Chap 15 : Big girls don't cry…
Cité d'Atlantis-Terre
Amélia marchait tel un zombie dans le couloir menant à ses quartiers. Elle avait du mal à réaliser ce qu'elle venait de voir.
Ils s'étaient embrassés.
Depuis le début, elle avait eu le sentiment que la présence de Melena sur Atlantis n'augurerait rien de bon pour elle. Même en sachant que Ronon avait des sentiments profonds à son égard, comment pouvait-elle lutter contre le passé qui revenait les frapper de plein fouet ?
Sa poitrine lui faisait mal. Elle avait l'impression de ne plus rien contrôler, que son subconscient fonctionnait en roue libre… Elle n'arrivait pas à faire le point. Tout se bousculait dans sa tête. Et cette douleur, cette sensation de trahison, encore…
Une fois dans sa chambre, elle eut du mal à se repérer, comme si elle était dans une pièce inconnue.
Alors, ses yeux tombèrent sur le dossier rouge posé sur la commode.
L'entrevue mouvementée avec Justin lui revint en mémoire. Comment ce dossier avait-il atterrit là ? La seule réponse qui lui vint fut que son ex-mari était venu le déposer lui-même. Encore une de ses manigances pour lui forcer la main et lui faire comprendre qu'il n'était pas prêt de laisser tomber…
Cette fois, c'en était trop. Elle se laissa tomber sur le lit.
Et toujours cette douleur… Elle s'était pourtant juré de ne plus jamais ressentir ça. Depuis qu'elle avait goûté aux baisers de Ronon, elle y avait cru pourtant. Comment avait-elle pu être aussi naïve…
Soudain, un grésillement se fit entendre au niveau de l'oreillette posée sur sa table de chevet.
Amélia sursauta et se saisit de l'objet. Elle reconnut la voix de McKay.
/« Amy ? vous n'avez pas oublié que j'ai besoin de vous dans la salle de l'E2PZ ?»/
« Oui, désolée, je suis passée à l'infirmerie avec Larrin pour voir le colonel Sheppard, je viens tout de suite. »
La jeune femme demeura quelques secondes sans réaction juste à fixer le sol. Travailler. Aller travailler. Elle se leva, enfila son blouson, refit sa queue de cheval et passa devant la commode où le dossier rouge était posé. Elle hésita quelques instants avant de le ranger dans un des tiroirs et de sortir.
OooooO
Jennifer allait frapper à la porte de la chambre quand des bruits de pas la firent se retourner. Melena arrivait, trempée de la tête aux pieds, accompagnée de son escorte.
« Eh bien ! Vous avez fait un tour dehors on dirait ! » s'exclama la doctoresse.
La Satédienne lui répondit par un sourire.
« En effet, j'avais besoin de prendre l'air… ».
Le soldat se posta devant la porte tandis que les deux femmes entraient. Melena se dirigea vers la salle de bain en enlevant ses vêtements mouillés. Jennifer en profita pour s'asseoir sur le lit. Ses jambes la faisaient souffrir depuis plusieurs jours à présent même si elle évitait de se plaindre ouvertement de ses petits tracas dus à sa grossesse par peur qu'on l'expédie immédiatement en congé maternité.
« Vous vouliez me voir ? » demanda Melena en ressortant de la salle de bain parée d'une tenue sèche.
« Oui. Je suis désolée. Avec tout ce qui est arrivé ces derniers jours j'ai complètement oublié de vous remettre ceci. »
La jeune femme sortit de sa poche le médaillon noir et le donna à la Satédienne. Cette dernière demeura interdite, fixant l'objet au creux de sa main.
« Il était sur vous quand on vous a trouvée. Je ne sais absolument pas pourquoi vous aviez cela autour du cou et vous ? »
« Je ne me rappelle pas… » murmura Melena en détaillant le médaillon sous toutes les coutures. « Il y a quelque chose d'inscrit dessus, on dirait… »
« Oui, en effet. Reconnaissez-vous ces inscriptions ? »
« Je ne suis pas sûre mais j'ai l'impression que c'est du satédien… Par contre, je ne comprends pas ce qui est écrit… »
« J'avais pensé que peut-être cet objet vous aurait aidé à vous rappeler quelque chose et que vous auriez pu nous dire d'où il provient et pourquoi il était en votre possession car… » Jennifer hésita à poursuivre.
Melena baissa la tête en souriant tristement et c'est elle qui acheva la phrase de la doctoresse.
