CHAPITRE 8
Alors...Je vous publie déjà ce 8em chapitre parce que j'ai d'autre idée en cours et je voudrais vite finir avec ça ! Je tiens à m'excuser d'avance pour les fautes qu'il doit y avoir mais je ne peux hélas pas joindre ma correctrice et j'ai pas le cœur de vous faire attendre une semaine !
Ensuite je précise que j'ai voulu faire bien trainer ce chapitre (notamment en faisant une belle coupure au milieu), vous ne m'en voudrez pas...C'est pour maintenir le suspense ! _
Et maintenant que je sais parfaitement comment je vais finir cette fic je compte le faire en deux chapitres.
Sur ce, bonne lecture :)
-Viens la chercher...
Mustang se maudit un instant de ne pas avoir ses gants avec lesquels il aurait arrêté ce monstre sans aucun scrupule mais hélas à l'heure actuelle, seule la carcasse de Lawrence savait où ils étaient. Et quand bien même les auraient-ils, il y avait tout de même le risque de toucher Riza, car dans son état d'anxiété et quand il n'avait pas un total contrôle de soi, sa précision était entravée.
Sans attendre une quelconque réaction de son supérieur, Havoc tira en rafale sur l'Homonculus qui ricana de plus belle. Envy appuya sur la tempe de Riza de son revolver et même si leur éloignement les empêchait de remarquer ce détail, Mustang tiqua immédiatement.
-HAVOC ! ARRÊTE !
Havoc s'exécuta et porta un regard consterné sur son supérieur. À quoi jouait-il ? La vie du Lieutenant était menacée et il n'avait rien de mieux à faire que parlementer avec ce monstre peu scrupuleux ? Cela ne collait pas. Mustang ne ferait jamais rien qui puisse nuire à sa « précieuse subordonnée ». De plus, le blond remarqua avec stupeur que L'Homonculus restait de marbre face aux nombreux coups de feu qu'il lui avait assénés. Il décida d'obtempérer et de laisser son Colonel gérer les choses. De toute évidence, il était de trop dans ce combat de titans. Havoc accepta son statut « d'Humain normal » et recula de deux mètres pour laisser Roy au premier plan.
-Alors ? Mustang, Havoc, le gosse ? Qui parmi vous, les misérables humains, ira la sauver ?
À deux rues près, au beau milieu de la Capitale dévastée, la rébellion se mettait en marche, il ne restait plus qu'à attendre leur leader et les troupes partiraient à l'assaut de Centrale. Sauf qu'en ce moment, aucun parmi cet amas de citoyens en rogne ne se doutait que leur chef était en train de croupir dans un sous-terrain isolé en plein désert.
-Bon écoutez mes p'tits humains ! J'ai une super idée !
Envy songea que père était sans doute en train de les observer d'une façon où d'une autre et qu'il se délecterait du spectacle à venir. Encore une fois, l'Homonculus allait user de ses pratiques sadiques qui avaient le don de torturer les humains de la pire façon qui soit. Il se vantait bien de ses méthodes peu orthodoxes et jubilait à chaque fois que ses missions lui permettaient d'abuser des sentiments des êtres inférieurs qu'il méprisait tant.
Envy balança son arme à feu qui s'engagea dans une chute vertigineuse pour s'écraser au sol, à quelques centimètres à peine des pieds de Mustang. Celui-ci constata l'arme d'un air dubitatif, sans pour autant s'en emparer. À quoi bon ? Envy, comme ses congénères Homonculus, ne craignait pas les armes à feu. Alors Roy réfléchit sur les raisons qu'impliquait ce geste. Puis il comprit au moment même ou Envy lâcha une explication :
-On va jouer à un jeu. Le règlement est simple...
Il s'assit sur le rebord du toit et laissa pendre ses jambes qu'il agita frénétiquement en cadence. Riza était toujours assoupi, mais semblait agité dans son sommeil léthargique. Comme pour appuyer ses arguments il happa la nuque de l'endormi et continua :
-Si tu tues le gosse, j'arrête la rébellion en me faisant passer pour Lawrence...
Aussitôt il prit l'apparence du défunt Général de Brigade.
