Hello Hello ! Je reviens donc d'Italie avec deux chapitres sous le bras ! Pour l'instant le premier, puis si ça reviews bien le deuxième viendra de suite !
CHAPITRE 6
-Regardez ! C'est lui ! C'est l'alchimiste de flamme qui a déclenché ce massacre ! Tout ça est de sa faute !
Roy balaya la foule courroucée du regard. Il ne comprit pas pourquoi il était accusé, ces gens ne pouvaient pas être assez stupides pour croire que parce qu'il était l'alchimiste de flamme il avait contribué à un tel massacre ! Voyant qu'en gardant le silence il attisait le doute des citoyens il fit signe à Riza et Havoc de rester un arrière. Il avança vers le vieil homme furibond qui devait sans doute être le maire de la ville pour prendre de telles dispositions.
-Excusez-moi, il doit y avoir un mal entendu. Nous sommes des soldats d'Amestris et nous sommes ici pour...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il fut coupé par une voix désagréablement familière.
-Ce sont des soldats d'Amestris ! Ils veulent vous massacrer, vous détruire ! Regardez, ils ont brulé vos maisons vos biens et vos amis ! Ils ont recommencé et ils ne comptent pas s'arrêter ! La prochaine fois c'est le pays tout entier qu'ils incendieront !
Roy se retourna avec appréhension et chercha du regard à retrouver le propriétaire de la voix. Celui-ci sortit des flammes comme un diable, le souffle brûlant des flammes faisait voler son long manteau noir derrière lui, et les lueurs ténébreuses des flammes dans la nuit agrémentaient son sourire sardonique et rendait sa démarche assurée tout à fait horripilante. Riza s'en mêla.
-Générale de Brigade à quoi jouez-vous ?
-Chuut ma jolie, laisse les hommes parler.
Riza eût un soubresaut et son visage se crispa devant cette remarque aussi sexiste qu'incongrue. Lawrence s'érigea en sauveur de l'humanité et révolutionnaire averti et pria la foule d'exécuter ses ordres en échange d'une paix prochaine. Il semblait déjà s'être confronté avec le peuple de Sitma puisque ceux-ci avaient l'air prêts à le suivre dans ses délires malséants.
-Mais ne soyez pas stupide ! Ce type est un Général d'Améstris ! Ce scélérat lubrique à la con essaye vous menez en bateau ! Vous...
-Tuez-les.
Lawrence avait parlé et un dixième de seconde après que sa sentence fut exigée des centaines de villageois se ruèrent sur les trois soldats. Certain étaient armés d'une torche enflammée, d'autre d'un long couteau de boucher aiguisé et certain n'avait rien, juste leurs poings et une rage envers ceux qu'ils croient être responsable de leur guigne. Mustang eut le temps en se retournant de voir Lawrence rire sous cape en suivant la foule enragée d'un pas fière et lambin.
Ils courraient comme des dératés et Roy à bout de souffle demanda à Havoc de prendre une autre route et d'aller prévenir le QG, en emmenant Riza avec lui, puisqu'après tout c'est de sa peau qu'on voulait. Riza objecta radicalement et il était en trop mauvaise posture pour se lancer dans de grands débats.
Ils arrivèrent à l'embouchure de la rue qui offrait deux sorties isolées des flammes, Havoc en prit une, Roy et Riza une autre. Presque toute la meute traqua Mustang et Hawkeye, c'est tout juste s'ils avaient remarqué que l'un des scélérats s'était évadé. Par malchance ils se retrouvèrent au bout d'un cul-de-sac et la horde de citoyens approchait à grands pas. Roy et Riza échangèrent un regard de connivence. Le sol pavé trépidait sous les pas perfides et forcenés des villageois en colère, les murs prirent une teinte orangée et des ombres dansantes longeaient les murs.
-Bordel Lieutenant...vous auriez dû partir !
