Bonjour à toutes et un grand merci pour vos commentaires. Ci dessous réponses à celles qui n'ont pas de compte FF :

vanina et sandry : merci pour votre gentil mot, je suis contente que l'histoire vous plaise...vanina, désolée de t'avoir fait pleurer.

Ag : Alors, tout d'abord sache que je ne trouve en aucun cas ton commentaire déplacé...il prouve tout simplement que je n'ai pas réussi à bien expliquer le contexte de mon histoire, que veux tu je ne suis pas une littéraire, j'ai passé un bac D ( je ne sais pas à quoi cela correspond aujourd'hui!) il y a plus de...disons plus de 25 ans pour faire simple. Je vais essayer de combler mes lacunes en répondant à tes questions. Dans mon esprit, Edward et Bella se sont fait enlever vers 17 ans, ils ne sont pas restés plus de quelques mois captifs, et aujourd'hui, sachant qu'Edward finit sa sixième année de médecine et qu'il a d'abord fini sa dernière année de lycée, sept ans se sont écoulés...Ils ont donc 24 ans ( Ah, j'ai oublié de dire que j'étais comptable!, ça se voit là non?). Donc, sachant que 7 années sont passés, le traumatisme reste certes présent, mais Bella s'est surtout renfermée sur elle même tout d'abord par peur, c'est certain, mais surtout par la suite parce que personne n'a pu l'aider à aller de l'avant. La seule chose qui lui manque aujourd'hui c'est le soutien et l'amitié...ce qu'elle va trouver auprès d'Edward et de sa famille, où chacun à sa façon va l'aider à reprendre confiance en elle ( Alice et Rose à reprendre goût à la féminité avec des vêtements qui camouflent moins son corps, Jasper avec sa patience et son écoute, Emmett lui réapprend à rire...). C'est pour ça que tu trouves que les choses avancent vite, pendant ces sept ans, les choses ont faits leur chemin!

Ag? houhou! je t'ai perdu? Ha, tu es partie chercher ton troisième doliprane! désolée... Je ne sais pas si c'est plus clair maintenant, ou si je t'ai embrouillé encore plus, mais tu me diras ça, hein?

Quoi d'autre, Ah Renée, bien sur que c'est elle qui avait choisi le psy, Bella était mineure et ce charlatan était simplement à l'image de la mère!

quant au nombre de chapitres, je ne sais pas trop, aux alentours d'une dizaine je pense.

Voilà, voilà!

Bonne lecture à toutes

Point de vue d'Edward

Passer une nouvelle nuit dans ses bras était tout simplement merveilleux, avoir profiter de ses lèvres pleines, et de sa langue chaude contre la mienne m'avait fait découvrir des sensations jusqu'alors inconnues. J'étais totalement amoureux de Bella, je ne savais même pas que tant d'amour pour quelqu'un était possible. A mon réveil, je l'avais regardé dormir, j'avais eu si peur que ce ne soit qu'un rêve, mais non, elle était là dans mon lit, dans mes draps. Je finis par me lever, je ne voulais qu'elle soit inconfortable si elle sentait le désir ardent que j'éprouvais à l'instant. Je me dirigeais vers la cuisine pour préparer un petit déjeuner, j'avais décider de lui faire une surprise et de le lui amener au lit. J'avais même coupé une fleur dans un bouquet d'Esmée pour la mettre sur le plateau, mais je n'avais pas été assez rapide, puisque je me retrouvais nez à nez avec ma belle à l'entrée de la cuisine.

Finalement elle décida de prendre le repas sur la terrasse, et ça me faisait plaisir qu'elle profite enfin de l'extérieur, elle qui était restée enfermée durant toutes ces années. Cependant, depuis une semaine, il y avait quelque chose qui me mettait mal à l'aise, quelque chose que j'avais découvert lors de son week end chez nous et pour lequel je n'avais toujours pas eu de réponse.

Je me décidais à lui poser la question, aujourd'hui, nous n'étions que tous les deux et je pensais que c'était le moment parfait. Nous nous étions rapproché physiquement, et j'étais absolument certain qu'elle avait autant confiance en moi que moi en elle.

Je lui avais demandé, en reprenant ses mots d'hier si je pouvais lui poser une question plus ? personnelle ?

_ " Hum, est ce que j'ai droit à un jocker?" me demanda t'elle avec une mine boudeuse

_ " Pas question, trouillarde! ", lui rétorquais-je

Ma question l'avait non pas surprise, je pense qu'elle s'y attendait, mais l'avait tout de même perturbée, elle était particulièrement nerveuse et le fait qu'elle me dise le mot ? honte ? me rappela instantanément un douloureux moment que j'avais vécu quelques temps après mon retour.

