Merci beaucoup à celles qui m'ont laissé une trace de leur passage.

Réponses à celles qui n'ont pas de compte :

- Ag : Merci pour ton commentaire qui m'a fait très plaisir. Pour en revenir à Alice, je n'avais pas le même point de vue que toi en l'écrivant. Pour moi elle n'est pas qu'une relookeuse fan de mode - quoique qu'effectivement c'est un domaine où elle excelle - mais elle est celle qui va redonner confiance à Bella, et l'aider à accepter sa féminité. Mais bon, je comprends ton agacement...j'espère cependant que la suite te plaira. Merci encore et à bientôt...j'espère!

- leti60 : Merci pour ton enthousiasme! ça me fait plaisir

- choukinette76 : Merci pour ta review, tes compliments me touchent vraiment. Quant aux lettres gravées, tu vas avoir la réponse dans ce chapitre! A bientôt

Je vous souhaite à toutes bonne lecture

Point de vue de Bella

Enfin lundi, j'étais plus qu'impatiente de le revoir. J'étais un peu perdu aussi. J'avais souvent rêvé par le passé à ce jeune adolescent si frêle, et voilà que cette semaine, c'est vers l'homme qu'il était devenu que mes pensées c'étaient tournées. En finissant de peindre son portrait, j'avais pleinement pris conscience de sa beauté, et mes rêves me renvoyaient trop souvent l'image d'Edward en maillot de bain, son torse parfait. Fallait il que je me pose vraiment autant de questions sur mes sentiments. Car, même si tout cela était nouveau, je comprenais bien que je ressentais quelque chose de très fort à son encontre, mes rêves n'avaient rien à voir avec mes cauchemars d'avant, mes pulsions sexuelles se réveillaient.

Je l'accueillis avec joie, et quand il me tendis le sac qu'avait préparé Alice, je sus qu'il s'agissait inévitablement de vêtement...je fus surprise par contre en les essayant de voir qu'ils m'allaient si bien, ça me donnait un air plus féminin. Je jetais rapidement un coup d'?il au miroir, avant d'aller rejoindre Edward qui patientait à côté, et à voir son expression, ça lui plaisait beaucoup.

- « Prête à sortir? » me demanda t'il

- « Pour aller où » lui répondis-je

Si on allait chez lui, pourquoi pas, mais une sortie, était ce plutôt une invitation à déjeuner dans un restaurant? Je ne l'avais jamais fait, et ça me semblait difficilement réalisable

- « Faire un pique nique, tous les deux, près du lac »

- « Je ne crois pas que ce soit possible, Edward, je suis désolée... »

Je sentis les larmes monter, devant ma faiblesse, et il en essuya une traitresse qui menaçait de couler

- « Tu ne risqueras rien, Bella, je serais prêt de toi, et en semaine, nous ne devrions pas croiser trop de monde, et je suis presque certain que tu vas apprécier... Essayons, s'il te plaît, nous en partirons dès que tu le voudras, je te laisserais toujours le choix...mais essaye...pour moi... »

Ses quelques mots ébranlèrent mes certitudes, je savais que je pouvais lui faire confiance, et après tout, il avait réussi à faire face aux autres, au monde extérieur. Est ce qu'avec son aide, son soutien, je pouvais y arriver aussi? J'aimerai pouvoir m'imaginer moi aussi, vivre sans peur, sortir de mon enfer, profiter de la nature, des paysages. Oui, pourquoi pas moi? Pour lui je pense que j'aurai essayé n'importe quoi, alors un pique nique...OK, ne pas réfléchir d'avantage, je voulais lui prouver que je le voulais, oui je voulais m'en sortir, et ce serait avec lui.

- « Bien, allons y maintenant avant que je ne change d'avis »

Il me prit dans ses bras et m'enlaça. Ce geste, insignifiant en lui même, était pour moi quelque chose de grandiose...Il m'apportait de la sérénité, de l'apaisement, et sentir son corps contre le mien, me procurait une douce chaleur, qui se propageait le long de ma colonne vertébrale.

Nous partîmes en voiture jusqu'au petit lac, planté au milieu du parc régional. C'était beau, l'herbe était verte et grasse, et de petites fleurs sauvages apparaissaient en bouquets jetés aléatoirement. Comme il me l'avait dit, il n'y avait que très peu de monde, quelques mamans avec leurs enfants, quelques couples aussi, couchés dans l'herbe, enlacés.

Nous nous installâmes près de l'eau, sur la nappe. J'étais émerveillée par tout ce qui m'entourait. Même les odeurs me ravissaient, et la chaleur du soleil caressant mes bras me donnait envie de m'abandonner à une sieste. Le repas était gargantuesque, et je lui demandais en riant s'il avait invité son frère à se joindre à nous.

Après avoir manger à peine un quart de tout ce qu'il y avait, Edward me demanda si j'acceptais une promenade avec lui autour du lac. Passer du temps avec lui était tout ce que je demandais, aussi il me prit la main, m'aida à me remettre debout, et après avoir rangé la glacière dans la voiture, nous nous dirigeâmes pour une balade digestive. Nous marchions main dans la main, parlant de tout, de son travail, de lecture, d'art en général et bien sur de musique. Je me sentais libre, libre au point d'avoir envie de courir, de sauter, de me rouler dans l'herbe. Je sentais son regard sur moi, il souriait, autant que moi, et d'un coup, en le tirant derrière moi, je me mis à courir. Il me suivit en riant, sautant quand je sautais, jusqu'à ce que je m'arrête par manque de souffle.

