Bonjour à tous,

J'ai longuement hésité avant de publier un second chapitre, car malgré 200 passages sur le précédent seules 6 m'ont laissé des reviews, je tiens d'ailleurs à remercier Jackye, fifer, liloua, letie60, Grazie, et Bellaandedouardamour

J'espère que ce chapitre suscitera d'avantage d'intérêt, alors bonne lecture

Les personnages appartiennent bien entendu à S.M

C'est à ce moment là que j'ai ressenti une impression étrange, je relevais les yeux vers la loge en face de la mienne où se trouvaient six personnes qui me regardaient; Mais une seule captura mon regard, ses cheveux décoiffés et ses yeux verts fixés sur moi...Edward!

Edward était là, Il était vivant...Je portais rapidement la main a ma bouche pour m'éviter de crier ma joie, ma peur aussi ! Je savais qu'il existait, je le savais, mais jamais je ne m'étais attendu à le revoir. Et puis il n'était pas seul, un couple un peu plus âgé, peut être ses parents, un autre jeune homme brun, une très belle jeune femme blonde et une autre plus petite, brune avec des cheveux en pointe. J'attrapais rapidement mon sac et mon manteau, priant pour que l'hôtesse ne tarde pas, il fallait que je parte au plus vite...

J'entendais la foule se disperser en dessous de moi, et les loges se vidaient. Je ne me retournais pas, je n'étais pas apte à recroiser son regard, non seulement il était vivant et j'en étais heureuse, mais lui ne semblait pas avoir de séquelle, il pouvait vivre au milieu des autres, il avait réussi à dépasser son cauchemar. Je commençais à m'impatienter face à la porte de la loge, lorsqu'enfin l'hôtesse fit son apparition. Elle s'excusa de l'attente, mais elle avait préféré que le parking se vide partiellement pour me faire descendre. Je l'en remerciais, et la suivis vers la sortie, espérant ne croiser personne jusqu'à ma voiture.

Elle me laissa sur le parking presque désert, je la remerciais alors, lui donnant un billet, et me précipitais en courant vers ma voiture à une dizaine de mètres de là.

- « Bella, Bella » Cette voix, sa voix me fit me retourner, il courrait vers moi suivi par ses amis. Je me mis à trembler très fort, tétanisée sur le parking, n'arrivant à rien faire...ma respiration se faisant désordonnée. La panique me prenait, ils s'approchaient trop vite, et mes pieds semblaient s'être soudés à l'asphalte.

Il se stoppa à moins d'un mètre de moi, ses yeux plein d'espoir, brillants de larmes. Les autres se stoppèrent derrière lui, me regardant comme s'ils attendaient une réponse de ma part, intrigués. Edward continua son approche doucement, il mit sa main en avant et la posa sur ma joue, geste que nous faisions si souvent pour nous calmer ou nous rassurer. Je fermais les yeux, sans cesser de trembler, reconnaissant la douceur et l' odeur de sa peau.

- « Bella, regarde moi ! S'il te plait, ouvre les yeux »

Mes tremblements ne se calmaient pas, je sentais la crise d'angoisse se profiler. Il prit doucement ma main pour la porter à son visage. Sa peau était toujours aussi douce, le grain parfait, j'essayais de respirer calmement. J'ouvris lentement les yeux, pour les river aux siens. Ses larmes coulaient doucement sur ses joues, j'en essuyais une tendrement avec mon pouce, il me souriait et pour la première fois je voyais de la joie dans ses prunelles.

Je jetais un regard par dessus son épaule pour voir que le groupe qui l'accompagnait n'avait pas bougé. Mes tremblements s'accentuèrent, et je me sentais défaillir. Son autre main se logea sur ma taille pour me soutenir.

- « Demande aux hommes de reculer, comment peux tu supporter leur proximité » lui chuchotais-je

- « C'est mon père et mon frère, Bella, jamais ils ne nous feront du mal »

- « Carlisle et Emmett, c'est ça? »

- « Oui, tu as bonne mémoire. Si tu savais comme je suis heureux de t'avoir retrouver, je finissais par croire qu'ils avaient raison, que tu n'existais pas ! » les larmes continuaient de brouiller son regard

J'eus un petit rire, je n'étais pas la seule qu'on avait voulu convaincre apparemment. J'avais des quantités de questions qui me traversaient l'esprit, mais pas une ne franchissait mes lèvres. Pourtant, j'étais curieuse de tout savoir, de tout connaître de son histoire, et peut être que c'était ma seule chance. Je ne savais même pas s'il habitait les environs ou s'il avait fait le déplacement juste pour le concert, j'avais peur de le perdre de nouveau.

