Chose promise, chose dûe, voici le premier lemon de cette fic... du moin, une lime. A partir de maintenant, on devrait arriver à des choses un peu plus osées et un peu plus régulières que ce qu'on avait déjà... En espérant que ça plaise toujours.
Chapitre 10
Ils étaient chez lui, dans sa chambre. Officiellement, ils regardaient un film. Tout le monde dans la maison savait que même s'il y avait vraiment eu un film sur l'écran de son ordinateur aucun des deux ne l'aurait regardé mais mieux valait faire semblant. Burt n'arrivait pas à envisager que son fils puisse jouer à des jeux d'adultes sous son toit mais d'un autre côté, il ne voulait pas le brimer et il savait pertinemment qu'il le ferait quand même s'il en avait envie. Dans l'absolu, il préférait que ça se passe en sécurité chez lui, que dans un quelconque lieu glauque, inconfortable et dangereux. Et l'avantage d'avoir réhabilité la cave pour en faire la chambre de Kurt, c'est que toute la pièce était insonorisée et qu'on ne pouvait y entrer par erreur en croyant aller dans la salle de bain.
C'est pour cette raison que Blaine, avisant le sourire complice et affectueux de son petit ami, n'hésita pas longtemps avant de se pencher pour l'embrasser. Mais là où d'habitude il aurait sagement posé les coudes sur ses genoux et serait resté sur sa chaise pour reprendre la conversation, il se laissa entrainer par Kurt qui le tirait par le col de sa chemise et s'allongea de tout son long sur lui. Poitrine contre poitrine. Ventre contre ventre. Bassin contre bassin. Il remercia silencieusement Casey d'avoir trouver les mots qui encourageraient Kurt à picorer sa gorge de baiser. Les mains du jeune homme s'égaraient dans son dos, redessinant ses épaules, glissant sur ses reins… et timidement, il le sentit tirer sur le bas de sa chemise pour effleurer sa peau et faire courir de petits éclairs de plaisir le long de sa colonne vertébrale.
Blaine prit une inspiration tremblante qui déclencha un long frisson chez son petit ami. Des lèvres, il assouplit l'épiderme, le réchauffa de son souffle, explorant le torse mince à travers le t-shirt du jeune homme. Enhardit, Kurt les fit rouler sur le côté et se retrouva à califourchon sur ses cuisses, rouge et essoufflé. Il papillonna de ses grands yeux et approcha une main hésitante. Du bout des doigts il défit les boutons de la chemise sous le regard de Blaine qui se laissait complaisamment faire, les bras en croix. Une fois la poitrine nue, Kurt se figea un instant, pupilles dilatées. Au moment ou Blaine allait s'inquiété de son état, croyant qu'il paniquait et que tout cela allait trop vite pour lui, le jeune homme retira son t-shirt, comme en transe et se coula contre lui, sensuel et terriblement beau.
Il l'embrassait, parcourrait sa peau des lèvres, gorge, clavicules, épaules, poitrine… descendant les abdominaux plats, découvrant le nombril, aspirant à plein poumons cette odeur d'homme qui émanait Blaine et qui lui donnait envie de ne plus jamais le quitter. Curieux il lécha son ventre, à peine un coup de langue et sursauta quand Blaine gémit en enroulant les doigts dans ses cheveux, autant pour pouvoir se raccrocher à quelque chose que pour l'encourager. L'œil vitreux, il avait relevé la tête pour le regarder et entre eux passa une question silencieuse. « Jusqu'où iras-tu ? » Demandait l'un, « Jusqu'où veux-tu que j'aille ? » demandait l'autre. Blaine semblait incapable de prononcer un mot, hésitant entre ne pas vouloir le brusquer, lui assurer que même s'ils s'arrêtaient là il serait heureux et l'envie pressante, animale, logée dans son bas-ventre, l'instinct peut-être, bref cette envie dévorant de sexe et de d'éteindre le feu brûlant qui animait ses nerfs. Kurt le l'observa, découvrant avec fascination un type qu'il n'avait jamais vu… et qui était loin de lui déplaire. Cédant à son envie, presque ivre, il fondit sur sa bouche et l'embrassa violement comme il ne l'avait jamais fait avant. Et oublia tout le reste. Ses peurs, ses angoisses, ses inhibitions. Tout ce qui comptait c'était la chaleur qui ne cessait d'aller de l'un à l'autre, c'était les gémissements de Blaine, ses gestes avides, saccadés, lorsqu'il s'accrochait à sa nuque et ses épaules et surtout le renflement dur contre son aine.
