Hop, me revoilà pour la suite! J'ai jamais écris aussi rapidement et avec autant de facilité dites donc. Ah tiens, tant que j'y suis, j'ai dessiné Casey si ça vous intéresse de le voir... Dans ma bio vous cliquez sur homepage, post du 15/06/20011 (donc actuellement le dernier posté) et zou! Vous y êtes!


Chapitre 6

Ce que Kurt n'avait absolument pas prévu, c'était Dave Karovsky rencontrant Casey Stevens. Blaine et lui avaient passé la matinée avec le motard, pour un copieux petit déjeuner dans un salon de thé et une séance de cinéma. Ils allaient rentrer chez eux quand Kurt reçu un appel de Mercedes qui leurs proposait de les rejoindre, elle et les autres membres des New Direction, pour le déjeuner. Kurt rechignait à les retrouver sur le parking de McKinley, craignant une rencontre désagréable et Casey mit fin à ses protestations en proposant de les déposer tous les deux en voiture. Tout au fond de lui, Kurt oscillait entre le désir sincère que tout se passe bien et une curiosité presque morbide à l'idée qu'un de ses anciens persécuteurs l'aperçoivent, heureux et épanouis au bras de son petit ami et accompagné d'un homme aussi charismatique.

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Et comme c'était la sortie de cours, que plus de la moitié des adolescents scolarisés dans cette école possédaient une voiture et que Karovsky faisait partis de ceux là, il les vit.

D'abord, Dave reconnu le groupe des New Direction et les observa un instant, par habitude. Puis il aperçu la chevelure sombre et bouclée de Blaine et enfin son regard accrocha la silhouette de Kurt. Il marcha vers eux, le sang bouillant déjà dans ses veines d'une fureur à peine contenue et s'apprêta à les hélé quand sa route fut barrée.

Ils étaient à plus d'une dizaine de mètres du groupe et la plupart de ses membres lui tournaient le dos. Et le type qui s'était interposé était du genre grand. Et impressionnant bien qu'il n'ait pas sa carrure. Et beau. Enfin pas vraiment beau comme un mannequin mais attirant. Et sa voix était riche, suave et dure.

- Tu dois être Dave.

Il fut incapable de répondre ou d'agir. Même quand le type se présenta comme un ami d'Hummel et lui tendit sa main à serrer. Il ne réussit qu'à se ratatiner sur lui-même quand il lui adressa un sourire amusé et un brin inquiétant, quand il lui tourna le dos et lui lança une dernière œillade par-dessus son épaule, lourde de beaucoup trop de sous entendus.

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Casey salua brièvement les New Direction mais ne s'attarda pas. Kurt se retourna juste à temps pour voir la voiture de Karovsky s'éloigner rapidement et ne su s'il en était soulagé ou déçu.

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Quelques jours plus tard Dave retrouvait, glissé entre les fentes de son casier, un petit papier anonyme sur lequel était seulement écrit un numéro de téléphone. Au début il cru à une blague, puis à une admiratrice, ou une fille qui voulait frimer auprès de ses copines en se tapant un joueur de foot. Après tout, même s'il n'était pas Finn Hudson ou Sam Evans, il avait un certain succès.

Par curiosité il sortit son portable, composa le numéro et appela. Alors qu'il s'attendant à une voix fluette et féminine c'est une voix d'homme qui répondit. Une voix riche et profonde.

- Oui ? Allo ?

Il raccrocha brutalement, mortifié, en proie à la panique. Evidement il avait reconnu la voix de cet homme si séduisant de l'autre jour, ce Casey Stevens. Mais qui c'était ce type ? Hummel lui avait parlé de lui ? Qu'est ce qu'il voulait ? Se venger ? Ou alors, lui « parler » comme son abrutit de petit copain ? Merde, la tarlouze lui avait filé son numéro ! Peut être… Peut être qu'il lui plaisait ? Est-ce que ça se voyait sur son visage qu'il était… qu'il aimait…

Son téléphone vibra dans sa main, coupant court à ses interrogations. Sur l'écran s'affichait le numéro qu'il avait composé quelques secondes plus tôt. La main tremblante et le visage blême, il décrocha.

- Dave je suppose ?

Un pathétique bruit de gorge lui échappa pour toute réponse.

- C'est bien ce qui me semblait. Eh bien, comme ça j'ai ton numéro. Je te rappellerais. Bonne journée.

Et il raccrocha. Et Dave angoissa. Toute la journée. Une bonne part de la nuit. Et le lendemain jusqu'au soir, quand le numéro s'afficha à nouveau.

- Bonsoir.

- Qu'est ce que vous me voulez ?

