Chapitre un peu plus court mais je trouve que la coupure là ou je l'ai arrêté est parfaite :D c'est...plus...sadique.

A Partir du prochain chapitre les choses sérieuses vont commencer!

En attendant, Bonne lecture :)


CHAPITRE 5

Roy avait dû insister pour convaincre Riza de le laisser l'accompagner et elle avait fini par céder. Bien sûr il avait dû user d'un petit mensonge en lui faisant croire qu'il avait à faire là-bas. Une somptueuse voiture leur était à disposition, mais Riza c'était fait la même remarque que Roy la veille et avait catégoriquement objectée pour conduire cette chose alors que les trois quarts du pays mourrait de faim. Ils avaient donc opté pour un fastidieux trajet à pied sous l'insidieuse chaleur torride d'un soleil à son apogée. Mustang avait manqué de peu de mourir de chaleur ou de déshydratation mais l'image de Riza se faisant agresser par cet enfoiré de Lawrence suffisait à le revigorer.

Il était encore très tôt lorsqu'ils franchirent le seuil du QG et Mustang pria pour que Lawrence soit encore bien gentiment en train de roupiller chez lui, loin de sa Riza. Ils parcoururent les nombreux corridors du bâtiment et même s'il n'était pas aussi grand que Centrale, ce QG n'en restait pas moins un véritable labyrinthe. Ils arrivèrent devant la porte du bureau de Lawrence. Riza lui fit signe qu'il pouvait partir, cependant il objecta fermement. Elle frappa à trois reprises à la porte mais n'obtint aucune réponse. Elle abaissa la poignée, la porte était verrouillée. Mustang la questionna du regard et elle haussa les épaules. Il ne put réprimer un soupir de soulagement ce qui la fit sourire. Il répondit à son sourire mais l'allégresse du moment s'effaça en même temps que des bruits de pas se firent entendre. Un frisson parcouru le corps de Roy et il serra les poings instinctivement. Combien avait-il de chances qu'il s'agisse de lui ?

- Oh ! Mustaaaang ! Vous m'avez amené le Lieutenant ! Comme c'est aimable de votre part !

Pas beaucoup sans doute, mais ça s'entassait avec le cortège de mauvaises nouvelles qui l'accablaient depuis pas mal de temps déjà.

Le dit Mustang afficha l'air le plus effroyable dont il était capable, ce qui fit indistinctement tressaillir Lawrence. Celui-ci ne se découragea pas pour autant.

- Riza suivez-moi !

Elle fronça les sourcils et s'exécuta, mais Roy ne pouvait pas laisser faire cela sans rien dire et se laisser abuser des caprices d'un supérieur hiérarchique. Et dire que l'armée était censée représenter la force, la sécurité et la loyauté ! En attendant, on engageait des pourris huppés dans ce genre et ils étaient supposés rendre le monde meilleur. Mais comment le rendre meilleur si on est soi-même un débauché avili ? Il plaqua son bras en travers du mur bloquant le passage à Riza, puis jetant un dernier regard hargneux à Lawrence, il s'empara des lèvres de sa subordonnée et appuyant tout son corps contre le sien, il lui transmit tout l'amour qu'il lui vouait. Il fit glisser une main baladeuse derrière son dos et resserra encore son étreinte. Il pouvait voir d'ici Lawrence fulminer et Riza le sentit sourire sous son baiser. Elle ne le repoussa pas et même si elle savait que c'était une idée folle, elle y répondit.

La mâchoire de Lawrence manqua de se décrocher. Il s'attendait à tout, se recevoir un poing en pleine face, une balle entre les deux yeux, se faire cramer ou juste des allusions et des menaces de mort, mais ça, c'était de loin la pire des humiliations qu'on lui offrait.

Roy relâcha leur étreinte et adressa à Riza son plus beau sourire avant d'afficher son regard le plus haineux à la destination du Général de Brigade qui ne rigolait plus, mais alors plus du tout.

Elle ne laissa rien paraître des émotions qui l'envahissaient et se dirigea vers le bureau de Lawrence lui passant sous le nez sans lui adresser le moindre regard, le moindre signe de respect, pas même un salut militaire de convenance. Mustang lui emboîta le pas, adoptant à peu de choses près la même attitude dédaigneuse. Lawrence le repoussa et le toisa avant de grogner :

- J'ai appelé le Lieutenant, vous si vous ne voulez pas d'ennuis disparaissez de ma vue !

