Bon ben finalement j'ai juste eu a dire que j'ai un blocage pour que ça se débloque. Comme quoi. Bon c'est vrai je suis un peu nerveuse pour ce chapitre parce que je suis vraiment pas sûre de ce que ça va donner du point de vu des lecteurs. Pour moi, ça va, c'est clair dans ma tête mais bon... J'espère que j'aurais réussi à faire passer tout ce que je voulais. Bonne lecture.


Chapitre 15

Dave avait été agité toute la journée. Son père l'avait plusieurs fois surprit à leur jeter des coups d'œil nerveux et plusieurs fois il avait été sur le point de dire quelque chose puis s'était ravisé. Ellen, sa mère, qui avait l'habitude de prendre les choses en mains de de parler franchement, craqua un peu avant le diner.

- David, si tu nous disais ce qui t'as tracassé toute la journée ? Ca nous éviterait à ton père et moi de nous faire du mauvais sang et ça t'éviterait à toi de paniquer tout seul dans ton coin en attendant que ça se tasse. Quoi, ajouta-t-elle avec un sourire sous son regard surprit, tu n'es pas si discret.

Il eut un vague sourire et se tordit un peu les doigts avant d'inspirer et de lâcher :

- J'ai revu le type à qui j'avais fais… Enfin que j'ai… à qui j'ai pourris la vie, au lycée. Kurt Hummel.

Il n'avait pas besoin de lever les yeux pour savoir que ses parents s'étaient brusquement tendus.

- Je l'ai revu d'abord avec… disons des connaissances communes et puis seuls, juste nous deux. On a beaucoup discuté et… enfin… Je… j'ai réalisé, vraiment, tout le mal que je lui avais fait et je lui ai présenté mes excuses. Et en fait… A force de discuter… on s'entend plutôt... bien. Je crois.

Personne ne sachant quoi dire, un long silence s'étira, jusqu'à ce que David reprenne.

- En fait, je voulais juste vous dire que ça c'était arrangé, voilà. Et que je n'étais plus… Enfin que je ne faisais plus… De mal. Pas volontairement en tout cas.

- Eh ben c'est… une excellente nouvelle alors… Nous sommes très heureux de l'apprendre même si… Nous aurions aimé connaitre la source de cette soudaine et très violente aversion que tu as eue pour ce garçon…

- David, coupa son père après avoir prit une longue inspiration, est ce que tu es gay ?

Si Dave avait pu être préparé à cette question, s'il avait su ce que ses parents soupçonnaient avec tant de justesse, il aurait sans doute pu garder son sang-froid et trouver une réponse qui ne dirait pas non sans dire oui, ou bien juste quelque chose pour ne pas à avoir à répondre. Mais il fut tellement surprit, tellement stupéfait de la tournure qu'avait soudain prit la conversation qu'il sentit son cœur chuter et blanchit terriblement.

Il se leva précipitamment, faisant basculer sa chaise et ne put que lire la confirmation sur les visages de ses parents. Il bégaya quelques vagues paroles désolées et s'enfuit dehors en attrapant ses clefs de voiture.

- Non David attend !

Il entendit son père courir à sa suite et eut juste le temps de s'engouffrer dans la voiture et de bloquer les portes avant que Paul ne le rejoigne.

- David je t'en prie, ce n'est pas grave, on ne… Tu sais que nous n'avons rien contre ça, ne… Non ! S'il te plait ! supplia-t-il quand David démarra. Je t'en prie écoute moi, tu n'as pas besoin de partir, ta mère et moi nous étions déjà posé la question, on avait envisagé, écoute rentre avec moi, on en discutera mais tu n'as pas de soucis à te faire… David !

David entendait très bien tout ce que son père disait, même s'il refusait de le regarder. Cela le mortifiait d'autant plus qu'il se doutait que ses parents diraient ça. Mais la honte était intense, épouvantable. Il avait l'impression qu'il venait de tout détruire, encore. Il voulait préserver le non-dit, encore un peu, voulait que sa maison reste un lieu neutre où il n'aurait pas à poser de question ou à s'en poser. Sauf que c'était trop tard. Maintenant sa famille savait, maintenant ils étaient tous au centre du problème. David s'en voulait de tout bouleverser et s'en voulait que tout soit aussi stupidement dramatique.

Il éteignit le moteur.

- David. Revient, s'il te plait.

