Voilà voilà, ça poursuit son petit bonhomme de chemin. Je vous cache pas que je suis assez satisfaite de la tournure que ça prend. Sans compte que j'avance bien, le prochain chapitre est presque fini et j'ai une bonne part des suivants de rédigés. La seule question que je me pose encore c'est quelle place exactement va prendre Jeff dans cette histoire. Mais pour l'instant il se plie à toutes mes volontés c'est formidable. J'espère qu'il y à toujours des gens pour me lire et si c'est le cas : bonne lecture!
Chapitre 13
- Hé. Héééé. Dave. David. Debout.
- Grrrnmm.
- Je sais. Mais il est midi et va falloir que j'aille bosser dans deux heures.
- Ah. J'arrive. Désolé.
Des limbes, Dave entendit Jeff glousser et sortir de la pièce. Quand il le rejoignit, la tête dans le brouillard, il lui indiqua de s'asseoir et de boire son café.
- Au fait tu ronfles, dit le serveur en lui proposant des toasts.
- Toi aussi. Merci de m'avoir accueillit.
- 'Plaisir. Tu reviens quand tu veux.
Un peu timide et n'osant pas trop envisager pour quelles raisons il pourrait revenir ici, Dave ne releva pas et mangea avec appétit. Ils discutèrent encore un peu et Dave finit par se lever pour aller remettre ses vêtements. Quand il fut prêt, Jeff le reconduisit à la porte.
- T'es sûr que ça va aller ? Tu veux pas que je te ramène ? Après tout t'as dormis que quelques heures faudrait pas que tu te fasses choper par les flics…
- T'as déjà bien assez fait merci. Et puis Lima est à cinq minutes d'ici, je devrais pouvoir tenir jusque là. T'inquiètes, je me débrouille.
- Ok.
- Ok.
Ils restèrent un peu gauche à se regarder sans trop savoir quoi faire jusqu'à ce que Jeff s'approche et l'embrasse sur les lèvres, légèrement.
- Bon ben… salut alors. Repasse… heu… sinon… je peux te donner mon numéro… ou alors tu me donnes le tiens et puis heu…
David le chercha ses mots quelques secondes, puis constant que ça serait pas pour aujourd'hui, se pencha pour attraper un stylo sur la tablette dans l'entrée et écrivit son numéro de téléphone sur ne vieille enveloppe publicitaire.
- Voilà, croassa-t-il. Appelle-moi… A plus. Il ouvrit la porte pour partir, se ravisa, fit demi-tour et planta un baiser maladroit sur sa bouche puis disparut dans les escaliers.
oOo
Sentant un courant d'air frais et un regard peser sur lui, Kurt ouvrit paresseusement un œil et tomba nez à dents avec un très séduisant sourire. Mais pas celui auquel il s'attendait.
- AAAHHHH ! CASEY ! Mais qu'est ce que tu fous ici ? Hurla-t-il en remontant le drap sur ses épaules nues.
- J'ai appelé chez toi et ton père m'a dis que tu étais ici.
- Et donc tu t'es ramené à l'improviste ?
- Nope, j'ai appelé ici et Blaine m'a dit de venir.
- Et il t'a laissé monter dans la chambre, sachant que j'étais endormis et nu ?
- Woah, t'es vraiment à poil là-dessous ? J'aurais parié que tu étais du genre à prendre une douche et à enfiler au moins un caleçon avant de te recoucher.
- Et d'une je ne porte jamais de caleçon. Et de deux, on ne s'est jamais vraiment arrêté et j'ai du dormir deux heures à tout casser alors chut. De trois, j'arrive pas à croire que je suis en train de discuter de ça avec toi, maintenant, dans cette situation alors que je suis toujours nu et de quatre, t'as pas répondu à ma question espèce de goujat !
- Héhé. Il est passé te réveiller y'a une demi heure et il est partit prendre une douche ensuite mais comme tu te levais pas, je suis venu vérifier qu'il avait pas oublié de te détacher.
- Je vais faire comme si je n'avais pas entendu ça. Maintenant sors de cette chambre que je puisse enfiler quelque chose de décent. Tu es cuisinier non ? Va donc nous préparer un petit déjeuner.
Casey sortit en riant et ferma soigneusement la porte derrière lui. Kurt soupira, bénissant Blaine qui avait eut l'idée de les conduire dans la chambre afin de continuer leurs… ébats. Il ne savait pas comment il aurait réagit si Casey les avait trouvés allongés sur la moquette, sans rien d'autres que les coussins brodés de Mme Anderson pour protéger leur pudeur.