Sans se poser plus de question, Kurt, s'installa entre les jambes du Warbler, défit d'un geste rapide la ceinture qui l'entravait et ouvrit à peine le pantalon, juste assez pour pouvoir y glisser une main. Il referma les doigts sur le sexe tendu et sous les halètements de Blaine, remit brutalement les pieds sur terre.
Sauf que la réalité ne lui donnait absolument pas envie d'arrêter. Sa conscience s'étendit à toute la pièce, aux draps froissés, à Blaine qui semblait perdre la tête et gargouillait des supplications sans queue ni tête dans son oreille. La peau était terriblement douce et fragile sous ses doigts alors que le membre était dur et gonflé, si proche et si différent de ce que lui-même connaissait. Il émit une légère pression et Blaine retint sa respiration. Il descendit à peine sa paume sur la hampe et il geignit. Son pouce effleura le gland et ses hanches eurent un sursaut incontrôlé qui le ravit. Ses gestes se firent plus précis et plus assurés, épousant les contours du sexe avec affection et il se laissa guider par les soupirs extatiques de son amant. Il embrassait son cou avec ferveur -et seigneur, il ne pourra jamais se lasser de son odeur- envahit son visage de baiser, posa le front contre le sienne pour haleter son excitation en même temps que la sienne. Il en pleura presque de joie quand Blaine jouit dans sa main, que le liquide brûlant envahit sa paume et que ses cuisses se contractèrent autour de ses jambes. Emprisonné dans l'étreinte puissante de son petit ami il se laissa aller et jappa faiblement quand son propre sexe buta contre son ventre.
Blaine, qui ne s'était pas encore remit de son orgasme emprisonna son visage dans ses mains et l'interrogea du regard, le souffle court. Rouge et échevelé, Kurt se dégagea timidement et se laissa glisser à côté de lui, sur le ventre pour cacher le renflement de son pantalon. S'il avait été aisé, voir logique, de toucher Blaine et de guider son plaisir c'était autre chose d'avoir envie qu'il lui retourne la pareil et de le laisser observer son corps dans un de ses états les plus intimes et les plus primaires. Sans compter que quelque part, il avait un peu honte d'avoir été si entreprenant alors que c'était si peu son genre et tout au fond de lui, il s'inquiétait de ce que son compagnon allait penser.
Pivoine et gêné il frotta sa joue contre la couverture, les yeux baissés, incapable d'exprimer clairement ses envies à son petit ami. C'est pour ça qu'il n'eut pas le temps de réagir quand il sentit plus qu'il ne vit Blaine se relever et s'allonger sur son dos. En une seconde, Kurt sentit ses sens s'embraser. Plaqué contre le matelas, délicieusement écrasé par le corps lourd de son amant il gémit à son tour en sentant le sexe encore gonflé de Blaine pressé contre ses fesses. Alors qu'une position si intime si sexuelle l'aurait en temps normal terrifié, il se surprit à onduler des hanches en soupirant, cherchant un contact plus franc encore.
Blaine couvrait ses joues, ses tempes et sa nuque de baisers brûlant, remonta une des mains de Kurt au dessus de leurs têtes et enlaça fermement ses doigts. Entre ses cuisses il coinça les hanches du jeune homme et glissa sa main libre entre son ventre et le matelas. La paume bien à plat et les doigts écartés il caressa la peau frissonnante et descendit lentement sur le bas ventre, animé de la même curiosité et la même détermination que son compagnon un peu plus tôt. Bien lui prit d'emprisonner Kurt tout contre lui parce qu'à peine eut-il effleuré son sexe, tout son corps se cabra et il lança un gémissement éperdu de plaisir qui bouleversa tant Blaine qu'il aurait pu tomber une seconde fois amoureux de lui s'il ne l'avait pas déjà été. Il relâcha un peu la pression qu'il exerçait sur les hanches et la main de Kurt, défit le pantalon, ouvrit largement la braguette et descendit le tissus sur ses hanches découvrant les fossettes adorables qui creusaient ses reins.
