OH YES ! Enfin j'ai pu finir ! Pardon pour mon impardonnable retard ! Je suis impardonnable ! (Pitch : Oui, bon bah ca va, on aura compris ! SBLARF !) La suite ne sera pas pour tout de suite, mais elle viendra ! Juste trop de boulot en ce moment ! B(

Et blablabla et blablabla, je papote, je papote ! ATTENTION ! : Ce chapitre contient des scènes sensibles sucseptibles de heurter les plus jeunes !... Nan, je déc'! Niarf, vous y avez cru, hein ? Bah nan !

Plus sérieusement, il est pour les fans de Pitch, ce chapitre (encore !)... Et faut que j'aille manger !

Bonne lecture !


Entre Sommeil et Réveil

J'ai happé tout l'air qu'il m'ait été possible en rouvrant brusquement les yeux. Choquée par ce changement brutal et soudain, je me suis sentie attirée vers le sol et je me suis retrouvée par terre, à fixer le ciel invisible d'un air abasourdi. Je sentais le sang rugir à mes oreilles tandis que mon coeur battait à grands coups dans ma cage thoracique, comme si je venais de courir un marathon particulièrement éprouvant. Couverte de sueurs froides, j'ai senti quelque chose me brûler les yeux et la peau des tempes, et j'ai mis du temps à me rendre compte que c'était des larmes.

Des larmes que j'avais retenues depuis trop longtemps.

Depuis sept ans, quand on y pensait.

Incapable d'endiguer le flot soudain, j'ai préféré me laisser porter et je me suis roulée en boule en ramenant mes jambes contre ma poitrine, ignorant Beblue qui avait l'air mortellement inquiète de me voir dans cet état. Mais c'était plus fort que moi, bien plus fort.

Alors toute cette histoire… Tout ça… C'était parce que j'avais sauvé Willy ? Parce que… parce que j'avais eu le courage de me mettre devant lui au moment fatidique…

Parce que j'avais eu le courage d'avoir peur à sa place ?

Mes sanglots n'étaient que des échos silencieux entre les arbres tordus et millénaires du lieu, mais ils créent une véritable tempête dans ma poitrine tellement j'avais du mal à ne pas hurler. Ce n'était pas de la colère qui me taraudait, bien que j'en ressente.

C'était de l'incompréhension.

Comment, après tout, j'avais pu être capable d'un tel geste d'amour envers mon petit frère, moi qui étais, et avait toujours été, une trouillarde invétérée ? Et bien que l'Homme de la Lune l'ait clairement expliqué dans mon souvenir, je ne comprenais pas plus le fait qu'il ait pu abandonner une telle lumière pour la fillette déguisée en fée sans en être une que j'étais alors…

Fée avait eu raison sur un point, au moins : mes souvenirs étaient forts, au point qu'en simple spectatrice, mon corps avait réagi en osmose avec celui de mon passé, comme si lui se rappelait parfaitement ce qu'il avait éprouvé, cette nuit là. Les tremblements et le vide terrible que je ressentais dans l'ensemble de mon corps n'étaient peut être qu'un écho de ce dont j'avais souffert via le cauchemar de Pitch, mais si cette « résonance » me laissait dans un tel état, je préférais ne pas me rappeler ce que j'avais pu éprouver sur le vif. Et ces souvenirs me ramenaient pourtant des bribes de sensations à la mémoire, notamment une indescriptible douleur au niveau du cœur, comme si on avait cherché à me consumer de l'intérieur, à me dévorer vivante…

Et puis ce bien être soudain qui me faisait autant frissonner que la souffrance des cauchemars du Gardien de la Peur… Cette clarté, comme celle d'un soleil se levant le matin après une nuit difficile, ou un doux rayon de lune qui se profile lorsque le noir cherche à tout engloutir dans son étreinte étouffante…

La Pureté de l'Homme de la Lune.

Bizarrement, penser à cette lumière m'a détendue, même si je pleurais toujours. Jamais je ne pensais avoir pu toucher quelque chose d'aussi beau. Dans le souvenir que j'en avais à présent, c'était un rayon sans aucune « tache » (vous savez peut être, mais certaines lumières possèdent elles-mêmes en leur sein une portion, aussi infime soit-elle, plus sombre que le reste… J'étais toujours capable de le voir, mais cela ne m'avait jamais perturbé jusque là…), plus blanc que blanc, plus ardent que le feu, plus doux qu'une caresse…

Et plus aimant que l'amour même.

