Merci pour toutes vos review, je suis stupéfaite quand je regarde le nombre de visiteurs ! Bon, bien sûr, seule une personne sur vingt laisse un commentaire, mais après tout je comprends, étant lectrice moi-même, je me laisse emporter sans penser à commenter.

Bref, assez de bavardage, voici un nouveau chapitre, où nos amoureux sont plus ou moins tranquilles.
Bonne lecture, et à demain j'espère !


Une semaine passa. Une semaine pendant laquelle ils passèrent beaucoup de temps ensemble, mais le plus souvent en secret. Ils avaient décidé de garder leur relation secrète, pour l'instant… Ils avaient tous deux besoin de temps pour s'y habituer, et pour mieux se connaître, avant qu'ils ne deviennent le centre de l'attention de l'école – ce qui ne manquerait pas d'arriver dès qu'ils sortiraient du placard. Ils en parlèrent à Rose et à Lily, et bien sûr Scorpius le dit à son père. Pour les autres, ils attendraient les vacances de Noël, où ils rentreraient chez eux.

Ils avaient pris tous leurs repas ensemble, souvent à la table des Serdaigle. Les gens le remarquèrent, bien sûr, mais ils supposèrent qu'ils étaient juste amis. Les cousins et amis d'Albus furent surpris, sans toutefois dire grand-chose. Mais James ne parvenait pas à garder son calme : il ne comprenait pas ce qu'Albus pouvait voir dans ce « crétin de Malefoy », comme il l'appelait. Il accusait son frère de tourner le dos à ses vrais amis, et de perdre son temps avec des personnes qui ne le méritaient pas.

Mais Albus tint le coup : il dit à son frère d'arrêter d'essayer de contrôler sa vie, et de s'occuper de ses affaires. James fut choqué : Albus n'avait jamais réagi comme cela auparavant, gardant toujours un masque d'indifférence.

« Je ne peux pas croire que tu sois en train de m'engueuler à cause de ce putain de Malefoy », dit l'aîné un soir, alors qu'il avait réussi à coincer son frère après le dîner pour discuter. Albus était monté à son dortoir pour prendre la cape d'invisibilité avant d'aller retrouver Scorpius dans la Salle sur Demande. C'était la troisième fois cette semaine que James et lui avaient une confrontation à propos de Scorpius, et Albus en avait juste marre.

« Il s'appelle Scorpius et c'est mon ami. Et je ne t'engueule pas. Je fais simplement valoir mon droit de choisir mes fréquentations. Je ne suis plus un enfant, Jamie. Je peux faire mes propres choix et veiller sur moi-même. Alors occupe-toi de ta propre vie et laisse-moi tranquille. »

James était livide.

« D'accord. Fais ce que tu veux. Je vais écrire à Maman à propos de cela. Voyons ce qu'elle a à dire, n'est-ce pas ?

-Tu sais que tu deviens ridicule, non ? Très bien. Tu écris à Maman. J'écris à Papa. Voyons ce qu'il a aussi à dire. »

Ils auraient continué ainsi si Rose et Lily ne les avaient pas arrêtés et entraînés loin de l'autre. Albus était évidemment très contrarié. Rose l'envoya chercher Scorpius pendant qu'elle tentait de raisonner son idiot de cousin. Pas qu'il allait l'écouter, certes. Il avait toujours détesté l'amitié entre elle et Scorpius. Mais elle devait quand même essayer.

Albus s'arrêta devant la Salle sur Demande et prit une profonde respiration. Il tenta de sortir James et son irrationalité hors de son esprit. Il n'avait pas encore eu de temps seul avec Scorpius de toute la journée, et il ne voulait pas le gâcher par sa mauvaise humeur. Il poussa la porte et vit son petit ami allongé sur le canapé, devant la cheminée. Il regardait les flammes avec un sourire rêveur.

Il leva les yeux quand Albus entra et sourit de son sourire heureux, comme Albus l'appelait. Cela lui remontait toujours le moral. Il sourit en retour en se dirigeant vers le canapé et se blottit contre Scorpius. Ils s'enlacèrent pendant une bonne minute, puis s'embrassèrent. Cela commença par être doux et sensuel, mais l'atmosphère se réchauffa alors qu'Albus posait ses mains sous la chemise du Serdaigle. Il caressait doucement sa poitrine. Scorpius gémit de plaisir en réponse et Albus comprit qu'il en voulait plus.

