Chapitre III
I'll take the blame if it's for your sake
N/A : Je risque ma vie en postant la suite depuis un ordinateur du CDI, mais j'aime vivre dangereusement x) Et puis, vous le méritez ! Merci beaucoup pour vos reviews qui me vont droit au coeur et qui ont le don de me mettre de bonne humeur (ce qui n'est pas chose aisée xD) ! Trêve de bavardages, voici la suite :D
Sonia : Je n'intégrerai pas de chanson de Rihanna dans cette fic, mais si tu me proposes un titre précis, peut-être qu'il m'inspirera une song fic ; )
Kate se réveilla le lendemain matin avec la désagréable impression de ne pas avoir dormi et se dit qu'elle allait devoir faire appel à sa bonne amie la caféine pour surmonter cette journée. Elle s'extirpa des couvertures et s'habilla rapidement, voulant arriver au commissariat le plus tôt possible. Bien qu'elle ait résolu son enquête, elle se doutait pertinemment que Montgomery ne l'accueillerait pas avec le sourire. La désobéissance n'était pas franchement quelque chose à laquelle elle était accoutumée, mais parfois elle ressentait simplement le besoin de faire les choses comme elle l'entendait, même si elle devait transgresser quelques règles pour parvenir à ses fins. Le capitaine allait probablement lui passer un sacré savon, et elle soupira à l'idée de passer une demi-heure à se contenter d'acquiescer alors qu'il lui ferait la morale. Si elle le considérait presque comme son père, elle le trouvait parfois un peu trop protecteur. Ryan et Esposito n'avaient pas ce problème parce qu'ils étaient de « grands garçon » et que Montgomery savaient qu'ils ne se mettraient jamais en danger inutilement Kate en revanche, avait plutôt tendance à se donner corps et âme dans ses enquêtes sans craindre une seconde d'y laisser sa peau. C'était du moins ce que lui avait reproché le capitaine juste après qu'elle ait failli se faire tuer par un psychopathe qui n'avait pas apprécié ses méthodes d'interrogatoire. Mais depuis que Castle était à ses côtés, elle s'était un peu assagit et pensait à lui autant qu'à elle, sachant qu'il avait une fâcheuse tendance à ignorer ses demandes de se tenir à l'écart. Elle prit une profonde inspiration avant de pousser la porte du commissariat et se dirigea vers l'ascenseur.
« Papa ? »
La porte de la chambre de Castle s'ouvrit et Alexis trouva son père endormi, son ordinateur portable sur les genoux. L'adolescente leva les yeux au ciel et le débrancha pour le poser sur une surface plus stable. Castle se réveilla en sursaut et mis un certain temps avant de comprendre ce qu'il lui arrivait.
« Je t'ai dit un million de fois de ne pas le laisser brancher la nuit, ça… »
« Epuise la batterie pour rien. Je sais ma puce, simplement je ne m'étais même pas rendu compte que je m'étais endormi… »
Alexis secoua la tête et déposa une bise sur la joue de son père qui lui sourit.
« Comment va le Lieutenant Beckett ? » s'enquit-elle.
« Je crois que ça ira. C'est difficile pour elle, mais elle est suffisamment forte pour s'en sortir. »
Castle espérait de tout cœur qu'il disait la vérité.
Quand elle arriva au commissariat, elle constata sans surprise qu'il était désert, à l'exception de Ryan et Esposito qui dormaient à moitié en regardant une vidéo de surveillance.
« On se réveille les gars ! »
Ils sursautèrent et sourirent en voyant leur partenaire.
« Yo Beckett ! Tu n'as pas assassiné Castle pendant le vol du retour ? »
« J'aurais pu le faire passer par le hublot, mais il peut encore nous être utile… Je crois que la machine à café commence se fatiguer et il va bien falloir que quelqu'un la remplace ! »
« J'ai failli m'ébouillanter à cause de ce satané percolateur… » ronchonna Ryan.