Je me laissais tomber dans l'herbe en riant, me tenant les côtes tellement il m'était difficile de respirer, et fermais les yeux. Un silence léger s'installa entre nous, jusqu'à ce que je lui murmure, combien je me sentais bien, combien j'étais heureuse. Il repris ma main dans la sienne et la serra, son pouce caressant tendrement ma paume. Je finis par me rassoir et je regardais son doux visage, souriant, ses yeux toujours clos. Il les rouvris enfin et me fit face.

J'avais toujours des questions à lui poser, et je pensais que le moment était venu pour avoir cette discussion qui me tenait à coeur :

- « Edward, je peux te poser des questions un peu personnelles? »

- « Ai-je droit à des jokers? Tu me fais peur! »

- « Non, pas question...trouillard! »

- « OK, que veux tu savoir de plus sur ma misérable existence » dit il en riant

- « Et bien, en fait, je voulais savoir si...enfin peut être que tu devrais être avec quelqu'un d'autre...je veux dire ...euh... »

- « Je crois que là ça va être difficile de te répondre, je n'ai pas bien compris...Avec qui devrais je être, Bella?»

- « Ta petite amie...par exemple...Je suppose que c'est avec elle que tu devrais passer ton temps libre, non? »

- « Je n'ai pas, et n'ai jamais eu de ...petite amie »

Son regard s'était baissé sur nos mains toujours jointes, et je supposais que ma question l'avait gênée plus que je ne l'aurai pensé.

- « Pourquoi? Tu es plutôt un très bel homme, et tu côtoies depuis des années des étudiantes ou des collègues femmes? »

- « Je n'ai jamais dit qu'aucune n'avait été intéressée par moi, et merci pour le compliment! »

Oups, j'avais vraiment dit à haute voix que je le trouvais beau! Bon, de toute façon il devait le savoir, non? En tout cas moi j'étais soulagée, égoïstement soulagée, de savoir qu'aucune jeune femme ne l'attendait.

Il se décala de façon à s'adosser contre un arbre et m'installa entre ses jambes, mon dos contre son torse. Ses mains attrapèrent les miennes et se croisèrent sur mon ventre, c'était agréable, je me sentais comme dans un cocon confortable et rassurant. Il soupira dans mon cou, et je le soupçonnais d'avoir adopter cette position pour pouvoir me parler sans jamais croiser mon regard. Il ne se passa que quelques secondes avant qu'il ne reprenne la parole.

- « Je ne saurais pas vraiment te dire pourquoi aucune fille ne m'a jamais attiré, Emmett m'a d'ailleurs demandé une fois si je n'étais pas homosexuel! » il émit un petit rire triste avant de continuer. « Depuis mon retour dans ma famille, outre les problèmes psychologiques et physiques que tu peux deviner, j'avais aussi une autre séquelle...elle ne me gênait pas outre mesure, à vrai dire, je vivais avec...Un jour, Emmett, avec sa finesse légendaire m'a demandé pour laquelle de toutes ces étudiantes je bandais! T'imagines, en plein repas de remise de diplôme de fin de troisième année...la honte. Mais quand, excédé par ce type de question, je lui ai répondu que je n'avais jamais plus eu d'érection, ça a jeté un froid, et j'ai quitté la table. Heureusement, personne d'autre que les membres de ma famille ne m'a entendu. Mon père est venu me rejoindre dehors, il ne comprenait pas que je ne lui en aille jamais parlé, mais que voulait il que je lui dise, que s'il voulait des petits enfants, il ne fallait pas qu'il compte sur moi ! Ce genre de discussion est revenue quelques fois sur le tapis, ces dernières années. Jasper pensait que c'était un blocage et qu'un jour, face à la bonne personne, le jour où je serais amoureux, ça s'arrangerait. Alors, tu vois, il faut croire, que jusqu'à aujourd'hui, le pouvoir des phéromones a échoué! Et, je suis là avec toi, car tu la seule avec qui je veux être, personne d'autre ne m'attends. Est ce que j'ai répondu à ta question?»

Je tournais doucement ma tête vers lui, il avait les yeux fermés le visage vers le ciel, son crâne appuyé contre l'arbre. Je lui embrassais doucement la mâchoire, seule élément à ma portée.

- « Je suis désolée, j'espère qu'un jour tu rencontreras la personne capable de faire battre ton coeur, tu le mérites »

- « Je n'ai pas dit que je ne l'avais pas rencontré » me dit-il en recroisant mon regard; « On termine la balade? »

Je me relevais tout en le fixant, j'avais du rater quelque chose dans son explication, pourtant il m'avait bien dit ne pas avoir de petite amie !