Il hésita à demander, mais il n'était pas sûr que Scorpius réponde. Le blond avait dû le sentir, car il murmura « Qu'est-ce qu'il y a, love ? », en continuant d'embrasser et de lécher la nuque d'Albus, d'une façon qui faisait tordre ses orteils et trembler tout son corps de désir.

Albus sourit de la tendresse qui émanait naturellement du garçon reposant dans ses bras. Il laissa échapper un murmure de plaisir quand Scorpius s'attaqua à un point particulièrement sensible, derrière son oreille.

« Pourrais-tu…enlever ta chemise ? »

Cela ne faisait qu'une semaine qu'ils étaient ensemble, mais Albus mourait d'envie de voir son beau blond sans ses vêtements. Il ne voulait pas hâter les choses, mais cela commençait un peu à le désespérer.

« Ce sera tout ? » demanda Scorpius avec un petit rire alors qu'il ôtait nonchalamment sa chemise.

Albus suffoqua alors qu'il dévorait des yeux le corps du garçon devant lui, et Scorpius rougit le Gryffondor rit également, poussant doucement le blond pour l'allonger tout entier sur le canapé. Il lui semblait être au paradis. Scorpius sentait si bon, sa peau était douce, parsemée de fins poils blonds… Il fit courir ses mains sur ce torse pâle, ravi par les sons qui sortaient de la bouche de l'autre. Il caressa et embrassa la moindre parcelle de peau qu'il pouvait atteindre. De son côté, Scorpius, toujours allongé sur le canapé, caressait les bras et le dos d' Albus, et haleta, pantelant, lorsque le Gryffondor fit courir une multitude de baisers le long de sa poitrine, vers le bas. Il était très excité et plus heureux qu'il n'avait jamais pensé pouvoir l'être.

« Al…

-Hum ?

-Tu devrais également enlever ta chemise. Pour une question de justice. »

Albus cessa à peine ses attentions. Il passa rapidement sa chemise par-dessus sa tête et la jeta au loin. Ils s'explorèrent l'un l'autre pendant un long moment, avant d'atteindre le sommet de leur excitation en se frottant l'un contre l'autre. Ils avaient tous deux gardé leurs pantalons, car ils n'étaient pas encore prêts à faire tomber cette barrière. Mais en dépit des vêtements, c'était sensationnel. Ils s'écroulèrent l'un sur l'autre, se sentant repus, incroyablement heureux et totalement heureux. Ils ne parlèrent pas avant un bon moment.

« Scor…

-Oui ?

-Est-ce que cela t'ennuie si je veux encore garder le secret quelques semaines ?

-Non. Je comprends que tu veuilles rester tranquille. Pas de souci.

-C'est juste parce que je veux le dire en personne à mes parents, s'expliqua Albus.

-Es-tu inquiet de leur réaction ?

-Tout le monde s'en fiche que je sois avec un garçon, mais Maman n'aimera pas que ce soit toi.

-Mais ton père sera d'accord…

-Bien sûr. Je sais que nos pères sont presque amis. J'ai été assez surpris lorsqu'il m'a dit qu'ils avaient travaillé ensemble. Tu le savais ?

-Oui. Papa me l'avait dit. Je crois que ton père est venu vers le mien pour demander de l'aide, à propos d'une affaire l'an dernier… Il m'a également confié qu'ils ne s'étaient presque pas parlé depuis plus de vingt ans. Dingue, non ?

-Très. J'ai entendu tellement de choses sur leur relation à l'école, toujours prêts à se sauter à la gorge. Je me demande ce qui a changé.

-Peut-être ont-ils grandi.

-Ce n'est certainement pas le cas de l'oncle Ron. Il n'a pas approuvé le fait que mon père aille chercher de l'aide auprès du tien, même s'il est le meilleur maître de Potions du pays, et il n'a toujours pas accepté l'amitié entre Rosie et toi. »

Scorpius soupira. Il n'était pas surpris. Après tout, il savait ce que les Weasley ressentaient à son égard. Même si Rosie était sa meilleure amie, il n'avait jamais été invité chez eux, ou reconnu d'une façon ou d'une autre.