Je me déplaçais pour me mettre face à elle, je ne voulais pas qu'elle éprouve une honte quelconque ni par rapport à moi ni par rapport à ma famille. Une chose que j'avais bien retenue maintenant, c'est que nous n'avions à avoir honte de rien, nous n'étions responsables de rien. Nous avions été des victimes, des victimes innocentes et tout ce que nous avions subi n'était en rien une conséquence de ce que nous étions; nous n'avions rien provoqué, nous n'avions pas à nous sentir coupable de quoi que ce soit, et il fallait que ma douce s'en persuade aussi.

Je me décidais alors à lui raconter comment j'avais réagit un jour après qu'Emmett m'ait crié dessus, comment mu par un stupide réflexe, j'avais bien failli faire une fellation à mon propre frère par peur des coups. Je lui avais raconté toute l'histoire, en la regardant dans les yeux, pour qu'elle comprenne que quelque soit la honte que j'avais ressenti à ce moment, c'était du passé.

Ses larmes silencieuses me brisaient le c?ur, je me doutais qu'elle vivait à travers mon histoire, qu'elle ressentait mon désarroi. Quand j'eus fini, je sentais mes propres larmes me piquer les yeux, pas parce que j'avais de nouveau honte de ce qui c'était passé, mais surtout parce que je revoyais les yeux de ma famille à ce moment là. Je savais que mon père avait voulu les protéger, en leur disant le minimum sur ce que j'avais vécu, surtout à ma mère, et que par ce que je venais de faire, elle avait découvert avec horreur une de mes punitions.

Bella s'était approchée de moi pour m'embrasser, puis je l'avais prise sur mes genoux où elle s'était blottie, continuant de verser ses larmes. Alors que je ne m'y attendais plus vraiment, elle avait commencé à me raconter ce qui s'était passé après mon départ. J'étais comme en état de choc, en découvrant l'horreur de ce qu'elle avait subi, mais je n'eus guère le temps de mettre des mots sur ce que je ressentais, qu'elle partait en courant. Je la suivis rapidement, la retrouvant agenouillée devant la cuvette des toilettes, vomissant dans de grands spasmes, son repas du matin. J'essayais de la soutenir, me retenant moi même de régurgiter tant je me sentais mal.

Je la pris doucement dans mes bras, puis la montais dans mon cabinet de toilette, pour lui passer de l'eau fraîche sur le visage. Je lui laissais, à sa demande, un peu d'intimité pour qu'elle prenne une douche. Je pus enfin me poser, et me laissais tomber assis sur le bord de mon lit, ma tête entre mes mains. Ainsi, prendre nos corps et notre dignité ne leur avait pas suffit, il l'avait torturé, la marquant à vie, ou à mort puisque certainement il pensait l'avoir tué. Je voulais lui dire encore une fois combien j'étais désolé, désolé d'avoir recouvré la liberté à sa place, désolé de ne pas avoir souffert à sa place, désolé d'avoir été un jeune adolescent impulsif et terrorisé.

J'essayais de retrouver un calme relatif et entendre l'eau de la douche couler m'y aida un peu. Je me sentais un peu sonné, et mécontent aussi de l'orientation que j'avais donné à notre journée. Je n'aurais jamais du aborder des sujets aussi délicats, alors que je voulais que nous passions une journée tous les deux. Je décidais de me reprendre, et de faire en sorte que le reste de ce jour soit plus léger, voir si possible joyeux.

Entendant la porte de la salle de douche s'ouvrir, je lui adressais un petit sourire puis lui ouvris mes bras, espérant qu'elle vienne s'y réfugier. J'avais soudainement peur qu'elle ne décide de rentrer chez elle, puisque je n'avais été bon qu'à la faire pleurer. Mais quand je la sentis contre moi, mon coeur se mit à bondir dans ma poitrine, Je l'embrassais laissant mes lèvres capturer son lobe d'oreille, tout en envoyant de l'air chaud avec mon nez, ce qui la fit sourire, et je la fis basculer sur mon torse. Je l'entourais de mes jambes, comme pour lui expliquer qu'elle était ma captive, ma moitié, ma raison de vivre. Nos baisers étaient alternativement doux et durs, mes mains pétrissaient son crâne et emmêlaient ses cheveux, puis descendirent lentement dans son dos. C'était pour moi inévitable, je voulais découvrir au moins au toucher ce qu'il lui avait fait, à défaut de pouvoir le voir de mes yeux. Je laissais passer un moment avant de me risquer sous son maillot, et voyant qu'elle ne m'en empêchait pas, je traçais lentement chaque lettre de mon prénom avec mes doigts, finissant par les deux grands traits horizontaux qui le soulignaient.