- « Oui, on y va. Mais, dit moi, si tu as rencontré ton âme soeur, pourquoi ... »

- « Bella, j'ai rêvé à toi toutes ces années, et c'est pire encore depuis une semaine... Je ne veux pas te perdre, ni te faire peur, tu es la seule qui fasse battre mon coeur »

Nous étions debout face à face, et je sentais battre mon coeur de manière incontrôlée, il menaçait de s'échapper de ma poitrine, est ce que je comprenais bien ce qu'il essayait de me dire, ou mon imagination débordante ne comprenait que ce qu'elle voulait. Voulait il vraiment dire que c'était MOI, Moi qui pourrait être sa moitié, j'avais l'impression de vivre un rêve éveillé, et si je n'avais pas compris? Si je me trompais prenant mon plus beau rêve pour la réalité...quelle claque ça serait. Je m'aperçus que j'avais arrêté de respirer, et pris une grande respiration. J'imaginais aisément que je devais passé actuellement par toutes les couleurs, un instant pâle à faire peur et maintenant mes joues me chauffaient. Il me regardait intensément, attendant une réaction de part? Ses mains se mirent sur mes épaules, ses pouces caressant mon cou.

- « Veux tu dire que tu voudrais de moi pour...petite amie? » soufflais-je timidement.

Ses doigts remontèrent sur mes joues, maintenant mon visage vers le sien, son front se posa sur le mien, et son souffle caressait mes lèvres.

- « C'est mon rêve le plus cher, Bella...Tu es toute ma vie »

- « Malgré tout ce que je suis? Je ne te dégoute pas? »

- « Ce que tu as vécu, je l'ai vécu aussi...est ce que je te dégoute? »

- « NON, bien sur que non! »

Je mis mes mains autour de son cou, passant mes doigts dans ses cheveux, il éloigna doucement son visage du mien, ses yeux allant des miens à mes lèvres. Je m'approchais doucement de sa bouche, et nos nos lèvres se rencontrèrent enfin. C'était un baiser doux, très lent, nos lèvres se détachaient et se retrouvaient, nos corps se rapprochaient, nos mains caressaient nos dos respectifs, puis remontaient dans nos cheveux. C'était tout simplement merveilleux, jamais je n'aurais pensé imaginé ressentir autant de choses, tous ces frissons qui parcouraient mon corps et me donnaient envie de me serrer encore plus contre lui. Et lorsqu'il entrouvrit les lèvres, laissant passant sa langue sur ma bouche, j'eus la sensation d'une explosion interne. Je me détachais doucement de lui, pour lui murmurer que je n'avais jamais embrassé un garçon comme ça. Il me répondit que lui non plus, mais à force d'entendre Emmett parler de ses exploits, il avait une vague idée de comment faire.

- « Fais comme moi » me dit il replongeant sur mes lèvres en feu. J'entrouvris mes lèvres comme lui, acceptant sa langue dans ma bouche, la laissant bouger contre ma langue, puis je me laissais prendre dans une danse sensuelle, bougeant dans son rythme.

- « Waouh » lui dis je en reprenant ma respiration

- « Oui, waouh, c'était incroyable, Bella...C'est notre premier baiser, ma chérie » me dit il en souriant.

Je ne l'avais jamais vu aussi éclatant de bonheur, ses yeux pétillaient et il était rayonnant. J'imagine que je devais lui ressembler tant j'étais heureuse. Nous repartîmes en marchant vers sa voiture; sur le chemin de mon appartement, il me demanda si j'accepterais de venir ce soir diner chez ses parents et y rester demain toute la journée où nous serions seuls, et pourrions profiter tous les deux de la piscine, puisque tout le monde travaillerait.

C'était très tentant, et j'avouais sans difficulté, que j'aurai toute les peines du monde si nous devions nous séparer maintenant. Nous passâmes à mon appartement, afin que j'y prenne des affaires de rechange et les tableaux que j'avais fait pour Esmée, Alice et Rosalie. Heureusement j'avais pris le temps de les emballer, comme ça se serait une surprise totale.

Nous allions pour partir quand mon téléphone sonna. Angela ou mon père? Je décrochais rapidement

- « allo »

- …

- « Oh, il ne fallait pas t'inquiéter papa, j'étais sortie »

- …

- « Oui, tu as bien entendu. J'ai été pique niqué, et c'était très chouette »

- …

- « Heu, oui bien sure, je suis prudente. Je n'étais pas seule, j'étais avec un ami »

- …

- « Oui, papa, un garçon, et oui je lui fait confiance »

- …

- « Oui, il est au courant, je te promets que tout va bien »

- …

- « Fais moi confiance papa »

- …

- « Il est là, il m'attends. On va manger chez ses parents, et je dormirai là-bas »

- …

- « Pas de piège papa, et j'ai déjà rencontré ses parents »

- …

- « Moi aussi papa je t'aime, je t'appelle demain soir »

- …

- « Heu! attends je lui demande »

- « Mon père voudrait te parler » je passais l'appareil à Edward, tout en mettant le haut parleur

- « Oui, allo chef Swan »

- « Bien bonjour, puis je savoir qui vous êtes? »

- « Je m'appelle Edward Cullen, monsieur »

- « Et vous emmenez vraiment ma fille chez vos parents jeune homme? »