- Juste discuter.

- Je ne veux pas vous parlez.

- Pourquoi, tu as peur que je t'agresse ? C'est pas mon rayon ça, c'est plutôt le tien.

- Alors c'est ça ? Vous voulez une vengeance ? Me faire payer ce que j'ai fais à Hummel ?

- Donc tu reconnais que tu lui as fais du mal.

- Je- Je… Je ne…

- Ca me suffit. A la prochaine, Dave.

Ce typer était sûrement l'homme le plus bizarre qu'il ait jamais rencontré. Ca lui faisait un peu peur, mais il ne voyait vraiment pas ce qu'il pouvait y faire. Peut être que c'était juste une démonstration de force, genre « je sais qui tu es, où tu vis, blablabla » Peut être qu'au fond le gars essayait juste de l'impressionner. Il s'avait ce que c'était après tout. Voilà, cette façon de lui parler et de prononcer son nom c'était juste pour l'impressionner. Et fallait pas y voir d'autres raisons.

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La bonne blague, bien sûr qu'il fallait y voir d'autres raisons ! Surtout quand le mec rappelait deux jours plus tard, pour l'inviter à boire un verre !

Ah l'horreur. C'était le truc le plus humiliant et le plus flippant qu'il ait jamais vécu. Evidement il l'avait envoyé se faire foutre – il était pas fêlé au point d'accepter quand même. Il n'osait pas trop imaginer ce qu'un type pareil voulait faire avec lui. Bon, il avait pas vraiment la gueule d'une tapette, mais il en était sûrement une, si c'était un pote d'Hummel.

Chier.

oOo

Il ruminait ça en s'entrainant sur le terrain de foot, seul après les cours. Il fronça le nez en s'apercevant que la nuit était tombée et commença à ramasser ses affaires. Un élan de panique emballa son cœur quand il reconnu la silhouette du type dans la lumière du stade. Bon sang, l'un d'eux avait vu trop de films d'horreur parce que apparaitre à contre jour comme ça, seul et en pleine nuit, c'était glauque.

Néanmoins, si on voulait être honnête, le mec avait la classe. Et il était beau surtout. Enfin pas beau-beau parce que qu'il avait des défauts hein, mais bien quand même. Canon.

Grand, mince, avec des muscles secs et durs et des épaules larges. Les cheveux longs, comme une coupe qu'on à trop laisser pousser dont les pointes balayent la nuque et la frange agace les cils. Mâchoire marquée, nez droit. Des yeux petits et enfoncés et une peau un peu mate avec cette coloration un peu plus prononcée là ou elle devait plus fine. Des lèvres minces, une grande bouche et des sourcils très noirs, bas sur les yeux qui barraient sont visage d'une drôle de façon, lui donnant un air dangereux. Et des rides très légères au coin des yeux et entre les sourcils. Tout le contraire d'Hummel en fait.

Le type approcha avec nonchalance, comme s'il se promenait et vint se poser devant lui. Cette fois, Dave était prêt et il soutint son regard, silencieux.

Avisant les affaires qui l'encombraient, le type lui prit sans rien dire un sac qu'il jeta sur son épaule et un autre qu'il garda dans la main. D'un geste du menton, il l'invita en quelques mots à le suivre et se dirigea vers la réserve pour y ranger les ballons. Le footballeur le suivit, méfiant et finit par craquer quand ils atteignirent les vestiaires.

- Bon, qu'est ce que vous me voulez ? demanda-t-il en larguant son sac sur le banc.

- Discuter, je te l'ai déjà dit, répondit l'autre en s'asseyant.

- De quoi ?

- De toi.

De plus en plus bizarre. Et pas rassurant franchement.

- Qu'est ce que vous a dit Hummel ?

- Oh pas grand-chose, soupira t il. Juste qu'il était parti de McKinley parce qu'il ne s'y sentait pas bien et qu'il se prenait régulièrement la tête avec certaines personnes. J'ai eu du mal à lui faire cracher le morceau mais il a finit par me donner ton nom.

- Alors pourquoi vous voulez me parler, bordel ?

- Parce que tu m'intéresses.

Oh merde. Il avait raison, ce mec était une tapette et il lui courait après.

- Je vais pas te manger tu sais.

- Pourquoi je vous croirais ? Vous pourriez bien être un pervers, surtout vu comment vous essayez de me « parler ».

Le type leva les yeux au ciel, grommelant que les américains étaient décidément bien prudes et qu'il devait vraiment avoir une sale gueule pour que tout le monde soit persuadé qu'il était dangereux. Dave lui dit qu'il était fêlé. Il rit.