Kurt s'appuya sur ses genoux, le front posé sur le lit dans une position qui l'aurait fait se consumer de honte dans d'autres circonstances. Les yeux grands ouverts il laissait Blaine faire de lui ce qu'il voulait et vraiment en cet instant, Blaine aurait pu tout faire. Ils se frottaient l'un contre l'autre avec ferveur, certains de partager quelque chose d'impossible, de fou, d'unique. Kurt se lovait contre son amoureux, dans sa chaleur, dans son odeur, dans le désir qu'il lui portait. La peau nue de son dos épousait celle de sa poitrine, l'insupportable douceur de la chemise ouverte battait ses flancs, la toile du pantalon devenait rappeuse contre ses reins et le cliquetis de la ceinture qui suivait en rythme le mouvement de ses hanches résonnait dans toute la chambre comme le carillon d'une église. Blaine avait largement dégagé son sexe de ses sous-vêtements, l'exposant à l'air libre et trop frais de la pièce et murmurait contre sa peau qu'il l'aimait comme ça, libre et furieusement vivant. Il lui mordilla la nuque, le faisant japper à nouveau et gémir et supplier. De sa main libre, Blaine lui caressa les flancs, les cuisses, les fesses. Kurt n'arrivait plus à penser, se contentant d'onduler contre lui et Blaine eut soudain l'envie de concentrer toutes ses attentions sur la zone la plus sensible de son anatomie. Lentement, ses doigts quittèrent ses fesses pour contourner la cuisse et s'enfouir dans les boucles brunes à la recherche de ses testicules. Il lui suffit de les cajoler quelques secondes pour que Kurt tout entier se tende, s'arque contre lui, sans voix ni respiration. Il se libéra, trempant les mains de Blaine et les draps pendant qu'ils se laissaient tomber sur le côté, étroitement enlacés.
oOo
En temps normal Kurt avait besoin d'être… disons d'avoir une tenue nette et bien arrangée pour qu'il se sente bien. Ce n'était pas du tout dans ses habitudes d'être étendu dans les bras de Blaine sans chemise, le pantalon largement ouvert sur ses parties génitales –qui d'ailleurs reposaient encore dans la main de son petit sans que ça le dérange vraiment- et toujours en chaussures qui plus est. Et pourtant il était bien. Il se sentait bien. Quoiqu'il était peut être un peu… flou, baignant dans une langueur curieuse et la seule pensée qui lui venait c'était qu'il pourrait passer sa vie comme ça. Peut être que les nudistes ressentaient ça tout le temps ? Si c'était le cas, il voulait bien devenir nudiste.
Lentement, il se retourna dans les bras de Blaine qui l'accueillit dans sa chaleur en souriant d'un sourire flou qu'il devait avoir autant que lui. Il murmura d'une voix ronronnante :
- J'avais pas prévu que ça se finisse comme ça quand je t'ai embrassé tu sais ?
- Je l'avais pas prévu non plus, gloussa Kurt.
- C'était bien.
- Oui.
- Tu serais d'accord pour qu'on recommence… un de ces jours ?
Il n'aurait jamais pensé ressentir une telle chaleur, une telle joie à l'idée que Blaine lui demandait sincèrement s'il voulait recoucher avec lui. Parce que c'est bien ce qu'ils venaient de faire n'est pas ? Ils avaient fait l'amour. Et franchement, ça portait bien son nom.
Voilà voilà... Je ne sais pas vraiment quand arrivera la suite mais elle est déjà en partie écrite ça c'est sûr.
Ah tant que j'y suis... Je ne suis pas du genre à faire du chantage et je n'aime pas réclamer mais quand même... je dois admettre que c'est un peu blessant d'avoir plus de deux cents visites sur un chapitre et pas un seul retour.