-...Mais j'abats ta blonde. Si tu tues Havoc je te la rends, mais me fais passer pour Lawrence affin de mener la révolte et des millions d'innocents périront. Si tu ne fais rien...
Il se mit à ricaner et finit sa phrase d'un ton goguenard.
-...Si tu ne fais rien je vous bute tous !
Riza qui se remettait de son sommeil comateux avait pu saisir la dernière tirade de l'Homonculus, bien qu'elle ne fut pas immédiatement le rapport avec la réalité elle ouvrit doucement les paupières en tentant de retrouver sa lucidité.
Les trois concernés étaient littéralement atterrés de ce qu'ils venaient d'entendre. Tout d'abord, la conscience de Mustang s'effondra, ce choix n'était pas envisageable. Il refusait catégoriquement de perdre quiconque lui était chère et encore moins être tenu responsable d'une tuerie préméditée. Depuis qu'il avait était attaquer avec Riza à Sitma, il avait failli la perdre à plusieurs reprises, et à chaque fois le hasard l'avait épargné. La vie de la femme qu'il aimait ne tenait qu'au hasard. Elle lui avait servi de confidente dès son plus jeune âge, d'abord chez son maître, puis de premier amour et même s'il n'était que dilection cet amour s'était perpétué et renforcé avec le temps. Sa candeur naturelle l'avait poussé à croire en ses rêves utopistes et pas vraiment fondés. Elle avait était là dans tous les moments les plus austères et tragique de sa vie. Elle avait prétendu vouloir le suivre jusqu'en enfer et elle l'avait fait à maintes reprises, notamment avec Ishbal où elle avait tout perdu de ses illusions enfantines, pour se retrouver face à la véracité sordide de la réalité. Et lui, derrière ses airs audacieux il l'avait fait passer pour quelqu'un sans plus de valeur qu'un bon élément de l'armée. Qu'un lieutenant fidèle et de confiance. Elle lui avait donné son cœur et sa vie mais il n'avait pas su s'ouvrir à elle plus que cela. Et aujourd'hui il avait toutes les chances de la perdre sans lui avoir avoué tout ce qu'il occultait et entassait en lui depuis dès année. La perdre...ne jamais pouvoir réentendre sa voix, plonger son regard dans le sien, la toucher « accidentellement » et la savoir près de lui. C'était tout aussi affreux que de perdre un membre de sa famille. Non c'était encore plus douloureux. Il était enlisé dans un conflit intérieur des plus complexes. Il n'avait pas ne solution, pas d'issu et il savait qu'avec trois heures de réflexion il n'aurait pas plus de solutions. Et pour l'instant il ne faisait que serrer les dents en tuant Envy du regard. Tellement insignifiant. Il était tout à fait impuissant. Jamais de la vie il ne tuerait Havoc, c'était insensé. Depuis le début ils avaient était menés dans un insidieux jeu dirigé à la guise d'Envy. Il arrivait inexorablement au point final de ce défi absurde. Lawrence n'était qu'un pion inhérent à cette machination, le danger était tout autre et bien plus délétère que prévu. Mustang était tiraillé entre le soldat impartial et judicieux qui lui interdisait fermement de sacrifier des milliers d'innocents sur un quiproquo et l'homme de coeur qui lui hurlait de ne pas abandonner Riza. Havoc et le gosse...eux non plus il ne pourrait pas leur faire de mal. Il avait une dette importante envers les deux. Ce choix était inhumain, ça allait bien au-delà de son état de conscience. Il aurait préféré mille fois se donner la mort.
Havoc alluma la dernière cigarette de son paquet et se rembrunit considérablement. Au moment même où Envy avait imposé ses règles il avait compris ce que cela impliquait pour Mustang. Le colonel...Son ascension militaire lui était en partie due. Sans Roy, Havoc ne serait jamais arrivé aussi loin. Mustang l'avait toujours sollicité et malgré ses discours virulents, il le portait vraiment dans son cœur. Ses subordonnés était la famille qu'il n'avait pas eût disait-il.
Aussi Havoc était prêt à tout pour venir en aide à son supérieur. Il retira sa cigarette de ces lèvres et se baissa la tête, résolu à assumer ce qu'il s'apprêtait à dire.
