Yo ! Alors tout d'abord je vous remercie pour vos reviews, ça me fait toujours très très très plaisir mais je ne peux pas vous répondre parce que j'ai internet que son mon portable et sa fait vraiment mais alors vraiment trop ch*** d'aller sur un site avec!

Bon la fic touche à sa fin, avec cet avant dernier chapitre (plus long que les précédents ;P ). J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire notamment parce que c'est LE chapitre Royai par excellence (ouais parce qu'avec tous ça on l'oublie...) mais aussi parce que j'adore inventer des personnages ! (lisez, vous comprendrez...)

Pour ceux qui m'engueule, j'ai fini de les torturer ! (ou pas...)

Maintenant bonne lecture ! :D

(Et je vous réserve une pure fin !)


CHAPITRE 9

-Envy ça suffit. Baisse ton arme...Tu as assez joué.

L'Homonculus afficha un air outré et écarquilla les yeux. Il se retourna lentement vers son interlocuteur et...

L'Homonculus afficha un air outré et écarquilla les yeux. Il se retourna lentement vers son interlocuteur et tiqua en reconnaissant Père. Le faite de le voir ici, à ce moment précis ne l'étonnait pas le moins du monde car Envy s'était imaginé que celui-ci voudrait assister à son final. Le problème était qu'il lui avait demandé de tout arrêter. Prit au dépourvu Envy serra les dents et jura avant de lui demander :

-Père vous m'aviez donné carte blanche ! Laissez-moi finir le travail !

-Je t'ai demandé de tester les humains, pas de les massacrer. Ça c'est à moi de le faire.

-Mais elle a perdu ! Gémit-il en désignant Riza du doigt. Elle doit en payer le prix s'était la règle !

Roy resserra son étreinte dès que son lieutenant fut accusé. Un geste insignifiant qui parvint tout de même à la rassurer.

-La règle stipulait que si elle prononçait un mot à son supérieur une personne dans le monde y perdrait la vie. En l'occurrence Lawrence est mort.

Il prit un temps de pause en considérant les militaires et l'enfant et finit sa phrase.

-Le prix est payé.

Roy dévisageait cet étrange protagoniste qui débarquait d'on ne sait où au moment propice pour leur sauver la vie. Mais ce qui l'impressionnait le plus était que l'Homonculus semblait se soumettre à ses ordres et l'appelait même père. Roy songea immédiatement au pire en s'imagina que les Homonculus aurait la faculté de se reproduire et qu'il pourrait donc y en avoir d'innombrables autres dans le monde. Avec une leur puissance colossale et pour le moins surréaliste ils pourraient poser de très sérieux problème aux humains. D'autant plus qu'avec leur apparence tout à fait semblable à la leur ils se fondraient facilement parmi la population et prendraient le contrôle du pays par un coup d'État ou une quelconque organisation sans aucun encombre. Ainsi Roy se perdu en élucubration et cet individu apparu tout d'abord comme un sauveur inespéré devint à ces yeux la pire des menaces. Néanmoins, il aurait était inconscient de le rejeter maintenant d'autant plus que la vie de ses subordonnés dépendait entièrement de lui.

Envy continuait de chercher milles excuse pour terminer son ''petit jeu'', mais père ne voulut rien entendre. Il remit vite son vice de l'envie à sa place et se dirigea vers Mustang.

Quelque chose perturbait le Colonel, il était persuadé d'avoir déjà vu cet homme quelque part. Ces cheveux blonds comme blé et ces yeux ambrés ne lui étaient absolument pas inconnus. Il plissa les yeux comme pour mieux étudier la physionomie de l'individu.

-Si tous les humains étaient comme vous, croyez bien que votre monde aurait quelque chose de touchant. Malgré ce choix impossible à faire pas une seule fois votre situation ne vous a préoccupé, tout ce qui vous taraudait était la santé des autres.

Mustang était trop dissipé par le déroulement improbable des événements et n'écouta pas un traitre mot de la tirade de son interlocuteur. Pourtant même l'intonation de sa voix lui rappelait quelque chose. La mémoire lui revint subitement et il ne résista pas à l'exposer à son interlocuteur.

-Vous êtes...Von Hohenheim, l'alchimiste ?

L'homme parut surpris de cette réponse mais se contenta de sourire.

-Non...