« Car les clones ne sont pas sensés avoir ce genre d'objets personnels sur eux… »
Jennifer se leva et alla poser sa main sur le bras de la jeune femme.
« Je voulais juste vous le rendre. »
« Merci » fit Melena avec un sourire reconnaissant.
/ « Docteur Keller ! »/
« Oui Mary » répondit Jennifer en s'excusant d'un signe de la main auprès de Melena.
/ « Le colonel Sheppard est réveillé ! »/
« J'arrive tout de suite ! » s'exclama la doctoresse.
OooooooO
Walter avait du mal à se repérer dans les couloirs du quatrième niveau. Il savait qu'il se trouvait juste sous l'infirmerie mais il avait l'impression que ces incapables qui lui servaient d'assistants avaient pris un malin plaisir à lui fournir volontairement des indications erronées. Qu'importe! Il trouverait bien la salle de stase tout seul !
OoooooO
Richard Woolsey sortit de son bureau muni de son attaché-case. Il portait un costume neuf et une cravate. Wilson était sur ses talons.
« Ce voyage est inutile ! » maugréait Justin, la mine contrariée.
« Je ne pense pas Mr Wilson ! J'ai beaucoup de choses à dire au Président. »
« Vous êtes pitoyable… » lâcha alors le membre du C.I.S en stoppant sa course poursuite.
« Pensez ce que vous voulez, ça me passe au dessus de la tête ! » rétorqua Woolsey avec un sourire triomphant.
D'un hochement de tête, il salua les techniciens de la porte en passant devant eux et se dirigea seul et déterminé vers le transporteur pour rejoindre le hangar à jumper.
« Le colonel Sheppard s'est réveillé. Il va très bien à présent et il m'a raconté de quoi rassurer les membres du C.I.S et notre président au sujet de l'utilisation du fauteuil de Shambhala. Bien que vous preniez pour quelques heures les commandes de la cité, j'ai laissé des instructions. Elles sont sur mon bureau si vous voulez y jeter un œil. A demain soir Wilson ! » fit Woolsey avant que la porte ne se referme sur lui.
OoooooO
Amélia arriva essoufflée dans la salle de l'E2PZ où Rodney était en train de parler tout seul à voix haute. Enfin, parler n'était pas le mot exact. Maudire le prétendu travail bâclé qui avait était effectué au niveau de la console était un terme plus approprié.
La technicienne se racla la gorge pour signifier sa présence. Le scientifique, jeta un bref regard vers elle avant de se replonger dans ses calculs.
« Ah ! Amy ! Non mais vous n'avez pas idée de ce que ces fichus nouveaux pseudo-réparateurs envoyés par le C.I.S ont fabriqué ! Ils auraient mieux fait de rester à Washington s'occuper d'installer le câble ! La moitié des cristaux a été placée au mauvais endroit ! Même moi je ne m'y retrouve plus ! J'ai vraiment besoin de vous sur ce coup-là… »
« Pas de souci. » répondit Amélia plutôt surprise par le fait que le grand Rodney McKay ait besoin de son aide.
La jeune femme, le visage blafard, s'empressa de s'accroupir sous la console et commença par examiner l'étendue des dégâts. Elle n'avait pas vraiment envie que Rodney McKay s'aperçoive dans quel état elle était réellement.
« Enfin, vous comprenez, j'aurais pu y arriver tout seul bien sûr, mais je dois vraiment examiner de plus près cet E2PZ et trouver ce qui cloche. Alors comme je sais que vous êtes capable… Enfin, je veux dire vous êtes une très bonne technicienne… Sérieuse et tout…Enfin, j'ai confiance en vous quoi… »
Rodney continua son laïus pendant un long moment. L'E2PZ était posé à côté de lui et tout en parlant il ne pouvait s'empêcher de le scruter sous tous les angles. Ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'il s'aperçut qu'il était le seul à converser et que plus aucun son n'émanait de sous la console.
« Parce que si l'E2PZ….Euh… Amy ? »
Pas de réponse.
« Il y a un problème ? Amy ? ».
Il contourna la console pour venir du côté où la technicienne était agenouillée. Il vit qu'elle tentait d'essuyer à la hâte son visage couvert de larmes.
« Vous… Vous allez bien ? »
La jeune femme baissa la tête.
Quelle idiote ! Elle s'en voulait tellement… Elle essayait de toutes ses forces de retenir le flot le liquide salé mais rien n'y faisait. Une faille s'était ouverte. Impossible de stopper ce trop plein d'émotions qui voulait sortir à présent. C'était ridicule. Elle le savait. Pleurer devant McKay …
Elle se leva brusquement et se retrouva face à Rodney un peu désemparé.