- Des ennuis pour quoi ? Et puis, je vous signale que le lieutenant est sous mes ordres directs et que je suis le seul à pouvoir lui départir une mission. Autrement dit, si vous avez une quelconque raison professionnelle de la convoquer je me dois de l'assister. C'est comme ça. C'est la procédure.

- Ne jouez pas sur les mots Mustang, parce que je vous rappelle que les relations entre subordonnés sont formellement interdites !

- Vous n'avez aucune preuve.

- ...

- Crétin

Une sonnerie de téléphone vint troubler le silence installé et par la même occasion extirper Lawrence de cette situation déplaisante. Il jeta un regard au téléphone, à Mustang, puis à Hawkeye et d'un geste de la main leur ordonna de dégager. Ce qu'ils firent aussitôt sans rechigner.

Sur le chemin du retour ils ne s'adressèrent pas un mot, ce qui était tout à fait normal pour elle mais beaucoup moins pour lui. Maintenant que la situation était rétablie ils s'interrogeaient plus ou moins sur les raisons de leur geste. « Pourquoi je l'ai embrassé ? » « Pourquoi il m'a embrassé ? » « Pourquoi elle ne dit rien ?...ah oui c'est vrai. Mais alors pourquoi je ne dis rien ? ». Roy décida d'éluder cette situation pour la moins déplaisante de façon abrupte en optant tout de suite pour des sujets professionnels. Sujets qui avaient le don de mettre un froid entre eux.

- Une fois rentré, il me faudra votre rapport d'hier. Havoc m'a dit que les interrogatoires n'avaient rien donné. Si ce n'est qu'il a bien sympathisé avec le quartier. Si vous voulez mon avis c'est louche tout ça.

Elle sortit de sa poche un petit calepin qu'elle avait prévu pour l'occasion et tendis une main quémandeuse vers lui. Il la constata un instant puis s'en empara et lui fit un baisemain avec son sourire le plus charmeur. Elle le regarda d'un air surpris, puis exaspéré, soupira de lassitude. Elle se ruât sur sa verte et défit sauvagement les boutons avant d'y glisser une main pour s'emparer de son stylo. Mustang qui n'avait absolument pas interprété la chose de cette façon lui sourit radieusement.

- Je vous croyais plus farouche lieutenant !

Elle leva les yeux au ciel et gribouilla sur son carnet :

Je vous demandais seulement votre stylo.

Il la regarda fixement d'un air hébété. Elle passa une main sur son visage en grognant puis repris son écriture.

Instrument destiné à écrire dont le manche creux renferme une réserve d'encre.

- Ah...

Avec toutes ces inepties ils ne se rendirent même pas conte qu'ils étaient déjà de retour. Roy, totalement honteux et penaud sauta sur la première occasion pour éluder le problème.

- Havoc !

- Hein ?

- Non je t'explique, quand je t'appelle tu te bouges le cul et tu me fais un superbe salut militaire pour me rappeler à quel point je suis totalement supérieur à toi. C'est très important. On la refait : Lieutenant Havoc !

- Euh oui...Au rapport euh...Colonel !

- Tu as de gros progrès à faire.

Riza donna un coup de coude bien placé à Roy qui lui coupa court à toutes réflexions. Elle désigna sa montre pour lui faire comprendre que le temps pressait. Il acquiesça d'un signe de tête et repris un ton professionnel.

- Bon, soyons sérieux. Tout me laisse à croire que cette guerre a été délibérément programmée par une personne ou un groupe d'individus. Le Généralissime n'a pas l'air de s'inquiéter plus que ça, ce qui peut nous laisser supposer trois choses. Soit il sous-estime les conséquences de cette dite guerre et pense surement que l'information a été exagérée, soit il est déjà au courant de l'identité des responsables, ou tout aussi envisageable : il fait partit des responsables.

- Qu'est-ce que je vous avais dit ! Le soleil ça tape fort ici ! Vous voyez, ça vous fait divaguer complètement ! Dorénavant vous pratiquerez vos activités extérieures avant 11h ou après 16h et surtout, couvrez-vous la tête, bon Dieu !

- Havoc, soyez un minimum sérieux ! C'est tout à fait envisageable si on considère qu'une guerre pareille pourrait étendre les terres d'Amestris et donc la domination de Bradley. C'est un stratagème parfait pour ne pas éveiller les soupçons du peuple, expliqua Riza.

