Hellow ! Voilà le chapitre 11 ! Déjà !? Fiou ! Ca va vite, nom d'un lutin sous alimenté !

Pas énormément d'action pour ce chapitre non plus, mais promis, encore une fois, ça va pas tarder ! ^^ Seulement il faudra attendre la semaine prochaine, puisque je suis en Bretagne pour le Nouvel An !

Sinon, que dire ? Ah siii ! J'ai lu les livres des "Guardians of Childhood"... et est-il utile de préciser que j'ai adoré ? Mais pourquoi faut-il que le tome 4 ne sorte qu'en Septembre prochain T.T C'est pas justeuh! En plus il est sur Sab ! Ouin ! :'O M'enfin bref ! C'est juste trop génial( ca me donne plein d'idées !) et Pitch est aussi, sinon presque plus, méchant que dans le film... Mais les deux Pitch sont parfaits chacun dans leur genre, hein ! ^^" *.*

M'enfin bon, je papote, je papote, mais je vous laisse pas lire ! Alors Bonne Lecture !

PS : Flash Unique, tu devrais faire de la pub pour tes vidéos ! ^^(Moi ? Meuh non, je fais pas de pub du tout !)


La Dalle des Gardiens

Lorsque le traîneau de Nord s'est posé sur la « piste d'atterrissage », je me suis empressée de descendre en m'efforçant vainement de contrôler les tremblements de mes genoux et les protestations de mon estomac. Au cas où certains l'auraient oublié, les hauteurs, ce n'est pas mon truc, surtout depuis l'incident avec Fée et les Cauchemars, au dessus du Palais de la Dent, un peu plus tôt… Ce qui devait sans doute expliquer mon teint pas très frais. En tout cas, je comprenais parfaitement Bunny, maintenant !

Et le regard que j'ai lancé à Jack, sorti de l'engin de mort avec un air tranquille comme lui seul était capable de les faire et une main dans la poche, l'autre éternellement agrippée à son bâton, était plus explicite que tout discours au monde.

- « Bah quoi ? », m'a-t-il demandé en passant à coté de moi, « T'es pas morte ! »

J'ai préféré laisser tomber et me concentrer ne serait-ce que pour arriver à l'ascenseur, mais Nord m'a épargné cette peine.

Marmonnant quelque chose à propos des enfants devenant « trop sensibles pour des amusements de bon goût », il m'a balancé sur son épaule malgré mes protestations, sous l'œil las de Sab qui suivait derrière en laissant une petite trainée dorée derrière lui, ce qui a fait grincer des dents un Yéti, sans doute responsable du ménage.

J'ai espéré très, très fort ne pas teindre le manteau du Père Noël en vert pendant notre montée dans les étages, d'autant que le phénomène d'ascension n'aidait pas à mon état. J'ai poussé un soupir en pensant à Beblue. C'était dans ces moments là qu'elle était la plus efficace : Me faire penser à autre chose. Mais la petite Lilliputienne était restée auprès de sa mère, et je ne pouvais certainement pas lui en vouloir. J'en aurais fait de même avec ma mère si…

J'ai sursauté d'un seul coup, si fort que les trois Gardiens ont fait de même en me regardant d'un air étonné, puis inquiet.

- « Qu'est ce qui se passe ? », a demandé Jack.

- « Mes… Mes parents… Ils ne savent pas où je suis ! », ai-je balbutié.

Ca faisait deux jours, deux jours que j'étais avec les Gardiens… Et ils devaient s'être rendu compte de ma disparition, ainsi que de celle de Laura ! Mais quelle idiote égoïste, je pouvais être ! Toute à mes problèmes, je n'avais même pas pensé à ma famille, ou peut être une fois, lorsque je m'étais réveillée… Avant que toute cette histoire ne dégénère complètement.

Un silence gêné est tombé dans la pièce. J'ai tourné la tête vers les trois esprits, qui avaient l'air un peu (beaucoup !) embarrassés.

- « On va aller régler le problème », a finalement déclaré Nord, « Mais d'abord, il faut s'occuper de quelques détails… »

De quels détails parlaient-ils ? Quoique… J'ai préféré ne pas poser la question, histoire de ne pas me torturer davantage l'esprit. Et je pense que ça valait mieux pour tout le monde.