- « oui monsieur. Est ce que ça vous tranquilliserais si je vous donnais leur numéro de téléphone? »

- « S'il vous plait oui et leur adresse aussi. Quand à vous jeune homme, je ne sais pas ce que vous a dit exactement ma fille, mais sachez que si vous faites un pas de travers vous aurez à faire à moi! »

- « Papa, stop maintenant! As tu entendu son prénom? Edward! »

- « Quoi Edward...tu veux dire Ton Edward? »

- « Oui papa, alors crois moi, si je te dis que tout va bien »

- « Repasse le moi Bella »

- « Je suis toujours là, monsieur »

- « Écoute mon garçon, je suis désolé pour ce qu'il t'est arrivé, je ne sais pas quoi te dire d'autre, mais je sais au moins qu'avec toi ma petite fille ne risque rien. Tu y veilleras, hein? »

- « Comme sur la prunelle de mes yeux, monsieur »

- « Bon, et bien merci de t'occuper d'elle, et passez une bonne soirée »

- « Merci monsieur »

- « Merci papa, je t'appelle demain sans faute, bisous »

Je raccrochais l'appareil et m'excusais auprès d'Edward pour le ton peu sympathique qu'avait utilisé Charlie au début de leur conversation. Edward m'assura qu'il comprenait l'inquiétude de mon père et m'embrassa langoureusement avant que nous ne partions. En chemin, je lui demandais cependant d'éviter de m'embrasser devant sa famille, c'était pour moi un moment d'intimité qui me gênait, et je ne voulais pas que sa famille soit au courant pour le moment. Ça me rassura de savoir qu'il était d'accord avec moi, sachant que j'avais de mon côté toujours beaucoup de mal à gérer la proximité des siens, ce n'était après tout que mon deuxième passage chez eux.

- « Oh, je ne t'ai pas remercier pour cette belle journée, bonne idée le pique nique! Je n'aurai jamais imaginé passer un moment aussi magique, alors vraiment merci » dis- je à Edward en rougissant

- « Heu! Tu devras remercier Jasper pour ça, c'était son idée »

- « Vous êtes très proches tous les deux, n'est ce pas? Comment as tu fais? »

- « Il est plus proche que tu ne pourrais l'imaginer...C'était déjà mon meilleur ami, avant...et il m'a beaucoup aidé après... Tu sais, il est le seul à qui j'ai raconté le plus de choses, jamais il ne m'a jugé pour tout ça...Il m'a surtout écouté, conseillé dans mes gestes, dans mes attitudes, et surtout à ne plus considérer tous ceux qui m'entourent comme des dangers potentiels. Je ne veux t'obliger à rien, ma Bella, mais sincèrement je pense que ça serait bien si tu pouvais lui parler »

- « J'ai déjà testé du psy!, j'ai détesté...toutes ces questions graveleuses...une fois il m'a demandé si j'avais aimé ça, si j'avais déjà eu un orgasme quand... » ma voix se brisa, et Edward s'arrêta immédiatement sur le bord de la route

- « Ton psy était un connard! ne pleure pas, je t'en prie » il me prie dans ses bras, embrassant chacune de mes larmes, mes yeux, mes joues, pour s'arrêter sur mes lèvres.

Il essayait de me réconforter, me berçant tendrement dans ses bras puissants, pendant que j'inondais son haut. Il me répétait, que c'était fini, qu'il fallait que je passe à autre chose, que je m'autorise à vivre enfin.

- "Si tu savais Bella, comme je m'en veux encore aujourd'hui de ne pas avoir su te défendre, de ne pas avoir été là pour t'aider lorsque tu es revenue. Pourtant, je sais que je ne peux plus rien changé au passé, que je ne peux influer que sur notre futur, et je voudrais tellement que maintenant tu nous laisses entrer dans ta vie, moi et ma famille aussi. J'ai besoin de toi, tellement besoin de toi »

Je continuais de pleurer doucement, sachant qu'il avait raison...Je voulais m'en sortir, pour lui, pour nous. J'avais la certitude que mon avenir passait par lui, je l'aimais, mon dieu, je l'aimais comme jamais je n'aurai cru ça possible. Mes lèvres capturèrent brutalement les siennes, ma langue demandant immédiatement l'accès à sa bouche. Le manque de souffle nous fit nous stopper, et je me noyais dans le vert de son regard.

- « Ne t'en veux jamais plus, et tu as raison, mon psy était un connard dirigé par ma mère...Je m'en sortirai près de toi et pour toi, et j'accepte de parler à Jasper si tu restes avec moi, au moins la première fois »

Cette fois c'est lui qui m'embrassa, plus chastement avant de redémarrer.

A notre arrivée chez lui, la maison était encore déserte, il m'emmena dans sa chambre pour que j'y pose mon sac. Je laissais au passage dans le salon mes tableaux emballés, que je comptais leur offrir plus tard, pendant qu'il faisait un détour par la cuisine pour remettre au frais les restes de ce midi. Sa chambre était relativement vaste, claire et tout un pan était consacré à des étagères remplies de livres pour une grande partie et de CD. Je prenais le temps de découvrir son univers, quand je le sentis se presser dans mon dos. Il plaça son menton sur mon épaule et ses bras autour de ma taille, je m'appuyais légèrement contre son torse, relevant ma joue pour caresser la sienne. Nous restâmes ainsi quelques minutes, nos yeux clos, mes mains bougeant sur ses bras en une douce friction.