Mustang se rembrunit, incrédule. Il avait déjà rencontré l'alchimiste et la ressemblance était bien trop frappante. Il aurait pu être son frère mais dans ce cas est-ce que leur voix aurait été identique ? De toute façon c'était absurde, un alchimiste comme Hohenheim n'aurait pas un ordre d'Homonculus à ces pieds. Quoique tout ce qu'il avait vécu depuis sa rencontre avec Envy remettait sérieusement la ''norme'' en question. Tout à coup Roy se sentit dépassait par des choses qui le dépassaient et qui chamboulait tout ce dont en quoi il inspirait. Il avait suffi de cette rencontre pour douter de tout. Même sa destinée de Généralissime n'avait plus de sens.

Et comme si Père avait deviné les pensés de Mustang il répliqua sèchement :

-Ne cherchez pas à comprendre, bientôt vous ne saurez plus rien.

Roy ne saisit pas ce que l'homme voulait lui dire mais s'en accommoda. Père se retourna et s'enfonça avec nonchalance dans les décombres de la ville avant de disparaitre pour de bon.

Envy semblait très irrité par cette confrontation et se maudissait de ne pas les avoir tué dès qu'il en avait eu l'occasion. À quelques secondes près, ils y passaient tous. Il trépignait de rage et pointa son index sur Roy.

-Toi ! On se reverra enflure !

Puis il emboita le pas à son Père et s'en alla à son tour.

Les trois militaires restèrent un moment inerte en encaissant tout ce qui leur était arrivé. Il y a à peine quelques minutes, ils étaient aux portes de la mort, résignés à se faire abattre par un monstre même pas humain. Et par on ne sait quel miracle ils étaient finalement tous saints et saufs.

Roy jeta un regard à la femme dans ses bras. Elle s'était assoupie, ou surement évanouie. Il faut dire qu'elle avait perdu beaucoup de sang et son poison s'écoulait toujours librement dans ses veines. Alors le colonel mit son cas de conscience de côté et décida d'emmener Riza se faire soigner de toute urgence.

-Havoc, tu peux marcher ?

-Ouais...je crois.

-Et toi Maake ?

-Bien sûr !

-Parfait.

-Docteur Davis !

-Hum ?

-Vous avez 4 nouveaux patients dont un jeune enfant !

-Bordel ! Il n'peuvent pas faire attention les gens ! Toujours à tomber, se cogner, choper la crève et qui est-ce qui tape dans ces heures sup' ? C'est moi !

-Courage Docteur, c'est pour la bonne cause !

-Ouais bah c'est pas la bonne cause qui me paye !

Dan Devis était un médecin de renom, qui malgré son caractère atone et nonchalant aimait beaucoup son métier. Il avait dans la 30aine d'années, un physique avenant mais assez négligé avec sa barbe de 3 jours et des cernes sous ses yeux émeraude qui confirmaient son acharnement à sauver des vies jusqu'à pas d'heure. En effet, depuis les récents incidents de Danka, Sitma et toutes les hostilités palpables que cela engendrait, les accidents se multipliaient et c'est des patients par dizaine qui lui arrivaient chaque jour. Tous les bons hôpitaux de la région avaient été détruits et la plupart des médecins, étant des citoyens aisés, avaient déserté le pays. Sauf que Dan n'en avait rien à faire de sa sécurité, tant qu'il y aurait du mal à soigner il serait chez lui. Faute d'avoir une famille il avait décrété son hôpital comme étant sa demeure et ses patients comme ses gosses (enfin, tout dépendait des patients...).

Il soupira lourdement et ébouriffa les cheveux avant de prier à l'infirmière d'installer les prochains patients, le temps de fumer une ou deux clopes.

Un quart d'heure plus tard, Dan Devis cherchait la sale que lui avait indiquée son assistante. Il hasarda deux ou trois chambres avant de trouver celle où ses patients étaient placés. Une jeune femme brune était en train de soigner les petites blessures externes de Mustang. En voyant arriver le médecin elle cessa toute activité et le défigura d'un air sévère.

-Ça fait 10 ans que vous bossez ici mais vous ne trouvez toujours pas les salles du premier coups !

-Ah ça va, ça va ! Ma mère a oublié de me donner un sens de l'orientation !

-Elle a oublié pas mal de choses...

Devis ignora cette remarque et observa ses patients en grognant. Havoc en profita pour se peindre.