C'est Carlisle qui rompit le silence nous entourant, me demandant si je me sentais bien. Je supposais que mes tremblements même à cette distance ne lui avaient pas échappé. Edward me serra d'avantage sur son torse, posant ses lèvres sur mon front.

- « Ça va aller Bella, qu'est ce qu'y t'arrive? Une crise d'angoisse ? Nous pouvons t'aider, Bella, si tu nous fais confiance ! »

- « J'ai confiance en toi, Edward, juste en toi ! Aide moi juste à rejoindre ma voiture, je veux rentrer chez moi. C'est le seul endroit où j'irais bien pour le moment.. »

- « Carlisle est médecin, il peut t'aider. Bella, regarde moi, il m'a aidé, je m'en suis sorti, je vis à peu près normalement, je suis étudiant en médecine, je fais mon internat en tant qu'urgentiste... Tu as besoin d'aide, laisse moi t'aider, laisse moi enfin faire ce que tu as fait pour moi là bas...te protéger, t'aider...Je te dois tellement »

Sa voix se cassa, il lâcha les flots de larmes qu'il retenait. Je vis sa famille se tendre derrière lui, sa mère se mit à sangloter ainsi que la petite brune, les autres avaient la tête baissée, par pudeur ?

Je passais ma deuxième main dans son dos, embrassais son front à mon tour, lui chuchotant des « chutt, ça va aller » retrouvant les gestes et les mots que j'avais eu à son encontre, reprenant mon rôle de protecteur. C'est à ce moment que je m'aperçus que mes tremblements avaient cessé, je me retrouvais être celle qui devait l'aider...Je ne supportais pas de le voir pleurer, je détestais le voir souffrir...ça me ramenait trop loin en arrière, ses sanglots étaient déchirants, je le berçais contre moi, tapotant son dos, essuyant ses larmes avec mon pouce et mes lèvres. Il était si fragile dans mes bras, alors que maintenant, il faisait bien deux têtes de plus que moi !

- « Edward, je suppose qu'on ne va pas passer la nuit sur ce parking, tu devrais retourner avec les tiens maintenant, je crois qu'ils s'inquiètent pour toi »

- « Non, ne me laisse pas, pas maintenant. J'ai besoin de savoir, je pense qu'on a beaucoup de choses à se dire. Toutes ces années où j'ai pensé à toi, je t'ai cru morte, disparue à tout jamais. Laisse moi venir avec toi, juste quelques heures ! Je t'en prie, ne me laisse pas maintenant »

Son ton était suppliant, ses deux mains sur mes épaules, nos yeux ancrés...Moi aussi j'avais besoin de lui, de savoir. Je fermais les yeux une seconde, puis acceptais :

- « OK, mais chez moi...Je me sentirai plus à l'aise, mais sans ton père ni ton frère, si tu veux avec ta mère et...ta petite amie » Ces derniers mots me mettaient mal à l'aise, il était normal bien entendu, qu'il ai quelqu'un dans sa vie, mais je ne sais pas pourquoi, ça me donnait envie de pleurer !

- « Ma petite amie? De laquelle parles tu? » me demanda-t'il en se tournant vers sa famille

- « La jolie brune qui pleure dans les bras de ta mère ! » lui répondis-je

- « Ah, c'est Alice, ma soeur jumelle » me sourit il

- « Oh, désolée...Elle semblait si proche de toi...excuse moi, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise ! »

En fait de mal à l'aise, c'est moi qui l'était, ils me regardaient tous en souriant, je devais passer pour vraiment cruche. Angoissée de la vie et cruche, finalement ils ne se trompaient pas, ça me résumait assez bien...

Esmée, sa mère s'approcha doucement de moi, tandis que je reculais d'un pas. Sa main se tendit vers moi, et je lui fis non de la tête. Elle rebaissa son bras sans cesser de me sourire.

