Chapitre 11 : Harry se fait coincer

T/N : Salut les gens ! Voilà le dernier chapitre de la première partie. Il y a une suite, que je posterai une fois que j'aurais fini de la traduire. Bonne lecture !

A/N : Dernier chapitre, les gars ! La suite est actuellement en cours. Je veux finir au moins une bonne partie avant de la publier, alors attendez-vous à ce que ça prenne un peu de temps. Elle sera mise à jour régulièrement une fois que je commencerai, sauf circonstances imprévues. Merci d'avoir aimé et laissé des messages, tout le monde! Cela a été assez fantastique.


Cet hiver se passa bien mieux que celui de l'année passée. Harry s'était préparé bien à l'avance et avait un grand stock de nourriture ainsi qu'une grotte chaleureuse pour y dormir avant le premier gel. La cape chauffante qu'on lui avait donnée dans le Wiltshire l'année passée était indispensable. Elle permettait à Harry de pouvoir se déplacer dehors plus librement que par le passé. Cela signifiait aussi que le serpent n'eut pas à hiberner sous terre, puisqu'il pouvait lui tenir compagnie en dormant la plus grande partie de l'hiver posé sur sa clavicule.

Au moment où la neige commença à fondre, Harry était à nouveau sur la route, échangeant des aubaines contre de la nourriture et des babioles utiles. Il découvrit que s'il faisait plutôt affaire avec des enfants ayant un goût de magie, il faisait des échanges plus intéressants. Il commençait à avoir toute une collection de cartes de Chocogrenouille. L'année précédente, lorsqu'il était tombé sur une famille magique à Halloween elle lui avait fait découvrir les bonbons magiques il avait découvert qu'il aimait assez les souris glacées, mais rien ne valait les Chocogrenouilles. Parfois, les enfants lui échangeaient de la nourriture ou des babioles ou même des mornilles et des gallions (ce que Harry avait décidé d'accepter au cas où il trouverait un autre marché magique) juste pour avoir la bonne carte.

Mais généralement, la liste des aubaines demandées à Harry était du même style :

"Peux-tu me rendre plus intelligent/plus fort/plus rapide ?" Harry ne disait oui à ces questions que s'il aimait la personne puis lui donnait l'amulette correspondante.

"Peux-tu faire en sorte que tout le monde m'aime ?" Amulette de confiance en soi.

"Peux-tu me rendre invisible/lire dans les pensées/voler ?" Harry disait généralement non à celles-ci. Sauf la dernière. Il offrait à ceux qu'il aimait vraiment des dards qui donnaient le vertige.

"Est-ce que mon aubaine peut être trois autres aubaines ?" Non, était ce que Harry disait à cette question et toutes ses variantes. Les personnes qui posaient cette question obtenaient la plupart du temps des "pierres magiques", peu importe ce qu'ils demandaient ensuite, à moins qu'ils ne soient particulièrement odieux. Dans ce cas, ils avaient droit à des amulettes d'insécurité.

Harry se retrouva près de Liverpool vers la fin de l'été. Il avait découvert qu'il aimait l'océan et marchait fréquemment le long des côtes tant qu'il n'y avait pas de grandes villes sur son chemin. Un jour, Harry atteignit un port et vit un gros bateau s'apprêter à prendre la mer. Il n'y avait personne autour pour le moment.

Harry savait que cela ne durerait pas longtemps, alors il réfléchit rapidement. Il savait grâce à son atlas qu'il se trouvait sur une île et qu'il y avait d'autres îles à proximité, et même tout un énorme continent à l'est. Il était du côté ouest de son île, ce qui signifiait qu'il était peu probable qu'il aille sur le continent en prenant ce bateau, mais quand même. Il se dit que l'Irlande pourrait être intéressante.

Harry contourna le rocher derrière lequel il était accroupi, se précipita pour traverser le quai et monta à bord du ferry. Il y avait beaucoup de voitures à bord, et Harry s'accroupit et courut entre elles, évitant les petits groupes de personnes qui se pressaient jusqu'à ce qu'il trouve un camion vide avec un lit à l'arrière dans lequel il se glissa. Se blottissant sous la ligne des fenêtres, il fit le point sur sa situation. Il se dit que c'était peut-être une bonne décision.

Il entendit la corne de brume retentir plusieurs fois après un long moment, et après avoir jeté un coup d'œil par la fenêtre sale, supposa qu'ils partaient.

"Qu'est-ce qu'on fait ?" demanda le serpent en glissant entre les doigts de Harry. "On bouge mais en même temps pas."

"On est sur l'eau," dit Harry, sentant une montée d'excitation. "Nous allons quelque part de nouveau."