Le bruit de la porte, et la voix d'Esmée nous fit nous séparer, elle montait à l'étage, appelant Edward. Il m'embrassa rapidement sur la tempe, avant d'ouvrir la porte de sa chambre à sa mère.

- « Mon chéri, tout va bien? » lui demanda t'elle en le serrant dans ses bras et embrassant sa joue.

Elle le lâcha et sourit en me voyant, son visage s'était éclairé, me prouvant si j'en doutais encore sa joie de me revoir. Elle s'approcha d'un pas pour me dire bonjour, ne sachant pas si elle pouvait s'avancer d'avantage. Je fis comme la fois dernière et m'avança pour effleurer sa joue de mes lèvres.

- « Je suis contente de te revoir Bella, la journée s'est bien passée? Vous avez pique niqué? »

- « Oui, Esmée, c'était parfait... mais ce n'était pas la peine de vous donner autant de mal, vous aviez fait beaucoup trop! »

- « C'était un plaisir Bella, bon je vais vous laisser, je vais aller préparer le diner »

- « Est ce que...est ce que je peux vous aider? »

- « Ne te sens pas obligé... »

- « Non, vraiment, j'aimerais beaucoup.. je n'ai plus vraiment l'occasion de faire à manger, mais avant...j'aimais beaucoup ça »

Esmée me sourit encore une fois, m'incitant à la suivre. J'attrapais la main d'Edward pour qu'il descende avec moi. Il s'assit à la table, pendant que je pelais des carottes pour les rapper. Esmée m'expliqua qu'elle n'avait pas grand chose à préparer puisqu'il restait de la viande froide et des salades de ce midi, elle allait juste faire en plus des carottes rappées, une salade verte...Emmett et Rosalie ne vivaient plus ici, et venaient essentiellement les week-end, seuls Alice et Edward étaient encore à la maison, et Jasper venait manger de temps en temps en semaine, en fonction de ses horaires de fin de consultation. D'ailleurs, son dernier patient de la journée ayant annulé, il était parti chercher Alice et ne devrait plus tarder à arriver, ainsi que Carlisle. Nous discutâmes un moment de notre journée autour du lac, et elle nous raconta la sienne, me montrant des photos de l'endroit qu'elle redécorait, des couleurs et des matières qu'elle comptait utiliser, c'était très agréable d'entendre une discussion simple, une discussion de famille.

Nous allâmes ensuite nous installer dans le salon, en continuant de parler, tandis qu'Esmée nous proposait un verre. Puis la porte s'ouvrit sur Alice, Jasper et Carlisle qui arrivaient en même temps. Alice, se précipita vers moi, en criant Bellaaa, et fut retenu par Jasper qui la rattrapa au vol.

- « Al, bon sang... »Rouspéta t'il

Dans le même temps, je m'étais éjectée du canapé, prête à m'enfuir, mon coeur battant la chamade. J'essayais de calmer mon souffle paniqué, tandis qu'Edward me prenait contre lui. Je me sentais si stupide, après tout Alice ne me voulait pas de mal, et je devais m'excuser. Je me dégageais doucement de l'étreinte rassurante d'Edward, pour me diriger vers elle, qui avait les larmes aux yeux, visiblement déçue de n'avoir pas maitriser son élan.

- « Excuse moi Alice, tu m'as surprise, et...j'ai réagit un peu vite, je suis désolée » lui dis je en approchant un peu d'elle et de Jasper.

- « Non, c'est moi qui suis désolée, je n'aura pas du, j'ai juste oublié le plus élémentaire des conseils...OHHH, tu as mis tes nouveaux habits! Alors dis, tu les aimes, hein? » dit elle en sautillant sur place

- « Oui, ils sont parfaits, mais tu n'aurais pas du...Mais j'ai cru comprendre que les miens ne te plaisaient pas vraiment! »

- « Bein...je préfère nettement ceux là, et suis moi je vais te montrer en ligne le magasin où j'achète le plus, comme ça on pourra choisir ensemble tes nouvelles tenues! »

- « Alice, ça suffit » rigola Carlisle, tu vas vraiment finir par faire fuir Bella, et ça je crois que personne ne te le pardonnerait...Chaque chose en son temps!

Carlisle me salua sans se rapprocher d'avantage, ainsi que Jasper, pendant qu'Alice bougonnait en me faisant signe qu'on verrait plus tard.