- Bon, autant en finir tout de suite. Qu'est ce que vous voulez savoir ?

- Tu es gay.

Ca n'était pas une question pourtant Dave tenta de nier, blême. L'autre restait neutre le regarda bafouiller et s'enfoncer lui-même sans rien dire.

- Kurt ne m'a pas raconté grand-chose mais après notre dernière rencontre, je me suis renseigné sur toi. Et d'après ce que j'ai compris tu n'es pas très tendre envers l'homosexualité.

- Et alors ?

- Alors ça me contrarie. D'abord parce que je sais que c'est à cause de toi que Kurt a changé d'école et que je trouve ça inadmissible, ensuite parce que vu tes propres préférences c'est regrettable et enfin parce que je suis moi-même homo et idéaliste et que j'aime l'idée que je pourrais te faire changer d'avis. Où au moins te calmer.

Soudain très fatigué, Dave croisa les bras et s'appuya contre les casiers. Stevens jouait avec ses nerfs et il se sentait incapable de composer avec la peur qui lui broyait les entrailles.

- Putain mais foutez moi la paix, gémit il en se passant une main sur le visage. Qu'est ce que vous voulez que je vous dise ? Je lui parlerais plus si c'est ce que vous voulez, ni à lui ni aux autres tant que vous me laissez tranquille.

- Nan, trop facile.

Il releva la tête avec un air tellement perdu et tellement malheureux que son vis-à-vis sembla éprouver un élan de pitié ou de compassion a son égard.

- Tu es gay, reprend t il plus doucement, et tu veux pas l'être. Et t'as l'air de croire que plus tu joueras les sales cons homophobes moins tu seras gay.

- Arrêtez. Je suis pas… je le suis pas.

- Peut être, peut être pas. En tout cas, tu es attiré par les hommes actuellement. Les femmes aussi ou juste les hommes ?

Il pinça les lèvres et secoua la tête, refusant de répondre.

- Mh… T'as pas tellement d'option tu sais. Soit tu fais avec, tu vis ta sexualité peinard dans ton coin –t'es pas obligé de gueuler partout que tu préfères les-

- La ferme !

- … Soit tu t'obstines à la jouer hétéro. Ce qui te rendra obligatoirement malheureux, parce que ne pas baiser c'est pas drôle, mais être mal baisé crois moi c'est l'enfer. Et casser du pédé n'y changera rien. Surtout qu'un jour tu pourrais tomber sur un pédé d'une autre trempe que la mienne ou celle de Kurt et qui répondra violement à la moindre attaque. Et en plus d'être mal baisé, tu joueras avec ta vie et t'auras encore plus l'air d'un con.

Il refusa de répondre, encore. Le silence s'étirait pendant lequel, même s'il ne s'en rendait pas compte, il avait l'air d'un enfant terrifié.

Finalement, Casey se leva en lissant les plis de son pantalon sur ses cuisses et tapota ses poches pour retrouver son porte feuille, duquel il tira une petite carte.

- Normalement tu as déjà mon numéro mais je te le redonne. En plus y'a mon adresse, dit il en lui tendant. Je ne peux pas prendre de décision à ta place mais si t'en envie d'en discuter ou même de parler d'autre chose, appelle-moi. Je t'assure que je suis pas un pervers et que j'ai pas l'intention de te faire du mal. Par contre t'as pas l'air d'être entouré comme tu en aurais besoin alors… je peux t'aider, peut être.

Il remonta la fermeture éclaire de son blouson et fourra les mains dans ses poches en adressant un petit sourire à l'adolescent. Pour la première fois, il ne lui parut pas menaçant, juste un peu étrange et un peu… stable. Solide peut être. Il le regarda ouvrir la porte et se retourner sur le seuil.

- Eh au fait… Arrête d'agresser les autres, Kurt en tête. Ça n'arrange rien, ni pour toi, ni pour eux. Ca se voit pas sur ta tronche, tes préférences, et c'est pas parce que tu repousses tout le monde et que tu leur fais peur qu'ils ne s'aperçoivent de rien. C'est juste parce qu'ils ne se posent pas la question.


Hiiiiiiiii! Désolé, mais j'aime tellement ce personnage, c'est pas rationnel. Ces personnages d'ailleurs, Dave comme Casey. Je béni cent fois les scénaristes d'avoir créer le premier parce qu'il est tellement réaliste! Et j'ai aimé que son homophobie ne soit pas le résultat de son éducation mais plus un mélange combiné de la société dans laquelle il a grandit et de sa volonté farouche de s'intégré.

Ah, j'ai hate de vous montrer le prochain chapitre!