« Je…je suis désolée… » balbutia-t-elle. « Désolée… Je vais aller chercher Chuck, il… Désolée…. ».
Elle n'arrivait même plus à parler.
Pleurer. C'était tout ce qu'elle était capable de faire à présent. Sa vision se troubla. Soudain elle sentit ses jambes trembler, puis ses mains.
Le visage de Wilson apparut, puis celui de Melena. Ronon. La digue. Le dossier rouge. Des flashs du passé. Son mariage. Son divorce. La mort de ses parents. De son frère. L'enterrement.
Pourquoi ces images ? Pourquoi maintenant ?
Les larmes coulaient sans discontinuer. Les sanglots commençaient à monter. Tout ce chagrin enfoui depuis si longtemps. Elle s'était toujours interdit de verser une larme. Son père lui avait fait promettre d'être forte. Toujours. Ne jamais pleurer. Pleurer était pour les faibles. Et elle n'était pas faible…
Rodney s'approcha tout hésitant. Il ne savait pas quoi dire.
« Vous…Vous voulez en parler ? »
Amélia ne bougeait plus. Elle n'arrêtait pas de dire qu'elle était désolée. Et à mesure que le liquide chaud coulait sur ses joues, ses muscles se détendirent, la boule dans sa gorge se diluait, la pression sur sa poitrine diminuait. Pleurer faisait du bien… Mais elle ne pouvait pas rester ici. Elle fit deux pas hésitants vers la porte.
Et là, quelque chose de surprenant se produisit. Rodney la retint par le bras. La jeune femme pivota et leva les yeux vers lui.
« C'est Ronon ? » demanda-t-il.
La jeune femme lui répondit par un sourire triste.
« Entre autres… Il est difficile de lutter contre les ombres du passé… » hoqueta la jeune femme. « Surtout quand cette ombre s'appelle Melena… ».
Le scientifique soupira et Amélia put voir sur son visage qu'il compatissait à son chagrin. Elle le vit alors poser son portable et se rapprocher d'elle pour la prendre dans ses bras.
D'abord un peu figée, elle se laissa doucement aller contre le physicien. Leur étreinte était sans ambigüité. Rodney semblait vraiment désolé pour elle. Elle savait qu'il l'appréciait et elle fut immédiatement touchée par cette marque d'affection inattendue. Alors qu'ils étaient enlacés, le physicien posa une main sur son dos et la tapota entre les omoplates. Le geste était maladroit mais à la fois si touchant, si fraternel…
« Si je mesurais trente centimètres de plus et si j'avais vingt bons kilos de muscles supplémentaires, je vous jure qu'en cet instant, il regretterait d'avoir fait pleurer une jolie fille comme vous… » murmura Rodney.
Cela eut au moins l'avantage de faire sourire la jeune femme. La crise cessa. Ils se séparèrent, encore un peu gênés de cette accolade imprévue. Rodney saisit un paquet de mouchoir dans sa poche et le tendit à Amélia.
« Merci. » fit-elle en le prenant. « Je vais me remettre au travail à présent. »
« Et moi je vais aller chercher un truc à grignoter si ça ne vous embête pas…Moi, les émotions fortes, ça me creuse… Même celles des autres…»
OooooooO
Sur le chemin du mess, Rodney aperçut Ronon qui courait vers lui. Un peu remonté, le scientifique prit une grande inspiration quand il vit que le Satédien ralentissait en approchant vers lui.
Lui dire carrément ce qu'il pensait de lui. Oui. Il allait le faire. Il ne savait pas trop ce qui s'était passé entre eux mais ce dont il était certain c'est qu'Amélia était une fille courageuse et adorable qui avait, de plus, sauvé la vie de Jennifer et de son futur bébé.
Alors que Ronon se planta devant lui et que Rodney commençait à lever un doigt qui se voulait menaçant vers l'ex-runner, le scientifique fut soudain décontenancé par le sourire qu'affichait le satédien.
« Sheppard est sorti du coma ! » s'exclama Ronon. « Je vais à l'infirmerie, vous venez ? » fit-il en dépassant McKay et en s'élançant à nouveau dans le couloir.
Bon sang ! John était réveillé ! Rodney fit alors demi-tour. Sa leçon de morale allait devoir attendre un peu.