Puis chacun s'installa sur les fauteuil et le canapé, buvant un rafraichissement, échangeant sur sa journée avant de passer à table. J'en profitais pour me lever et ramener avec moi les présents que je leur destinais. Je présentais tout d'abord à Carlisle et Esmée le plus grand, la peinture que j'avais faite, représentant leurs trois enfants. Ils furent très émus, ne sachant quoi dire en découvrant le tableau...Esmée avait la larme à l'oeil, tandis que Carlisle me remerciait chaleureusement. Je leur expliquais que c'était pour les remercier de leur accueil et de leur gentillesse, Esmée se mit doucement face à moi, et mit doucement sa main sur ma joue, comme elle nous avait vu faire le samedi précédent avec Edward, c'était troublant et beaucoup d'émotions me traversèrent quand elle se pencha pour effleurer ma joue de ses lèvres; elle se recula aussitôt, ne voulant pas me mettre plus mal à l'aise. Carlisle avait toujours le tableau dans les mains, puis il le souleva, le plaça sur le mur au dessus du meuble télévision, demandant à Esmée ce qu'elle pensait de cet emplacement pour l'accrocher, une fois qu'il l'aurait fait encadrer. Tout le monde approuva son choix, et Carlisle me remercia de nouveau, soulignant que j'avais vraiment beaucoup de talent. Alice me fit rire tout à coup, car elle regardait avidement les paquets restants, sautillant sur le canapé, ce qui faisait sauter Jasper dans le même temps. Je pris rapidement celui que je lui avais fait, espérant qu'elle ne serait pas déçue par une représentation au fusain,d'elle et Jasper, et elle s'empressa d'arracher le papier, puis un « OH » se dessina sur son visage, tandis qu'elle montrait ma toile à Jasper.

- « C'est magnifique, Bella, vraiment superbe...Tu avais une photo comme modèle? » me demanda Jasper

- « Non, j'ai une bonne mémoire visuelle, je crois »

Le tableau passa dans les mains de Carlisle et Esmée, qui encore une fois furent ébahis par la ressemblance des portraits. Alice se redressa doucement, et me demanda si je voulais bien qu'elle s'approche de moi. Je fus touchée par sa demande et la laissait embrasser ma joue rapidement. Jasper me fit un signe de tête pour me montrer combien il me remerciait d'avoir laisser faire sa bien aimée. Je tendis ensuite à Esmée le portrait de son couple, et mis de côté le dernier, leur demandant de le donner à Rosalie dès qu'il la verrait.

Je repris place rapidement sur le canapé, près d'Edward, qui prit mon visage entre ses mains, il embrassa mon front, puis se pencha à mon oreille pour me murmurer un « merci Bella, si tu savais la joie que tu leur procures, et le bonheur que ça me donne... ». Je mis ma main sur sa joue à mon tour, fixant mon regard au sien, essayant de lui faire passer tout l'amour que je ressentais pour lui. Le voyant difficilement avaler sa salive, je sus qu'il avait compris mon message.

Le repas se passa dans la joie et la bonne humeur, ils étaient tous heureux de savoir que j'allais passer la nuit chez eux. La seule perturbation de la soirée, fut le téléphone fixe qui se mit à sonner, alors que nous passions au salon prendre le café. Nous entendîmes Esmée discuter puis elle nous rejoignit, en me regardant...en souriant :

- « Je crois que ton père voulait vérifier si tu étais bien chez nous, je l'ai rassuré, et je crois qu'il va pouvoir fermer l'?il cette nuit! »

- « Je suppose qu'il devait être surpris, quand tu lui as dit que tu sortais » me demanda Jasper

- « A vrai dire il a appelé tout à l'heure, et je lui ai parlé du pique nique – Je te remercie pour l'idée au passage – et je lui ai dit que je venais ici ce soir. Je pensais l'avoir rassurer, mais finalement, même le fait d'avoir parlé à Edward n'a pas du être suffisant. »

- « Mets toi à sa place, aurais tu imaginé il y a quinze jours de ça, te retrouver ailleurs que chez toi? Tu as fait en une semaine un grand pas dans ta vie, et ce n'est qu'un début... »

- « Oh, Bella, imagine que bientôt nous irons avec Rose et toi faire du ...SHOPPING! J'suis super contente! » dit Alice en battant des mains

A dire vrai, si sortir, aller au cinéma, au théâtre ou au restaurant m'attiraient énormément, j'en étais beaucoup moins certaine pour cette activité là! Mais ne voulant pas casser l'ambiance, je me contentais d'une grimace qui fit rire tout le monde sauf Alice.

La soirée prit fin, et Jasper nous salua avant de rentrer chez lui. Je vis Edward lui glisser un mot à l'oreille et Jasper me regarda en acquiesçant, signe qu'il était prêt à m'aider et à m'écouter.

De notre côté, nous montions rapidement Edward et moi dans sa chambre, heureux de cette soirée. Après un passage sous la douche, nous nous retrouvâmes face à face allongés dans son lit, nous dévorant du regard. La main d'Edward se leva doucement vers mon visage puis nos lèvres se retrouvèrent enfin, avant que le sommeil ne nous emporte.

Je fus réveillée par le chant des oiseaux et le bruit de la poste qui se refermait. Je m'assis rapidement sur le lit, puis allumais la lampe de chevet; Il était déjà huit heure, et je supposais qu'Edward était descendu à la cuisine. Je me rallongeais quelques instants, fermant les yeux en repensant à tous ces instants merveilleux que je vivaient depuis quelques jours. Puis je me levais à mon tour, et croisais Edward sortant de la cuisine avec un grand plateau.