Elle haussa les épaules et prit place devant lui, l'arme au poing, pour le protéger quand déjà un homme de forte corpulence et haut de taille agrippa violemment la jeune femme et la jeta de toute force sur le bitume, pour s'affairer au réglage de compte avec Mustang. Celui-ci ne sembla pas trop s'en soucier et trouva plus judicieux de se jeter au sol pour ramasser son lieutenant. Il passa sa main délicatement sur son visage. Elle avait la joue gauche écorchée, mais rien de bien grave, et elle lui fit comprendre. Elle voulait à tout pris éviter de faire feu sur des innocents, qui plus est une foule enragée qui prendrait ça comme confirmation irréfutable de ce qui leur resterait comme doute. Mais lorsqu'un deuxième homme arborant un couteau d'une lame à faire frémir une escalope de veau s'approcha vers Roy, l'instinct prit le dessus et elle tira sans sourciller. L'homme fut touché en pleine poitrine et vint s'écraser au sol en gémissant et se crispant sous la douleur qui lui décimait le corps. Il y eut un silence passager dans la meute. Puis quelques murmures, enfin des exclamations, des hurlements et cinq hommes peu scrupuleux se jetèrent sur elle, lui tordant le poignet dans retenu. Elle lâcha l'arme et gémit de douleur. Roy infligea un coup de poing à deux des citoyens pour venir en aide à Riza. Mais deux nouveaux vinrent le retenir. Il se débattait comme un diable mais ils ne pouvaient plus rien faire, bientôt la foule était autour d'eux, et Riza se fit assommer sauvagement et bâillonner comme un animal.
-Lieutenant ! Lieutenant ! Hey Lieutenant ! Riza ! Ri...
Une douleur fulgurante lui sillonna le corps puis il perdit l'équilibre et sentit le bitume froid et dur contre sa joue. Son regard se porta une dernière fois sur son lieutenant puis un homme qui arborait un sourire sardonique et portait un long manteau noir. Il emportait Riza et prononçais des mots imperceptibles, puis plus rien. Du noir, du vide, seul dans les abîmes de son esprit endolori.
Riza...
-Vous connaissez Monsieur Lawrence ?
-Mais ouais ! C'est mon associé, c'est moi qui lui ai tout appris ! Maintenant dites-moi !
-Hum...
Dans le QG de fortune de la périphérie de Danka, un jeune gringalet cynique aux yeux de vipère essayer d'extirper des informations sur l'homme qu'il avait envoyé en mission. En effet, Lawrence restait injoignable depuis l'incident de Sitma. La mission qui lui avait été départie était très claire et ne méritait aucune contestation, il devait empêcher Mustang et Hawkeye de rétablir l'ordre, et amplifier les hostilités dans les villes environnantes de Aerugo. Au lieu de cela des rumeurs peu plaisantes circulaient un peu partout dans le pays.
-Eh bien Monsieur Lawrence a pris la tête de la rébellion et envisage de siéger Amestris, il est actuellement en train de rassembler le plus des troupes possibles, bien évidement nous le soutenons ici.
-Oh...oui. Putain de merde ! Lawrence quel con tu fait ! Ail ail ail...Wrath va me tuer.
-Vous savez quand il a prévu de passer à l'attaque ?
-D'une minute à l'autre ! Depuis que Sitma a rejoint nos rangs nous sommes assez puissant pour siéger Centrale !
-Centrale ? Vous n'y allez pas de main morte...