Puis je croisais son regard, et laissaient ses lèvres errer sur mon cou. Je me mis debout brusquement, alors qu'elle serrait ses jambes autour de ma taille pour ne pas tomber, et me mis à tournoyer. Elle renversa sa tête en arrière, laissant ses cheveux voleter au grès de mes mouvements tout en souriant. C'était décidé le reste de la journée serait rythmé par son sourire, elle était si belle dans ses moments là. Je lui proposais alors de profiter de la piscine, lui indiquant le maillot de bain qui était toujours dans ma chambre depuis le semaine dernière.

Elle le prit avec un sourire ainsi qu'un de mes T-Shirt, alors que je lui indiquais qu'elle allait devoir m'affronter au volley, si elle ne voulait pas être ridicule lors d'un prochain match familial et que je me dirigeais dans la douche, pour me changer d'une part et pour éviter l'oreiller qu'elle me lançait d'autre part.

Notre jeu de ballon ne dura pas longtemps, elle le lançais à raz de l'eau pour m'éclabousser, et ses rires et ses cris me ravirent alors que je nageais vers elle pour la couler.

_ " Ma vengeance va être terrible miss Swan " lui dis je en attrapant une de ses jambes

Elle réussit à s'échapper et attrapa une grosse bouée qui se trouvait sur le bord pour la mettre entre nos deux deux corps.

_ " Pff, tu crois vraiment que ça m'arrêtera? " je plongeais sous la bouée pour ressortir de l'autre côté, et la bloquais contre un des rebord

_ " On fait moins la fière jeune fille? "

_ " Je n'ai pas dit mon dernier mot, monsieur Cullen " me dit elle en bouchant son nez et disparaissant sous l'eau.

Sa tentative de fuite me fit rire et je la repêchais rapidement, sa tête à vingt centimètres de la surface

_ " Je crois qu'il faut d'abord que tu apprennent à nager sous l'eau si tu veux m'échapper "

Elle se mit à rire, me disant qu'à tous les coups elle avait l'air ridicule, et elle était bien contente qu'Emmett n'ait pas été témoin de ce triste essai. Je riais aussi, lui demandant effectivement d'arrêter de nager avec un seul bras, l'autre lui servant à pincer son adorable nez.

Son corps, toujours entre le mien et le rebord, était une divine tentation. Son T-Shirt mouillé laissait apparaître son maillot de bain, et m'en approchais de plus en plus, capturant ses lèvres. Je me noyais dans le marron de son regard envoutant, appuyant sa douce poitrine contre mon torse. Elle mit ses bras autour de mon cou, et je glissais mes mains dans son dos, soulevant doucement le bas de ce T-shirt qui était décidément de trop entre nous. Elle se recula légèrement en soutenant mon regard, elle me fit alors un léger signe de tête et souleva ses bras afin que je lui retire. J'étais à la fois inquiet de ce que j'allais découvrir et heureux de constater à quel point sa confiance en moi était inébranlable ! Je jetais ce morceau de tissu sur le bord et baissais mon regard sur sa poitrine magnifique.

_ " Ne te cache jamais plus, Bella, tu es si belle "

Je fondis de nouveau sur sa bouche qu'elle entrouvrit pour moi, et elle colla son corps contre le mien. Je ne pus retenir un grognement de contentement lorsqu'elle frôla mon érection, et je reculais vivement mon bassin pour ne pas la gêner.

_ " Y aurait il un animal caché en vous monsieur Cullen? "

_ " Désolé, je ne peux pas contrôler cette partie de mon anatomie quand je suis avec toi! "

_ "Ca ne me dérange pas vraiment...C'est à la fois troublant et excitant de voir que c'est moi qui déclenche ça "

_ " Waouh! Si tu me dis encore une fois que je t'excite, je ne réponds plus de rien! "

_ " Eh, rêve pas trop mon vieux! Je veux juste dire que ça ne me dérange pas, et que je sais que jamais tu ne me feras de mal...Hum, en fait je ne trouve pas ça désagréable " me dit elle en rougissant et en frappant mon épaule dans le même temps

Je la regardais dans les yeux avant de recoller lentement mon corps contre le sien, savourant les sensations que ça me procuraient. Au bout d'un moment la sentant trembler, je lui proposais de sortir, afin que nous nous installions au soleil. Je lui pris la main et l'emmenais à ma suite hors de l'eau.

Nous prîmes place sur deux transats côte à côte, et lui demandais si je pouvais lui mettre de la crème solaire :

_ " Tu devrais te protéger, Bella, ta peau est si pâle que tu risques de bruler! Hum, je peux t'aider si tu veux "

Je priais intérieurement pour qu'elle me dise oui, et me laisse la possibilité de passer mes mains sur sa peau nue. Quand elle acquiesça, je crus que mon coeur allait bondir hors de ma poitrine. Je m'approchais doucement de ses chevilles, puis commençais à y passer la crème, doucement, remontant sur chacun de ses mollets, l'un après l'autre. Ses yeux m'observant tout d'abord, se fermèrent et un léger sourire prit place sur son visage.

