Et voila le chapitre 4 ! Bonne lecture à tous et n'oubliez pas de commenter ;) Attention ça commence à se corser...

Chapitre 4: Ce à quoi ils ne s'attendaient pas…

Cela faisait maintenant cinq jours que Levy côtoyait Gajil, bien que l'atmosphère ne se soit pas allégée: il parlait toujours aussi peu et restait très distant. Mais la jeune fille ne désespérait pas de le faire changer. Elle le suivit partout, même lorsqu'il alla se baigner dans une oasis proche.

– Tu comptes me suivre longtemps? Lui avait-il demandé, pas très heureux à l'idée qu'elle l'accompagne.

– Jusqu'à ce que tu sois plus gentil et que tu t'ouvres un peu aux autres.

Avec un sourire encourageant elle lui avait donné cette réponse. Cependant le Dragon Slayer ne semblait pas tout à fait d'accord et maugréa des phrases incompréhensibles dans l'eau, même si Levy crut saisir les mots "même pas en rêve" et " qu'elle aille se faire voir".

Bon. D'accord. Toujours aussi coriace.

Mais elle n'allait pas perdre espoir pour autant. Elle repartit en direction de la ville et de la petite maison ou elle s'était installée pour ne pas avoir à dormir dehors une seconde fois. Surtout que le ciel était gris et qu'il risquait sûrement de pleuvoir. Oui même dans le désert il pleuvait. Elle avait proposé à Gajil de venir dedans avec elle une fois, mais elle n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase qu'il avait refusé catégoriquement et était parti faire un tour. Comme à chaque fois, ça terminait la discussion et elle n'avait pas envie de le chercher sans le trouver comme la dernière fois.

Elle arpentait ce qui devait être la rue principale, réfléchissant à un moyen pour se rapprocher de lui quand on la saisit par le collet et qu'on la souleva de terre. Elle ne s'en était pas rendu compte tout de suite mais lorsque l'information parvint à son cerveau elle se mit à hurler et à se débattre. Elle ne connaissait pas ceux qui l'avaient attrapée mais, au vu de leurs équipements et de leurs attitudes, il s'agissait sans doute de chasseurs de primes. Ils étaient trois et paraissaient dangereux. Celui qui la tenait sortit soudain un sabre et Levy eut la bonne idée de ne prononcer plus aucun son.

– Voila qui est mieux, fit il. Dis-moi petite, on est à la recherche d'un Dragon Slayer que des camarades disent avoir rencontré ici… tu sais quelque chose? Parce que ça serait dommage pour toi si c'est le contraire.

Les deux autres laissèrent échapper des petits ricanements narquois en remarquant que Levy ne disait rien. A vrai dire elle était trop terrorisée par l'épée sur sa gorge pour prononcer le moindre mot.

– Tu es sûre que tu ne veux rien dire? Il leva sa lame d'un air menaçant. Tant pis dans ce cas. On n'a pas de temps à perdre avec une gamine dans ton…

Mais avant qu'il n'ait réussi à finir sa phrase, un pilier d'acier s'était fiché dans sa tête, le faisant rouler plusieurs mètres plus loin. Levy tomba à genoux, releva la tête et ne put s'empêcher de sourire de soulagement et de joie en voyant qui lui faisait face.

– Gajil!

Oui c'était bien lui. Sauf que là, il sautillait sur place, torse nu et trempé avec les deux pieds dans une seule manche de son pantalon. En entendant Levy crier il s'était dépêché de venir cette fois, et malheureusement, s'était emmêlé les pinceaux. C'était à se demander comment il avait pu arriver si vite…

– Deux secondes… Déclara t-il en s'habillant correctement, tandis que Levy se rangeait à coté de lui.

L'homme qu'il avait fait valser s'était relevé et lui faisait face maintenant malgré son visage complètement ensanglanté.

– C'est toi Kurogane no Gajil, le Dragon Slayer?

– En personne, répondit ce dernier, un sourire carnassier aux lèvres. C'est trop d'honneur de venir pour moi, donc je vous propose de vite repartir.

– Si on repart, tu viendras avec nous je peux te l'assurer. Tu es très recherché tu sais? Tant que tu n'es plus affilié à une guilde, tu es considéré comme un hors-la-loi vu toutes les choses que tu as fait.

