Il voulait revenir finir ce qu'il avait commencé!
Qu'il revienne alors! Oh oui, qu'il revienne. Qu'il revienne pour qu'il puisse prendre un couteau et qu'il lui arrache enfin le cœur comme il l'avait tant de fois souhaité! La peur? Oh, pour le moment il n'avait pas peur. Il était si furieux qu'il en voyait presque rouge. Qu'il aille se faire foutre! Qu'il aille crever en Enfer! Et il allait lui donner un ticket direct pour y aller!
-Drago… qu'est-ce que tu veux que je fasse?
Il avait envie de crier « Mais je n'en sais rien Maman! Pourquoi est-ce que tu me laisses choisir! ». Il n'en pouvait plus de voir sa mère tâtonner, ayant peur à chaque fois qu'il explose comme une cocotte minute. Il en avait marre qu'elle le regarde comme s'il allait devenir fou dans les prochaines secondes. Il avait envie de lui hurler « Tu ne vois pas que j'essais! Tu ne vois pas que je ne peux pas t'aider, toi! Je ne peux même pas m'aider, moi-même! ». S'il se mutilait, elle le regardait avec cet air de désespoir et de peur qui lui donnait envie de vomir. S'il se refermait sur lui-même, elle le regardait avec désespoir et peur. S'il hurlait, elle le regardait avec désespoir et peur. En gros, il ne faisait jamais rien de bien. Rien ne pouvait être fait. Rien ne pouvait la rendre heureuse. Il n'était jamais assez. Il détruisait la lumière à l'intérieur d'elle. Il la détruisait. Non, Tom détruisait tout. Tom avait tout détruit. Tom avait tout détruit et pourquoi? Pourquoi avait-il fait ça? Pour une simple minute de plaisir? Juste pour une simple nuit? Juste pour un instant?
-Pardonne-moi Drago… Je ne sais plus quoi faire…
Et lui alors? Est-ce qu'il savait quoi faire? Est-ce qu'il était censé avoir la solution? Mais, il n'avait aucune solution, bordel! Il n'avait rien à dire, rien à faire! Il l'avait détruit. Il avait tout détruit. Drago pouvait sentir que ses mains étaient en sang, mais il s'en fichait, oh comme il s'en fichait. Cela faisait près d'un an qu'il n'avait pas eu une crise aussi violente. Sa gorge lui faisait mal. Il hurlait trop fort. Il détestait trop fort. La haine chantait autour de lui. Elle cachait tous les autres sons.
-C'est fini maintenant, pas besoin d'en faire toute une histoire. Il ne t'a pas violé.
Il ne l'avait pas violé. Et tout était censé être beau et magnifique à présent? Il n'avait pas enfouit sa queue en lui et tout était beau? Il lui avait fait réaliser que la vie était laide et répugnante, mais non… il ne l'avait pas violé. C'était la seule bonne chose, pas vrai? Et il voulait enlever la seule consolation de ses parents? Il voulait revenir et le réduire à l'état d'animal? Il éclata d'un rire tonitruant qui n'avait absolument rien de joyeux. Il sentit soudainement des bras puissants s'enrouler autour de lui, l'empêchant de continuer à briser tout ce qui était à sa portée.
-Drago. Calme-toi. S'il te plait. Calme-toi. Je t'en supplie. Arrête.
Non! Il ne voulait pas arrêter! Pourquoi faire de toute façon? Tom allait tout venir détruire. Il ne voulait pas le laisser tranquille. Il était toujours dans sa tête. Dans un coin de sa tête. Il était une partie de lui. Une partie pourrie. Une partie dont il ne pouvait pas se débarrasser. Des mains se posèrent sur ses joues, l'obligeant à fixer un regard émeraude. Harry… Harry… Harry… Son rire se coinça dans sa gorge et il sentit son cœur se briser.
-Il m'a fait mal… Gémit-il pitoyablement.
Seigneur! La ferme! La ferme! La ferme! Ce n'était pas sa voix! C'était la voix de quelqu'un d'autre! D'un enfant pathétique et sans défense! Il n'était plus sans défense. Il allait le tuer! Il allait laisser la haine le détruire et tout emporter autour de lui.
-Il m'a fait mal. Ne le laisse pas me faire du mal. Ne le laisse pas revenir. Ne le laisse pas…
Ce n'était pas ses larmes. Ce n'était pas ses pleurs. Ce n'était pas ses cris. Il avait dépassé ça. Il n'était plus cette personne. Il refusait d'être cette personne. Plus jamais. Plus jamais. Il allait le tuer. Il allait le détruire. Il n'allait pas se mettre à pleurer. Il n'allait pas accepter cette souffrance. Il l'avait déjà porté pendant trop d'années.
-Ne le… Ne le…
Et il éclata brusquement en sanglot.
Sauvez-moi quelqu'un…
À suivre…