Je remis de la crème sur mes mains et continuais doucement ma remontée de son genou à sa cuisse. Sa respiration se fit plus rapide, je voyais sa poitrine se soulever tandis que mes doigts frôlaient la limite de son slip de bain. Puis je passais plus lentement encore à l'autre jambe. Je me sentais quasiment euphorique, mes entrailles frémissaient, mon coeur cognait de façon intense... Je poursuivis par ses bras, histoire de calmer ma montée d'adrénaline, partant de ses poignets délicats à ses épaules, puis redescendant sur le haut de sa poitrine que j'effleurais de ma main en continuant mon chemin sur son ventre.

Son sourire s'était élargi, je guettais scrupuleusement ses réactions, ne voulant pas risquer le geste de trop, mais je crois bien qu'à se moment elle aurait pu se mettre à ronronner...elle avait l'air d'apprécier mon tendre tourment. J'étais presque frustré d'avoir déjà fini, alors je lui demandais de se retourner. Elle attendit quelques instants en me regardant droit dans les yeux...

J' y voyais un peu de crainte ou de peur, à l'idée que je ne découvre enfin son dos meurtri. Mais elle referma les yeux en avalant sa salive, et s'allongea finalement sur le ventre. Je ne fis aucun commentaire sur ce qui s'offrait à cet instant à ma vue, mais si je m'y attendais, ma respiration se bloqua d'elle même en découvrant les lettres gravées, je les étudiais sans rien dire tout en étalant la crème solaire sur ses mollets et remontais sur ses cuisses, insistant légèrement sur l'intérieur où sa peau si fine était douce comme de la soie. Chaque lettre était de taille et de profondeur différentes, le E était plus grand et plus profond que les autres lettres, mais le pire étaient ces deux traits qui le soulignaient, on pouvait aisément y deviner la rage de son auteur. Je finis par fermer mes yeux en plaçant chacun de mes genoux de chaque côté de son fessier, faisant attention de ne pas l'écraser, puis étalais lentement, comme un massage, la protection sur son dos en remontant jusqu'à sa nuque dégagée.

Une fois fini, je me relevais et retournais m'allonger à ses côtés. Elle était restée sur le ventre et rouvrit les yeux. Elle me proposa de me rendre la pareille, et ce fut un moment tout particulièrement intense, pour moi. Ses mains partout sur mon corps me rendaient fou, mon érection était, je pense, à son maximum, et je ne pu retenir un gémissement lorsque ses ongles atteignirent la limite de mon entre jambe. Je me refusais à ouvrir les yeux, tout entier à ses nouvelles expériences, je sentais que ma bouche s'était entrouverte, et ma respiration s'était accélérer...Je crois que je fus presque soulagé lorsqu'elle eut fini, je me demandais quelle aurait été sa réaction si j'avais succombé à l'orgasme que je sentais monter en moi...Mon dieu, ça aurait été mon premier!

Je rouvris finalement les yeux et tournais légèrement mon regard pour croiser le sien. Elle me souriait, si belle.

_ " C'était très agréable, Bella "

_ " C'est ce que j'ai cru comprendre! "ria t'elle

_ " Hum, et pour toi? "

_ " Agréable aussi...Tu sais je m'étais toujours demandé, en voyant des scènes d'amour dans des films, s'il était vraiment possible de prendre du plaisir...Je veux dire quand un homme et une femme se caressent ou ...autre...Je pensais que c'était juste...je ne sais pas...une composition... "

_ " Et? "

_ " Je pense que finalement, c'est peut être une réalité. En tout cas pour moi, ça a été très plaisant...Tu as les mains très douces "

_ " Merci...Je ne suis surement pas le mieux placé pour t'en parler, mais je sais de source sure que faire l'amour procure vraiment un plaisir...intense "

_ " Waouh, qu'est ce qui te fait dire ça?"