Pire : si les parents de Blaine avaient choisit de rentrer comme ils l'avaient dit, plutôt que de dormir chez des amis parce qu'ils étaient trop fatigués pour rouler, ils seraient certainement tombés sur un spectacle franchement dénudé et définitivement actif. Kurt verdit en imaginant la scène et résolut d'enfouir tout ça loin au fond de son imagination et de prier très fort Saint Jean Paul Gauthier pour que ça n'arrive jamais.
Il grimaça en se rappellant que ses vêtements étaient tous en bas. Un peu incertain, il ouvrit la penderie de Blaine, cherchant quelque chose qui lui irait et qu'il pourrait emprunter sans que ça dérange. Perdu dans ses pensées, il effleurait les tissus repassés du bout des doigts jusqu'à ce qu'il sente à nouveau un regard sur lui et une odeur de shampooing.
- Y'a des visions qui valent la peine de se lever le matin tu sais, dit Blaine avec son petit sourire en coin.
S'obligeant à ne pas courir se cacher sous les draps, Kurt croisa les bras et le regarda par-dessus son épaule.
- C'est ce que je suis en train de me dire, répondit-il avec un sourire appréciateur.
Blaine avait croisé les bras et les chevilles et s'était appuyé contre le chambranle de la porte, seulement vêtu d'une épaisse serviette ceinte autour de sa taille et de quelques gouttes d'eau. Ses cheveux trempés bouclaient devant ses yeux et il venait de se raser. Il se redressa et avança d'un pas tranquille jusqu'à son… amant. Kurt, plus si gêné que ça, passa les bras autour de son cou.
- Je ne t'avais jamais vu sans gel, chuchota-t-il tout contre ses lèvres.
- Je ne t'ai jamais vu sans gel non plus répondit Blaine se le même ton.
- Dans ce cas je m'en vais prendre une douche. Il est temps qu'on passe à l'étape supérieure.
- C'est vrai que jusque là nous sommes restés très chastes et très conventionnels. Surtout hier.
- Surtout hier. Ne met pas de gel aujourd'hui, acheva Kurt en l'embrassant légèrement.
Blaine geignit, ce, a quoi Kurt répondit par un regard menaçant pas du tout convainquant juste avant de filer se laver.
Quand il revint, Blaine n'était plus là mais à la place, une tenue était étalée sur le lit. Kurt sourit.
oOo
- Ah ben quand même, s'exclama Casey, attablé devant un café à moitié bu. Hooooooouuuu ! Pas de t-shirt sous le pull, mais c'est qu'on se la joue provoc' !
- Ton style m'inspire, Mister-Grunge, alors je teste pour voir. D'ailleurs je dois avouer que le cachemire à même la peau, c'est un délice.
Blaine sembla s'étrangler dans son café avant de lâcher avec un grand sourire :
- Je ne porterais plus jamais ce pull de la même façon.
- Si tant est que je te le rends. Il est vraiment vraiment agréable. Et super beau.
- Je ne porte que des vêtements super beaux.
- Alors qu'est ce que je dois penser de ce tiroir remplit à ras-bord de chaussettes ? Elles ne sont pas assez bien pour toi ?
- Mes pieds revendiquent leur droit à la liberté.
- Libérons le Hobbit qui est en nous ?
A ce moment là, Casey s'étouffa de rire et réclama un temps mort.
- Navré de vous couper mais si je vous laisse faire, vous allez finir par oublier que je suis là et recommencer à vous arracher vos vêtements. Pas que ça me dérange, mais si je commence à regarder je vais pas pouvoir m'arrêter et j'ai rendez-vous à onze heure trente.
Kurt s'interdit de rougir et se concentra sur Casey.
- Ah, donc tu n'es pas venu ici uniquement pour essayer de nous voir tous nus ? Je suis vexé.
- C'est ça ouais.
- Kurt, je t'aime, mais arrête d'embêter les gentils garçons tu veux, badina Blaine avec un sourire de gentil papa. Tu voulais nous demander quelque chose Casey ?
- La demande vient en deuxième étape. D'abord je dois vous annoncer un truc.
- On t'écoute, dit Kurt soudain très intéressé.
Le cuisinier ménagea une seconde de suspense avant de tirer un prospectus de sa poche.