- « Oh, moi qui souhaitait t'apporter le petit déjeuner au lit » me dit il dans un sourire

- « Ah ah, connaissant ma maladresse, je t'assure que ce n'aurait pas été une bonne idée » lui répondis-je, en l'embrassant.

- « Bon, tu veux manger dans la cuisine ou sur la terrasse? »

- « Dehors si ça ne t'embête pas, je crois que je prends goût à l'air libre! »

Nous prîmes place, face à la piscine, qui commençait à scintiller avec les rayons du soleil. Nous mangeâmes en silence, nous observant fréquemment en souriant. Ces instants, tous comme ceux de la veille étaient tout bonnement magiques, et emprunt de sérénité.

Edward me regardant toujours me demanda s'il pouvait à son tour me poser une question plus « personnelle »

_ « Hum, est ce que j'ai droit à un jocker? »

- « Pas question, trouillarde! », me répondit il, en reprenant mes propres mots de la veille

- « OK, je t'écoute ». J'avais peur de ses interrogations, j'imaginais assez bien que ça ne concernait pas ma vie actuelle puisqu'il savait déjà tout ou presque, ça ne pouvait donc avoir trait qu'à mon passé

- « Depuis une semaine, une question me turlupine...je voudrais voir ton dos, et savoir ce qu'il s'est passé »

- « Je...je ne sais pas...c'est difficile pour moi...j'ai honte... » je sentais les larmes me monter aux yeux, et je baissais la tête pour me camoufler derrière mes cheveux. Je l'entendis approcher sa chaise de la mienne pour se mettre face à moi, et ses mains prirent mon visage en coupe pour que nos yeux se rencontrent.

- « Tu n'as aucune honte à avoir, Bella...et encore moins face à moi. Si je te racontais ma plus grande honte, me confierais tu ton secret? »

- « ca n'a rien à voir avec du donnant donnant, c'est juste que je ne l'ai jamais raconté...à personne! »

- « OK, je vais quand même te raconter un épisode peu reluisant de mon existence, et après si tu le souhaites je t'écouterais : J'étais de retour depuis quelques semaines déjà, et je commençais doucement à me sentir en confiance. Je passais un peu de temps en famille, prenais mes repas avec eux, j'avais doucement pris mes marques. Un matin, je descendis au salon, j'avais entendu Emmett et Jasper rirent et parler fort. Ils étaient sur le canapé, côte à côte, et jouaient à un jeu vidéo...ça devait être une course de voiture. Carlisle était dans le fauteuil, feuilletant un magasine ou un livre, et Esmée devait être dans la cuisine surement. J'ai voulu m'assoir près d'eux, pour regarder...Emmett était en train de crier de joie parce qu'il allait enfin gagner la partie, mais j'ai eu un geste malheureux...J'ai voulu attraper une revue sur la table basse et j'ai malencontreusement tirer le fil de sa manette en même temps. Ça l'a débranchée, ou arrêtée, je ne sais pas...mais la colère l'a pris et il s'est levé brusquement en me hurlant dessus...Il disait que j'étais un triple con, que j'étais pas foutu de faire attention à ce que je faisais... Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête à ce moment, je n'ai pas réfléchit en fait, je crois que ça a été instinctif...Je me suis jeté à ses pieds, le suppliant de ne pas me frapper que j'allais le faire et en même temps je lui ai baissé son pantalon de jogging m'apprêtant à lui faire une...enfin tu sais. Quand j'y repense, c'était assez curieux, comme si le temps s'était figé quelques instants, plus personne ne réagissait pendant que je m'approchais de son sexe. Puis le temps s'est remis en mouvement, Emmett m'a poussé violemment en arrière en hurlant et au même moment j'avais compris que je venais de commettre une énorme boulette...Ils n'étaient pas Eux, ils étaient ma famille. Je me suis relevé rapidement, et j'ai croisé leurs regards, à tous...la stupeur, la colère, l'incompréhension et la douleur...surtout dans les yeux de ma mère qui venait de prendre en pleine face une redoutable réalité de ce que j'avais vécu. J'ai couru jusqu'à ma chambre, suivi par Jasper et mon père...Je leur ai demandé de partir, de me laisser seul et j'ai pleuré des heures durant. Je me haïssais, si tu savais à quel point...J'aurais tellement souhaité mourir à ce moment, juste disparaître comme ça, dans un claquement de doigt...Je me disais que jamais plus je ne pourrais les regarder en face... »

Pendant tout son discours, ses yeux étaient restés rivés aux miens, ils étaient juste plus brillants à cause des larmes, et pourtant de nous deux j'étais celle qui pleurait le plus, imaginant combien il avait dû se sentir seul et humilié à cet instant de sa vie. Je lui demandais, timidement, comment il avait fait face à la situation.