_ " Hum, les cris de Rosalie et Emmett...Les premiers temps, franchement, ils n'étaient pas très discrets...D'ailleurs, une fois Esmée s'est fâchée! On avait entendu Rose crier une bonne partie de la nuit, et je te jure qu'elle en redemandait "

On se mit à rire tous les deux, de gêne surement, puis je repris :

_ " Et puis, avec le temps, tu verras qu'Emmett ne se gêne pas pour en parler, il se considère comme un véritable étalon...Il m'a expliqué que dans ces moments là, il ressentait un plaisir intense...quelque chose que rien ne peut égaler.. "

_ " Et tu crois que pour les filles c'est la même chose? "

_ " Je suppose, mais je n'ai jamais posé la question...Imagine la tête de ma soeur si je lui demande si Jasper la fait grimper aux rideaux...Argh, non, je crois que je ne veux pas savoir, c'est ma soeur après tout! "

_ " C'est curieux, même après si longtemps, je ne peux pas croire qu'avoir ne serait ce qu'une once de plaisir, sois possible... "

Nous finîmes par fermer les yeux tous les deux, replongeant pour ma part, sept ans en arrière. Je pouvais comprendre ce que Bella voulait dire, mais nous n'avions pas connu d'acte d'amour, juste de la bestialité, et j'imaginais que la différence était là...enfin pour elle, car pour moi, je considérais que ce que j'avais vécu n'était de toute façon qu'un acte torture pur et simple, contre nature.

Le reste de la journée se passa gentiment, et je commençais à entrevoir l'instant où Bella allait devoir rentrer, ce qui me rendait nerveux.

_ " Bella, je ne veux pas ne pas te voir pendant une semaine...C'était vraiment trop difficile pour moi, la dernière fois. "

_ " Tu travailles comment les prochains jours? "

_ " J'ai cours demain et après demain, puis vendredi samedi et dimanche, je suis en repos avant mes examens la semaine prochaine...Je me disais que tu pourrais rester ici, on se verrait le soir, et nous passerions notre week end ensemble "

_ " Je ne pense pas pouvoir rester toute seule ici pendant que tu es en cours, et samedi normalement Angela passe me voir...Je crois qu'elle est curieuse et impatiente que je lui parle de toi! "

_ " Tu ne serais pas seule, normalement Carlisle doit avoir son repos demain et après demain et... "

_ " Non, je...je ne me vois pas rester ici seule avec ton père...tu comprends, ce n'est pas que je n'ai pas confiance...enfin c'est...juste pas possible "

_ " Il ne te gênera pas, tu sais je pense qu'il sais très bien ce qu'il peut ou ne peut pas faire... "

_ " C'est pas ça, Edward, je ne suis pas prête à rester avec juste lui, et puis il ne se sentira pas libre de ses mouvements, sera toujours sur ses gardes lorsqu'on se croisera, et moi je ne me sentirais pas à l'aise non plus...Je suis désolée, mais ne me demande pas l'impossible...c'est trop tôt! "

_ " Excuse moi, tu as raison "murmurais-je, " Peut être que je peux venir te voir alors vendredi, et comme ça samedi je ferais la connaissance de ton amie? "

_ " Oui, bien sur, et je suis certaine que tu vas beaucoup l'aimé... mais tu ne dois pas réviser? "

_ " Bella, j'ai passé toutes ces dernières années le nez dans mes bouquins, crois moi, ce dont j'ai besoin en ce moment c'est d'être avec toi "

Je rapprochais mon visage du sien pour l'embrasser, sa bouche s'entrouvrit pour m'accueillir et je tirais son transat pour nous rapprocher plus encore. J'avais réussit à négocier que deux petits jours sans la voir, mais je savais à l'avance que j'allais ressentir un manque énorme, sauf que cette fois, je n'avais plus peur. Je savais que ma vie était avec elle, que j'étais éperdument et inconditionnellement amoureux d'elle.

Nous passâmes encore du temps au soleil avant que je ne me décide à la raccompagner chez elle, où nous nous embrassâmes encore de longs moments avant que le coeur déchiré, l'abandonnant avec elle, je ne m'en retourne.

Le vendredi pointa son nez somme toute assez rapidement. Mes parents avaient été un peu déçu de voir que Bella n'avait voulu rester chez nous, mais je voyais aussi combien ils étaient heureux pour moi. Je croisais de temps à autres leurs regards emplis d'amour en me voyant si serein et plus heureux que je ne l'avais jamais été.

Esmée nous avait préparé encore une fois de quoi faire un repas dehors si le coeur nous en disait, et à ma grande joie Bella accepta. Je la remmenais au parc et nous fîmes tout d'abord une longue promenade avant de nous installer à l'ombre d'un arbre pour manger. La voir s'extasier devant devant un vol de canard, ou un couple de cygnes était une véritable bouffée d'air frais, et quand je décidais que pour le dessert le glacier ambulant ferait l'affaire, je crus bien, qu'elle allait se mettre à faire des cabrioles...Je n'avais pas vraiment réaliser que même une glace à emporter était quelque chose, qu'elle n'avait pas eu l'occasion de goûter depuis bien longtemps. Son choix se porta sur une boule au citron puis une au cassis, faite maison d'après l'enseigne, alors que j'optais pour deux boules chocolat. Installés sous notre arbre, je la regardais déguster, ses yeux étaient fermés, et elle soupirait de contentement.