- J'ouvre mon restaurant au début du mois prochain, lâcha-t-il avec un sourire de gamin surexcité.
Les deux garçons bondirent de leurs chaises pour le féliciter et il semblait rayonner de joie.
- C'est génial, mais du coup, qu'est ce que tu voulais nous demander ?
- Je vais faire une soirée de lancement pour l'ouverture. Je vais faire de la pub un peu partout et distribuer des tracts mais je voudrais aussi faire quelque chose d'un peu spécial… Il me semble que l'un de vous m'avait raconté que les Warblers faisaient souvent des représentations hors compétition dans les hôpitaux ou a certaines fêtes… Est-ce qu'ils ne seraient pas tentés d'animer l'ouverture d'un restaurant, par hasard ?
oOo
Ils avaient promis d'en discuter avec les Warblers et ne voyaient aucune raison à ce qu'ils refusent. Casey les quitta un peu plus tard et ils l'accompagnèrent jusqu'à la porte ou ils le regardèrent enfourcher sa moto.
- Tu sais, dit pensivement Kurt en regardant le cuisinier disparaitre au coin de la rue, finalement, c'est mieux que tu mettes ton gel, pour aller à Dalton.
- Oh… Tu n'aimes pas comme ça… ?
Blaine se passa la main dans les cheveux, un peu décontenancé.
- En fait, répondit son amoureux avec un regard pétillant, j'adore. Le problème c'est que j'ai furieusement envie de te sauter dessus quand je te vois comme ça. J'ai déjà du mal à me retenir en temps normal alors si tu pouvais me faciliter la tâche… Surtout à Dalton où je dois rester concentrer pendant les cours.
- Ooooh… Dans ce cas… Et pour les chaussettes ?
- Idem. Et puis c'est une question de pudeur et de sécurité. Tu vas te faire poursuivre par des hors d'admirateurs déchaînés si tu te ballades avec cette allure dans la rue.
Flatté, amusé, Blaine se rapprocha tranquillement du jeune homme jusqu'à ce que celui-ci se retrouve appuyé contre l'un des piliers qui encadraient la porte d'entrée. Charmeur, il lui fit son sourire le plus séduisant et posa les mains sur les hanches de son petit ami en soufflant dans sa chevelure désordonnée.
- D'accord mais on fait un deal… Dans la Dalton, par égard pour tes études, je suis gélifié et chaussetté. En dehors…
- Tu pourras te défroquer à ta guise, ça me va. Après tout, ajouta-t-il en frottant doucement le nez et les lèvres contre sa joue, c'est comme ça que je t'aime. Chevilles apparentes et bouclettes en folie.
Blaine gloussa contre sa bouche et passa les doigts dans ses cheveux.
- Tu es beau aussi comme ça. Casey à raison sur un point, ça te vieillis.
Kurt inclina la tête semblant se lover sous les caresses du Warbler.
- Je prends note.
Troublés, ils n'entendirent pas la voiture se garer dans l'aller, ni les pas de quelqu'un qui s'approchait jusqu'à ce que ce quelqu'un ne se racle la gorge, tout prêt d'eux. Ils sursautèrent violement et Kurt piqua un fard sensationnel quand il reconnut la nouvelle arrivante.
- Maman ! s'exclama Blaine.
Un sourcil levé et un minuscule sourire en coin sur le visage, Mme Anderson les regardait.
- Ton père et moi nous doutions que tu profiterais de la soirée pour inviter Kurt mais non ne pensions pas avoir un tel accueil… Bonjour au fait.
D'une toute petite voix, Kurt la salua et elle eut un sourire indulgent.
- Dois-je aller aider mon mari à sortir nos affaires de la voiture le temps que vous ayez effacé toutes traces… compromettantes ?
- Il n'y a rien de compromettant ! S'offusqua son fils.
- Blaiiine…
Kurt tira sa manche avant de pointer le pull qu'il avait sur le dos.
- Oh. Ooooh ! Heu… Finalement heu… ça serait bien. Oui. S'il te plait.
S'il avait bel et bien rangé pendant que Kurt dormait et si effectivement, rien de réellement compromettant ne trainait dans le salon, la cuisine ou ailleurs, les vêtements de Kurt étaient toujours abandonnés sur le canapé. Et ils ne voulaient pas avoir à expliquer comment ils étaient arrivés là, n'est ce pas ?
Tadam! j'espère que ça vous aura plu. La suite devrait venir d'ici pas trop longtemps.3