OooooO
Une heure ! Cela faisait une heure qu'il cherchait cette foutue salle ! Il avait inspecté toutes les pièces de ce couloir et la dernière porte se dressait à présent devant lui. Il actionna l'ouverture et alors qu'il franchissait le seuil, la lumière s'alluma instantanément.
L'endroit était grand et au fond, il aperçut les caissons de stase alignés les uns à côté des autres. Au niveau du panneau de commande au centre de la pièce, une série de symbole défilait sans interruption. Un des emplacements était occupé. Walter s'approcha et leva les yeux vers la silhouette prisonnière dans la carbonite opalescente et translucide. Un Wraith.
Le scientifique alla déposer la petite valise en aluminium sur la console et l'ouvrit. A l'intérieur, une seringue hypodermique et un flacon contenant un liquide aux reflets émeraude…
« A nous deux… » murmura-t-il en souriant.
OooooO
Nouvelle Athos-Galaxie de Pégase.
« Merci de venir avec nous Teyla. Le peuple des Plaines te respecte beaucoup et ta présence sera bénéfique pour les négociations. Je sais que tu n'es pas trop d'humeur aujourd'hui et que la nuit n'a pas été facile pour toi… »
« Ne t'en fais pas Kanaan. Le Conseil a pris la bonne décision. Tu feras un chef fantastique. » fit l'Athosienne en finissant de préparer son paquetage.
Un petit sac de voyage léger avec quelques provisions serait suffisant pour l'aller et retour. Elle embrassa Torren qui gigotait joyeusement dans les bras d'Astryl et sortit de la maison, suivie par Kanaan.
« Je pars dans cinq jours. Autant me rendre utile d'ici là. Ma présence ici n'est plus désirable pour l'instant… » fit la jeune femme.
« Teyla. Ils ne pensent pas tous comme Kirdeen… »
« Ou Temeth…. » ajouta-t-elle en fixant l'homme qui se dirigeait vers eux.
Il était de grande taille et portait ses cheveux noirs et longs attachés en longue tresse qui pendait dans son dos. Temeth était un des hommes qui avaient soutenu la sœur de Kanaan au moment de sa vindicte contre Teyla lors du Conseil.
« Vous êtes prêt ? » lança l'Athosien en défiant à son tour la jeune femme du regard.
« C'est une mission importante que nous avons. » rappela Kanaan. « Ramener de l'aide pour les récoltes est capital. Je compte sur vous pour éviter d'étaler nos difficultés passagères devant les habitants de Selenos. Compris ? »
Temeth acquiesça en serrant le grand bâton de chêne qui lui servait à la fois d'appui et d'arme. Teyla fit de même et ajusta un petit poignard à sa ceinture.
« Dalkon nous attend à la sortie du village. »
« Bien allons au cercle des Anciens » décréta Kanaan.
Les trois Athosiens se mirent en marche.
OooooO
Cité d'Atlantis –Terre
« Ah, vous êtes là ! C'est pas trop tôt ! » s'exclama Sheppard, allongé sur le lit avec à ses côtés la pétillante Larrin.
« Arrêtez de râler John ! » lança-t-elle en remontant sa couverture. « J'avais espéré qu'à votre réveil vous auriez été un peu plus aimable ! »
Le militaire, attrapa le bras de McKay dès qu'il fut à sa portée.
« Pitié ! Faites-là sortir ! Ça fait dix minutes qu'elle est là et déjà j'en peux plus ! »
« Comme je vous comprends ! » répliqua Rodney. « De quoi vous faire regretter d'être sorti du coma ! » fit-il en jetant un regard mesquin vers la Traveller.
La jeune femme contourna le lit et s'approcha du scientifique qui, subrepticement, se glissa derrière Ronon.
« Très drôle McKay…. » lança-t-elle sur un ton vexé en quittant la pièce.
Le scientifique souffla.
« Bon alors, comment ça va Sheppard ? » demanda Ronon à son ami.
« Mieux depuis que Miss Plan Drague est partie ! »
« Elle vous court toujours après ? » demanda le Satédien.
« On va dire ça… » répondit John en essayant de se redresser sur ses oreillers.
« Et y'a pas qu'elle qui a le feu aux fesses on dirait… » marmonna Rodney en jetant un regard de travers en direction de Ronon
« Pardon ? » fit Sheppard qui n'avait pas saisi la moitié de la phrase.
« Non rien… Alors ? Vous avez fait de beaux rêves ? » enchaîna McKay.