"Sur l'eau?" le serpent semblait déconcerté, sortant sa langue pour goûter l'air. "Quel genre de créature êtes-vous ?"

"Je suis un elfe," lui rappela Harry en souriant. "Et de toute façon, on est presque en automne. Ça veut dire que j'ai dix ans maintenant. Je voulais faire quelque chose de différent cette année."

"J'ai trois ans," dit le serpent, enroulant sa queue autour du pouce de Harry. "Tu me vois pas te bassiner avec et te forcer à aller sur l'eau comme un croisement poisson-mammifère contre nature."

"Elfe," dit Harry.

"Bête", corrigea le serpent.


Lorsque le camion fit une embardée quelques heures plus tard, Harry sortit de sa somnolence et cligna des yeux, regardant autour de lui, confus. C'était le crépuscule, et il semblait qu'ils étaient amarrés.

Il se frotta les yeux et s'assura que le serpent et son sac étaient toujours bien accrochés, puis se glissa hors de la camionnette et se précipita vers la dernière rangée de voitures, scrutant cette nouvelle terre qu'il avait réussi à atteindre. Il fronça les sourcils. Il pouvait voir des champs et des forêts, mais ils étaient au-delà de ce qui semblait être un mur quasi-impénétrable de maisons, de rues, de béton et de gens. Masqué par le goût du sel, de la mer et des pots d'échappement, Harry ne pouvait goûter que du rassis. Il espéra que le reste de sa nouvelle terre n'avait pas le même goût. Le serpent sortit la tête et confirma l'image négative que Harry commençait à se faire sur cette ville.

"On reste pas, hein ?" demanda-t-il, en s'enroulant autour du cou de Harry. "C'est horrible."

"Ouais," dit Harry. "On part le plus vite possible."

Mais ça allait être difficile. Il se concentra sur un parking qu'il pouvait voir à proximité et disparut jusqu'à la plage rocheuse qui lui faisait face, puis se dirigea aussi calmement que possible vers un pont voisin.

En se rapprochant, il s'aperçut avec horreur que le pont se soulevait, à l'écart d'un bateau. Il ne pouvait pas traverser un pont comme ça. Il regarda à travers les ténèbres grandissantes de l'autre côté de l'eau et disparut après avoir senti qu'il en avait une assez bonne compréhension.

Il était sur une route maintenant. Les lumières vives des phares des voitures l'éblouirent alors qu'elles passaient à toute vitesse, forçant Harry à se presser contre la balustrade. Il marcha sur le trottoir, à côté de l'eau et fixa les arbres qu'il ne voyait pas assez bien pour disparaître. Quand il y eut enfin un trou dans la circulation, Harry se précipita et disparut entre les arbres, seulement pour trouver une barrière de barbelés et planches de bois alors qu'il ne s'était avancé que de peu. Les arbres n'étaient là que pour faire mur du son.

Harry était prêt à détester cette nouvelle terre avec passion, lorsqu'il trouva enfin une sortie entre les maisons, une qui révéla cette fois un véritable bosquet d'arbres. Il enquêta et relâcha la tension lorsqu'il réalisa qu'il avait enfin trouvé la lisière des zones sauvages. Ça semblait être un parc, mais il allait continuer de marcher jusqu'à ce qu'il soit derrière lui. Il se demanda brièvement s'il était vraiment arrivé en Irlande.

Le vent souffla et Harry frissonna. Il devrait se trouver un endroit pour dormir au chaud la nuit. Il était presque temps de commencer à chercher un endroit pour l'hiver.


Cela prit deux jours et plusieurs détours autour de villes, mais Harry trouva une belle forêt. Il dût escalader un mur de pierre près d'une route pour y entrer, mais sinon, le seul signe des humains était quelques routes et sentiers dans la forêt qui après un certain temps devenaient des impasses et étaient faciles à éviter.

Harry trouva un village à proximité et s'approvisionna en conserves, et quand l'hiver arriva, lui et son serpent survécurent raisonnablement bien, bien qu'il y eut une frayeur au milieu de l'hiver quand Harry se réveilla un matin se sentant extrêmement malade. Il se blottit sous sa cape chauffante à l'intérieur de la petite cabane qu'il avait construit à partir de branches, de feuilles et de mousse au début de l'hiver, et renifla en feuilletant ses livres à la recherche de quelque chose qui le ferait se sentir mieux. .

Son serpent remarqua suffisamment la détresse de Harry pour se réveiller et lui siffler doucement. "C'est pas naturel de sortir par ces températures", expliqua le serpent. "Tu te sentiras mieux si tu reste au chaud et que tu dors."