-Moi ! Moi ! Moi ! Soignez-moi ! Ça fait un mal de chien ! Docteur pitié !

-Bon la femme d'abord ! Décida-t-il avec le sourire retrouvé.

Havoc se pétrifia devant l'indifférence du médecin.

-En plus elle est belle comme tout ! Je n'ai pas le cœur à laisser mes patientes dans cet état.

Mustang se redressa brutalement mais l'assistante le repoussa sauvagement.

-Ne bougez pas ! Je ne m'embête pas à vous panser pour rien !

Mira Terven était la jeune assistante préférée de Devis. Il ne se passait jamais d'elle pour une intervention compliquée avec un patient. Du haut de ses 25 ans elle était tout de même très mature et avait était confronté à la mort très jeune pour être née dans ce pays ou les règlements de compte sont récurrents. Néanmoins elle avait pu s'en sortir grâce à Devis qui l'avait pris sous son aile pour faire d'elle un excellent élément. Et même si elle le respectait énormément pour ça, elle le vannait systématiquement et ne perdait pas une occasion pour le rabaisser. Ils formaient tous deux un drôle de duo mais personne ne s'en plaignait jamais, au contraire cela donnait du charme à l'ambiance morne de l'hôpital.

Le docteur Davis inspectait sa patiente mais ne comprit pas bien pourquoi elle s'était évanouie pour une blessure superficielle. Mustang lui expliqua qu'on lui avait fait ingurgiter une sorte de poison très nocif et qu'elle réagissait plutôt mal depuis.

-Mais quelle idée de lui faire bouffer du poison aussi !

-C'est pas moi ! Vous êtes barge !

-Ouais ouais vous m'en direz tant, bon c'est quoi exactement ce ''poison''.

-Mais je n'en sais rien ! Puise que je vous dis que ce n'est pas moi !

-Roh la flemme ! Mira je vous laisse faire !

Son assistante leva les yeux aux ciels.

-Et ça se dit médecin de renom ! Gémit-elle.

-J'ai juste un trop bon cœur et je préfère m'occuper du gamin.

-Non c'est juste que c'est le seul qui n'a rien, rétorqua-t-elle aussitôt.

Le médecin haussa les épaules.

-On ne sait jamais ! Hasarda-t-il.

En une après-midi Mustang et Havoc furent remis sur pied grâce au ''professionnalisme'' du médecin et l'aide de son assistante. Havoc n'avait pas arrêté de faire des allusions comme quoi ces deux-là lui rappelaient quelqu'un d'autre. Bien sûr il songeait à ses deux supérieurs, mais Roy fit mine de ne pas comprendre. Riza avait demandé plus d'effort à Devis car son état s'était vraiment dégrader mais au final tout s'était bien passé et même si elle était toujours dans les vapes elle s'en remettrait sans séquelle d'ici peu. L'histoire aurait pu se clore ici, sauf que Mustang était encore angoissé. Même s'ils avaient réussi à sauver leur peau, la rébellion ne faisait que de s'attiser et il se sentait mal à perdre son temps sur un lit d'hôpital en compagnie de deux gus qui se gueuler dessus à longueur de journée.

Il esquissa un mouvement pour sortir de son lit mais Mira l'arrêta d'emblée.

-Wooooh ! Il fait quoi lui ! Vous n'bougez pas d'ici et vous pioncez comme tout le monde OK ?

-Nan ! Je me tire d'ici j'ai des obligations !

-C'est ça ! Et vous allez faire quoi dans votre état ? Arrêter une rébellion ? Laissez-moi rire.

Roy blêmit à fut d'oeil et prit au dépourvu il se replaça dans son lit. Faute d'occupation il étudia avec attention les machines bruyantes comme des tracteurs qui ornaient son lit.

-Et comment va la jeune femme ?

-La blonde ? Elle va bien, elle vient de se réveiller.

-Je pourrais la voir ?

-Elle ne va pas s'envoler !

Roy opta pour la méthode forte et lui sortit son indémodable numéro de charme qui avait fait fondre plus d'une infirmière. Elle écouta sa tirade prolixe, prodiguée d'adulation, mais ne sembla pas s'y intéresser.

-Bon vous la fermez deux secondes j'aimerais m'entendre penser.

-Et vous pensez à quoi ?

-A comment vous dégager d'ici au plus vite.

-En m'accompagnant voir ma subordonnée par exemple ?