-Dans ce cas, il vaut mieux que vous me tuiez Colonel.
Mustang tiqua et sortit immédiatement de sa torpeur. Il se retourna vers son subordonné, priant pour ne pas avoir compris ce qu'il venait d'entendre. Et pourtant, Havoc lui pria une fois de plus de lui prendre sa vie.
Les deux militaires se fixèrent en tentant de s'immiscer dans l'esprit de l'autre. L'heure n'était pas aux doléances, un choix s'imposait. Envy n'aurait pas plus de patience que les autres fois. Mustang étudia cette scabreuse proposition et dut se résoudre à avouer qu'il n'avait en effet pas d'autre solution et qu'Havoc le sauvait lui, le mioche et Riza. Pour la rébellion, ils pourraient toujours se débrouiller après. Sauf qu'un deuxième élément vint troubler son semblant de décision.
-Monsieur le monstre ? Si j'en crois vos règles débiles, si moi et le blond on meurt, vous épargnez cette femme et arrêterez la rébellion ?
Envy dévisagea le gosse qui lui faisait des propositions indécentes pour son âge.
-Oui...oui c'est ça.
L'enfant s'avança au côté de Roy.
-Dans ce cas monsieur Mustang tuez moi aussi.
Roy passa son regard de l'enfant à Havoc. Tous deux étaient prêts à donner leur vie pour lui. Lui qui avait fait tellement d'horreur et qui en avait tiré un profit salutaire pour ses projets personnels, lui qui passait pour un fumiste dédaigneux auprès de ses collègues, lui qui n'était pas capable de protéger ses proches. Lui qui n'était qu'une merde face à ce dilemme. Il ne pouvait expliquer l'abnégation totale de ces deux êtres. Quoiqu'il en fût, il était inenvisageable, même avec leur accord, d'attenter à la vie d'un enfant ou d'un subordonné.
-Eh ! On ne va pas y passer la journée hein ? Si vous n'vous grouillez pas j'vais faire le boulot moi-même, déclara l'Homonculus d'un ton empreint d'animosité.
La tension était poussée à son paroxysme.
Tans pis.
Il n'avait pas le choix.
Alors il s'empara de du révolver d'une main tremblante, il la constata un instant essayant de perdre le plus de temps possible. Son cœur battait à tout rompre, il avait la nausée rien que de penser à l'infamie qu'il allait commettre. Après cela, il ne pourrait plus jamais se regarder dans une glace. Il usa de toute sa volonté pour pointer l'arme sur son sous-lieutenant et ami. Mais il ne tira pas. Il ne faisait que tendre un bras armé, agité de tremblements incoercibles.
Havoc fixa son supérieur d'un air emphatique et lui adressa un faible sourire morne pour l'encourager tacitement à tirer.
Mustang ne fit rien.
Havoc tira sa dernière bouffée de cigarette, la jeta à terre et l'écrase avec son talon.
-C'est bon Colonel. Faites-le.
Roy ferma les yeux et voulut appuyer sur la gâchette mais ses mains ne répondaient pas.
Maintenant...
Riza retrouva ses esprits dès qu'elle aperçut la scène avec certitude. Elle tenta de se dégager de l'étreinte d'Envy qui lui enserrait le cou, mais il ne céda pas.
-COLONEL NON !
Maintenant.
Il renforça la pression de son doigt sur la gâchette, prêt à faire feu. Il s'empêchait à tout prix de penser, même les appels désespérés de Riza ne lui parvenaient pas.
Maintenant !
Un bruit assourdissant restitua un silence pesant. Le coup de feu était parti. Pour la énième fois de la journée, ce calme oppressant, ce doute transcendant, cette peur immuable qui resurgit. Lorsque le temps s'arrête et que personne ne sait qui est encore en vie, qui ne l'est plus. Mais inexorablement, le retour à la réalité reviendra...
Mustang s'affaissa au sol. Il avait toujours l'arme maudite en main et se refusait de la lâcher, comme pour porter le fardeau de son acte. Il était à la fois profondément affligé et grandement soulagé. En effet, au moment fatidique il savait que sa morale l'avait poussé à dévier le viseur du revolver. Il savait qu'il n'avait pas abattu Havoc d'un coup irréversiblement fatal. Il savait qu'il l'avait sauvé, mais les avait tous condamné. De toute façon, ce jeu imposé était un piège. Jamais il n'aurait pu tuer le gosse ou Havoc.