Je me suis laissée tombée sur l'un des fauteuils restés dans la salle du Globe, une fois arrivés à destination, me rendant à présent compte à quel point mes cascades improvisées au Palais de la Dent m'avaient vidées. J'aurais bien fermé les yeux pour faire un somme, mais mon bon sens m'imposait de n'en rien faire… Je ne me serais sans doute plus levée avant un siècle ou deux !

Nord s'est débarrassé de son manteau et de sa toque de fourrure, puis a reposé ses sabres à leur place en grommelant en russe, sous le regard de Sab qui faisait les cent pas en flottant dans les airs, dispersant de la poudre dorée qui m'a donné envie d'éternuer, tandis que Jack commençait à dessiner des formes sur le sol à base de givre. On attendait Bunny, mais j'étais sure que le Père Noël avait déjà en tête la suite des opérations, puisqu'il a plusieurs fois échangé des regard éloquents avec Jack avant de se tourner vers le Globe. J'ai alors remarqué un détail sur ce dernier.

Les lumières clignotaient différemment. En fait, on aurait même cru qu'elles grésillaient, sans pour autant produire aucun son. Certaines faiblissaient, puis se rallumaient, tandis que d'autres s'éteignaient carrément avant de reprendre vie ou de rester éteintes d'une manière apparemment définitive. Je me suis penchée en avant sans m'en rendre compte, fronçant les sourcils face à ce spectacle pour le moins particulier.

- « C'est l'accident de Fée qui provoque ça. »

Jack s'est laissé tomber sur mon dossier en faisant trembler le fauteuil entier. Le meuble a manqué de se renverser en arrière, en m'entraînant dans sa perte d'équilibre, et j'ai du m'avancer pour retrouver une certaine stabilité avant de lancer à Jack un regard mi irrité, mi interrogateur. Ce dernier a haussé les épaules en souriant à moitié, pas gêné pour deux sous, puis a continué son explication :

- « A cause des évènements au Palais, les fées ont pris du retard, en plus de devoir s'occuper de Fée, qui est blessée… Mais elles se sont apparemment remises au travail, puisque toutes ces loupiotes recommencent à clignoter… »

- « Elles ne peuvent jamais s'arrêter, alors… », ai-je soufflé en fixant le Globe d'un air impressionné.

- « Tu ne peux pas demander aux dents des enfants d'arrêter de tomber le temps qu'elles prennent des vacances, non plus, Elenor ! Pas que ce serait amusant, mais bon… », a répondu Jack en faisant tournoyer son bâton entre ses doigts.

Je me suis levée tant pour occuper mes pensées à autre chose que pour éviter de me prendre son fichu bout de bois dans la figure. Il pouvait m'énerver quand il le voulait, surtout sue je n'étais pas vraiment d'humeur… M'enfin bon, lui tirer la langue ne me servirait à rien !

Je suis passée devant Sab qui commençait à piquer du nez en ronflant tout doucement, flottant à quelques centimètres du sol comme un bienheureux, mais je ne me suis pas approchée de Nord, qui semblait plongé dans ses pensées en fixant son énorme globe.

A la place, je me suis intéressée à la dalle non loin de lui.

Elle était d'un gris clair ni chaud, ni froid, dans les tons doux, et la lettre « G » ouvragée en son centre étincelait d'un éclat argenté. Ca avait beau être du beau travail, je me suis rapidement intéressée aux dessins qui l'entouraient.

Le premier représentait une silhouette aisément reconnaissable, toute rondouillette, les bras tendus en croix avec des fumerolles dorées s'échappant de ses mains.

Le Marchand de Sable.

La gravure était rehaussée de couleurs chaudes, comme le jaune et le doré, propres au sable que Sab utilisait et dont il semblait être constitué.

Celle à sa gauche était au contraire vert émeraude, et la silhouette d'un lapin musclé, ainsi que deux ovales à la verticale, ne faisait aucun doute quant à la personne que la gravure désignait. J'ai fugacement pensé au rose comme couleur pour le Lapin de Pâques, puisqu'il peignait les œufs et tout ça, mais après, ce n'était peut être pas très flatteur quand on fait presque deux mètres, qu'on a des tatouages dans la fourrure et qu'on balance des boomerangs à ceux qui oseraient ne serait-ce que dire qu'il n'est pas un lapin… Ouais, mieux valait le vert, c'était viril et tout le bataclan… Me mordant la lèvre, j'ai préféré m'approcher de la silhouette à droite de celle de Sab.