- « Je suis enchantée de te connaître, Bella. Je sais que notre fils te doit beaucoup, que tu l'as protégé, et je voulais t'en remercier. Je suis d'accord pour venir chez toi, et je pense qu'Alice également. Si cela ne te gêne pas ? »

Elle n'avait pas l'air vexé que j'ai refusé sa main, je supposais qu'elle avait vécu des choses similaires au retour d'Edward, et son sourire était resté doux et franc. Elle sentait la gentillesse et l'affection à plein nez. Quant à Alice, elle s'approcha de sa mère en sautillant, un large sourire sur les lèvres, et les yeux pétillants.

- « Eh bien si à défaut de sa petite amie, tu acceptes sa soeur, je suis partante » me dit elle en riant.

- « Je suis tellement heureuse d'avoir eu raison, je savais que tu étais réelle !, et sa description était parfaite, tu es très jolie »

Mon sourire se fana instantanément, je resserrais mon manteau autour de moi et baissais les yeux.

- « Bien, je vous laisse me suivre jusqu'à chez moi »

Je relevais les yeux vers les autres membres de sa famille et leur fit un signe de la main pour les saluer

- « Je peux monter avec toi, Bella? » me demanda Edward

- « NON, heu non, je préfère être seule dans ma voiture, t'inquiète pas j'essaierais de ne pas vous perdre en route...promis »

J'entrais rapidement dans ma voiture, verrouillais les portières, et attendis que la répartition se fasse dans leurs véhicules. Puis je démarrais.

Le trajet me sembla plus rapide qu'à l'aller, peut être parce que je m'étais mise à me poser beaucoup de questions. Comment s'en était il si bien sorti, était celle qui m'intriguait le plus. Pourquoi n'avais je pas été capable de vivre comme lui en société, d'étudier, et il travaillait dans un hôpital...Il était capable de côtoyer n'importe qui, sans peur aucune. Ma mère avait elle raison? J'étais nulle?Je n'avais pas fait assez d'effort? Je me sentais mal à nouveau. Pas tant l'angoisse, plutôt, ce qu'ils allaient penser de moi...de même que son père et son frère avec qui j'avais été plus que limite! Je crois que le sentiment qui m'envahissait le plus était la honte. Je n'étais surement pas digne du souvenir qu'il avait de moi. Je me l'étais jouée mère protectrice, et en final, je n'étais plus rien...une loque humaine, qui méritait à peine de vivre.

J'en étais là de mes tristes réflexions que déjà nous arrivions devant le portail de ma résidence. Je m'arrêtais devant pour taper le code et prévenais en même temps le gardien par l'interphone que la voiture qui me suivait était avec moi. Je me garais juste devant mon petit immeuble et descendis de mon véhicule en soufflant.

- « C'est la première fois qu'il y aura autant de monde chez moi d'un coup! » leur dis-je en souriant gauchement. Bon, je savais que le ménage était fait, je le faisais chaque jour, donc pas de panique. Je les fis monter jusqu'à mon appartement, déverrouillant la porte et les fis entrer, refermant derrière eux les cinq verrous de sécurité sous le regard ébahi d'Alice.

- « Heu, dis moi, c'est un bunker ou quoi? » me demanda t'elle

- « Disons que c'est la seule façon de survivre que j'ai trouvé...Désolée, je sais que c'est pathétique.. »

Je me sentais de nouveau mal, je sentais les rougeurs me monter aux joues...ça faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé.

Je leur proposais le canapé, mais Esmée, Alice et Edward regardaient fixement le mur derrière mon poste de télévision, je suivis leur regard à mon tour, ne comprenant pas pourquoi ils s'étaient statufiés ainsi. Oups, le portrait d'Edward que j'avais peint se trouvait là...

- « Heu, je l'ai fait de mémoire, il n'est peut être pas très ressemblant » bégayais-je

- « Au contraire, Bella, il est criant de vérité...J'ai juste l'impression de revoir mon fils tel qu'il nous ai revenu...le regard mort... » les larmes perlaient de nouveau à ses yeux.

Mince, je n'imaginais pas ma soirée comme ça, moi. J'avais été si contente toute la journée, et voilà que ma soirée était remplie de pleurs...les miens, ceux d'Edward, ceux de sa mère et sa s?ur. C'était terriblement gênant !