Le retour a son appartement fut joyeux, nous partions en fous rires sur les paroles de vieilles chansons, qui passaient à la radio, et nous reprenions en coeur les refrains, chantant de plus en plus fort pour couvrir la voix de l'autre. J'étais on ne peut plus heureux et je crois, non, je suis sur qu'il en était de même pour elle.

Puis après une soirée DVD, où je lui promis que la prochaine fois nous nous essayerions au karaoké, nous allâmes nous coucher.

Son amie Angela arriva en fin de matinée, et leurs retrouvailles furent pleine de joie et de rire. Son amie s'extasia sur les couleurs qu'avait enfin pris Bella depuis ses quelques sorties avec moi ou chez moi. Je fus assez gêné de tous ses remerciements, après tout je n'avais rien fait d'extraordinaire mais d'après elle, je tenais presque du miracle. Il fallut lui raconter en détail nos retrouvailles, dont pourtant elle avait déjà eu connaissance, puis tout ce que nous avions fait depuis. Elle était sidérée qu'en l'espace de si peu de temps, une telle évolution ai pu avoir lieu chez Bella, et elle en était ravie pour nous. Angela était une jeune femme très gentille et très patiente, elle avait une grande capacité d'écoute et ses yeux ne reflétaient que bienveillance. Je me disais qu'elle avait particulièrement bien choisi son métier, et qu'avec elle ses patients devaient se sentir à l'aise.

La fin de journée tirait déjà à sa fin, et je me décidais à les laisser entre elles, pour rentrer chez moi. Je voulais profiter de mon dimanche, pour me reposer, vérifier encore une fois mon cartable pour mon examen, et profiter une fois encore des paroles apaisantes de mon père ou de Jasper.

Ma semaine fut particulièrement intense, les épreuves écrites se succédaient aux épreuves pratiques, et même si je devais attendre le verdict des jurys, je savais rien qu'à leurs regards, qu'au moins toutes mes épreuves pratiques, ainsi que mon rapport d'internat, étaient largement positifs. Il me restait donc à patienter un mois de plus pour avoir le résultat officiel, et savoir si je pouvais enfin entamer ma dernière année, avant d'être officiellement le deuxième " Docteur Cullen ".

Mon planning m'avait été donné pour les semaines à venir, jusqu'à la reprise de mes prochains cours en fait, et j'étais plus que content de voir que jusqu'à octobre, j'allais alterner trois jours de garde avec trois jours de repos, et qu'on m'avait accordé également deux semaines de congés, la dernière d'Août et la première de septembre. J'allais pouvoir user et abuser de mon temps libre avec ma belle, et essayer de continuer à lui faire prendre confiance en l'extérieur...j'avais véritablement hâte de pouvoir l'inviter à sortir au restaurant.

J'étais particulièrement fatigué mais heureux d'en avoir fini avec ces épreuves...Bella m'avait cruellement manqué. Il fut convenu, qu'elle viendrait passer son week end chez nous, avant que je ne ré-enchaine mes gardes.

Point de vue de Carlisle

Dire qu'avec Esmée nous étions enfin heureux, serait un doux euphémisme...Nous étions beaucoup plus que cela. Notre fils s'épanouissait de jour en jour, et le voir si souvent sourire, les yeux dans le vague, quand il pensait à Bella, nous mettait du baume au coeur. De plus, le fait qu'il est réussi si facilement, ou du moins, si rapidement à la faire sortir de chez elle pour venir ici, ou pour un pique nique, me laissait penser que Bella allait très vite aller mieux. Et ça se serait vraiment merveilleux pour eux deux.

J'avais pris la liberté d'appeler le père de Bella suite à son appel chez nous, pour le rassurer d'une part, mais surtout parce que je voulais obtenir son autorisation pour avoir avoir accès au dossier médicale de celle qui, je l'espérais, serait notre nouvelle fille. Charlie était un homme charmant, bien qu'un peu bourru, mais après presqu'une heure de conversation, je pouvais dire aussi que c'était surtout un homme blessé par la vie. Il s'était retrouvé plus que démuni devant la détresse de sa fille unique, ne sachant quoi faire pour l'aider sans lui faire peur. Seul le temps avait finalement fait son ouvrage, et il regrettait amèrement de ne pas nous avoir connu à l'époque, de ne pas avoir su donner à Bella la chance qu'avait Edward aujourd'hui de vivre librement. Il restait cependant et à juste titre, très fier de sa fille, qui avait tout de même réussi à se faire par elle même une vie professionnelle prolifique.