« Vous me croiriez si je vous disais que j'ai l'impression d'être entré en contact avec Teyla ? »
« Sheppard, euh, on n'a pas vraiment envie de connaître le contenu de vos rêves érotiques ! »
« Non McKay ! Je ne fantasmais pas ! Et en plus, au final, ce n'était pas Teyla. »
« Eh bien ! De mieux en mieux ! J'espère au moins que ce n'était pas l'autre pot de colle là !» lança le scientifique en désignant la sortie, faisant ainsi allusion à Larrin.
« Non. C'était une femme avec un très beau visage me semble-t-il… »
« Vous l'avez vu ou vous l'avez pas vu ? » s'impatienta Rodney.
« Vous allez le laisser finir ? » gronda alors Ronon.
« Je flottais dans une brume, et j'avais l'impression qu'elle m'appelait. Qu'elle me connaissait. Que nous étions connectés. »
« Combien Jen vous a-t-elle donné de morphine ? » plaisanta Rodney en agitant la perfusion du militaire.
« Vous nous avez sorti d'affaire Sheppard, dans le sanctuaire. » fit alors l'ex-runner.
« Ah oui, au fait, comment avez-vous fait pour arrêter l'autodestruction et ouvrir les issues ? »
« Comme d'habitude Rodney. Comme ici avec le siège. »
« Mais ici vous ne tombez pas inconscient à chaque fois que vous vous asseyez dessus. »
« Non en effet. »
Soudain, le regard du militaire tomba sur le médaillon posé sur la table de chevet à côté de lui.
« Non, mais quand je m'assoie dessus, je n'ai pas ce pendentif dans la main… ».
OoooooO
Nouvelle Athos-Galaxie de Pégase.
Dalkon s'approcha du DHD et avant de composer le code, il jeta un regard en biais vers Temeth. Teyla et Kanaan attendaient devant la porte quand le flot luminescent suivi de la vague entrante déferla vers eux avant de se rétracter spontanément pour laisser place à la surface miroitante du vortex.
« Après toi. » lança Temeth en désignant la porte à l'Athosienne.
Teyla s'engagea dans le passage.
Arrivée de l'autre côté, un sentiment de malaise soudain la saisit. L'air était frais. Droit devant, elle aperçut une forêt et plus au sud, une rivière traçait un serpentin scintillant au milieu d'une plaine verdoyante. Kanaan venait de traverser à son tour et arrivait derrière elle. Puis Temeth et Dalkon.
Son visage se crispa. Deux sensations désagréables s'emparèrent d'elle. La première était que bien qu'elle ne fut pas venue ici depuis un long moment, quelque chose la dérangeait dans le paysage. Ils n'étaient pas sur Selenos.
Et l'autre, était un signal d'alarme qui s'était allumé en elle, tel un murmure qui devint tout à coup un vacarme tonitruant.
« Des Wraiths ! » hurla-telle.
Mais alors qu'elle voulut faire demi-tour pour retourner vers la porte, une douleur violente explosa dans sa tête et le noir absolu se fit devant ses yeux.
OooooO
Kirdeen attendait devant la Porte des étoiles encore ouverte. Soudain, Temeth et Dalkon apparurent, en soutenant le corps inanimé de Kanaan.
La jeune femme s'approcha d'eux non sans avoir jeté un regard circulaire aux alentours. Le village avait été construit assez loin de la Porte comme à leur habitude. Cela évitait d'être directement sur place si jamais ils étaient attaqués par des intrus empruntant le passage et ils avaient donc le temps de se réfugier dans les montagnes.
Après quelques secondes, la surface iridescente du vortex disparut comme par enchantement. Le cercle des Ancêtres redevint inerte.
Devant la mine contrariée de Kirdeen qui s'approchait d'eux, Temeth s'empressa de préciser en désignant son frère :
« Nous l'avons assommé par derrière. Il n'a pas vu que c'était nous. Elle aussi. Kanaan ne pourra pas contredire la version de l'attaque Wraith. Nous allons nous infliger quelques blessures superficielles avant de rentrer au village et prétexter un guet-apens dès notre arrivée sur Selenos. »
« Le Conseil va poser des questions. Tôt ou tard, ils vont vouloir savoir si le peuple des Plaines a été sélectionné, et alors, que dirons-nous ? » demanda Dalkon, assez nerveux.
« Que les Wraiths voulaient uniquement Teyla. » rétorqua Kirdeen, le regard froid. « Ils ne peuvent pas se douter que nous l'avons conduite sur Bakran au lieu de Selenos. Ils ne peuvent pas se douter que nous l'avons jetée dans la gueule du loup… »
