C'est parti pour un deuxième chapitre tout autant improvisé! XD (et beaucoup plus court)


Une goutte de sueur coula sur le visage de Mustang. Il était au paroxysme de l'anxiété. Il ne s'attendait pas à la voir rentrer si tôt...

CHAPITRE 2

Il entendait les bruits de pas se rapprocher et devenait de plus tendu à chaque seconde. Riza pénétra naturellement dans sa chambre, elle ne se doutait pas que son ancien supérieur aurait l'idée de s'introduire comme un fraudeur chez elle...Ils étaient à présent dans la même pièce, mais au moment d'ouvrir son armoire elle se ravisa et fit volte-face. D'abord une douche...Perdu dans ces pensées elle ne remarqua rien.

De son côté Mustang ne respirait plus, son visage était crispé, il serrait les dents à s'en déboiter la mâchoire et s'appuyait tellement contre le mur qu'il crut que celui-ci allait céder. Quand enfin elle sortit de la pièce il eut l'impression qu'il allait s'évanouir tant l'air lui manquait. Il songea un instant à se jeter par la fenêtre, mais oublia cette velléité lorsque le bruit de la douche retentit dans la pièce d'à côté. Avec cet événement fortuit il en avait presque oublié la raison de sa venue ici. Il se raisonna et tâta ses poches pour y sortir une enveloppe. Il balaya la sale du regard puis se résolut à la déposer en évidence sur le lit de la propriétaire des lieux, juste à côté de la photo. Cela fait, restait à savoir comment il sortirait d'ici ? Il pouvait re-démonter la serrure mais ce n'était pas se qu'il y a de plus discret. Et ce n'était ni le moment ni l'endroit pour élaborer un plan d'évasion hyper sophistiqué, aussi il reconsidéra son idée consistant à s'enfuir par la fenêtre, et la trouva de plus en plus envisageable. Il se pencha sur le rebord pour évaluer le vide.

''Hum...2 étages...''

Néanmoins, il pouvait y arriver s'il se hissait jusqu'à la fenêtre adjacente portant sur la cage d'escalier de l'immeuble. (Ou il aime se compliquer la vie, ou il regarde trop de films...)

Il se pencha un peu plus en avant quand soudain surgis de nulle part, une bestiole noire bondit sur le pauvre colonel qui manqua de peu une chute mortelle.

-''GYYYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAH''

Bien Roy...Bien...très discret.

Résolu à mourir une balle entre les deux yeux il imagina un instant ça tombe ''Roy mustang mort en épiant sa subordonnée sous la douche à l'âge de 30 ans''. Il abandonna ces spéculations oniriques pour revenir à la dure réalité. Le bruit de l'eau avait cessé.

Riza était sortie en trombe de sa douche après avoir entendu un cri, trop net pour provenir d'ailleurs que chez elle. Elle se bénit d'avoir toujours son arme attelée à son uniforme, puis sortie de la salle de bain après avoir enfilé une serviette et dégaina son revolver. Mais...

-''Hein...j'ai des hallucinations ?''

L'objectif de son arme était pointé sur le pauvre Black Hayate qui inclina la tête pour manifester son incompréhension. Riza parcourra la pièce du regard. Personne...Elle soupira et câlina son chien en souriant tristement. (Ça devenait une habitude lorsque quelque chose la frustrait)

-''je deviens folle tu vois...'' proféra-t-elle à l'attention de l'animal.

De l'autre côté de la porte d'entrée, Mustang essayait de récupérer de son angoisse apparente tout en se maudissant de sa stupidité. La tête conte le mur il se sermonnait intérieurement.

''Bien sûr que la porte n'était pas verrouillée, puisqu'elle est rentrée...Idiot !''

Et dire qu'il avait frôlé la crise cardiaque, une chute de 2 étages ou une mort par balle, alors qu'il n'avait qu'à sortir naturellement par la porte d'entrée.

''Imbécile ! Arrête de regarder des films !''