- « J'avais du finir par m'endormir, et quand je me suis réveillé, Carlisle et Jasper étaient là, sur deux chaises...Jasper s'était endormi, et mon père me regardait. Dès qu'il m'a adressé la parole Jasper s'est réveillé, et j'ai vu qu'eux aussi avaient du beaucoup pleuré. Il y avait aussi beaucoup de colère dans leurs yeux...Ils ont passé un long moment avec moi, jusqu'à ce que je comprenne enfin que leur colère n'était en rien dirigée contre moi mais contre ce que j'avais vécu...là-bas! Toujours est il que je suis resté enfermé dans ma chambre pendant une semaine, passant mon temps dans mes livres de cours pour ne penser à rien d'autre. Je n'avais pas revu Emmett depuis ce fâcheux incident, et puis un soir, il a frappé à ma porte, m'apportant mon repas à la place de maman. Je crois que nous étions aussi gêné l'un que l'autre, et il m'a dit une phrase stupide du style « C'était bien sympa à toi de vouloir me faire plaisir, mais je t'assure que la seule que je veux voir me faire ça un jour c'est ...Rosalie! » puis il m'a souri et à dit que plus jamais personne ne parlerait de cet épisode, et que ce serait bien si je venais manger avec eux, et que je reprenais ma place dans la famille...Voilà, nous n'en avons jamais plus reparlé, sauf une fois...juste moi et Jasper! »

J'essuyais rapidement les larmes de mes joues, et embrassais ses lèvres humides. J'avais besoin de le sentir contre moi, je ne pouvais rien ajouter à ce qu'il venait de me raconter, rien qui aurait pu lui faire oublier ce qu'il avait vécu. Mais je pouvais lui faire comprendre combien il était important pour moi, combien je comprenais ses souffrances cachées. Il ouvrit les bras, et je vins m'y blottir, m'asseyant sur ses genoux, et essayant de retenir ma tristesse. Je laissais mes lèvres glisser dans son cou, jusqu'à son oreille, puis je pris une grande inspiration.

- « Puisqu'on en est aux moments douloureux, continuons...Je vais te raconter dans les grandes lignes...C'était le jour où nous avons été séparé, un gros type m'a emmené dans sa camionnette, et m'a balancé dans un sous sol. J'étais terrifiée, ses yeux étaient complètement fous. Il m'a frappé, et attaché à plat ventre sur une table...il m'a ...il m'a fait si mal...je hurlais, je t'appelais, je criais ton nom...et je crois que ça l' a tellement excédé qu'au bout de longues heures, il a craqué, il a pris un couteau et m'a dit que puisque j'avais cet Edward dans la peau, j'allais crevé sous ton nom. Il...il a gravé ton prénom au couteau dans mon dos, et c'était si douloureux, j'avais si mal, que j'ai du m'évanouir, je suppose. Ou alors, il a cru qu'il m'avait tué, je ne sais pas...Toujours est il que quand j'ai repris connaissance j'étais dans la décharge... »

Ma tête était toujours dans son cou, et mes larmes imbibaient le col de son maillot, j'avais enfin dit à quelqu'un comment le prénom d'Edward s'était retrouvé gravé en moi à tout jamais. J'espérais ne jamais avoir à le raconter de nouveau, car je pouvais toujours ressentir la douleur de ses instants, et c'était juste insupportable. Une violente envie de vomir me submergea, et j'eus juste le temps de me précipiter à l'intérieur pour atteindre les toilettes, avant de rendre mon repas du matin.

Je sentis Edward s'agenouiller derrière moi, et prendre mes cheveux pour qu'ils ne me gênent pas. Puis, il m'emmena dans son cabinet de toilette, et me passa un gant d'eau fraîche sur le visage. Je lui demandais de me laisser seule le temps de prendre une douche et de me brosser les dents, je me sentais si mal d'avoir revécu ses instants, que je restais un long moment sous l'eau chaude, avant d'avoir le courage de l'affronter. Quand je sortis enfin, vêtu d'un pantacourt et d'un T-shirt propre, il était assis sur le bord de son lit, les traits fermés. Je ne savais comment réagir, ni quoi dire pour essayer d'alléger l'atmosphère; puis il ouvrit les bras et me fit un petit sourire triste. Il me prit dans ses bras puis nous allongea sur le lit, son visage dans mes cheveux.

Nous restâmes enlacés sans bouger un long moment, et je le remerciais silencieusement de ne pas s'excuser encore une fois pour tout ça. Puis ses lèvres commencèrent à bouger contre mon oreille, attrapant mon lobe, le mordillant, ce qui me fit rire. Nos lèvres se retrouvèrent soudées, nos langues s'entremêlaient avec empressement, comme pour nous faire oublier les moments tristes de la matinée. Il me fit basculer contre son torse, ses jambes enserrant mon bassin, ses mains qui fouillaient mes cheveux, descendirent le long de mon dos, puis caressèrent mes flancs, avant de passer sous mon T-shirt. Je sentais ses longs doigts chauds tracer chaque lettre de son prénom, puis reprirent possession de mon visage. Je rouvrais les yeux, puis détachais mes lèvres des siennes, les laissant traîner sur son menton, son cou.

Voilà, c'est un chapitre un peu difficile peut être, mais qui voit aussi avancer la relation entre Edward et Bella...J'espère que je ne vous ai pas trop fait pleurer...

Merci de me laisser vos commentaires et avis sur ce chapitre, ça m'aide parfois à m'orienter aussi dans mon histoire

A bientôt

Bizz

Fo7