Elles finirent par s'assoir sur le canapé tandis qu'Edward choisissait la chaise près de la mienne. Le silence était pesant, nous avions tous des questions en suspens, personne ne se décidait à parler. Je me lançais, me tournant vers Edward :

- « Depuis quand es tu libre ? »

- « Le cinq février. Tu te rappelles la dernière fois qu'on s'est vu, j'imagine...Tu t'es encore une fois sacrifiée pour moi...Tu n'aurais pas du...quelques heures après la maison était investie d'hommes armés qui m'ont libéré...Je leur ai dit de te chercher, je les ai supplié...mais...je ne sais pas pourquoi, ils ne t'ont pas trouvé...Si tu savais comme je m'en suis voulu...pour cette fois ci bien sur, mais aussi pour toutes les autres où tu prenais pour moi. Je suis un lâche, Bella, jamais je ne pourrais me pardonner! Mes parents ont engagé par la suite des détectives pour essayer de te l localiser...mais... »

Sa voix se brisa de nouveau, il avait été libre le dernier jour où nous nous étions quitté, le destin m'avait joué un bien vilain tour. Je me levais de mon siège pour m'accroupir face à lui. Je lui relevais le visage, et mis ma main sur sa joue, mon pouce caressant ses larmes. Je savais que ce geste l'apaiserait...un peu...Je soupirais :

- « La chance n'était pas de mon côté, c'est tout. Ne t'en veux pas je t'en prie, finalement, je m'en suis sortie aussi...Ça a juste été plus long...Et crois moi, toi aussi tu m'a sauvé, sans toi, je pense que je n'aurai pas survécu. »

- « Quand as tu été libéré, Bella? » me demanda Esmée, pendant que j'étais toujours face à son fils. J'avais presque oublié leur présence. Je répondis sans regarder derrière moi.

- « Personne ne m'a libéré, ils … ils...ont cru m'avoir tué...ils ont jeté mon corps dans une décharge...je me suis débrouillée pour rentrer aux états unis par moi même...Je ne sais pas combien de temps j'ai mis, mais j'ai été hospitalisé à New York le vingt huit février... »

Je ne quittais pas Edward du regard, je continuais à le réconforter, je savais que la culpabilité le rongeait, il pensait n'avoir été qu'un jeune égoïste, un lâche, mais lui aussi avait terriblement souffert, et ça je ne pouvais pas l'oublié.

Je mis sa tête contre la mienne, lui parlant doucement, lui demandant de ne plus penser à tout ça.

- « Tu as réussi à tirer un trait sur le passé, tu es en train de te bâtir un avenir, oublie autant que possible toute la culpabilité qui t'habite aujourd'hui. Nous sommes vivants, tous les deux... J'ai besoin de savoir que tu vas bien pour exister, j'ai besoin que tu comprennes que pour moi, ça n'a pas été un sacrifice...Mourir m'était égal tant que tu vivais! »

Il se laissa tomber de sa chaise, pour s'agenouiller à ma hauteur, il blottit sa tête dans mon cou et me serra fortement contre lui.

- « Tu avais tant de choses dans ta vie que tu aimais, Edward, la musique ta passion, ton grand frère et ses blagues stupides, ta jumelle fan de mode, ta mère qui incarnait l'amour et ton père que tu vénérais plus que tout. Tu m'as fait partagé tout ça, et tu vois quand je vais mal c'est cette musique que j'écoute, Chopin et Debussy et c'est même ce qui nous aura permis de nous revoir aujourd'hui. Et moi,de quoi est ce que je te parlais ? »

- « De rien, tu m'écoutais toujours... »

- « Oui, moi je n'avais rien, un père presque inexistant, parce qu'il habitait trop loin et une mère qui ne m'appréciait pas. Tu vois, ce que je veux te dire ? Tu n'as pas été lâche, jamais tu ne m'as dénoncé à ta place, j'ai toujours pris les devants...Tu n'es en rien responsable, n'oublie pas ça ! Je suis contente qu'on se soit recroisé une fois »

- « Pourquoi une fois ? » me demanda Esmée toujours dans mon dos, « Laisse nous t'aider, laisse nous faire partie de ta famille ! »

Je me tournais doucement vers elle, en me redressant, laissant Edward à genoux

- « Je vis ici dans ce...bunker comme l'a dit Alice, je ne sors jamais...Ce soir était une exception ! Je ne vois jamais personne, à part mon père de temps en temps, et la seule personne à qui je parle est l'infirmière qui s'est occupée de moi à Phoenix. Je ne supporte pas la proximité des gens, j'ai peur du contact. Je ne suis rien, je n'ai aucune vie à vous offrir! »