-Vous êtes du genre têtu hein ?

-Vous n'avez pas idée !

Mira se résigna finalement à l'emmener auprès de Riza pour ne plus l'entendre geindre et peut être aussi par curiosité de voir qu'il y avait quelque chose entre ces deux là...

-Bon que ce soit bien claire, vous ne mangez rien, vous ne buvez rien et vous évitez les mouvements brusques ou les timbrés qui vous offrent du poison.

-Je me laisse mourir enfaite ?

-Vous avez retrouvé l'humour, je constate que vous êtes guérie Mademoiselle Hawkeye.

La porte de la chambre 213 s'ouvrit brusquement laissant apparaître un homme brun claudicant, appuyé sur l'épaule de la jeune assistante de Devis.

-Oh ! Lieutenant vous allez bien ?

-Colonel ! À quoi vous jouez ! Retournez dans votre chambre ! Vous voulez vous tuer ou quoi !

-Mais j'ai rien du tout moi ! Et vous comment ça va ?

-Retournez-y ou je vous y emmène de force !

-Donc vous allez mieux ?

-Colonel !

Mira et Dan se regardèrent d'un air sceptique et assistèrent un long moment au spectacle de ces deux militaires se chamaillant d'une bien étrange façon pour une raison inconnue...

-C'est pas nous qui ferions ça, constata la jeune brune.

-Jamais de la vie, confirma Devis.

-Père ! Je ne comprends pas pourquoi vous avez fait ça !

L'homme se retourna et toisa Envy avec hostilité.

-Tu comprendras tôt ou tard.

L'Homonculus n'osa pas insister. Il laissa trainer un long silence, gêné par le bruit de leurs pas résonants avec insistance dans ces sous-sols sordides que recouvraient Central. Il décida finalement de relancer la conversation en le questionnant sur ce qui allait advenir de la rébellion. Père avait bien étudié les 3 jeunes militaires qui avaient oeuvré à cette expérience extravagante mise en place par Envy. Il savait de quoi ils étaient capables, et de ce fait, il était persuadé que la rébellion ne serait pas un problème tant qu'on ne venait pas entraver leur chemin. Et même si Envy n'était pas le moins de monde de cet avis, il n'objecta pas.

Hôpital Devis, 23h04,

Aprèsavoir pu brièvement converser avec son lieutenant Roy avait était forcé de retourner dans sa chambre. Il avait eu beau contester, tout le monde l'avait tiré de force jusqu'à son lit. Mais le plus frustrant était que celle qui avait le plus insisté était Riza. Elle avait beau avoir frôlé la mort elle s'inquiétait davantage pour lui qui était tout à fait indemne que pour son propre état de santé. D'un autre côté, il faut dire que c'était toujours ainsi entre eux. Se ronger systématiquement les sangs pour l'autre plutôt que de se soucier de sois même. C'est leur façon de ''s'aimer''. Et dans un job aussi périlleux que le leur, c'était une situation récurrente.

La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, Roy regardait songeur à travers la fenêtre. Il se prit à frissonner en imaginant à quel point il devait faire froid de hors. Vivre dans ce pays était quelque chose, mais les gents étaient tous acclimatés à leur train de vie et aux variations de température. Cela faisait 5 jours qu'il était ici et pourtant Centrale lui manquait comme s'il l'avait quitté depuis des mois. Il lui tardait de retrouver son quotidien au QG, de voir chaque jour ses collègues débordant d'énergie, Havoc geindre sur ses défaites amoureuses ou Riza lui faire des menaces ''affectueuses '' pour qu'il travaille avec plus d'attention. Son esprit divagua alors sur son lieutenant, il repensa à quel point ils s'étaient inconsciemment rapprochés l'un de l'autre. Il l'avait embrassé par jalousie contre Lawrence, il l'avait pris dans ses bras et avait manqué de perdre la raison en la voyant risquer sa vie pour lui. Il avait même failli tuer Havoc pour la garder !

C'est alors qui se rappela vaguement de la promesse qu'il s'était faite. S'il sortait vivant de cette mission alors il irait tout lui avouer sur ses sentiments. C'était bien beau de formuler des promesses mais aujourd'hui il ne se sentait pas de débarquer dans sa chambre et de lui dire qu'il l'aimait et qu'elle était la femme de sa vie. Pourquoi ne pas lui demander de quitter l'armée et de s'installer chez lui non plus ?