Je ne pourrais jamais décrire avec précision ce qu'on pouvait ressentir face à un tel phénomène, mais juste que, pour la première fois depuis des années, je me suis sentie…

Vraiment vivante.

Alors si je pleurais, c'était peut être parce que j'étais heureuse, et triste, et perdue, et que je comprenais enfin…

Combien de temps ai-je passé à pleurer, recroquevillée sur le sol qui formait un tapis d'herbe sous mon corps, en laissant au passage Beblue se frayer un chemin jusqu'à la cartouche encore ouverte que je serrais contre mon cœur comme si j'avais peur qu'elle ne s'évapore pour la refermer en douceur, je ne le sais pas moi même. Ses plumes me chatouillaient la peau sous le menton, et cela m'apaisait incroyablement tandis que je sentais la minuscule fée se rouler en boule contre mon cou pour espérer peut être me réconforter à sa manière. J'ai pourtant bien cru que je ne pourrais jamais m'arrêter de pleurer. C'était peut être idiot, mais c'était ainsi…

Ce n'est que lorsque quelque chose de rond a buté contre ma tête que j'ai réagi en sursautant. M'étais-je endormie ? Mes yeux me brûlaient à cause des larmes, mais je me sentais mieux, à présent. Le sommeil y était sans doute pour quelque chose. Il faut dire que je n'avais pas énormément dormi, ces derniers temps…

La lumière autour de nous avait baissé, comme l'aurait fait celle du soleil lors du crépuscule, mais il existait encore une clarté diffuse et tamisée. Bizarrement, cela m'a fait penser à « Avatar », que j'avais adoré, et ce souvenir m'a fait fugacement sourire. Je me mettais à penser à des films alors que j'étais moi-même embarquée dans une aventure complètement folle… Dont je me serais quand même sincèrement passée !

Lorsque je me suis redressée, Beblue a dégringolé du creux de mon cou où elle s'était réfugiée et visiblement endormie à son tour, et je l'ai rattrapée avant qu'elle ne se casse la figure. Sa chute l'a complètement tirée de sa torpeur, et elle s'est mise à gazouiller avec un air perdu tandis que ma cartouche tiède d'avoir passé tant de temps entre mes mains tombait au sol avec un petit bruit sourd et roulait dans l'herbe…

Jusqu'à la créature la plus étrange qui soit.

C'était un œuf que j'avais devant moi.

Un véritable œuf, ovale, pur, tout blanc…

Et juché sur deux pattes maigrelettes.

J'ai cligné des yeux plusieurs fois, incertaine de ce que j'avais devant moi. L'œuf en me voyant a reculé avant de tomber en arrière, entraîné par son poids. Il faut dire qu'il n'avait pas de bras pour conserver son équilibre, et le voir gigoter des giboles ainsi avait quelque chose d'attendrissant. Subjuguée par un tel prodige, je me suis accroupie et j'ai pris soin de tendre ma main gauche pour l'aider à se redresser. Une fois de nouveau sur ses pattes, l'œuf s'est secoué comme quelqu'un l'aurait fait pour se remettre les idées en place, avant de faire un bond en constatant que Beblue, toute aussi curieuse que je l'étais, s'était approchée pour le regarder de plus près. Je n'avais strictement aucune idée de comment il pouvait y voir quoi que ce soit, puisque rien pouvant lui servir d'yeux ne semblait visible, mais j'étais sure que c'était lui qui m'avait tiré du sommeil.

J'ai du me faire violence pour sortir de ma contemplation de cette créature pour le moins étrange. Après tout, on était dans le Terrier du Lapin de Pâques. Plus rien ne devait m'étonner !

Beblue avait l'air d'avoir décidé que cet œuf serait son nouveau copain de jeu, et elle lui volait après tandis qu'il faisait des cercles autour de moi pour essayer de lui échapper. Leur cirque me changeait quelque peu les idées, et un sourire a étiré mes lèvres sèches.

Finalement, l'œuf a du en avoir assez de courir et, d'un bond agile, a trouvé refuge dans la poche béante de ma veste, ce qui a entraîné un cri de protestation de la part de Beblue. Cette dernière ne supportait pas que quelqu'un ou quelque chose d'autre qu'elle ose s'installer sur moi. D'un vrombissement frondeur, elle a foncé vers la cachette de l'œuf et y a littéralement plongé pour l'en chasser, ce qui, évidemment, a commencé à me chatouiller.