-...Hum hum, Faut plus qu'ils dorment ensemble ces deux la...

- Bon écoutez voilà ce qu'on va faire : On sait déjà que Danka a été détruite de façon à soupçonner Amestris et réveiller les hostilités, puis Aerugo a riposté en détruisant le QG d'Amestis installé dans ce pays. Un individu qui ce serait fait passé pour le généralissime ou Bradley lui-même aurait ordonné de siéger la banlieue de Danka, la ville que nous avons traversée l'autre jour...Tout cela fonctionne machinalement comme dans un jeu d'échec. Et si ça continue sur cette voix tout me laisse à penser que la prochaine riposte de ce peuple sera à Sitma. C'est la ville la plus proche d'ici qui est occupé par le Centre d'information D'Amestris et qui conserve les liaisons et l'ordre entre nos deux pays. Une fois cela fait, la guerre sera enclenchée. Ce qui signifie que nous allons prendre vite fait la route et arriver avant que le massacre commence. De là, il nous suffira d'intercepter le ou les responsables. Vous me suivez ?

Un silence.

- Parfait alors on y va !

- Mais comment il fait ça ?

- De quoi réfléchir ? C'est simple, il ne perd pas son temps à minauder avec le voisinage et à s'étaler de la crème solaire, Répliqua Riza.

- Pfff c'est toujours la même chose... Je ne pars plus en mission avec vous deux c'est un enfer ! Chuchota-t-il.

Il était dans les environs de 16 heures quand ils prirent la magnifique Bentley rolls que Riza conduisit à contre cœur, traversant les déserts arides du pays.

- C'est quand qu'on arrive ?

- La ferme Havoc.

Il faisait nuit noire quand ils arrivèrent sur place. Malgré le fait qu'ils furent tous les trois éreintés de fatigue, il leur fallait encore inspecter les environs pour s'assurer qu'aucune menace ne s'était installée. Et en effet aucun problème n'était en vue, alors ils s'autorisèrent une nuit de repos dans un hôtel. Roy se tenta de persuader l'hôtesse de leur laisser une chambre sans payer, qu'ils étaient des soldats d'Amestris en mission et que l'armée les payerai plus tard, mais elle ne voulut rien entendre et il dût payer de sa poche les frais de sa chambre et insista pour payer celle de Riza.

- Bah et moi ? Gémit Havoc.

- Toi tu payes !

- Mais c'est injuste !

- Tu as raison c'est injuste, tient tu n'as cas dormir sur la chaise là-bas.

Il rechigna toute la soirée mais c'était résigné à prendre tout de même une chambre.

Pendant ce temps, dans les ruelles sombres et ensablés de Sitma un homme avançait d'un pas ferme. Il s'emmitoufla dans le col de son Trench coat, le vent glacial venait lui mordre le visage. Il s'arrêta au beau milieu d'une allée déserte et porta son regard à la Lune. Un rictus sardonique lui déforma les lèvres. Puis il reprit la route en étouffant un rire malsain.

- C'est l'heure... J'aurais le pouvoir... le pouvoir... le mal...

La ville était pour ainsi dire morte, pas un son, pas une lumière ne venait troubler la quiétude de la nuit. D'ordinaire, les gens supportaient mal le dur changement climatique qui variait pour passer d'une journée caniculaire à un froid polaire. Mais plus que le temps, les ténèbres de la nuit effrayaient la population. C'était un lieu très mal famée de jour, mais ce qui était vraiment troublant, c'était que dès la nuit tombée personne ne donnait de signe de vie. Sitma ne prédisposait pas d'éclairage, pas de bar de nuit, ni un restaurant, rien. C'est comme si à la nuit tombée, toute la population avait été décimée pour renaitre au petit matin. Il arrivait parfois qu'un cri cinglant trouble le silence nocturne, qu'un chat traque un rat surgit d'un amas d'immondices, ou qu'un bon coup de vent déterre un panneau s'écrasant dans en un bruit sourd. C'est pour cela que cette nuit était une toute première avant d'être une menace, une catastrophe, ou un accident. Tout à coup un gros matou noir dévala les toits, le poile hérissé. Quelques oiseaux hurlaient. Et l'ombre noire des surfaces froides et anthracite prit soudain une teinte rougeâtre et orangée qui dansait le long des habitations. Le froid ambiant fut estompé pour laisser place à une chaleur torride et des braises grésillaient et crépitaient çà et là d'un son feutré, puis de plus en plus insistant. Les flammes évanescentes prenaient forme et s'élevaient vers les cieux, puis peu à peu le feu se propagea. La ville d'ordinaire si sombre était ce soir, éclairée d'une incandescence lumière aux reflets ocre. Les torsions farouches de cet insidieux incendie parcourraient maintenant toute la longueur de la ville.