Roy passa une main sur son visage en se maudissant d'être un pareil incapable. Ah pour sûr, il savait y faire avec les femmes, mais avec cette femme c'était une autre histoire. S'il y avait bien une personne capable de lui coller le plus gros râteau de sa vie, c'était bien elle ! Et il n'y survivrait pas !

-Colonel vous arrêter de faire claquer vos ongles y'en a qui essaye de dormir !

-Havoc, tu penses qu'elle me croira ?

-Hein !

-Hawkeye...

-Et ?

-Non, laisse tomber.

Havoc remarqua que son supérieur avait l'air quelque peu perturbé depuis une heure, et maintenant qu'il lui parlait d'Hawkeye il semblait avoir deviné. Amusé par le tournant que pourrait prendre cette situation il décida d'encourager Mustang.

-Vous n'avez cas allez la voir et lui dire ce que vous avez à dire ! Déclara-t-il fièrement.

-Impossible, y'a les toubibs qui montent la garde !

-Devis ?

-La femme.

-Ah pas de problème ! Je vais faire diversion !

-Tu me fais peur là...

Havoc héla la jeune femme qui entra dans la pièce en râlant comme toujours. Havoc lui sortit son grand numéro de charme bien moins élégant que celui de Mustang mais plus efficace dans cette situation...

-Vous êtes drôlement bien foutue ! Nan... sans déconner, c'est des vrais ! S'étonna le blond en désignant la poitrine de la jeune infirmière.

Mira prit Havoc par le col et s'empara d'une seringue aiguisée. Elle pointa le bout de l'aiguille entre ses deux yeux en esquissant un sourire sardonique

-Mince on dirait que vous nous faites une rechute monsieur Jean Havoc, on va devoir vous piquer !

Le blond déglutit et pâlit à vu d'oeil.

-Venez avec moi ! Je vais vous emmener voir Devis, vous lui poserait vos questions, je pense qu'il à assez lorgner ma poitrine pour vous répondre.

Mira traina le pauvre blond avec véhémence en dehors de la chambre et celui-ci n'osa pas se débattre devant la poigne de fer de l'infirmière. Mustang se permit une petite prière pour son sous-lieutenant et attendit quelques secondes pour s'assurer que la voie était libre. Il s'échappa de son lit mais se ravisa avant de passer la porte. Il porta un regard attendri devant l'image de Maake endormi. Il se félicita d'avoir sorti le gamin de sa prison et de sa détention volontaire. Puis il songea que finalement, toute cette aventure n'aura pas était vaine.

Riza ne parvenait pas à trouver le sommeil, et pourtant Dieu sait ce qu'elle était fatigué ! En faite elle angoissait au fur et à mesure qu'elle pensait aux derniers événements et à ce qui allait advenir de la révolte de Danka. Et même si elle savait que son Colonel devait en ce moment y travailler, elle ne pouvait s'empêcher de porter une part de culpabilité. Toute cette histoire avait commencé par son défi et en fin de compte elle avait perdu. À cause de son foutu instinct, à cause de ses sentiments. Et même si tout le monde s'en sortait vivant tout cela avait causé beaucoup de dommage. Elle voulait à tout prix pousser Mustang au rang de Généralissime mais au lieu de ça elle lui avait fait perdre un temps précieux en faisant échouer une mission capitale pour sa carrière. Il aurait pu la laisser en arrière et s'affairer de cette mission au plus vite mais à chaque fois il était venu la sauver. Pourtant elle refusait d'admettre qu'il était tout aussi fautif qu'elle et qu'à eux deux ne l'était en fin de compte pas du tout. C'est Envy qui avait tout programmé et ils seraient arrivés inexorablement à ce dilemme. Et si l'étrange homme n'était pas arrivé que se serait-il passé ? Mustang était prêt à tuer Havoc pour la sauver ! Il s'était montré tellement affectueux envers elle ces derniers jours qu'elle ne savait décidément plus quoi en penser. Lassée de ses élucubrations, elle s'empara du roman que lui avait prêté Mira quelques heures auparavant et reprit sa lecture là où elle s'était arrêtée. De toute évidence, elle ne dormirait pas maintenant et ne trouverait aucune solution en étant prostrée dans son lit.

-Docteur Devis ! Je vous apporte un patient rebelle ! Il souffre d'une crise hystérie aiguë ! Il faut l'euthanasier !