« Est-ce que ce sera un problème si ta mère n'est pas heureuse de notre relation ? » s'inquiéta Scorpius, se sentait presque vulnérable tout d'un coup. Il ne l'admettait pas facilement, mais cela le blessait à chaque fois que quelqu'un pensait du mal de lui juste parce qu'il était un Malefoy.

Albus entendit l'hésitation dans sa voix. Il se rapprocha de lui et l'embrassa doucement.

« Si ma mère n'est pas contente de nous voir ensemble, c'est son problème, pas le mien. Je ne vais pas laisser quelque chose comme ça peser entre nous, je te le jure.

-Je sais, soupira Scorpius. Mais c'est tellement injuste d'être jugé pour des choses qui se sont passées avant même notre naissance. La guerre, c'était il y a vingt-quatre ans. On pense que les gens ont pardonné, petit à petit.

-Tu sais, c'est exactement ce que papa a dit, la dernière fois qu'il s'est disputé avec l'oncle Ron. J'ai hâte que vous vous rencontriez. Je suis sûr qu'il t'aimera bien.

-Je l'espère. Mais ce ne sera pas comme l'affection que mon père a pour toi.

-Une chance que je sois bon en potions, hein ! s'exclama Albus.

-Je ne pense pas que ce soit la seule raison pour qu'il t'apprécie…Tu es un garçon très sympathique, Al. Avec cette allure honnête et cette sincère bienveillance. Je pense que ce doit être très difficile de ne pas t'aimer.

Albus était stupéfait.

« Quoi ?

-Et tu n'es pas à l'aise avec les louanges, ce qui te rend, selon moi, encore plus adorable.

-Scor… Tu penses vraiment cela à propos de moi ?

-Je sais tout sur toi, répondit Scorpius, avec sa tranquille assurance. Je sais que tu es intelligent, très cultivé et vraiment charmant. Ajoute ton magnifique apparence à cela, et tu obtiens un garçon irrésistible. »

A nouveau, le Gryffondor était très étonné. Il ne savait pas comment réagir, alors il enfouit sa tête dans le creux de la nuque de Scorpius et y frotta son nez. Le blond le rendait spécial. Ce n'était pas une sensation familière.

Scorpius le tenait près de lui et fit courir ses doigts dans les cheveux noirs en bataille qu'il adorait.

« Al, tu es une personne très spéciale. Je te le dirai jusqu'à temps que tu me croies… Tu n'as pas à t'intégrer, love. Tu n'as pas besoin de coller aux attentes des autres. Tu dois juste être toi-même. »

A ces mots, Albus se blottit encore plus près du Serdaigle il ne voulait pas qu'il voie les larmes qui avaient soudainement empli ses yeux. Mais il sentait que, de toute façon, Scorpius le sentirait.

Toute sa vie, le Gryffondor s'était senti étouffé par les attentes des autres qui semblaient involontairement être misées sur lui. Ses frères et sœurs avaient dû faire face à la même pression, mais James paraissait la supporter avec plaisir, jouant avec son image et se délectant de sa popularité. Quant à Lily, elle s'en fichait, tout simplement. Elle avait toujours fait ce qu'elle voulait. Mais la pression était trop forte pour Albus. Il rêvait de s'en débarrasser et de s'affirmer. Il était fatigué par la place que prenait le Quidditch dans sa vie. Il jouait depuis cinq ans, et même s'il aimait le jeu, il n'en était pas dingue. Il y avait d'autres choses qu'il voulait faire, mais entre l'école et le Quidditch, il n'en avait jamais le temps. Il voulait arrêter. Il voulait passer plus de temps, consacrer plus d'efforts à ses études. Plus de temps pour être lui-même… Mais il n'avait pas encore trouvé le moyen de résoudre ce problème. Ce qui était peut-être la raison pour laquelle les mots de Scorpius avaient eu tant d'effets sur lui.


En ce qui concerne la cape d'invisibilité, elle semble ici appartenir à Albus, alors que selon la tradition, elle devrait revenir à l'aîné, donc à James. Mais peut-être est-ce un choix de Harry qui pressentait le besoin d'Albus.