Cela dit, il avait tout de même pu déposer la lettre, et c'était le plus important. Bien sûr il aurait pu la poster mais avec Envy qui rode, il était plus sûr de la livrer lui-même. Comme ça, si elle ne lui répondait pas, il n'aurait pas à se leurrer. De toute façon, il ne saurait rien avant lundi.

Il était déjà tard et Riza était exténué, en plus de cela la chaleur ambiante la rendait totalement atone. Elle enfila quelque chose de confortable et entreprit de se ruer dans son lit. Sauf qu'une enveloppe inconnue était arrivée comme par magie sur ces draps. Elle n'en revenait pas, d'où venait cette lettre et surtout comment était-elle arrivée ici ? C'est nouveau, les facteurs vous apportent le courrier au lit...Chouette. Elle s'empara de l'enveloppe à la recherche d'une quelconque indication sur son destinataire.

''Rien...?''

Elle l'ouvrit et sortit une feuille de papier pliée en deux. Et tiqua en reconnaissant l'écriture.

''Mais cette écriture...c'est impossible ? Roy ?

Son cœur s'emballa, à n'en pas douter c'était l'écriture de Roy Mustang, ça faisait des années qu'elle le corrigeait dans ses dossiers, son écriture elle la reconnaîtrait entre mille. Elle s'assit sur son lit (on ne sait jamais...il était bien capable de lui sortir une énormité, à la faire s'évanouir) puis entrepris la lecture.

Riza,

Ce que vous vous t'apprêtez à lire je vous l'aurais bien dit

en face mais vous ne m'en avez pas franchement laissé l'occasion,

et je pense savoir quelles raisons vous poussent à m'éviter.

Je ne sais pas ce qu'Ils nous veulent, mais une chose est sûr

ils en ont après moi, et vous devez en payer les frais, je suis

vraiment désolé. Qu'on s'en prenne à moi ça passe encore

mais qu'ils importunent les gents que j'aime c'est absolument

hors de question. Sachez que je ne vous en veux pas. Je ne

sais pas encore comment je vais faire pour me débarrasser

d'eux étant donné qu'ils ont un bon argument pour me faire

chanter, mais ne vous en faites pas je conte régler ça. Et

puis vous ne pouvez pas me parler et alors ? Moi je peux !

Oh ! Au fait, excusez-moi de m'être imposé chez vous

pour vous remettre la lettre mais vous comprendrez

qu'avec ces monstres qui rodent je préfère m'assurer

moi-même que vous puissiez la recevoir. J'espère que vous

arrivez à lire à travers les lignes, je ne peux pas être plus

explicite...

Ps :Tout ce que j'ai fait qui a pu, ou qui pourra vous blesser n'est pas l'oeuvre de moi-même. Tout ça n'est qu'une machination...

R.M

Riza dut relire la lettre 3 ou 4 fois pour s'assurer qu'elle n'était pas victime d'une nouvelle hallucination. Elle poussa un long soupir et retrouva son sourire. Sourire qu'elle perdue immédiatement en se remémorant que Mustang lui aussi était victime de l'oppression des Homonculus. Oubliant le sommeil qui quelque minute auparavant menaçait d'avoir raison d'elle, elle se ruât sur son stylo et fouilla dans quelques tiroirs jusqu'à trouver du papier. Sa soirée toute tracée qu'elle avait prévu fut destiné à l'écriture de cette lettre. Elle avait tellement le cœur léger de savoir qu'il ne lui en voulait pas, et surtout qu'il comprenne les raisons qui lui pousse à agir si froidement.

Le lendemain elle se résigna à lui apporter la lettre en songeant que Envy la surveillait, et qu'il serait plus raisonnable de la lui déposer lundi à son bureau.

Quand Mustang prit sa place derrière son bureau le lundi matin vers 10 heures, il fut agréablement surpris de voir une enveloppe anonyme disposée en évidence sur ses dossiers. Il esquissa un mouvement de main pour sortir la lettre qu'elle contenait, puis reprit son souffle tant il appréhendait la réponse de son lieutenant, avant de sortir complètement la lettre et d'entreprendre la lecture.