-Depuis quand vous abandonnez si facilement vos patients ? Je vous ai connue plus obstinée !

-Pas quand le patient en question fait des remarques douteuses sur ma poitrine !

Le médecin se rembrunit instantanément et releva le nez de sa paperasse.

-Il a fait quoi !

N'attendant aucune réponse il happa Havoc par sa chemise avant même que celui-ci ait pu se justifier et l'entraina dans les couloirs sombres de l'hôpital.

-Tu donnes ton corps à la médecine après ta mort ?

-Nan ! Nan c'est pas ce que vous croyez ! Pitié j'ai rien fait Naaaaan c'était pour rire !Hola ! vous faites quoi ! Je recommencerais plus ! Vous m'emmenez où !

Mira regarda avec satisfaction Dan emmener le blond hors de l'hôpital. À chaque fois qu'un homme l'approchait de trop près il se mettait dans un était pas possible et il se trouvait dans un état d'émotivité rarissime ou il devenait limite violent ce qui allait tout à fait à l'encontre de sa nature. Le plus étonnant encore c'était qu'elle et lui n'avaient aucune autre liaison que dans le professionnel, même si les gens en doutaient sérieusement.

La porte s'ouvrit lentement en un grincement assourdissant malgré tous les efforts de Roy pour se faire le plus discret possible. Riza se détacha de son livre pour porter son regard sur ce qu'elle pensait être un médecin mais qui n'était ni plus ni moins que son supérieur. Elle tressaillit de surprise et il la salua le plus naturellement possible comme si s'introduire dans sa chambre d'hôpital à minuit était quelque chose des plus banales. En voyant son air à demi étonné et courroucé il déglutit difficilement. Il était parti pour tout lui avouer mais il se doutait qu'il ne resterait de cette décision qu'une velléité parmi tant d'autres. Néanmoins, il entama une conversation histoire d'avoir un prétexte pour expliquer son intrusion.

-Lieutenant, je tiens à m'excuser pour tout ce que c'est passé. À cause de moi le pire est arrivé et je me suis laissé emporter dans une situation qui me dépassait en vous mettant en danger. Je ne me serais jamais pardonné qu'il vous soit arrivé quelque chose.

Le cœur de Riza s'emballa incoerciblement.

-Ce n'est pas de votre faute, c'est à moi de vous protéger. J'ai failli à mon devoir, je suis impardonnable.

Mustang prit place sur le tabouret prêt du lit de la malade. Il lui adressa un sourire radieux malgré une pointe de mélancolie que n'échappa pas à Riza.

-L'erreur est humaine mais j'ai bien peur que dans votre cas je ne vous aie vu échouer nulle part, si ce n'est que vous avez fait plus que ce qui vous était demandé.

Elle remarqua qu'il fixait sa blessure à l'épaule et il baissa les yeux au sol comme désolé de son sort.

-Ne faites pas cette tête ! Ce n'est pas comme si j'aillais mourir ! J'ai connu pire ! Et puis vous aussi vous avez était malmené ! S'exclama-t-elle joyeusement pour essayer de déculpabiliser son supérieur.

Ils échangèrent un long regard bourré de tout ce qu'ils ne pouvaient pas se dire. Puis finalement Roy lui prit la main.

-Je ne suis décidément pas doué ! J'ai failli vous perdre à plusieurs reprise, vous avez était blessé par ma faute et pourtant c'est vous qui essayé de me remonter le moral .

Sa main dans la sienne déstabilisa Riza, son cœur s'emballa à tout rompre et elle se sentait clairement rougir. Elle dut se faire violence pour retrouver son stoïcisme.

-Je n'essaye rien du tout, je ne fais qu'exposer les faits.

Roy se renfrogna. Il soupira puis la regarda avec une tendresse rare et sur un ton tout aussi doux il lui répondit :

-Et si vous étiez vraiment vous pour une fois.

Elle tressaillit et afficha un regard ébahi. Elle voulut faire mine de ne pas comprendre mais devant l'air grave de Mustang elle n'insista pas. Elle baissa les yeux, perdus dans ses pensées en fuyant le regard de son supérieur. Comme elle ne répondait pas il lui serra la main et elle sembla réagir à ce contact.

-Vous ne pouvez rien me cacher Riza... Nous nous connaissons depuis longtemps non ?