Il fallut quelques essais, mais Harry alluma finalement un feu à l'entrée de sa cabane et réussit à faire bouillir de l'écorce de saule qu'il trouva enfouie au fond de son sac. Le thé le fit se sentir mieux. Il s'endormit bientôt, le serpent sifflant doucement chanson paillarde que Harry lui avait appris plusieurs mois auparavant à propos d'un serpent qui avait rencontré une acromantule et l'avait mangée entière.


Il fallu que le printemps arrive pour que Harry se demande où il était en Irlande. Il se dirigea vers la route principale à l'extérieur de sa forêt pour essayer de trouver un quelconque panneau qu'il pourrait utiliser pour se situer mais il ne trouva aucun des noms sur le panneau sur sa carte.

Il n'y avait rien dans son voisinage immédiat à part des petits villages. Harry supposa qu'ils n'avaient pas pris la peine d'écrire les noms de ceux-ci. Il continua d'aller vers l'ouest, s'éloignant de la ville où il était arrivé par bateau, et rencontra de l'eau le jour-même. Il fronça les sourcils. Ce n'était pas qu'un lac. C'était l'océan. Harry se tint au bord de la falaise surplombant l'eau et fronça les sourcils. Il était venu de l'océan à l'est.

Harry se retourna et se dirigea à nouveau vers l'est, et bien sûr, le lendemain, il avait de nouveau atteint l'océan, les falaises rocheuses et tout.

Ça n'avait pas de sens. Il n'y avait aucune partie de l'Irlande qui était aussi étroite. À l'allure détendue où Harry marchait, il aurait fallu environ une semaine pour aller d'un rivage à l'autre en Irlande, même dans les endroits les plus étroits.

Harry décida d'être méthodique à propos de la chose et suivit le rivage en direction du sud. Enfin, il trouva une ville un peu plus grande que d'habitude. Elle s'appelait Castletown, et Harry compara cela à sa carte d'Irlande avec une détresse croissante. C'était juste au bord de l'eau. Ça ne devait pas être difficile à trouver, mais il n'y avait pas de Castletown sur le littoral d'Irlande.

S'il n'était pas en Irlande, où était-il ? Harry s'assit sur la plage où il avait trouvé le panneau et retourna au dos de son atlas, balayant l'index de Castletown. Il y en avait plusieurs. Il feuilleta chaque page et les examina minutieusement, mais aucune d'entre elle n'était au bord de l'eau, jusqu'à ce qu'il trouve la page intitulée 'Île de Man'.

Ça avait l'air juste. Harry soupira de soulagement et jeta un meilleur coup d'œil à l'île sur laquelle il avait atterri.

Il fallait au maximum trois jours de marche pour la traverser.. Elle était tout simplement minuscule. Harry se leva et continua de marcher le long de la plage, s'éloignant de la ville. Il décida de suivre le rivage et de voir combien de temps cela lui prendrait.


Deux semaines plus tard, Harry ressentait à nouveau cette détresse. L'île était très jolie, mais c'était tout de même une île. Une petite île. Il commençait à se sentir claustrophobe.

Il n'avait pas rencontré beaucoup d'animaux, à part quelques chèvres mécontentes et deux chats sauvages qui feulèrent au serpent quand ils le remarquèrent. Le serpent sifflait toujours en retour, et Harry sifflait au trois de se taire, ce qui faisait généralement fuir les chats. Les moutons ici étaient inquiétants et avaient beaucoup trop de cornes. Il n'aimait pas cette île.

Il décida de retourner au port par lequel il était arrivé et d'essayer de récupérer un ferry pour l'Angleterre, où il avait au moins de l'espace pour se déplacer.

Sa première erreur avait été de prendre le bateau pour l'île en premier lieu. Sa deuxième erreur fut de s'arrêter sur le chemin de Douglas lorsqu'il goûta de la magie et suivit le sentier jusqu'à un petit hangar près d'un cottage délabré.

Il s'engouffra à l'intérieur de la grange, et comme il s'en était douté, c'était un pub plus grand à l'intérieur qui empestait la magie.

Cela ressemblait à un endroit pour les touristes, ce qui rendit Harry immédiatement méfiant, mais personne ne le regarda alors il continua à se déplacer, cherchant une cible facile. Il y avait une femme assise seule à une petite table, gloussant dans sa chope. Elle était définitivement une touriste, d'après la tenue qu'elle portait.

Harry avait découvert que les gens qui avaient un goût de magie avaient tendance à s'habiller bizarrement lorsqu'ils essayaient de se mélanger parmi les gens rassis, et cette femme n'était pas différente. Elle portait une paire de bottes en caoutchouc, une jupe à fines rayures et un t-shirt tie-dye. Elle devait avoir prévu de 's'intégrer' plus tard aux locaux. Harry trouvait que les gens magiques s'y prenaient de travers. Lui ne se mélangeait tout simplement pas aux humains, rassis ou magiques, à moins qu'ils n'échangent une aubaine.