Surprise, amusée et irritée à la fois, je me suis remise sur mes pieds et j'ai mis mes mains dans mes poches à mon tour pour essayer de les en sortir…

Je n'ai pas tenu trois secondes debout.

Je me suis figée avec l'impression que mon souffle s'était bloqué dans ma gorge. J'avais monstrueusement froid, tout à coup, je sentais mes genoux s'entrechoquer et mes mains trembler. Des frissons, comme ceux qui vous prennent lorsque vous êtes aux prises avec une fièvre de cheval, m'ont rendue complètement patraque d'un seul coup.

J'ai titubé dans le gazon. Je voyais flou, d'un seul coup. La tête me tournait horriblement et des points noirs dansaient devant mon regard…

A peine ai-je eu le temps de sentir que Beblue ressortait la tête de ma poche, sans doute inquiète de mes mouvements désordonnés, que tout a disparu, absolument tout…

A part pour cette paire d'yeux jaunes empoisonnés.

OOO

J'avais l'impression d'être de retour à l'époque où je m'étais réveillée dans la fabrique de jouets de Nord, sauf que c'était différent, en même temps.

Je me sentais mal.

Très, très mal.

J'étais, me semblait-il, allongée dans un lit, où ce qui pouvait s'en approcher le plus. Je savais également que je n'étais pas de retour au Pole Nord, car le fracas lointain de la cascade et le parfum de chocolat se mêlant à celui des fruits et des fleurs ne pouvait certainement pas être confondu avec celui des cookies et des gâteaux de Noël. Une très légère brise agitait une mèche de cheveux contre ma joue, et cela me gênait.

Sauf que je ne la chassais pas.

Pourquoi ne la chassais-je pas ?

Parce que je ne pouvais pas bouger.

Mon corps… Mon corps entier paraissait me brûler comme si quelqu'un s'était amusé à glisser des charbons ardents sous ma peau. Mon visage me semblait être en feu, torturé par cette étrange douleur qui me déchirait et m'anesthésiait en même temps. Oui, anesthésiée, car si cette dernière sensation n'avait pas été là, sans doute serais-je devenue folle avec une telle souffrance comme seule compagne…

A moins que cela ne soit déjà le cas ?

Et outre cette brûlure, cet incendie dévorant… Il y avait le froid.

Si ces flammes sous ma peau me mordaient, c'était bien le froid, glacial et cruel, qui me paralysait. Ce n'était pas le froid franc, vif et clair de Jack Frost, non… Celui là était le Froid de la plus glacée des nuits d'hiver, ce froid qui monte lentement en vous lorsqu'un cauchemar téméraire hante les recoins les plus sombres de votre esprit, vous torturant mentalement jusqu'à ce que vous vous réveilliez en nage, frissonnant sous la pellicule de sueur froide que votre peur et votre combat intérieur ont provoqué. Ce froid venait de ma main, montant le long de mon bras avec une lenteur mais une détermination effrayante, comme une gangrène de cauchemars.

Et moi, je ne me réveillais pas.

Je « voyais » mes paupières, je sentais la faible lumière de l'autre coté de cette maigre barrière de chair… Mais toute ma volonté ne suffisait même pas à forcer les muscles nécessaires pour accéder à cette lumière en question.

Une lumière qui a brusquement disparu, pour laisser place a des choses beaucoup moins agréables.

J'étais à présent perdue dans un monde de ténèbres.

Connaissez vous cet instant entre le rêve et le réveil ? Celui où on se retrouve dans la réalité, qu'on entend, qu'on ressent autour de nous, mais où le songe est encore vivant, réfugié derrière nos paupières closes comme les volets d'une maison abandonnée, tentant d'attirer nos attention de nouveau vers les fastes calmes du sommeil…

Et que penseriez vous si, au lieu du rêve, c'était vous qui y étiez emprisonnés ?

C'était mon cas, je vous avouerais, mais je n'étais pas toute seule.

Mon monde, à cet instant, se réduisait à un univers de fumerolles épaisses et paresseuses, plus noires qu'une nuit sans lune et sans étoiles, qui tentaient de s'agripper à moi lorsque je passais près d'elles, errant dans mon propre esprit comme si je m'y étais perdue (je ne vous cacherais pas que c'était bien mon opinion…). Lorsque j'ai baissé les yeux, j'ai vu, outre mon corps étrangement brillant d'une lueur intérieure, que je portais une jupe que j'adorais, cadeau de mes parents après mes examens… Mais l'ourlet était déchiré, comme si des chats sauvages ou d'autres créatures autrement plus dangereuses avaient plongé leurs griffes dans le tissu dans l'espoir de m'attraper, moi.