Malgré la violence qu'engendrait un coup pareil, Havoc s'efforçait de rester debout. Il savait que s'il s'était rué au sol en hurlant de douleur il n'aurait qu'accentué la culpabilité que devait déjà porter son supérieur. Aussi il prit sur lui et resta les deux pieds ancrés à terre. Même s'il souffrait dans l'intégralité de son corps il imaginait assez bien , à en croire le coulis de sang, où il avait été touché.
La balle avait transpercé son bras droit. Il réalisa assez bien ce qu'avait dû endurer Hawkeye avec en plus de cela, un poison qui lui rongeait les os. Il esquissa un sourire nerveux. Mais l'heure n'était pas à la plaisanterie, Mustang venait de rendre son sacrifice inutile. Bien évidemment, Havoc était incapable de lui en vouloir. Mais une pointe d'amertume lui serra le cœur.
Envy était courroucé mais pas le moins du monde surpris. Les humains ne changeraient jamais, c'est un fait. Il lâcha un long soupir de lassitude.
-Bah avec ça ! Je vais te rendre qu'une jambe de ton lieutenant ! C'est...Comment vous appelez ça déjà...
Envy fit mine de réfléchir puis claqua des doigts en mimant avoir deviné.
-L'échange équivalent !
L'Homonculus happa l'uniforme de Riza et la traina entre lui et un vide patibulaire.
-Dit Mustang, tu crois qu'elle survivra à une chute de 10 mètres avec ses blessures ?
Le monstre lâcha un rire sardonique et guetta une réaction des intéressés.
Pendant ce temps à Centrale,
-Sergent ! Sergent Fuery c'est horrible !
-Breda ?
-C'est le Colonel et l'équipe ils...ils..
-Mon Généralissime il faut leur envoyer du renfort !
-Vous savez bien que c'est impossible, une attaque se prépare et toutes nos troupes sont prises. Il ne reste plus que le bas commandement et de toute évidence personne ne sera assez qualifié pour une mission où le Colonel Mustang et son équipe ont échoué.
Le Général Gumman se démenait depuis un quart d'heure pour convaincre Bradley de venir en aide au Colonel. Depuis qu'il avait appris la veille qu'ils étaient portés disparus et qu'il y avait de grandes chances pour qu'ils aient été éliminés tous les trois, il avec catégoriquement nié cette déclaration. Il connaissait bien Mustang, et il savait qu'il n'y avait pas mission plus anodine pour lui que de charmer les foules. Il n'aurait certainement pas failli pour arrêter une futile rébellion. Et pourtant, maintenant les troupes ennemies avaient pris de l'ampleur et la menace était réelle. Ce qui signifiait inéluctablement que Mustang avait échoué. Mais ça cachait forcément quelque chose, de même que cette rébellion n'avait aucun sens. Et l'ambiguïté des propos de Bradley ne faisait qu'accroitre ses doutes.
-Le Colonel Mustang est un élément indispensable ! Il nous sera d'une importance capitale pour ce conflit. S'il y a quelqu'un qui peu le faire c'est bien lui, pour ce genre de chose il a au moins autant d'influence que vous.
-Sauf mort.
Grumman se mit à rire et même s'il se forçait la plupart du temps, cela avait le dont d'apaiser des situations dont oppression était palpable.
-Ne l'enterrait pas si vite ! Il se pourrait bien qu'il vous surprenne à nouveau !
Au même moment à Brigs,
-Vous avez entendu Madame ? Il paraît que l'alchimiste de flamme aurait péri lors de sa dernière mission.
Olivia Mira Armstrong lui répondit d'un air et d'un ton tout à fait détaché :
-Oh c'est fâcheux. Donc il y a un poste vacant à Centrale. Intéressant, il faut que je contacte le QG. Tu me suis Miles ?
-Bien sûr, Madame.
-Vous vous rendez compte que c'est de sa faute toute cette histoire de rébellion. J'ai toujours su qu'il était un incapable...