– Nan sans blague ? Tu m'apprends un truc là! Genre, comme si j'le savais pas…

Les trois hommes s'élancèrent sur lui en hurlant, épées en main. D'un geste rapide Gajil les esquiva en se baissant puis envoya son poing transformé en acier dans le ventre du premier qui passait à sa portée. On entendit un craquement suivi d'un "Woooooouuuuff!" puis plus rien. Ou il était évanoui, ou il était mort, ça lui était égal. Bien loin d'avoir été stoppés, les deux autres repartirent de plus belle et zébraient l'air à une vitesse folle, Gajil étant trop occuper à esquiver plutôt qu'à attaquer. Lorsque tout à coup, celui qui avait failli tuer Levy s'écarta brusquement du combat et dirigea sa lame vers elle, sifflant l'air avec. La jeune fille aux cheveux bleus ne trouva rien de mieux à faire que de fermer les yeux et attendre le coup fatal. Qui n'arriva pas. Alors elle entendit un grognement bien trop familier à son gout, suivi d'un soupir profond. Elle rouvrit les yeux doucement pour voir Gajil, posté entre elle et l'épée, une estafilade grande comme son bras barrant son ventre. Choquée, elle ne put émettre qu'un couinement étouffé. Ignorant la douleur le mage d'acier s'élança à nouveau sur ses adversaires mais ses mouvements étaient plus ralentis qu'avant. Ils avaient bien calculé leur coup. Il ne lui restait pas beaucoup d'autres options alors il gonfla ses joues et utilisa son souffle d'acier balayant les deux chasseurs de primes et une maison avec. Un énorme nuage de poussière et de sable fut soulevé et Levy ne distingua plus rien, si ce n'est un hurlement qui s'estompa très vite. Puis ce fut le silence total.

Elle n'osait pas émettre un son. Elle avait failli se faire tuer deux fois, ça lui suffisait amplement. Mais elle ne s'attendait pas à ce que Gajil s'interpose, était il vraiment aussi égocentrique qu'il le paraissait? Elle comprenait maintenant que non et s'en voulait de ne pas l'avoir aidé. Si elle avait utilisé la magie pour se défendre, il n'aurait pas eu besoin d'encaisser. Soudain, la pluie se mit à tomber, dissipant le nuage. Les trois assaillants s'étaient enfuis apparemment, il n'y avait plus aucune trace d'eux, sauf du sang par terre et des traces de pas dans le sable. Et Gajil était allongé sur le dos, essoufflé et saignant abondamment à l'endroit ou il s'était fait toucher.

– Gajil, tiens bon!

Elle se précipita vers lui, mais au moment ou elle allait le toucher il hurla:

- Je te jure que si tu poses un doigt sur moi je te tue!

Elle sursauta violemment, puis le voyant se relever difficilement, se mit à l'engueuler à son tour:

- Fais pas l'idiot! Regarde dans quel état tu es! Laisse-moi donc te soigner, tu perds trop de sang!

– Je… t'emmerde, je peux… très bien m'en occuper seul… J'ai besoin de l'aide de personne… et certainement pas de toi! Maintenant dégage!

– Non! Je t'ai déjà dit que je ne partirais pas! Encore moins maintenant!

Il voulut rétorquer quelque chose, mais pâlit soudain et tituba avant de s'évanouir.

Gajil se réveilla en entendant la pluie taper sur les carreaux. Ouvrant les yeux, il vit qu'il était dans la maison que Levy habitait depuis qu'elle était ici, très sombre parce qu'il n'y avait pas d'électricité. D'ailleurs celle-ci était à coté de lui, en train de trifouiller quelque chose. Encore légèrement groggy, il la laissa faire sans dire un mot jusqu'à ce qu'il la voie rougir comme une tomate et tenter de terminer ce qu'elle faisait d'une façon tout à fait suspecte. Apparemment elle avait remarqué qu'il était réveillé. Elle n'était tout de même pas en train de… Se rendant soudain pleinement compte de ce qu'elle faisait, il la saisit par le col de sa chemise puis ignorant la douleur qui avait fusé de son ventre couvert de bandages à présent, il la renversa sur le lit, se retrouvant au dessus d'elle, menaçant et énervé.

– Je t'avais dit de ne pas me toucher non?

Cette fois, il ne criait pas mais elle avait encore plus peur que s'il l'avait fait.

– Oui tu me l'as dit. Mais je ne t'ai pas écouté parce que c'était idiot de réagir comme ça. Levy n'osait pas le regarder en face et la pression sur son cou s'accentua soudain.

– Tu tiens vraiment à mourir, à ce que je vois, grogna t-il, rapprochant son visage à quelques millimètres de celui de la jeune fille qui croisa finalement son regard.

– Tu veux vraiment savoir? Hasarda-t-elle sentant un sentiment douteux monter en elle et sa gorge se serrer soudain.

- Vas-y, je t'écoute. Donne-moi une bonne raison de ne pas te trucider.

Non pas un sentiment. Un besoin. Si le Dragon Slayer voulait une réponse, il n'allait pas être déçu. Elle ne parvint pas à s'en empêcher. C'est ce qu'on appelle la grenade dégoupillée et par conséquent s'ensuit une explosion. Ou alors c'est comme lorsqu'on voit un gros bouton rouge avec marqué "pas toucher" en grand dessus… Mais on touche quand même. Crochetant le cou de Gajil des deux mains, elle plaqua sa bouche à la sienne de toute la force dont elle était capable, ne voulant pas qu'il brise cette étreinte et sachant parfaitement qu'au vu de sa force, ça ne servirai à rien. Son cœur se serra lorsqu'elle le sentit se raidir contre elle puis se dégager brusquement et tomber du lit. Il se releva très vite cependant et en le voyant, Levy se dit que, là, elle était allée trop loin et qu'il ne lui restait sans doute que très peu de temps à vivre.