Et quelque part au sein de ce bourbier, entre les parois de deux habitations enflammées un bidon d'essence à demi entamé vacillait encore. Le liquide s'échappait dangereusement et ruisselait le long d'une exiguë venelle, alimentant un peu plus l'insatiabilité de ce bûcher ardent.

Quelques minutes plus tard dans l'hôtel : Roy ne parvenait pas à trouver le sommeil à cette heure déjà bien avancée de la nuit. Fatiguer de s'échiner à trouver un semblant de somnolence il se leva - non pas définitivement – mais pour se servir un verre d'eau. Le fameux verre où l'on croit qu'il va comme par magie utiliser les vertus de l'eau pour nous endormir. Il constata le liquide avec lassitude et y inséra un cachet de Donormyl. Ça, au moins, ça fonctionne. Il porta le verre à ses lèvres, fit volte-face vers la fenêtre, regardant le paysage sans le voir pour autant.

- ...

Il lâcha son verre brutalement et celui-ci vint s'écraser à terre en un fracas raisonnant. Il ouvrit sa fenêtre et une nuée de fumée envahis la pièce. Il la claque violemment et accouru vers la sortie saisissant sa veste au passage.

Les coups à la porte vinrent extirpé Riza des bras de Morphée. (petite coupure de l'auteur ! Nan parce que là y'a Roy qui veut parler, Roy à toi l'honneur : C'EST QUI CE CONNARD DE MORPHEE ! je vais lui péter la gueule moi ! …... oui euh...merci Roy. La suite!) Elle se leva difficilement et ouvrit la porte en se frottant les tiqua en voyant Mustang devant elle. Il était tellement perturbé qu'il ne remarqua même pas qu'elle était encore en nuisette et l'entraîna par le bras de force au dehors sans même une explication. Elle détacha brusquement son poignet et toussota pour qu'il porte sur attention sur elle. Il lui fit signe de se presser, mais elle haussa les épaules d'un air incompréhension.

- Un feu vient d'éclater en ville, on a été trop naïf, ils viennent d'attaquer ! Allez, venez on ne doit pas rester ici !

Il l'entraîna à nouveau puis ils dévalèrent les escaliers quand Riza l'arrêta une fois de plus.

- Mais quoi !

Elle désigna une porte de chambre et il mit un petit moment avant de comprendre ce qu'elle cherchait à lui expliquer.

- ...Ah ouais...Havoc.

Riza leva les yeux au ciel et il frappa à la porte avec acharnement. Un coup de plus et son poing traverserait la pièce. Il esquissa un dernier mouvement, mais le verrou se fit entendre et Havoc sortit encore complètement dans les vapes.

- J'ai rien commandé, au revoir.

Et il referma mollement la porte. Roy la rouvrit voilement et manqua d'arracher le bras d'Havoc au passage.

- Mais...Colonel qu'est-ce que vous foutez ?

- Grouille toi y'a le feu !

- Le feu pour quoi ?

- Bah le feu !

- ...

- Dégagement simultané de chaleur, de lumière et de flamme qui accompagne la combustion vive de certains corps (Riza lui donna un coup de coude pour lui faire savoir que c'était sa façon de se foutre de lui.)

- Nan sérieux ?

- Havoc !

- Oui oui ! J'arrive !

Tous les trois s'engagèrent vers la sortie laissant tout derrière eux. L'hôtel avait déjà déserté.

Dehors aucun n'osa dire un mot. Le spectacle qui s'offrait à eux leur glaçait le sang. Tout particulièrement à Roy et Riza qui virent devant eux un deuxième Ishbal. Toutes ces flammes tous ces cris, leur serrait le cœur à le faire sauter. Mais ils n'étaient pas au bout de leurs surprises.