Havoc regardait son Colonel avec un air dubitatif. Généralement Mustang était plus long à se mettre au travail. Ça commençait généralement par une petite pause café matinale...qui durait bien toute la matinée, puis il attendait que Hawkeye parte au stand de tire ou au réfectoire pour minauder au téléphone ou carrément avec toutes les femmes qui croisaient sur son chemin dans le QG. Ensuite il trainait de longues heures au réfectoire, prétextant de parler avec ses supérieurs autour d'un repas. L'après-midi c'était l'heure de la sieste. Enfin, des siestes. Quand Monsieur était réveillé, il s'occupait à diverses activités incongrues, telles que de jouer avec le chien du Lieutenant, faire le ménage dans le bureau, lire le journal (et occasionnellement, se foutre de la gueule de Havoc)...

-Colonel...

-...

-Colonel !

-...

-COLONEL !

-Quoi !

-Bah dites donc, il est si intéressant ce ça ce dossier pour que vous ne m'entendiez même pas ?

-Plus que toi.

Il avait répondu de façon sèche et acerbe ce qui fit sourciller Havoc. Celui-ci préféra faire profil bas et retourner à ses dossiers. Mustang reprit instantanément sa lecture.

Roy,

je vous remercie d'avoir pris la peine de m'écrire.

En effet je ne peux pas vous adresser la parole et le

chantage dont je suis victime et encore pire. Mais il est

hors de question que vous alliez foncer tête baissée sur nos

ennemies ! N'agissait pas sans réfléchir et prévenez-moi si

vous avez un plan, cette affaire me concerne au moins autant

que vous. D'ailleurs qu'est-ce qui vous dit que ce n'est pas

après moi qu'ils en ont ? Je ne vois pas en quoi m'empêcher

de vous parler peut entraver vos projets . Quoi qu'il en soit,

vous n'avez pas à vous excuser vous avez agi comme il vous

semblait juste. Évitez simplement à l'avenir de m'agresser en

pleine nuit dans les couloirs pour que je vous parle...ça pourrait

être suspect. Sinon ne vous avisez plus de vous introduire

chez moi ! Encore merci...

R.H

Roy ne put s'empêcher de sourire à la lecture de cette lettre. Il la reconnaissait bien là. D'ailleurs, elle n'avait pas l'air de lui en vouloir, tant mieux. Mais comment lui expliquer que s'il était la victime principale de ces monstres c'est justement parce qu'elle est la personne qui conte le plus à ses yeux et que ces Homonculus l'avaient compris avant même qu'eux deux s'en rendent conte...

-Euh...Colonel ? Il est midi,vous venez manger ou vous préférez travailler encore un peu ?

Cette remarque sarcastique d'Havoc eut pour effet de ramener Mustang à la réalité.

-J'arrive... Répondit-il sèchement.

Arrivé au self il suivit Havoc à une table ou siégeait une petite dizaine de soldats, parmi eux Fuery, Falman, Breda et d'autres têtes familières. Sauf qu'il s'arrêta en court de route en voyant Hawkeye seule à une table, l'air lassé avec sa tête reposante dans sa fine main et son regard ambré perdu dans son assiette. Il savait qu'il s'apprêtait à faire une connerie, mais il ne supportait pas de la laisser seule alors qu'il mourait d'envie de lui parler.

-Havoc !

-Et bien, vous venez ou pas ?

-Non, une prochaine fois.

Sur ce, il tourna sur ses talons et alla rejoindre la table de Riza sous le regard amusé d'Havoc. Il s'octroya le droit de s'assoir en face d'elle, et ce n'est que lorsqu'il posa son plateau qu'elle releva la tête pour remarquer sa présence. Elle essaya d'occulter les émotions qui s'emparaient d'elle en vain. Son cœur battait à tout rompre et ces yeux était écarquillés de stupeur. Il répondit à son trouble d'un grand sourire enjôleur. Elle retrouva aussi tôt son stoïcisme et calma les palpitations de son cœur. Elle soupira lourdement pour lui faire comprendre que sa présence n'était pas désirable. Mais il n'en eût cure et décida de profiter de la situation.