Il était temps qu'il assume. Paul recula un peu sans le lâcher des yeux et David ouvrit la porte. Il se tourna sur le siège pour lui faire face mais ne se leva pas. Il posa plutôt les coudes sur ses genoux et se tordit les doigts sans le regarder.

- Je suis désolé.

- Oh je t'en prie, soupira son père bruyamment. Y'a franchement pas de quoi être désolé. C'est moi qui devrais l'être à ta place. Je croyais t'avoir répété assez souvent que je t'aime et que ta mère et moi t'aimerions quoiqu'il arrive pour que tu comprennes, pour que tu saches que tu n'avais aucune raison de nous cacher ça.

Dave eut un tout petit sourire triste et se laissa faire quand Paul lui passa un bras ferme autour des épaules et l'entraina avec lui en fermant la porte.

- Alors ? Demanda Hélène quand ils entrèrent tous les deux dans la maison.

- Alors ton andouille de fils s'est fait des films.

oOo

Parler à ses parents fut plus facile qu'il le pensait. Enfin, moins difficile plutôt. Une fois que l'idée avait été avancée, il leurs avait suffit d'éviter les mots trop forts pour échapper à la panique.

- Est-ce que tu le sais depuis longtemps ?

- Je le soupçonne depuis longtemps. Pour ce qui est des certitudes… Heu… je… Je ne peux pas nier que… j'ai certaines… attirances mais je continue d'espérer que ce n'est que passager.

- Tu espères ? Demanda son père avec une pointe d'incrédulité.

Dave cessa de regarder la nappe pour lever les yeux vers lui.

- Je n'ai pas envie d'être… Je n'ai pas envie. Mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir envie enfin de… enfin d'aimer… oh bon sang ! Finit-t-il par s'exclamer en se passant les mains sur le visage. Je ne sais rien. Rien de sûr. Que sais que j'ai des penchants, des penchants qui sont agréables, confortables quand j'y cède mais je ne veux pas de cette vie !

- David…

- C'est de la folie, de la pure folie ! Dit-il en se frottant énergiquement le crâne et s'empoignant les cheveux. Je ne peux pas vivre comme ça, traqué, sans cesse en train de me demander si je vais pas me faire tabasser dans la rue ou si je vais pas choper une maladie et crever dans un hôpital miteux après des mois voir des années d'agonies, tout ça en pompant toute l'argent et toute l'énergie des gens que j'aime !

- David, ce n'est pas la seule vie que tu peux avoir…

- Ah non ? Je suis pourtant bien placé pour savoir à quel point les gens peuvent être fous quand on les confrontent à ce qu'ils ne supportent pas et ne veulent surtout pas voir !

- Mais tout le monde n'est pas comme ça David… Nous… Heu… nous… On pourra… Si c'est trop dur ici on ira ailleurs. On ira dans une ville plus tolérante, on ira dans un autre pays s'il le faut et-

- NON !

Il y eut un grand silence. Grand, surprit, inconfortable.

- Je ne veux pas de ça. Je veux… je veux une vie normale. Si tout ce que je suis capable de faire c'est vous obliger à tout quitter ça n'en vaut pas la peine.

- Ca en vaut la peine si tu es heureux et en sécurité, mon chéri, dit doucement Ellen.

- Non. Non ça ne peut pas, ça ne doit pas se faire comme ça. Ce n'est pas juste ni pour vous ni pour moi. Il faut… il faut que ça soit bien. Il faut que ça soit normal.

- Alors… qu'est ce que tu veux faire ?

Dave se tordit les doigts encore. Le nez baissé, les épaules tendues il murmura avec toute la terreur que lui inspirait sa propre décision :

- Je vais m'engager. Et je vais avoir besoin de votre aide.

oOo

- Bien, on va pouvoir aborder le dernier point de la réunion, dit Wes en relisant ses notes. Et je vais laisser Kurt et Blaine vous le présenter puisqu'il les concerne directement.

Quelqu'un au fond de la salle s'exclama que c'était un peu tôt pour annoncer leur mariage mais qu'il était de quand même de cœur avec eux et tout le monde rit. Avec un sourire, Wes frappa du maillet sur son socle de bois et menaça silencieusement le plaisantin de lui faire subir le même sort.

- Pas tant que je n'aurais pas fini mon trousseau, répondit Kurt avec humour.

- On voudrait revenir sur la proposition que nous à fait Casey Stevens, dit Blaine. Est-ce que tout le monde est d'accord pour animer l'ouverture de son restaurant ?