- « A partir de cet instant, le processus va s'accélérer. », ricana une voix que je ne connaissais que trop bien.

J'ai fait volte face en reculant. La peur, déjà bien présente, m'a saisi encore davantage lorsque je l'ai vu.

Il était impossible de dissocier correctement le début de sa tunique ténébreuse du nuage de sable et de fumée sur lequel il se tenait, ses mains éternellement croisées dans le dos. Ici, dans cet endroit que je croyais connaître par cœur mais qui me paraissait à présent presque mort, comme un arbre étouffant sous le poids du lierre qui l'enserre dans son étreinte végétale, il me semblait plus effrayant que jamais.

- « Quel processus ? », ai-je eu le courage de lâcher d'une petite voix.

Pitch a souri, mais n'a pas parlé immédiatement. Lorsque j'ai cligné des yeux, cependant, il avait disparu. La gorge serrée, j'ai tourné sur moi-même, frissonnant quand mes pieds nus butaient contre cette fumée noirâtre qui me rappelait trop de mauvais souvenirs.

- « Je suis encore étonné que l'Homme de la Lune prenne le risque de sacrifier ce qu'il y a de plus pur dans ce monde… »

J'ai manqué de lâcher un cri de surprise en le voyant derrière moi.

- « …Pour une petite fille comme toi. »

Je n'ai rien répondu, trop terrifiée pour oser à nouveau ouvrir la bouche. Comment, grands dieux, comment se faisait-il qu'il soit… ici ?

Pitch a ri en faisant tournoyer du sable entre ses doigts, fixant la matière ondulante au manteau nocturne comme amusé de la situation.

- « Entre les Gardiens et lui, je me demande vraiment qui sont les plus idéalistes et idiots au point d'espérer que tu m'échapperais… »

- « Vous… Vous n'êtes pas là… Ce n'est pas réel. »

Pitch s'est figé, continuant à regarder le sable dansant au bout de ses longs doigts. Puis son regard poison s'est planté sur moi, sans que la tête ne suive le mouvement, me regardant de son profil.

- « Toute irréalité a un fond de réel, comme tout mensonge doit avoir un fond de vérité, fillette, ne serait-il qu'infime… »

De quoi parlait-il, à la fin ? J'ai sursauté en sentant un tentacule se tendre vers moi et m'effleurer la main, quittant le Maitre des Cauchemars des yeux l'espace d'un instant. Cela avait suffit pour qu'il disparaisse. Me mordant la lèvre, j'ai tenté de fixer chaque recoin de cet endroit sans repères, chaque ombre parmi les ombres. Ma peau créait une douce lueur qui semblait pulser à chacun de mes battements de cœur, mais elle était bien faible face à l'obscurité avide qui m'entourait…

Comme dans la chambre de Willy, dans mon souvenir…

La Peur qui frémissait dans ma poitrine et me paralysait les jambes était comme un charognard arrachant des lambeaux de viande à un cadavre. Je ne savais plus où je me trouvais, ni pourquoi je pouvais avoir si mal…

Du coup je n'ai pas pu retenir un cri de frayeur lorsque la main grise de Pitch a obscurci ma vue, me rendant aveugle. Il a eu vite fait de le faire taire en plaquant son autre main sur ma bouche, et le froid qui se dégageait de sa peau m'a pétrifié. Je sentais son buste tout aussi froid et dur comme du fer contre mon dos, et je ne pouvais pas bouger.

- « Crois tu que cela ne serait pas réel, Elenor ? », a-t-il soufflé à mon oreille, « La Peur qui s'agite en toi me dit pourtant le contraire… Et plus tu auras peur, plus fort je serais… »

Quelque chose d'aussi froid que le corps d'un serpent m'a brûlé les mollets tandis qu'un nouveau rire se faisait entendre, puis il m'a relâché. J'ai titubé en avant avec des frissons violents, donnant des coups de pieds aux tentacules qui m'entravaient les jambes, et il m'a fallu quelques secondes pour me rendre compte que des larmes me trempaient les joues.

De la peur, de la honte et de la colère mêlées.