-Ah, je sais ce que vous voudriez me dire ''Colonel dégagez d'ici je ne peux pas vous parler et j'ai rien à vous dire !'' déclara-t-il avec emphase.

Le tumulte du réfectoire lui permettait de parler aisément, c'était toujours ici qu'il aimait la taquiner, car au moins, personne ne les écoutait, ce qui évitait la propagation de rumeurs incongrues... Il continua son monologue malgré l'air furibond du lieutenant.

-En tout cas, vous nous manquez au bureau !

Elle leva les yeux au ciel en signe d'incrédulité.

-Oh, si si je vous assure ! Maintenant plus personne n'ose me réveiller de peur d'éveiller le courroux du ''flamme alchimiste'' !

Elle leva un sourcil, ces imbéciles avaient peur de le réveiller ? Mon dieu, les dossiers ne devaient pas avancer fort, heureusement qu'elle n'était pas là pour voir ça !

-En plus, ça doit faire quoi...Un mois que personne ne m'a tiré dessus ?

Vraiment la situation était extra, il pouvait dire n'importe quoi sans se faire remballer par cette femme qui avait une répartie implacable. Surtout quand il s'agissait de le faire sortir de ses gonds. Elle étouffa un rire devant cette dernière réplique.

-En tout cas quand cette affaire sera réglée j'exige que vous reveniez !

Elle afficha un air interrogatif auquel il répondit de suite d'un ton des plus sérieux :

-J'ai besoin de vous...

Son cœur manqua un battement et elle se sentit rougir. Elle n'osa même pas le regarder dans les yeux, et se maudit de ne rien pouvoir répliquer. C'est injuste ! Elle devait encaisser tout sans broncher !

Mustang était plus que satisfait de sa réaction, aussi il reposa sa tête dans sa main et la fixa lourdement en affichant son sourire le plus charmeur. Elle déglutit et voyant sa gêne Mustang reprit une attitude correcte...Pour le moment.

-Pour en revenir à...vous savez quoi, je sais de quoi il est capable et je vous assure qu'il n'aura aucun mal à nous surveiller en vertu de son...pouvoir.

Elle devina qu'il parlait d'Envy et fronça les sourcils en signe intercompréhension. Quel pouvoir ?

Il se rapprocha d'elle en se penchant un peu plus sur la table en lui susurrant :

-Vous voyez, ce monstre peut prendre l'apparence de n'importe qui...

Tout d'abord, elle recula vivement tant la proximité de son supérieur la déconcertait. Puis elle revint sur ses paroles. Il peut prendre n'importe quelle apparence... Elle plongea dans ces spéculations et oublia un moment la présence de Mustang à sa table. Celui-ci ne manqua pas de le lui rappeler.

-Vous êtes trop mignonne quand vous pleurez!Dit-il avec une pointe de nostalgie.

Mission réussie, elle releva brusquement les yeux vers lui, et abandonna ses pensées. Elle prit un air faussement outré, mais la teinte de ses joues affirmait le contraire. Mustang pensa un instant à aller remercier Envy...mais il serait passé pour un gros idiot. Il en rajouta une couche, trop tenté de voir comment réagirait son lieutenant.

-Vous avez chaud Lieutenant ? Vous êtes toute rouge !

C'en fut trop pour elle, cette fois elle était vraiment gênée et se leva de sa chaise en s'apprêtant à partir. Horrifié, il la reteint par le bras.

-Nan ! Ne partez pas, je suis désolée j'arrête ! Lui supplia-t-il avec un regard implorant.