- Venez, on ne peut plus rien faire pour la ville c'est trop tard, mais il faut qu'on choppe les responsables !

Il n'attendit aucune réponse et se précipita à travers les flammes. Elle le suivit sans réfléchir et disparu devant un écran de feu. Havoc plus hésitant laissa passer quelque seconde avant de se précipiter à son tour.

L'incendie les empêchait de faire des recherches poussées et il devenait de plus en plus dangereux de rester ici. Leur respiration commençait à se saccader et la fatigue les sillonna plus vite que prévu. (Sans oublier le cachet de Donormyl). Roy s'arrêta dans une allée complètement bouchée par les flammes, il jura en songeant qu'il s'était fourré dans une sacré impasse et pire encore il avait emmené ces subordonnés avec lui. Il voulut s'excuser, mais aucun mot ne sortit de sa bouche et une douleur transcendante lui parcouru la poitrine tandis que sa gorge s'enflammait. Il s'écroula à terre et toussa bruyamment. Riza se jeta à son secours, elle l'aida à se relever, passant son bras dans son dos. Il la remercia et lui affirma qui allait mieux. Havoc n'avait fait aucune démarche, son regard était perdu ailleurs.

- Kuf, Kuf, Havoc qu'est-ce que vous regardez comme ça ?

- Attendez-moi une seconde

Le sous-lieutenant accouru dans les flammes et Roy hurla qu'il devait revenir, qu'il se jetait vers la mort. Havoc n'en fit rien et disparu.

- Putin quel con ! Il va crever !

Mustang eut la velléité de le rattraper, mais sa douleur le cloua sur place et comme pour désapprouver encore plus, Riza resserra son emprise et lui fit non d'un signe de tête. Il n'insista pas.

L'anxiété était à son paroxysme, il n'y avait plus une minute à perdre. Ils devaient absolument s'éloigner sinon ils finiraient calciné d'ici peu. Seulement Havoc n'était toujours pas revenu. Roy et Riza échangèrent un regard, mais il baissa la tête en murmurant :

- Je sais. Je sais qu'il faut partir mais j'attendrais encore un peu. Partez ! Sauvez-vous !

Riza fronça les sourcils et ne bougea pas. Il savait qu'elle ne partirait pas, mais il ne voulait pas qu'elle pense qu'il la retenait.

- Je suis désolé.

Elle lui affligea une tape à l'épaule pour l'obliger à se taire. Il sourit.

- Hey ! Colonel ! Hawkeye ! Bonne nouvelle !

Les deux interpellés levèrent la tête en même temps et Havoc surgit des flammes comme un lion au cirque, si ce n'est qu'il s'étala par terre lamentablement.

- Rah, merde...

- Havoc dépêchez-vous ! On doit partir au plus vite !

- Et attendez, Matez ça !

Il joignit le geste à la parole et tendit un vieux bidon d'essence contenant encore du liquide, goûtant sur le long du plastique. Mustang repris aussitôt toute sa vivacité.

- Où t'as trouvé ça ?

- Là-bas dans une ruelle, répondit-il en désignant l'endroit en question.

- On a donc bien la preuve que cet incendie n'est pas un accident, mais qu'il a été entièrement prémédité ! Bon travail Havoc ! Maintenant on s'en va !

Roy avait retrouvé sa mobilité et entraîna Riza suivit de Havoc en dehors des flammes. Ils se hâtèrent entre les ruelles, priant pour que ce labyrinthe de feu ne les conduise pas à une impasse et finirent par trouver une sortie à cet enfer. Un amas de citoyen était regroupé en périphérie de la ville, certain pleurait, d'autre hurlait, fixait la danse des flammes ou ne disait rien. Les trois militaires se ruèrent vers la foule, un sourire de soulagement aux lèvres. Un homme se distingua de la foule et se mît au-devant de Roy, les bras croisés et un air courroucé. Un autre plus agité se précipita dernière le premier et hurla :

- Regardez ! C'est lui ! C'est l'alchimiste de flamme qui a déclenché ce massacre ! Tout ça est de sa faute !


Voilà! coupure très sadique? :D

Petite mauvaise nouvelle...je pars en Italie demain et là bas: Pas d'internet! donc à moins que je trouve une super idée, il faudra patienter 2 semaines. Mais je vous mettrais deux ou trois chapitres d'un coup! Enfin...seulement...si...review!