J'en avais assez ! Pourquoi Pitch s'acharnait-il sur moi, ainsi ? Certes, j'avais empêché le Roi des Cauchemars de faire du mal à mon petit frère il y a des années, mais William n'avait même plus l'air d'intéresser Pitch ! Alors pourquoi ?

Hantée par le rire sinistre de Pitch, je me suis accroupie en plaquant mes mains sur mes oreilles et en fermant les yeux. La réponse… J'avais le sentiment que la réponse était toute proche…

Pourquoi ?

Pourquoi Laura avait-elle souffert à ma place dans l'antre du Croquemitaine ? Pourquoi ma famille avait été tourmentée par des cauchemars ? Pourquoi les Gardiens se battaient-ils pour m'aider ?

La voix sombre et doucereuse de Pitch a flotté dans l'endroit innommable :

- « Serait-ce ceci ? Ou plutôt cela ? Voyons, que m'ont révélé mes souvenirs ? Non, non, non… Il ne s'agit pas de cela ! … »

- « ASSEZ ! »

Le silence est brusquement revenu. Le souffle court, je m'étais prise la tête entre les mains, consumée par une colère qui surpassait ma peur encore présente. Il se moquait ouvertement de moi, jouant avec mes questions sans réponses malgré mes souvenirs retrouvés.

- « Le chaton aurait-il finalement des griffes ? »

Ce n'est que lorsque la brume de noirceur a dessiné le corps de mon bourreau que j'ai compris comment, dans ce lieu, Pitch faisait pour apparaître et disparaître à volonté. Si c'était bien un cauchemar, alors je comprenais effectivement mieux la présence de son créateur ici.

Et bizarrement, mon cri de colère n'avait pas l'air de lui plaire. Ses yeux étaient encore plus sombres que d'habitude, mais il a fini par sourire d'un air mauvais.

- « Bien, je vois que notre petit jeu est terminé pour le moment, puisque tu es déterminée à te réveiller. Tu en as assez ? D'accord ! », A-t-il lancé, « Mais… Je suis au regret de t'annoncer que cela ne durera pas, petite lumière… qui est sur le point de s'éteindre. »

Il a fait un signe du doigt et j'ai suivi le mouvement du regard, constatant, à ma grande et incompréhensive horreur, que la lumière qui émanait de mon corps… clignotait. Oui, elle clignotait comme une luciole sur le point de mourir, grignotée par quelque chose de sombre et d'avide. Quant à mes jambes, elles semblaient percluses de traces de griffures furieuses, mais ce n'était pas du sang qu'on y voyait.

C'était des sillons noirs, à tel point qu'on aurait cru à des blessures souillées par le poison.

Comme ma main droite.

- « Tic tac, tic tac, l'horloge tourne ! », a ricané l'homme en noir qui s'était brusquement fait ombres avant de disparaître comme un mauvais rêve.

Je me suis sentie d'un coup attirée vers le haut, tandis que la douleur qui s'était réduite à des vagues sourdes reprenait de l'ampleur. Puis une explosion de lumière m'a aveuglé.

C'est là que la souffrance a paru exploser.

J'ai crié en pleurant, les larmes me brûlant furieusement les joues, ce qui ajoutait encore à ma douleur. Par pitié ! Faites que cela cesse ! Je n'en pouvais plus !

Et là… Ô douceur ! Une main délicate est venue se poser sur mon front bouillant, radeau de fraîcheur dans un monde de lave qui me faisait trembler… de froid.

Je connaissais cette sensation : La fièvre.

Mais qui, parmi les Gardiens, pouvait être aussi doux dans ses gestes ? Bunny avait des pattes, Jack était beaucoup plus glacé, la main était trop grande pour être celle de Sab et trop petite pour être celle de Nord…

Et cette aura maternelle…

Mes yeux se sont plissés, éblouis par la lumière que j'estimais bien trop agressive à mon goût. Je voyais flou, mes yeux embués par les larmes ajoutant encore au trouble de ma vision, mais j'ai fini par reconnaître ces visages aux traits tirés mais doux et soucieux.

- « L…Laura… ? Et… Fée ? »


MOUAHAHA ! Je suis Sadiqueuh !

La suite bientôt !

Bonne soirée à tous et Namarië !

PS : Vous trouvez pas que la scène entre Pitch et Elenor ressemble un peu au Fanart ? U.U" Merci Soe Raven ! ^^

...

Et X3 en plus !