-Oui...

Elle sentait une boule lui bloquer la gorge et elle étouffa un sanglot. Toute la pression et les émotions de ces derniers mois, de ces 4 jours retombaient d'un coup. Pourtant elle serra les dents et réprima ces larmes.

Mustang ne résista pas, et même si l'heure n'était pas aux tirades de sentiments, il mit un genou sur son lit et la prit dans ses bras.

Toutes ses barrières cédèrent et elle enfouit son visage dans son cou en laissant libre cours à ses émotions et en l'occurrence à ses larmes.

Il l'entoura de ces bras pour l'avoir contre lui et caressa doucement ces cheveux blonds comme blé. Et même s'il se doutait qu'elle s'était permis cela plus par tristesse et besoin de réconfort que par sentiment vis-à-vis de lui, il s'en accommoda et profita de cette rare étreinte.

Elle extériorisa toutes ses peurs, angoisses et afflictions dans l'accolade de Roy sans vraiment penser aux conséquences de cet acte. La seule chose qui importait était de le sentir contre elle, d'humer son parfum, de se laisser envahir par la chaleur de son corps et d'entendre son cœur battre dans sa poitrine ou chaque pulsation lui prouvait qu'il vivait encore. Son être tout entier valait tous les discours de consolation du monde, et ses sanglots disparurent peu à peu.

Il voulait lui dire, il devait lui dire. Mais il avait tellement peur de profiter de sa faiblesse qu'il préféra se taire. Il savoura l'instant présent et plongea son visage dans ses cheveux. Il se souvint de la fois ou il lui avait volé un baiser et du se faire violence pour résister à l'envie meurtrière de gouter à nouveau à ces lèvres. Puis, il remarqua qu'elle avait cessé de pleurer. Son cœur s'emballa, il craignait de ce qui allait advenir. Allait-elle le rejeter ? S'excuser encore une fois en se plaignant que ce n'était qu'une erreur ? Qu'elle s'était juste laissé emporter ? Il refusait de l'admettre alors il resserra encore plus fort son étreinte en l'embrassant dans le cou.

Elle frissonna à ce contact et sentit des fourmillements dans le bas de son ventre. Elle se rendit compte de la situation dans laquelle elle se trouvait mais se refusait à quitter les bras de Roy.

Sentant qu'elle ne fuyait pas, il desserra son étreinte pour la regarder dans les yeux et essayer de déceler ses sentiments.

Elle soupira de frustration en quittant ses bras. Elle se sentait mise à nue et incroyablement faible face à l'insistance de son regard. Elle ne put s'empêcher d'avoir honte en songeant qu'il était tout de même son supérieur. Mais il ne semblait pas voir les choses de cette façon. Elle détourna le regard et il lui caressa le visage avec une tendresse rare. Elle était tellement subjuguée par cette intention qu'elle en oublia de rougir.

Jugeant le moment propice il plaça sa main à la naissance de son cou et s'empara lentement de ses lèvres pour échanger un baiser très doux, qui se fit plus insistant au fur et à mesure de leur étreinte. Leurs souffles se mêlèrent et leurs caresses se firent plus nombreuses et appliquées.

Elle s'allongea sur le lit et il l' enjamba complètement pour se retrouver sur elle. Si quelqu'un était entré à ce moment on aurait pu juger cette position comme étant très compromettante. Mais ils étaient à présent dans leur monde, un monde où il n'y avait qu'eux deux...et ce lit.

Il aurait pu lui faire l'amour tout de suite sans aucune pudeur sauf que sa raison le lui interdisait formellement. Déjà, il avait obtenu cent fois plus que ce qu'il aurait imaginé et il était hors de question de la brusquer. Riza n'était pas une fille de joie mais la femme de sa vie, alors interdit de commettre la moindre faute. Sauf qu'il ne semblait pas tout à fait d'accord en dessous de la ceinture et se résolut à arrêter leur cajolerie avant de ne plus pouvoir résister. De plus, ils étaient dans un hôpital, avec des médecins qui grouillent partout hors de cette chambre et son absence serait vite remarquée. Il ne pouvait pas prendre le risque de se faire surprendre avec elle, et qu'une quelconque liaison entre eux soit ébruitée. Leur carrière à tous les deux en prendrait un sacré coup. Mais ce qui le força définitivement à lâcher les lèvres de son lieutenant était le faite qu'elle était encore convalescente et donc pas apte pour de tels ébats, bien qu'il ne doutait pas qu'elle saurait le combler parfaitement car déjà son corps se refuser à se séparer d'elle.