Les gens acquiescèrent en souriant et l'un des chanteurs leva la main.

- Ce serait avec plaisir mais on ne sait pas vraiment quel genre de restaurant c'est. Ni quel genre de chansons monsieur Stevens voudrait ?

- C'est un restaurant plutôt gastronomique. Il a étudié en France et son truc c'est la cuisine moderne, pas forcément très complexe mais plutôt goûteuse et saine. Mais le plus important c'est que Casey voudrait que son établissement soit connu comme un lieu de mixité…

- Raciale ?

- Sexuelle surtout. Mais raciale aussi, bien sûr.

Chacun considéra la question dans son coin et énonça pensivement quelques idées.

- Il faudrait donc des chansons prônant l'égalité, la liberté…

- Peut être le fait de s'entraider les uns les autres ?

- Quelque chose de… joyeux ? Ou plus engagé ?

- Il faudrait que ça s'adapte à l'ambiance du lieu.

- Kurt, Blaine, nous sommes bien d'accord que votre ami n'attend pas de nous un service de… d'hôte de charme, n'est ce pas ? Demanda très sérieusement David.

- Oh bon sang non ! S'exclama Kurt avec un air horrifié.

- Seulement les élèves majeurs, enchaîna Blaine avec un sourire.

L'ensemble de la pièce se mit à rire considérant qu'ils étaient, tous, loin d'avoir vingt et un ans.

- Non, bien sûr que non, reprit Blaine. Il s'agit de réunir des symboles de tolérance et d'égalité. Il a beaucoup aimé la politique de la Dalton Academy et il espère une sorte de… partenariat entre nos établissements.

Les membres du conseil hochèrent la tête, satisfait.

- Est-ce que vous avez déjà des chansons à nous proposer ?

Kurt sortit une liasse de feuilles de sa poche et la déplia avant de lui tendre.

- Voilà, on a quelques titres et j'ai rajouté les paroles avec… Certaines sont vraiment très bien et une ou deux devraient à mon avis être un peu… ahem ajustées… Gay and Proud de Steiner et Lee entre autre, qui est vraiment trash à certains moments. Je ne crois pas qu'on ait besoin de chanter des choses agressives et Casey semblait d'accord avec moi. L'idée c'est de présenter son restaurant comme un lieu où tous seront acceptés, quels qu'ils soient, pas de faire du prosélytisme hard core.

De son côté, Blaine sortit des copies de la liste et les distribua aux autres chanteurs.

- On pourrait faire un truc d'enfer avec Hair ! S'exclama Jeff.

- - Du Neil Young, j'adorerais chanter ça…

Peut à peut les élèves s'enthousiasmaient en découvrant les titres et Kurt sentit une bouffée de joie monter en lui.

Il fallut un peu de temps à Wes pour que tout le monde puisse se re-concentrer sur le sujet de la conversation. Après un long argumentaire ils finirent par opter pour plusieurs chansons, attaquèrent la distribution des rôles et pour la seule partition qu'ils avaient sur place, commencèrent à l'adapter à leur style. L'exercice était ardu, d'autant que Kurt et Blaine avaient envie de mettre en pratique la théorie du silence de Dave.

oOo

Lequel Dave, au même moment, entrait dans le bureau du principal Figgins encadré de ses deux parents.

« Monsieur le Directeur ? Nous aimerions vous parler. »


Voilààààà! J'ai eu du mal à écrire ce chapitre parce que j'avais vraiment peur de ne pas être dans le ton juste. Mais, finalement je n'en suis pas trop mécontente. A noter que le suivant est en grande partie écrit et qu'on approche, doucement mais sûrement, de la fin. D'ici six ou sept chapitres d'après mes estimations mais ça peut largement varier selon comment les choses s'arrangent (inspiration etc...). Ah et éventuellement, il se pourrait que j'écrive des mmmh... chapitres bonus ? Parce que, comme le sujet de l'histoire ça reste Kurt et Dave je tiens pas non plus à m'étaler sur d'autres trucs trop éloignés dans l'histoire mais après tout rien ne m'empêche de balancer quelques OS ensuite, comme des sequels ou prequels. Selon ce qui vous fera envie ou selon ce qui me vient, je pourrais approfondir sur Casey, sa famille, sur Santana, sur Finn et Rachel, sur la façon dont David à su qu'il était gay, sur comment ses parents ont deviné...etc. Bref, on verra.