Ici, on se retrouvait plongé dans les chatoiements violets et rosés, tandis que s'étalait sur la pierre la délicate forme d'une femme au corps de plumes et munie d'ailes, encadrée par deux dents. Le sculpteur responsable de cette dalle avait fait un travail de fou en réalisant, avec peu de traits, une approche des détails qui coupait le souffle. Certes, on ne voyait pas leur visage, mais le tout était dessiné pour qu'on imagine chaque chose à leur place et ce, sans avoir besoin de se creuser l'esprit. L'image apparaissait instantanément dans notre tête. J'ai effleuré tristement le creux que la gravure de Fée avait provoqué dans le sol. Il me semblait que la couleur même de la pierre avait terni, comme si elle était reliée à celle qu'elle représentait…

A coté, les douces couleurs irisées étaient remplacées par le rouge rubis et impétueux, qui capturait l'œil de manière implacable et quasi hypnotique. Pas besoin d'être devin pour reconnaître la forme haute et massive de Nord, qui, sur la gravure, était accompagnée de têtes de rennes. En fermant les paupières, je pouvais voir leurs yeux flamboyants, le lustre de leur robe épaisse, le souffle que leurs naseaux produisaient et les éclats de glace que leurs piétinements nerveux envoyaient voler dans tous les sens. Je pouvais entendre le rire tonitruant de Nord et sa voix de stentor qui criait dans l'air froid de la nuit « Joyeux Noël ! »…

Oui… L'artiste avait bien réussi son coup.

Et enfin, la dernière gravure avait l'air plus récente que les autres. Les couleurs y étaient pâles, passant du bleu roi plutôt doux à la teinte de la glace qui s'étend en étincelant sur la surface d'un étang, au cœur de l'hiver. On y apercevait une silhouette mince, surplombée par une forme fourchue reconnaissable : le bâton de Jack. Le tout était accompagné d'un flocon de neige tout en simplicité, mais magnifique, car il captait l'éclat des lumières présentes dans la pièce pour la restituer presque sous forme d'étincelles qui pétillaient jusqu'au fond des yeux, peut importe l'endroit où je me plaçais autour de la dalle. Je pouvais presque entendre le murmure du vent qui paraissait chevaucher les nuages gonflés de neige en dansant autour du rire espiègle du garçon aux cheveux blancs, sous l'œil impassible d'une lune plus énorme que jamais…

Les Cinq Légendes.

Les Gardiens de l'Enfance.

Leur place dans ce monde était si… si imprécise à mes yeux ! Je comprenais leur travail, après tout, oui… Mais les enfants ne pouvaient-ils pas le faire seuls ? Qu'y avait-il avant eux, et même avant Pitch Black ? J'ai senti la migraine commencer à poindre et je me suis distraitement pincée l'arête du nez en fermant les yeux. Certaines questions resteraient sans doute sans réponses, à moins que ce ne soit leur Homme de la Lune qui les possède… Lui qui était si mystérieusement muet…

J'ai levé la tête vers le ciel et mon regard gris s'est mêlé à la pâleur de la lune. Elle avait la forme délicate d'une faucille et serait bientôt presque invisible avant de croître à nouveau pour englober le ciel éternellement crépusculaire de son regard impassible.

« Qui es tu, toi dont les Gardiens parlent tout le temps ? », me suis demandée intérieurement en me redressant sans la quitter du regard. J'avais sincèrement du mal à croire que la lune puisse leur parler et les guider, mais après, je venais de découvrir que mon monde était soudainement mille fois plus vaste que ce que je pensais.

« J'ai tant besoin de réponses, mais personne, à part toi, ne serait capable de m'en fournir… Alors qui es tu, toi qui saurais tout ? »

Mais aucune réponse, aucun signe, ne s'est manifesté, sans grande surprise. J'ai soupiré en silence en détournant la tête, regardant sans le voir Jack en pleine discussion avec Sab qu'il venait sûrement de réveiller à voir l'air irrité du petit bonhomme. Nord n'avait pas bougé et tripotait des boutons sur l'écran de contrôle pour tenter de mettre fin au clignotement des lumières sur le Globe. J'allais ouvrir la bouche pour poser une question lorsque dans un grondement sourd, Bunny a surgi du sol via l'un de ses terriers, qui s'est refermé derrière lui en laissant plantée dans le sol la traditionnelle fleur rose. Quand il a croisé mon regard, il a eu un sourire qui se voulait rassurant.