Ne pouvant lui résister elle se rassit. Et afficha un air offusqué. Je suis faible...oui je ne suis qu'une faible femme incapable de résister à ce crétin. Elle soupira de frustration.

N'étant pas décidé à la laisser partir il la retint en abordant des sujets de conversations divers et variés auxquels elle ne pouvait pas donner son avis. Durant son monologue, Riza s'étonna de constater qu'il lisait en elle avec une facilité déconcertante. Voyant qu'elle avait repris confiance en lui, Mustang se permit une ultime et dernière incartade qui, il le savait, allait lui faire regretter tôt ou tard ses mots.

-...Mais si vous êtes trop stricte ! Déclara-t-il en continuant le cours de la conversation. Tenez, quand je me suis..euh...''invité'' chez vous la dernière fois, et bien il n'y avait pas l'ombre d'une poussière ou d'un meuble de travers ! Vous êtes trop méticuleuse !...Quoi que...

Il embrocha le dernier morceau de viande de son assiette,le porta à sa bouche et l'avala avant de poursuivre, pendant que Riza porta son verre d'eau à ses lèvres.

-...il y avait une photo bien sympathique ! C'était la seule chose qui n'était pas à sa place...À moins que vous estimiez qu'une photo de moi et de vous ai sa place sur votre lit...

Riza tiqua et s'étouffa avec son eau. Elle avait pris une teinte écarlate et un air renfrogné puis elle se leva brusquement et posa son verre avec véhémence sur son plateau avant de s'en aller sans un mot (normal) ni un regard. Mustang eut envie d'exploser de rire...mais il jugea cette idée imprudente...Après tout, elle était armée. Alors il la regarda s'éloigner avec un air tendre.

-Hannnn ! C'est le coup de foudre COLONEL!

Il écarquilla les yeux et se retourna pour se trouver face à...rien. Il baissa les yeux et remarqua la présence d'Edward Elric.

-Oh ! Fullmétal ! Je ne t'avais pas vu !

-WOOOW ! QUI C'EST QUE TU TRAITES DE MINUS L'ALLUMETTE ! T'ention hein ! Moi je peux vous faire du chantage.

-Tiens donc, rétorqua Roy d'un air désintéressé.

-Parfaitement ! Je peux très bien aller dire au lieutenant que vous avez un sacré coup de cœur pour elle...hein...hein !

-Et je moi je peux aller voir ta blonde et lui dire qu'un puceau inexpérimenté d'un mètre 30 est tombé amoureux d'elle ? Je suis sure qu'elle sera ravie.

-...

Ed était trop pétrifié par la répartie implacable de son supérieur pour oser gueuler. Néanmoins, il jura de trouver un argument vindicatif contre ce monstre d'alchimiste...Un autre jour, peut-être...

-Je l'aurais un jour...je l'aurais...Cracha t-il.

Mustang déambulait, le cœur léger, dans les couloirs lorsqu'il se retrouva devant une porte ouverte qui donnait vue sur le nouveau bureau de Hawkeye. Celle-ci avait déjà retrouvé tout son professionnalisme et était plongée dans des documents administratifs, tout en mâchonnant le bout de son stylo.

-Il faudra m'expliquer comment vous faites pour travailler autant sans avoir des envies suicidaires...

Elle ne releva pas la tête en reconnaissant la voix de Roy et se contenta d'hausser les épaules.

-Vous savez maintenant que je suis au courant des raisons de votre mutisme, vous pouvez réintégrer l'équipe, si vous voulez j'irai parler à Bradley et...

Elle le coupa en lui saisissant le poignet pour qu'il porte son attention sur elle et fit non de la tête. Il n'insista pas, pensant qu'elle devait avoir ses raisons.

Au même moment le nouveau supérieur de Riza entra dans la pièce.

-Tiens donc, le colonel Mustang, que me vaut cet honneur ? Proféra celui-ci avec une pointe de dérision.

-Général Lawrence...Répliqua Mustang d'un ton mauvais.