À Resembool,
-Winry ! Winry ! Wiiiinry !
-Quoi !
-Ton téléphone ne marche pas ! Ça fait une heure que j'essaye de joindre Mustang !
-Imbécile ! C'est pas parce qu'il ne répond pas que tu dois remettre le téléphone en cause !
Elle gratifia Ed' d'un coup « affectif » sur la tête pour appuyer son argument.
-Cet idiot devait être rentré de mission depuis deux jours ! Et même le lieutenant Hawkeye est injoignable !
-Ils font peut-être une escapade en amoureux ?
Edward fixa son amie d'un air plus qu'incrédule.
-Non Winry...ça marche pas comme ça à l'armée...
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Laisse tomber ! Et puis qu'est-ce qui te dit qu'ils s'aiment ! Tu te fais des idées, si tu voyais comment Hawkeye le maltraite. HaHaHa ! Il n'a aucune chance l'allumette !
Alphonse s'immisça dans cette piteuse conversation pour y placer une phrase toute faite :
-Qui aime bien châtie bien !
Bien sûr ni Ed' ni Winry ne firent guère attention à cette remarque et ils continuaient à se taper dessus sans grief valable.
-C'est ce que je dis...Souffla l'armure.
-Envy ne fait pas ça ! Mais bordel qu'est-ce tu cherches à prouver ! Qu'est-ce que tu nous veux ! Qu'est-ce que tu me veux !
-Tu demanderas à ta blonde ! Ahhh...suis-je bête, c'est vrai elle va crever.
Au loin, des hurlements enragés se firent entendre, les troupes trouvaient le temps long et l'absence de Lawrence commençait à perturber les futurs combattants.
-Tien, la rébellion s'agite ! C'est drôle hein ! T'as pas de po' mon p'tit Mustang ! Mais alors vraiment pas !
Mustang ignora l'Homonculus et essaya au mieux de gagner du temps, faute d'avoir une autre solution.
-D'abord, tu obliges ma subordonnée à ne plus me parler sous peine d'un chantage dont j'ignore le principe, puis tu utilises Lawrence qui n'était qu'un pion pour nous mener jusqu'à cette situation. Tu es un Homonculus et je sais que ton but n'est pas politique, je n'ai rien fait pour attenter ta vie ou celle de tes congénères et tu n'as aucun grief contre moi ! Alors pourquoi tu fais ça ! Ça n'a pas de sens !
Riza essayait de se dégager de cette situation périlleuse, mais sa santé affaiblie ne lui permettait pas de faire le poids. Elle décida d'attendre encore un peu, et s'il le fallait, elle se jetterait elle-même dans le vide pour les épargner ou leur faire gagner du temps. Envy était trop concentré dans sa confrontation avec Mustang pour remarquer qu'elle essayait de se débattre risiblement.
-Après tous, je peux te raconter...tu vas mourir donc...
Sentant qu'il allait devoir tenir un discours prolixe, il lâcha Riza qui s'affaissa au sol et il s'assit en tailleur en tenant son poing.
-Je suis envoyé pour tester les humains. Et manque de chance, vous êtes tous les deux mes proies. Et j'ai foutrement bien choisis hein ! Enfin bref, le but du jeu était de vous pousser dans vos derniers retranchements dans le but de vous juger. Vous, ainsi que votre espèce tout entière. En fonction du résultat, celui qui m'envoie décidera de si oui ou non les humains méritent de vivre. Ainsi j'ai exploité vos pires faiblesses contre vous et je suis en premier allez voir la demoiselle pour lui « proposer » un défi. Si elle vous adressait un seul mot, rien qu'un seul, alors un innocent dans le monde serait tué. Tu vois un peu l'horreur pour des humains vertueux comme vous ! Moi je ne me serais pas gêné ! Mais bon, tout le monde n'a pas la chance d'être moi. Sauf que la blonde elle a résisté mieux que prévu. Et puis va savoir pourquoi vous n'aviez pas l'air très mortifié...Je me suis dit que vous deviez avoir un truc, un accord tacite ou je ne sais quoi. Après tout vous êtes des militaires. Sauf que ça ne suffisait pas...alors après votre première faiblesse qui est vos sentiments respectifs, j'en ai exploité une deuxième. La guerre. Ah ! Ishbal ! Ça vous a contrit, ça vous à marquer à vie ! Alors je vous ai offert une nouvelle guerre dans laquelle Lawrence m'a été d'une grande aide.