- « Ne t'inquiète pas, Petite Mouflette. Fée est bien gardée par ses aides. J'ai sorti trois œufs de pierre baraqués qui feront leur boulot comme il faut en cas de grabuge… »

Nord, qui s'était retourné en l'entendant arriver, s'est soudainement frappé le front d'une large paluche.

- « Oui ! Les Yétis ! PHIIIIIL ! »

Phil a accouru avec un air inquiet sur son visage poilu, en faisant fi de nos grimaces et de nos mains sur nos oreilles (je plaignais Bunny avec la taille des siennes) et a grogné quelque chose en Yéti.

- « Je veux que tu choisisses cinq Yétis », a déclaré Nord en sortant une boule à neige, « Et envoie les au Palais de la Dent, pour protéger Fée. »

Phil a paru ronchonner quelque chose en fronçant les sourcils et en agitant les bras dans tous les sens, mais Nord a secoué la tête.

- « Je sais, mais ce n'est pas parce que Noël est dans un peu plus d'un mois que la protection des autres Gardiens ne compte pas… Et Fée ne peut pas se protéger pour l'instant. Les elfes ne sont pas hors de contrôle, en ce moment, que je sache ? »

Phil a regardé sur le coté en marmonnant quelque chose, et Nord a haussé des sourcils broussailleux avant de les froncer.

- « Je n'ai pas entendu. »

Phil a répété sa phrase incompréhensible, et le Père Noël a soudainement sursauté si fort qu'on aurait dit qu'il avait bondi.

- « COMMENT CA, LES ELFES ONT MIS LE FEU A LA FABRIQUE D'AVIONS ?! MAIS C'ETAIT VOUS QUI ETIEZ CENSES VOUS OCCUPER DE NETTOYER CETTE SECTION ! »

J'ai croisé les regards des autres Gardiens qui, malgré leur air atterré, ne semblaient pas particulièrement surpris par cette nouvelle qui avait l'air tragique dans la bouche de Nord. Je me suis empressée de m'éloigner de l'homme massif et du Yéti qui discutaient plutôt âprement (Enfin, le Yéti essayer surtout de se défendre, bien que je ne comprenne toujours rien !) et j'ai demandé d'une voix timide :

- « Euh… Il faut que j'aille voir mes parents… »

- « Effectivement », confirma distraitement Jack qui suivait l'échange derrière elle avec grand intérêt.

Je sentais que tant que Nord s'expliquait avec Phil, on n'allait pas pouvoir avancer du tout, alors j'ai fait comme les autres.

J'ai attendu, à coté de Bunny qui se grattait l'oreille de sa patte arrière. Lorsqu'il a remarqué ma présence tout près de lui, il a soudainement paru se rappeler de quelque chose.

- « Oh ! Tiens, mouflette, j'allais oublier… Elles ont insisté pour revenir avec moi. »

De la sacoche qu'il portait au coté et que je n'avais pas remarqué auparavant sont alors sorties nulles autres que Quenotte et Beblue. La première s'est jetée sur Jack pour se pelotonner contre son cou en gazouillant à toute vitesse, et Jack s'est empressée de la réconforter. Beblue s'est laissée tomber entre mes mains en levant un regard triste vers moi. L'état de Fée mettait ses petites dans un état de stress et de panique semblable à celui des enfants lorsque leur mère n'est pas bien. Je me suis mordue la lèvre en ramenant Beblue contre ma joue où elle m'a fait un câlin, cherchant un réconfort que j'espérais pouvoir lui offrir. J'étais quand même heureuse qu'elle soit là, avec moi.

Nord a fini par envoyer Phil chercher les Yétis qui partiraient pour le Palais de la Dent et s'est tourné vers nous en se frotter l'espace entre les deux yeux d'un air las et irrité.