- « Mais nous, oui » me répondit Alice en s'approchant vers moi, « Nous pouvons t'offrir notre amitié, je suis certaine que nous pouvons devenir de très bonnes amies, il te suffit de vouloir essayer. S'il te plait, apprends à nous connaître, tu as fait tellement pour mon frère, ne le laisse pas maintenant, il a toujours besoin de toi, je le sais »

Son regard s'était fait suppliant, sa bouche boudeuse. Esmée à ses côtés me regardait avec espoir, quant à Edward, il me suppliait presque du regard. Je fermais les yeux, perdue dans mes pensées. Je sentis Edward se relever, sa main se poser sur ma joue, je fis de même, et sentis un sourire se dessiner sur son visage, son front se posa contre le mien, et dans un murmure il me demanda s'il pouvait rester avec moi cette nuit. Je rouvris les yeux, me rappelant toutes ces nuits que nous avions partagé, blottis l'un contre l'autre.

- « S'il te plait, tu m'as tant manqué, laisse moi rester avec toi cette nuit. Demain et après demain, je suis de repos... J'aimerai te présenter au reste de ma famille, accepte d'essayer, juste une fois...Si ça ne va pas, si tu ne te sens pas à l'aise avec nous, nous ne te retiendrons pas...Mais je t'en supplie, pour moi, laisse nous t'aider ! »

Sa supplique était poignante, et au fond de moi, tout au fond, bien caché, j'avais vraiment envie d'avoir une vie normale, pouvoir faire mes courses, aller au cinéma ou au restaurant, rencontrer des gens, avoir des amies. Il n'avais pas peur des hommes, lui, il avait surmonté ses peurs, étais-je capable d'y arriver, avais-je assez de courage pour au moins essayer. Je l'avais retrouvé et j'avais si peur de le décevoir, j'avais si peur de le reperdre. Je lui fis un petit sourire, traçant ses lèvres de mon pouce :

- « Je te promets d'essayer », je me tournais vers Alice et Esmée, « je viendrais avec Edward demain, je ne vous promets pas de rester longtemps, peut être juste un repas, peut être juste une heure... »

Alice se mit à pousser des cris de joies, et entraina sa mère vers la sortie.

- « A demain Bella, à demain jumeau préféré...Ne parler pas toute la nuit, hein, pensez à dormir, pour être en forme demain! Bisous, bisous »

Elles se retrouvèrent vite bloquées devant la porte, regardant le nombre de serrures, ne sachant comment faire pour sortir. Je m'approchais d'elle, fis un code sur un petit clavier, qui déboucla toutes les serrures en même temps. Je leur rendis leur liberté, leur souhaitant un bon retour.

Puis je me retournais vers Edward qui étouffait un bâillement. Il s'en excusa, m'expliquant qu'il avait enchainé trois jours de garde, et qu'il était épuisé. Je lui souris, puis lui montrait la salle de bain, lui indiquant au passage le tiroir où se trouvaient les brosses à dent neuves. Je le laissais prendre sa douche, pensant à toutes ses nuits que nous avions passé l'un contre l'autre, à l'apaisement que je ressentais chaque fois qu'il me touchait. Je crois que l'impression d'exister lorsqu'il était là, m'apparaissait plus que clairement.

En le voyant sortir, en boxer et T-shirt moulant, je sentis mon coeur s'accélérer, et le rouge me monter aux joues. Je me précipitais à mon tour sous la douche, je devais oublier ce genre de sentiment, Edward était mon partenaire de douleur, il avait réussi à son sortir, et je ne pouvais l'enfermer dans ma folie et je ne devais pas oublié que lui mieux que personne savait ce que j'avais subi, en tout cas la plus grande partie. L'eau froide me fit du bien, je me jurais de ne plus observer ainsi son corps, j'avais honte de moi, je ne voulais pas être comme ceux qui avaient abusé de nous, nous considérant comme des bouts de viande appétissants, je n'étais pas comme eux, et je ne le serais jamais!

Je sortis à mon tour dans mon informe pantalon de jogging, coupé sous les genoux et d'un large chandail, puis le rejoignis sous la couette. Il retrouva instinctivement notre position favorite, se coulant contre mon dos, son visage contre ma nuque et son bras autour de mon ventre. Nous nous endormîmes instantanément.

Voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, le petit bouton ci dessous est là pour ça!

A bientôt j'espère

BIZZ