Il marqua un temps de pause.
-Sauf que voilà, ce crétin à pris son rôle trop à cœur et c'est ériger en révolutionnaire avertit prêt à s'emparer du pays. Il l'aurait sans doute fait...Mais mon but n'est pas de foutre la merde dans le monde...
« C'est un peu ce que tu as fait » songea Mustang.
-Mais bon, ça fait longtemps que je fais languir ce pari et de toute façon Hawkeye a perdu. Elle a prononcé inlassablement ton prénom à chaque danger. Sauf que je n'ai pas vraiment envie de courir à droite, à gauche pour tuer un inconnu. Alors changement de plan...
Envy traina Riza dans les escaliers qui longeaient le mur et se retrouva face au deux militaires et à l'enfant. Il balança sauvagement Riza qui s'écrasa aux pieds de son supérieur. Celui-ci s'accroupit immédiatement pour l'aider à se relever. Le fait d'avoir un contact physique avec elle lui mit du baume au cœur. Elle était en vie, entre ces mains. Et même si la situation ne pouvait qu'empirer, il profita de l'instant. Il se trouva lamentable d'avoir attendu qu'elle se trouve en si mauvaise posture pour éprouver pleinement ses sentiments. Il aurait voulu l'embrasser à nouveau, et plus sincèrement que la dernière fois, mais le moment n'était vraiment pas propice.
-Je vais tous vous buter.
Un frisson parcourut les trois militaires.
Maake observait avec émerveillement toute cette situation. Il analysait les réactions de chacun et découvrait la nature humaine, qu'il avait fini par oublier. Il s'attendrit devant les liens insécables qui unissaient ces trois personnes, devant l'amour, l'amitié, et la haine qui passaient d'un esprit à l'autre et nourrissait les émotions de chacun. Néanmoins, il n'était qu'un enfant, et il aurait vraiment voulu faire quelque chose pour préserver cet équilibre fragile d'une fin inexorablement tragique. Il n'avait absolument pas peur de mourir, seulement, maintenant qu'il avait était témoins de cela, il avait espéré vivre. Il faut croire que rien n'influence le destin...
Ils étaient à présent tous blessés. Riza était encore rongé par le poison et sa blessure à l'épaule. Mustang portait le fardeau de nombreux coups, et même si la drogue ne menaçait plus sa vie, les dégâts étaient irréversibles et son corps en payait les frais. Quant à Havoc il luttait toujours contre la balle qui venait de recevoir. Tout cela pour en arriver au fait que même les trois réunis ne pourrait jamais lutter contre Envy. Et Maake, même s'il contrôlait l'alchimie avec brio, il n'en restait pas moins un enfant.
Envy s'approchât lentement vers Mustang et lui arracha l'arme de la main. Il restait 4 munitions. Ironie du sort.
Roy enlaça Riza une dernière fois, comme ultime adieu. Puis il desserra son étreinte et déclara à l'attention de toutes les futures victimes :
-Je suis désolé...
Havoc contesta aussitôt.
-Ce n'est pas vous qui disiez que ce monde est imparfait ? Vous n'y êtes pour rien Colonel.
Mustang esquissa un sourire reconnaissant.
Envy pointa l'objectif sur Mustang, puis sur Hawkeye, Havoc et le gosse. Il trépignait d'excitation et ne savait pas lequel de ces pauvres humains il allait abattre en premier. Finalement, il opta pour le Colonel.
-By By, humain...
Il gratifia Roy d'un de ses rires horripilants, mais celui-ci fut interrompu par une voix inattendue.
-Envy ça suffit. Baisse ton arme...Tu as assez joué.
L'Homonculus afficha un air outré et écarquilla les yeux. Il se retourna lentement vers son interlocuteur et...
Et et et...et bah suite au prochain chapitre !
(moi je sais moi je sais !)
Ah ! Vous devinerez JAMAIS ! Ou peut être que si...