- « Bon, il faut que j'aille voir les dégâts de l'atelier… Saperlipopoff ! Ces chapeaux pointus vont me rendre fous ! »

- « Et qu'est ce qu'on fait pour Elenor et sa famille ? Et il faut toujours qu'on aille vérifier sa chambre ! », a lâché Jack.

Sab s'est avancé. Les images au dessus de sa tête stipulaient qu'il acceptait d'aller avec moi pour voir si ma famille allait bien, et je lui ai souri. J'aimais beaucoup le Marchand de Sable, autant pour le fait qu'il m'ait sauvé à plusieurs reprises que parce qu'il était aussi un formidable compagnon, malgré son silence. Il était plus vivant que bien des adultes que j'avais rencontré. Mais il y avait aussi autre chose que je n'arrivais pas à comprendre et qui me faisais tenir aux Gardiens plus que je ne l'aurais fait au bout de deux, trois jours de fréquentation seulement. C'était un sentiment étrange, totalement nouveau… et merveilleusement réconfortant. Une part de moi acceptait totalement cette sensation de pouvoir compter sur eux, tandis qu'une autre doutait encore et encore, terrifiée par les évènements récents.

Beblue, accrochée à présent à mon oreille, a manifesté son désir d'être de la partie en pépiant avec force, de même que Quenotte sur l'épaule de Jack. Ce dernier s'est également avancé en plantant fermement son bâton dans le sol, ce qui a crée des ondulations de givre sur le plancher à qui on en demandait décidément beaucoup ces derniers temps. Tout dans sa posture indiquait son choix.

- « D'accord ! », a approuvé Nord en frappant dans ses mains, « Cherchez des indices… et gardez un œil sur Elenor ! Pitch est peut être encore dans le coin… »

- « Si c'est le cas, on lui fera sa fête ! », a promis Jack.

Je l'ai fixé en silence, me demandant fugacement comment il ferait ça avant de me gifler mentalement. C'était lui qui avait figé les cauchemars m'ayant attaqué la première fois ! Et il avait chassé Pitch du Palais de la Dent alors qu'il allait m'emmener !

Mon engueulade mentale a du se voir, car Beblue m'a fixé avec étonnement quelques secondes avant de reporter son attention sur la discussion, sa petite main au poignet orné de plumes me chatouillant le cartilage de l'oreille.

- « Bunny, je vais avoir besoin de ton aide pour l'atelier», a fait Nord.

Et avant que le Lapin de Pâques n'ait pu faire ou dire quoi que ce soit, Nord l'a attrapé par la peau du cou et l'a entraîné dans les profondeurs de sa fabrique, les cris de Bunny lorsque son derrière heurtait le fond des marches et glissait sur le sol les accompagnant sur le chemin. Je me suis sentie mal pour lui, mais Jack a rigolé sans aucune retenue et Sab a du lui donner un coup de coude tout en retenant lui aussi un sourire. Puis une flèche est apparue au dessus de sa tête, pointant vers le ciel.

- « T'as raison, Sab ! En route ! », s'est écrié Jack d'un ton jovial.

- « Mais… Nord ne nous a pas donné de boule à neige… », ai-je lâché, surprise.

- « Bah ! Pas besoin ! Comment tu crois que tu es arrivée ici, la première fois ? », a répondu le garçon aux cheveux blancs avec un sourire qui en disait long.

- « Quoi… ? »

Mais Jack m'a soudainement attrapé par la taille, a levé son bâton, et un brusque souffle de vent nous a cueilli pour nous emporter vers les hauteurs, nous faisant passer par la large ouverture du toit et renvoyant mon cri de surprise et de peur jusqu'au fond de mes poumons glacés par l'air du Pole Nord. Sab nous suivant sur un nuage doré qui avait l'air tellement plus agréable pour voyager, on a filé droit vers le sud, la demeure du Père Noël disparaissant rapidement derrière nous jusqu'à être engloutie par une rafale de neige plus fournie que les autres…


M'enfin voilà ! Peut être, encore une fois, plus d'action au prochain chapitre... Je vais essayer de caser tout ça ! Et je me permets de vous souhaiter à tous une très, très BONNE ANNEE ! :D Vous êtes tous des fifous, mais c'est comme ça que je vous aime ! N'oubliez pas les Reviews ! ^^