Lorsqu'il reprit conscience, il ne savait plus qui il était, où il était et pourquoi il y était. Il n'avait comme certitude que la douleur qui frappait contre son crâne et l'engourdissement de ses muscles. Il remua impulsivement et indistinctement sa main. Puis une deuxième douleur vient accroître la première. Un sentiment de vide qui lui rongeait le cœur, qui fit accélérer incompréhensiblement son rythme cardiaque. Il ouvrit dans un extrême effort ses paupières et une vue brouillée et mouvementé lui vint à l'esprit. Il refermera instantanément les yeux puis les rouvrit jusqu'à ce qu'il puisse retrouver une stabilité de vision. Cinq bonnes minutes c'était écoulé depuis qu'il était sorti de sa léthargie mais il peinait à retrouver ses souvenirs. Son instinct lui dicta de s'enfuir puisque sa mémoire ne pouvait le lui faire comprendre. Il était absolument persuadé d'avoir reçu un fort coup à la tête mais se trouvait bien apathique pour autant. Il prit une inspiration saccadée et d'un coup se releva par la force de ces bras. Du sang sec perlait aux commissures de ses lèvres et ses yeux le brulaient. Il avait la bouche pâteuse et un mal fou à s'activer, signe qu'il avait dû rester endormi plus longtemps qu'il ne voudrait le croire. Il détacha son regard de ses mains meurtries et balaya l'endroit d'un coup d'oeil. La pièce hermétique dans laquelle il était cloitré était minuscule, humide et répugnante. Le plafond était très haut malgré l'exiguïté de la pièce, ce qui lui permettait de disposer d'une petite fenêtre traversée par de longs barreaux en métal froid. Un liquide sordide trônait çà et là en flaque, et de l'eau gouttait d'un robinet crasseux. Un rat traversa la pièce et courut se mettre à l'abri dans un trou. Mustang stoppa sa découverte des lieux pour se concentrer sur quelque chose d'amplement plus important. Les réminiscences l'avant veille le submergea, puis tout devint plus clair. Il se prit la tête entre les bras et jura.
-Merde...Riza...
-Vous vous réveillez enfin !
Mustang sursauta et retourna brusquement la tête vers son interlocuteur, ce qui lui valut une douleur transcendante dans la nuque jusqu'au bout de ses doigts. Devant lui, un jeune garçon, non un enfant lui souriait tristement. Ses cheveux lui arrivaient jusqu'aux épaules et étaient d'un noir profond. Sa peau basanée était noircie par la saleté et des cicatrices peu récentes lui parcouraient les bras et les jambes. Il avait les yeux d'une clarté presque onirique et une profonde balafre lui traversait le visage, s'étalant de son front jusqu'à son oreille gauche en traversant son œil. Il était vêtu de vieux habits décrépits et déchirés de toute part, sa couleur blanchâtre avait largement viré au gris. Il était sagement assis, le dos courbé tenant ses pieds sales et déchiquetés.
-Mais...que...qui es-tu ? Tu as quel âge ? Mais...et que diable fais-tu ici ?
-Moi ? Je suis un enfant de douze ans, sans but ni rêve qui a été enfermé ici, tout comme vous aujourd'hui.
-...Quoi ! Mais pourquoi on t'aurait enfermé ici ?
-Je ne sais pas. Peut-être parce que je fais le mal.
-...
-Et vous Monsieur que faites-vous ici ? Ce n'est pas un endroit pour un gradé de l'armée...
-Et c'est encore moins un endroit pour un gamin comme toi ! Regarde-toi, tu es sale et maigre !
L'enfant resta interdit.
-Et ton nom c'est quoi ?
-Autrefois on m'appelait Maake il me semble, maintenant je suis numéro 47.
-Mais c'est scandaleux ! Pourquoi personne n'est venu te chercher ? Tu n'as pas de la famille ? Des amis ? Des voisins ! Tu ne peux pas rester ici toute ta vie !
-Ma famille a été tuée, mes amis n'existent plus, mon voisin maintenant c'est vous. Et quand bien même je pourrais sortir d'ici, pour quoi faire ? Pour aller où...Ici c'est chez moi.
Mustang était éberlué devant la maturité de ce gamin qui devait croupir ici seul depuis quelques années déjà. Maake lui demanda de lui raconter son histoire, et pourquoi il était ici. Mustang se surprit à tout lui raconter depuis qu'Envy était venu chez lui, toutes les inepties et la malchance qui l'accablait depuis ce jour fatidique, puis la guerre. Il enchaina en lui parlant d'Ishbal et de sa peur de revoir des peuples massacrés. Maake était suspendu à ses moindres paroles et n'en perdait pas une miette. Puis il lui parla de ce qui s'était passé avant de se retrouver ici, de Riza qui avait était enlevé.
Maake se leva dans un douloureux effort qui démontrait à coup sûr qu'il n'avait pas dû bouger depuis longtemps. En même temps pour faire quoi ? Dans une piaule de cinq mètres carrés...