« Oui, mais tu n'es pas une référence mon pote… »
« Dit celui qui s'est coupé avec une enveloppe ! »
« Hey, j'ai… »
« Beckett ! Dans mon bureau ! Tout de suite ! »
« Bonjour à vous aussi… » soupira la jeune femme en suivant le capitaine. Elle adressa un clin d'œil à Ryan et Esposito qui attendirent qu'elle soit rentrée pour poursuivre leur dispute. S'engouffrant dans la pièce à la suite de son supérieur, elle resta debout devant son bureau, les bras croisés. La situation était assez critique, et elle ne savait pas trop à quoi s'attendre peut-être qu'elle allait écoper d'un blâme, ou qu'elle trouverait des arguments suffisamment convaincants pour s'en sortir indemne…
« Monsieur je… »
« Cette fois-ci Beckett, c'est vous qui allez m'écouter. »
La jeune femme ouvrit la bouche mais la referma immédiatement, jugeant qu'il valait mieux pour elle qu'elle se taise et qu'elle la joue profil bas.
« Qu'auriez-vous fait si Castle ne vous aviez pas accompagnée ? Je sais bien que vous n'avez besoin de personne, que vous vous débrouillez très bien toute seule, mais pensez un peu aux conséquences bon sang ! Vous étiez à Los Angeles, où vous n'avez pas la moindre autorité, et vous vous êtes lancée sur un terrain totalement inconnu, sans savoir à qui vous alliez avoir affaire ! Il y a plus fort que vous, Beckett. Vous êtes un excellent flic, sûrement une des meilleures, mais ça ne vous donne pas l'immortalité et une balle dans la tête reste une balle, que ce soit pour vous, pour moi ou pour n'importe qui d'autre ! Je sais que Royce comptait énormément pour vous, et vous vous êtes immédiatement sentie obligée de lui rendre justice. La loyauté doit avoir des limites, Kate. Et je pense que vous êtes suffisamment intelligente pour le comprendre. »
Il fit une pause et Kate pensa pendant un temps que les remontrances étaient finies, mais il reprit avant qu'elle n'ait eu le temps de dire « ouf ».
« Encore une fois, je crois que vous pouvez remercier Castle. Il a fait bien plus pour vous que ce qui était prévu au départ. C'est un excellent partenaire, Beckett. J'espère que vous vous rendez compte de la chance que vous avez de l'avoir. A la prochaine incartade, c'est la mise à pied Kate. Ça ne me ferait sûrement plaisir, mais il y a des règles auxquelles vous n'échappez pas. »
Il lui fit comprendre d'un signe de tête qu'elle pouvait partir et elle balbutia un « merci Monsieur » avant de quitter le bureau, soulagée de s'en être si bien sortie.
J'espère que vous vous rendez compte de la chance que vous avez de l'avoir.
Elle se mordit la lèvre et sourit. Même si Montgomery ne lui avait pas dit directement, elle savait qu'elle devait en partie son absence de sanction à son partenaire si elle avait été seule… Eh bien, le capitaine aurait sûrement était moins clément. Et à raison, se dit-elle. Elle avait appelé Castle ce matin pour lui dire de ne pas venir, car elle pensait que le retour au commissariat serait explosif, et elle ne voulait pas que l'écrivain soit mêlé à quelque chose dont il n'était pas responsable. Evidemment, il avait protesté, mais en vain et il lui avait fait promettre de l'appeler s'ils avaient un cas intéressant. Kate se dirigea vers son bureau et constata que Ryan et Esposito étaient partis, mais un post-it vert fluo sur une tasse de café pleine lui indiqua qu'ils lui avaient laissés un mot. Elle plissa les yeux en tentant de déchiffrer les pattes de mouche de Ryan.
Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à appeler Esposito qui ne tient pas tant que ça à rattraper ses heures de sommeil en retard !
La jeune femme sourit, se demandant comment son collègue irlandais avait pu écrire ceci sans que son partenaire s'en apercevoir. Elle secoua la tête et se délecta d'une gorgée de café.
Castle pianotait nerveusement sur son clavier, sans réussir à écrire pour autant. Le téléphone sonna et il bénit son interlocuteur de lui laisser un moment de répit.
« Richard Castle ? »
« Lui-même. »
Il fronça les sourcils, ne reconnaissant pas la voix à l'autre bout du fil.
« Je suis Josh Davidson, le petit ami de Kate… Beckett. »
Castle faillit tomber de son siège alors que le-pas-si inconnu dévoilait son identité.
TBC…
Et voilà un peu de suspens ! Alors, que veut Josh à votre avis ?...