Lawrence était un sale type, du haut des ces 27 ans il avait déjà eu de nombreux conflit avec la justice. En effet, il avait était incarcéré à deux reprises pour harcèlement sexuel et moral, seulement, Lawrence était quelqu'un de huppé, car il avait le privilège d'être le fils d'un des proches de Bradley. Il avait reçu ce poste plus en faisant de la lèche au haut commandement qu'en se démenant de ces talents. Et ça le révulsait de savoir son lieutenant entre les mains de ce sordide personnage. Mustang prit un air grave.

-Eh bien colonel, voulez-vous bien cesser d'importuner mon lieutenant ?Hum ?

Mustang serra les poings et les dents pour ne pas éclater ce petit gringalet cynique et présomptueux.

En voyant l'état du colonel, il se permit un rire étouffé et outrecuidant qui en disait long sur ses attentions. À ce moment même, Hawkeye sortit de la salle remettre ses dossiers terminés à des supérieurs. Les deux hommes la suivirent du regard et Lawrence ne se gêna pas de faire un commentaire déplacé. Il siffla et ajouta :

-Elle est foutrement bien roulée la Hawkeye ! Dites Mustang vous m'en voudrez pas si...

Mustang devina ses pensées et ce fut inacceptable pour lui. Il se saisit du col de la veste de Lawrence et le fixa avec véhémence.

-Si tu oses lui faire quoi que se soit je...

-Vous quoi ? Je suis votre supérieure, si vous oser ne serais ce que m'effleurer je vous envois en cour martiale.

-J'te crame. Et c'est en tant que macchabée calciné que tu me traineras à la cour martiale.

Lawrence déglutit, mais ne se laissa pas impressionner.

-tss, on en reparlera Mustang.

-Je vous ai à l'oeil Lawrence.

Sur ce, Roy relâcha le Général de Brigade et disposa. Au même moment un second soldat entra. Tout en suivant Roy du regard, il se dirigea vers Lawrence. Il s'agissait en apparence d'un sous-lieutenant de forte corpulence, avec une démarche lourde et chaloupée. Luca Marocchi, nouvelle recrue, arrivée peu de temps après Hawkeye. Celui-ci tapa l'épaule de son supérieur, puis se permit de s'asseoir sur son bureau.

-Bien jouer...Générale de Brigade Mark Lawrence. Déclara-t-il d'une voix faussement innocente.

-Vous allez me laisser en vie ?

Sur ces paroles, Marocchi arbora un rictus sadique. Puis la peau se son visage se fissura et les morceaux de son épiderme fragmenté se succédèrent pour laisser place à un nouveau visage. La transformation s'accéléra et Envy apparut à la place de l'officier. Lawrence l'avait déjà vue procéder à une métamorphose, mais à chaque fois ça lui faisait le même effet. La frayeur de côtoyer un véritable monstre. D'un autre côté, la nature vindicative et malveillante de Lawrence provoquait chez lui une sorte d'adoration pour cet Homonculus, ou même de la jalousie. Envy songea qu'il avait bien de la chance d'être tombé sur un pareil abruti. Mais avec un casier judiciaire pareil, c'était prévisible.

-Je vais te laisser en vie tant que tu m'obéiras humain.

-Dites, est-ce qu'il y a un moyen pour que je devienne moi aussi un Homonculus ?

-Un humain jaloux des homonculus? Non, il n'y a pas moyen.

Lawrence déchanta considérablement et Envy commençait vraiment par prendre ce type pour le dernier des imbéciles.

-Vos ordres ?

-Ce que je vais te demander...hum voyons...

Envy claqua des doigts pour accompagner le fait qu'il avait une idée.

-Oh tu vas adorer humain ! Ta prochaine mission c'est...


Coupage sadique!

Donc je sais pas où on va...mais on y va... ^_^"

(Si vous avez des idées je suis preneuse! Sinon sa risque de mal finir pour eux...Mwahahaha *PAF* ailleuuh ¬ ¬" )