-Eh bien Monsieur Mustang vous au moins, vous avez des raisons de vous enfuir. Vous voyez, moi je trouve votre vie merveilleuse.
Il se leva et fit craquer ses maigres doigts.
-Vous avez un rêve à accomplir, des amis qui vous soutiennent, une femme que vous aimez, un métier, un chez vous. Et vous allez sauver ce pays, j'en suis sûr. Je ne suis pas vraiment apte à juger, je ne connais presque rien du monde à l'extérieure de cette cage, mais je pense vraiment que vous êtes quelqu'un de bien.
Mustang ne le coupa pas une fois et fut profondément ému par la tirade de ce gamin. Il se promit que s'il devait sortir d'ici un jour, il emmènerait l'enfant avec lui. Il aviserait ensuite. Mais pour cela il fallait s'enfuir. Roy jeta un coup d'oeil à sa tenue, sa chemise blanche était maculée de sang et de saleté, on lui avait pris sa veste d'uniforme et ses gants. Évidemment. Autrement dit, sans l'alchimie de flamme il était tout à fait impuissant. Il aurait pu démonter la serrure comme Edward l'aurait fait, mais cette alchimie là n'était pas son fort, et il était beaucoup trop faible pour réalisé une transmutation. De plus cette porte blindée devait sans aucun doute être résistante à l'alchimie. Sa détermination s'effondra subitement mais il reporta son regard sur le jeune garçon qui sortait de sa poche un petit canif à la lame rouillée et au manche décrépit. Il s'approcha d'un pas lambin vers la porte verrouillée, et passa son doigt sur le bois solide et maculé de poussière, puis arbora un rictus satisfait.
-Monsieur je vais vous sortir d'ici. Promettez-moi de devenir un homme de bien et de faire régner la paix. Promettez-moi aussi de sauver cette femme que vous aimez et de réaliser votre rêve.
Roy ne comprit pas du tout où Maake voulait en venir, mais lui promit bêtement en hochant la tête. L'enfant traça un cercle dans le bois à l'aide du canif, puis d'autres traits et tracé compliqués vinrent agrémenter ce cercle jusqu'à en faire une forme géométrique des plus complexes. Un cercle de transmutation alchimique. Roy crut un instant que le gamin bluffait, que toutes ces années de solitude coupées du monde lui avait fait perdre la tête et qu'il se croyait alchimiste ou on ne sait quoi...
L'enfant claqua des mains et les plaqua contre le cercle alchimique d'un geste vif et expérimenté. Un éclair rougeâtre s'échappa de ses paumes et du dessin tracé, puis doucement la porte se décomposa, jusqu'à disparaître pour de bon. La mâchoire de Roy manqua de se décroché, il était juste époustouflé de la prestation d'un aussi jeune gamin. Il y avait bien les frères Elric qui avaient atteint un aussi bon niveau à un bas âge. Mais les circonstances étaient différentes ce gamin croupissait ici depuis des années, soit il avait appris ça seul, soit on lui avait inculqué de solides bases en alchimie lorsqu'il était tout jeune enfant, voire nourrisson. Dans les deux cas, ses prouesses relevaient du miracle.
Mustang se leva et se précipita d'une démarche peu stable vers la sortie, il se ravisa subitement en voyant le gamin qui avait repris sa place dans un coin de la cellule parmi les immondices et les eaux putrides.
-Qu'est-ce que tu fou gamin ! Viens !
-Pourquoi ?
-Comment ça pourquoi ?
-Que voulez que je fasse dans l'autre monde ? Moi je suis un paria et je le resterais toujours. Ma place est ici parmi les rats.
-Mais ne dis pas de connerie ! Viens avec moi, je te promets que toi aussi tu auras une vie merveilleuse avec des amis qui te soutiennent une femme que tu aimeras et bien plus encore ! Avec un talent comme le tien pour l'alchimie tu es une perle rare Maake !
L'Enfant constata la main qui lui était tendue. Il ne savait pas exactement quoi faire, mais instinctivement il s'en empara et Mustang l'aida à se deux s'engagèrent dans les couloirs de ce qui semblait être un souterrain. Quand ils aperçurent enfin la lumière du jour, Mustang lui demanda de l'attendre dehors mais de ne pas s'éloigner. Le gamin s'agrippa fermement à sa main.