Grâce à Charlie, j'avais obtenu rapidement par mail une copie de tout le suivi médicale de Bella. Je n'en avais parlé à personne d'autre que Jasper, lui indiquant seulement les éléments clés qui pourraient lui servir à la comprendre et à l'aider du mieux possible. Déjà, il y a sept ans, lorsque j'avais compris que seul Jasper dans un premier temps serait le mieux placé pour aider mon fils, je lui avais confié, malgré son âge, les lourds secrets de sa captivité. Il ne m'avait jamais trahi, et avait utilisé ses capacités d'analyse d'une façon extraordinaire. Je souhaitais du plus profond de mon coeur, qu'il en aille de même avec Bella. Le plus important étant qu'elle fasse d'elle même la démarche de confiance.

Edward avait passé ses examens annuels, et je ne m'inquiétais nullement des résultats, je n'étais surement pas très partial, mais je savais qu'il était brillant dans son domaine qu'il serait sans nul doute l'un des meilleurs.

Dans les semaines qui suivirent Bella se fit plus présente, elle venait à chaque fin de garde d'Edward, pour notre plus grande joie. Elle avait par trois reprises eu des entretiens avec Jasper, la première fois Edward était également présent, mais les deux fois suivantes, elle avait exprimé le besoin d'être seule avec celui qu'elle dénommait son " psy préféré ". Pendant ces moments, Edward était comme un lion en cage, Alice avait eu du mal à lui faire quitter l'étage, ou plus exactement le devant de sa chambre, où il guettait un appel à l'aide de sa belle.

Cependant, à chaque fois, nous lui rappelions que lui aussi avait eu besoin de ses faces à faces avec Jasper, pour se sentir enfin plus libre. D'ailleurs l'effet était très surprenant avec Bella, car si j'étais maintenant le seul avec qui elle avait encore un peu de difficulté, elle s'était maintenant très liée avec Alice et Rose, et même Emmett qui la faisait beaucoup rire, arrivait à l'approcher sans trop de problème lorsqu'ils jouaient tous ensemble au ballon ou encore dans la piscine.

Nous fûmes cependant très surpris lorsqu'elle répondit présente à une soirée entre fille qui eut lieu chez Rose. A la demande de Jasper cette soirée avait été programmée un soir ou Edward était de garde, de façon à ne pas briser leur routine.

Emmett et Jasper s'étaient donc retrouver chez nous, et nous avions passé une soirée très ? mecs ? devant un match de base ball avec pizza et bière. Esmée s'était retranché sur l'ordinateur, préparant ses devis pour anticiper nos congés, qui auraient lieu bientôt. Nous avions prévu de partir faire une croisière en méditerranée avec Alice, Emmett et leurs moitiés, laissant derrière nous Edward et Bella. Ceci dit, lorsque nous avions réservé notre escapade, Bella n'était pas encore entrée dans nos vies, et il est vrai que nous avions ensuite hésité à donner suite, jusqu'à ce que chacun leur tour nous donne leur bénédiction.

Nous étions d'ailleurs en train de parler de notre futur séjour, lorsqu'Emmett posa une question qui ramena Esmée parmi nous :

_ " Dites, ils en sont où exactement Edward et Bella? "

_ " A quel sujet ?" lui demanda Jasper, qui était visé par la question

_ " Ben, tu sais...Ils sont toujours en contact, ils se touchent le bras, ou se tiennent la main, ou encore font leur truc bizarre la main sur le visage de l'autre... et quand ils se regardent on pourrait presque croire qu'il va y avoir combustion spontanée, et pourtant ils ne se sont jamais embrassés...alors je me demande simplement si il y a quelque chose entre eux? "

_ " TU ne les as jamais vu s'embrasser, Emmett "

_ " Parce que toi oui peut être? "

_ " Sans trahir aucun secret, oui, je les ai vu, et je te jure que c'était chaud... Je me suis senti de trop...mais je pense que si Bella ne l'avait pas embrassé ce jour là, Edward ne m'aurait pas laissé seul avec elle, haha! "

_ " Putain, c'est pas vrai! Edward a embrassé sa première fille, et il ne m'en a pas parlé...Tu parles d'un frangin! "

_ " Emmett! surveille ton langage " lui dit Esmée en lui faisant les gros yeux, puis elle se tourna vers moi en souriant

_ " C'est merveilleux Carlisle! Tu le savais? "

_ " Hum, je m'en doutais un peu...En fait, il est passé me voir lors d'une pause à l'hôpital, et nous avons pris un café ensemble, comme souvent, mais quand il est parti il m'a dit qu'il était pressé de finir sa garde pour retrouver les lèvres de sa bien aimée! "