Riza ne comprit pas pourquoi il se détachait d'elle en arborant un air si grave. Tout de suite elle se mit en faute et recula vivement dans son lit en s'excusant pour son attitude déplacée.

Roy ne l'écouta pas une seconde et se perdit dans la contemplation de ces yeux avant de répondre :

-Je vous aime.

Riza oublia de respirer au moment où elle interpréta cette révélation. Même son cœur semblait se perdre dans sa tâche. Elle entrouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle était persuadée qu'il était sincère. Rien dans son attitude ne trahissait une pointe d'amusement. Il était aussi sérieux que lorsqu'il lui exposait ses rêves et ses projets d'avenir. Elle aurait voulu lui sauter dans les bras et lui avouer combien elle l'aimait mais elle resta pétrifiée.

Ne préférant même pas interpréter son manque de réaction il quitta son lit et se dirigea vers la sortie sans une dernière parole.

Elle hésita à le retenir mais finalement le laissa partir.

Cette nuit elle ne trouverait définitivement pas le sommeil.

Hôpital Devis, le lendemain,

Étant donné que toutes leurs affaires avaient brulé à Sitma, Devis eut l'extrême obligeance de prêter une chemise de rechange à Roy et une autre pour Havoc, ainsi qu'une paire de gants chirurgicaux où Mustang traça un dessin alchimique au cas où. Ce matin il ne le passerait pas au lit, mais plutôt au milieu d'autres emmerdes pour stopper la rébellion. La chambre de Riza était à quelque mètre de la sienne et de celle d'Havoc aussi il pria à son subordonné de faire le moins de bruit possible. En effet il savait que si elle connaissait ses projets de la journée elle insisterait pour venir avec lui et n'en démordrait pas. C'était bien évidemment hors de question qu'il l'emmène encore risquer sa peau inutilement alors qu'elle avait encore besoin de repos.

-Bon alors Colonel, vous lui avez dit quoi à Hawkeye ?

-Rien...

-Super ! J'ai passé la nuit dehors pour rien. Ça fait plaisir.

-Faut voir aussi comment tu t'y es pris aussi pour faire ''diversion''...Bon chut ! On y va !

Havoc suivit son supérieur vers la porte sauf qu'ils se ravisèrent lorsque Riza apparut dans l'encadrement de la porte, déjà vêtu d'un jean et d'un chemisier, prêt à se joindre à eux pour une nouvelle mission périlleuse.

-Vous alliez quelque part ?

-Ah...L...lieutenant...

En voyant Riza si belle devant lui, avec son sourire mutin il eut grand mal à se concentrer et garder un semblant de professionnalisme. Il tenta tout de même de la convaincre de rester ici.

-C'est hors de question Colonel !

-C'est un ordre !

-Je le conteste !

-Mais je m'en fiche ! Vous devez rester ici !

-Non !

Battu d'avance, il la laissa faire comme elle voulait mais lui fit jurer qu'à la moindre complication elle prendrait ses jambes à son coup au lieu de risquer l'impossible. Elle lui promit non sans cacher sa mauvaise foi. Sauf que maintenant ils étaient contraints d'emmener Maake avec eux et l'enfant semblait plutôt enthousiasme à cette idée.

Alors les trois militaires et Maake quittèrent l'hôpital en remerciant le docteur Devis et son assistante. Mustang leur fit savoir qu'à Centrale on recherchait beaucoup de bons médecins, et qu'ils seraient la bienvenu par conséquent. Devis le remercia pour l'info mais préférait rester ici pour quelque temps encore.

L'étape décisive de leur long périple avait commencer...Et l'enjeu était colossal. Des millions de vies tenaient de leur décision...


Voilà je vais couper là parce que...parce que c'est comme ça !

(Désolé s'il y a des faute de frappe où d'ortho' mais sans ma correctrice je ne vaux rien ! (je la vois déjà me faire du chantage en dessin...oui parce que je dessine...et si j'ai mis du temps à écrire ce chapitre c'était justement parce que j'était occupée sur un dessin Royai !)

Alors si moi je me fais corriger contre des dessins vous je vous ponds la suite contre des reviews ! (c'est l'échange équivalent !)