-Vous reviendrez Monsieur ? Vous n'allez pas mourir !
-Bien sûr que non ! Allez va !
Deux jours s'étaient écoulés depuis l'incident de Sitma. Il ne restait à présent plus rien de la ville si ce n'est qu'un amas de ruines calcinés, et les habitants délaissés avaient par défaut choisi de suivre Lawrence pour se venger du peuple d'Amestris. Sur la grande place désertée entre les décombres de l'ancien centre-ville de Danka, un rassemblement de gents s'amassait peu à peu jusqu'à laisser paraître un nombre incroyable de citoyens venus de tout le pays mais surtout des villes dévastés. Les conversations allaient de bon train même si l'ambiance tendue était assez palpable.
-Peuple d'Aerugo !
Tous bavardages cessèrent et chacun se retourna vers l'homme qui les avait interpellés. Il se tenait en hauteur, plus fière et assuré que jamais, prêt à user de sa démagogie. Le vent fouettait ses cheveux blonds en bataille et l'incandescence du soleil trônant dernière lui, lui donnait une impression de prestance divine. Cette fois tout le monde lui portait son intention, son discours décisif pouvait commencer.
-Peuple de Aerugo ! Nous allons nous venger de ses pays qui nous écrasent et nous sous-estiment ! Nous allons siéger Centrale et leur montrer à Amestris que nous aussi on sait se battre ici ! Suivez-moi ! Et vous n'aurait plus jamais peur !
Un vieil homme se distingua de sa foule et se mis à applaudir avec langueur, puis un autre fit de même, deux, dix, puis tout le monde claqua des mains frénétiquement et des cris de joie se firent entendre.
Roy mustang courrait à en perdre halène dans ce labyrinthe sous-terrain. Il n'avait plus une seconde à perdre et n'avait aucune idée du nombre exact de jours qui s'étaient écoulés depuis la dernière fois mais une chose était sûre, la rébellion pourrait faire feu d'un moment à l'autre, et il serait trop tard pour reculer. Une nouvelle guerre aurait lieu, avec son cortège de massacres, de morts et de souffrances. Et toutes les promesses qu'il aurait proféré n'aurait était que des foutaises. Mais son cœur lui dictait avant tout de retrouver son lieutenant, parce que sans elle, il n'aurait plus ni la force ni l'assurance pour résonner des millions d'hommes en colère.
Plus tard, quelque par dans les profondeurs souterraines de Danka, un homme déambulait d'un pas fière, presque hâté, vers l'une des cellules de ce lieu cloaque. Une pièce semblable à celle que venait de quitter Roy quelques minutes plus tôt. Dans celle-ci, une jeune femme blonde luttait avec les cordes qui lui liaient les poignets derrière son dos, et les chevilles. Sa frêle bouche était recouverte d'un adhésif qui l'empêchait de s'exprimer ou de hurler dans l'espoir de recevoir de l'aide. Elle agitait frénétiquement ses mains pour se défaire de ses liens mais rien n'y faisait, elle ne faisait que de s'entailler un peu plus. À bout de force elle se laissa retomber contre le mur glacé. Elle se faisait un sang d'encre pour Roy, son état l'inquiétait encore bien plus que le sien. Elle repensa à son baiser de la dernière fois, et se demanda pourquoi il avait agi ainsi. Était-ce uniquement dans le but de défier Lawrence ? Mieux valait ne pas se faire d'illusion bêtement, elle avait passé l'âge. Pourtant, quand cet homme s'était jeté sur elle il était accouru à son secours...Elle se surprit à sourire tant bien que mal.
-Oh Riza ! Vous êtes incroyable ! Vous êtes enfermé dans ce lieu infect, bâillonné de toute part, vous devez sans doute encore souffrir des coups que vous avez reçus, sans conter votre Colonel bien aimé qui doit être en train de croupir quelque par, et pourtant ! Vous trouvez encore la force de sourire ! Non vraiment vous êtes incroyable.