_ " Et tu ne m'as rien dit! "

_ " Non, et j'avais beau les observer moi aussi, je ne les ai jamais vu s'embrasser! "

_ " AhAh dit Emmett, il ne t'a pas précisé de quelles lèvres il parlait le frangin! "

_ " Em, c'est fin ça! " lui dit Jasper

_ " Je ne sais pas si c'est fin, mais tu as surement la réponse cher psy? "

_ " Ecoute, la seule chose que je peux te dire, Em, c'est que quand Edward aura besoin de conseil pour aller plus loin, lorsqu'ils seront prêts, l'un comme l'autre, c'est vers toi qu'il se tournera! Et si j'ai un bon conseil à te donner, ça sera de prendre très au sérieux sa requête, de tourner tout ce que tu lui diras sur la douceur, les caresses, si jamais leur premier contact physique se passait mal, ça les renverrait l'un comme l'autre à la case départ! "

_ " T'inquiète Jaz, j'assurerai le rôle du grand frère dans sa splendeur, et quoique tu penses je ne suis pas une brute avec ta soeur, c'est bestial que quand elle le veut... "

_ " Stop, je ne veux pas savoir ce que tu fais avec ma soeur, veux tu que je te dise ce que je fais avec Alice... "

_ " Euh, les garçons, c'est pas que se soit inintéressant mais je vous rappelle qu'Esmée et moi sommes là, hein! "

_ " Oups, désolé Esmée, Carlisle! " dit Jasper en grimaçant

_ " Pas grave, Jasper, Carlisle et moi nous doutons bien qu'Alice n'est plus vierge! " lui répondit Esmée en riant

_ " Ouais, par contre le frangin l'est toujours lui...Tu crois qu'ils vont attendre encore sept ans avant de franchir le cap, parce qu'à ce rythme là, Edward va avoir des crampes au poignet, ce qui n'est pas top dans son métier, haha " rigola Emmett

_ " Franchement, Em, parfois t'es lourd! Edward n'aura pas de crampe au poignet parce que se masturber n'est pas quelque chose qu'il lui soit envisageable de faire, et pour en finir avec cette discussion, je te rappelle qu'il a retrouvé une vigueur sexuelle que depuis la réapparition de Bella dans sa vie, ce qui est somme toute assez récent. Il lui faut du temps pour s'accepter comme homme, et là Bella l'aide beaucoup...Ils sont complémentaires sur pas mal de points, et très sincèrement ça viendra plus tôt qu'on ne le pense... "

Esmée me sauta dans les bras, radieuse, et je priais intérieurement pour que plus jamais, le bonheur de ma famille ne soit remis en cause.

Point de vue de Bella

Depuis qu'Edward avait passé ses examens, je passais d'avantage de temps avec sa famille, enfin surtout ses parents, Alice et Jasper et de temps en temps avec Rose et Emmett mais surtout si j'étais présente le week-end. Je me sentais de plus en plus à l'aise avec eux, et je devais pour ça beaucoup à Jasper. J'avais pris sur moi de le rencontrer et je devais admettre que son empathie à mon encontre était complète. Il m'écoutait, et me comprenait même à demi mot, il m'aidait à avancer.

Rose et Alice étaient des folles dingues qui mettaient ma vie à l'envers, elles avaient eu un peu de mal au départ mais leur naturel avait repris le dessus, et je dois dire qu'ensemble nous rions beaucoup. Même Emmett ne me faisait plus si peur, derrière son côté ours se cachait un amour de garçon, qui ne pensait qu'à faire des blagues, et j'arrivais de mieux en mieux à le laisser m'attraper lorsqu'on jouait dans la piscine, ou au ballon. Jasper, était après Edward celui qui avait ma confiance, et j'écoutais toujours très attentivement son avis.

Quand les filles m'avaient proposé une ? soirée filles ?, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et j'avais hésité jusqu'à ce que mon regard ne croise celui de mon psy préféré qui hocha discrètement de la tête. Edward qui était à mes côté, avait serré ma main dans la sienne, et ne l'avait relâché de soulagement lorsqu'il avait compris que cette soirée serait programmé un de ses soirs de garde. Il s'était alors approché de mon oreille pour me susurrer que je risquais de leur servir de poupée Barbie pour la soirée, et qu'il me soutiendrait moralement...

En fait cette soirée avait été parfaite, ou presque. Elle tombait un vendredi soir, et je devais laisser ma voiture chez les Cullen, partir avec Alice, pour nous rendre ensemble chez Rose. Emmett avait un peu râler pour le principe de se retrouver virer de chez lui, et obliger de retourner vivre chez ses parents...mais j'avais rapidement vu qu'en fait il en était heureux.

Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu! dîtes le moi...bizz