Elle serra les dents à s'en décrocher la mâchoire et Lawrence s'approcha vers elle pour lui arracher d'adhésif qui l'empêchait de parler. Elle poussa un gémissement de douleur ce qui le fit ricaner cyniquement.
-Vous n'êtes qu'un pauvre con.
-Alalala ! T'ention hein ! Si c'est pour dire des aménités je vous re-sckotche !
-Où est le Colonel !
-Il fait un gros dodo, s'il n'est pas déjà mort.
Le cœur de Riza rata un battement et elle se mit à hurler à l'injurier de tous les noms. Lawrence ne sembla pas s'en offusquer le moins du monde. Alors elle se calma et baissa tragiquement la tête.
-Que me voulez-vous?
-Oh vous allez être contente ! Moi je vais dominer le monde incessamment sous peu, et vous, vous allez devenir ma femme.
-...
-Cachez votre joie Riza.
-Vous êtes un malade !
-Un visionnaire ! Nuance !
Sur ce, Lawrence défit les liens aux chevilles de Riza et lui pria de le suivre. Elle refusa en l'injuriant avec véhémence et il l'entraina par le bras. Elle se débâtit avec toute sa volonté mais Lawrence lui infligea un coup de poing en pleine joue gauche la faisant s'écraser au sol en un hurlement de douleur. Lawrence s'énerva sérieusement.
-Tu vas me suivre sans faire d'histoire si tu ne veux pas finir comme ton Colonel de merde !
Elle jura intérieurement, se reprochant de ne pas avoir son arme avec laquelle elle ne ferait qu'une bouchée de ce merdeux de Lawrence. Il l'obligea à la suivre mais elle l'envoya balader, aussi il souffla de lassitude et sortit une arme de service qu'elle reconnut aussitôt puisque c'était la sienne, et il pointa l'objectif sur elle. Elle sut que sa dernière heure était arrivée et ferma les yeux en s'apprenant à affronter la mort. Elle pensa si fort à Roy que lorsque celui-ci déboula et se rua sur Lawrence en lui arrachant l'arme pour mieux s'en servir contre lui, elle crut un instant qu'elle rêvait. Elle aurait voulu crier son nom mais encore une fois elle ne pouvait pas, alors des larmes de soulagement vinrent glisser sur les joues rougies. Roy était dans un état de rage rarement vu au point qu'il oublia complètement qu'il était en train de torturer son supérieur hiérarchique. Il s'interrompit pour pointer un regard considérablement adouci, voir même soucieux, sur sa subordonnée.
-Vous allez bien lieutenant ?
Elle hocha la tête et il sourit de soulagement. Sourire qui s'effaça aussitôt que son attention revint à Lawrence.
-Lâche-moi Mustang, tu vas avoir de sérieux problèmes !
-Ta gueule ! Qu'est-ce que tu as osé faire à ma précieuse subordonnée ?
Subitement, les poignets de Roy se mirent à trembler et tout son corps fut pris de frissons incontrôlables, une douleur fulgurante lui parcourut l'échine et il s'écrasa à terre. Riza, faute de pouvoir lui dire quoi que ce soit se jeta sur lui pour l'aider à se relever. Lawrence qui avait pu aisément se libérer de Roy, se remit debout sans se presser, et dépoussiéra ses habits avec nonchalance. Riza passa sa main sur son front crispé par la douleur, il était brulant.
-Mais qu'est-ce que vous lui avez fait ! Vous...
À son tour Riza fut pris de frisson et de douleurs, elle croisa les bras autour de sa taille comme pour atténuer sa souffrance. Sa respiration était saccadée entre des gémissements de douleur puis elle tomba au sol à côté de Roy qui luttait toujours pour garder un semblant de consistance.
-Et bien mes amis, on dirait bien que je vous ai drogué. Bien évidement Mustang vous allez y passer, mais vous Riza, vous n'avez pas à vous inquiéter. Je tiens à vous garder en vie. Après tout, vous allez devenir ma femme donc...
Pas très très long mais c'est une bonne coupure :3 je pense pouvoir finir en encore 3 chapitres...ou pt'être plus, ou pt'être moins... on verra !