Comme en ce moment, par exemple.

"Bonjour," dit Harry, debout à côté de la table des femmes. Elle sursauta de surprise et cligna des yeux comme une chouette.

"Bonjour, mon cher," répondit-elle. "N'es-tu pas précieux ?"

Harry fronça le nez vers elle. "J'le suis pas", nia-t-il, et il se mit au travail. "Je suis un elfe. C'est la tradition chez les elfes de l'île de Man d'accueillir un invité spécial sur notre île chaque année en leur accordant de faire un échange avec nous", lui dit-il. "Cette année, tu as été choisie."

Elle rayonnait vers lui. "Oh, n'est-ce pas tout simplement délicieux ! Ils n'avaient pas d'elfes la dernière fois que je suis venu ici !"

Harry la fixa. "Ouais," continua-t-il finalement. "Alors quel genre d'aubaine veux-tu ? Les elfes peuvent fournir n'importe quoi dans la limite du raisonnable."

"D'accord chéri!" dit-elle, et elle mit son menton dans sa main. Finalement, elle lui sourit. "Et si tu allais chercher ma tourte aux rognons au bar ?"

"Pour ton billet de ferry ?" demanda Harry, lui souriant en retour. Elle lui fit un sourire rayonnant et le sortit.

"Comment saviez-vous que je venais de la manière moldue ?" demanda-t-elle en le posant sur la table pour le lui montrer. "C'est tellement pittoresque, n'est-ce pas ?"

Harry y jeta un coup d'œil, certain qu'il pourrait trouver quelqu'un plus tard pour lui expliquer quand était jeudi à trois heures. Il ne voulait pas aller en ville à moins de pouvoir partir immédiatement après. Il alla, obéissant, au bar et lui rapporta sa commande, et quand il posa l'assiette, il saisit le billet et le coinça dans son sac.

"Passes une bonne nuit, madame," dit-il. Elle rayonnait vers lui.

"Toi aussi chéri!" dit-elle en prenant son couteau et sa fourchette. Harry était presque à la porte quand elle cria soudainement.

"Hé ! Hé, il a pris mon billet de ferry !"

Harry se précipita, ouvrit la porte et se précipita dehors, prêt à disparaître. Il était une seconde trop tard, cependant. L'une des personnes magiques près de la porte agit rapidement, l'attrapant par le coude alors qu'il s'enfuyait. Il mit le feu à son bras pour le faire lâcher prise, mais la femme était déjà là, fronçant les sourcils vers lui avec sa baguette sortie.

"Tu as fait un échange," lui dit Harry avec entêtement, essayant de s'éloigner de l'homme qui le tenait toujours par le bras. A l'extérieur du pub, il n'y avait personne d'autre. Il avait besoin de partir. "Lâche-moi!" A intérieur, il paniquait. Il ne pouvait pas disparaître à moins que l'homme ne le laisse partir.

"Je ne pensais pas que tu étais sérieux !" cracha la femme, semblant soudainement beaucoup moins pompette qu'elle ne l'avait été. "Où sont tes parents, jeune homme ?"

« Je te l'ai dit, je suis un elfe !" dit-il furieux. "Laisse-moi partir maintenant."

"Tu n'es pas un elfe," dit-elle. "Rends-moi mon billet."

"Je le suis!" insista-t-il. "Tu peux aller te faire foutre si tu me crois pas."

Elle mit une main à sa bouche. L'homme qui tenait le bras de Harry le bouscula.

"Surveille ton langage, gamin ! Comment tu t'appelles ?"

"Les elfes ne disent pas leurs noms aux humains," ricana Harry. "Vous n'en faites pas assez attention."

La femme pinça les lèvres. "Rends-moi simplement mon billet de ferry !"

"Nous avons fait un échange honnête", déclara Harry. "J'ai fait ce que vous avez demandé. Tu as accepté que le billet soit mon paiement."

"Je ne pensais pas que tu étais sérieux !" Elle croisa les bras, essayant d'avoir l'air menaçant. Cependant, Harry n'avait pas eu à appréhender d'adulte depuis les Dursley. Il lui répondit par un regard noir.

"Je l'étais," dit-il. "Les elfes ne plaisantent pas à propos d'échanges."

"Les elfes de maison ne font pas d'échanges," dit l'homme. "On n'est pas stupides, gamin."

"Je ne suis pas un foutu elfe de maison," répliqua Harry, ignorant la façon dont l'homme tirait à nouveau sur son bras. "Je suis un elfe de forêt. Il y a une putain de différence, et c'est pas ma faute, que vous les humains êtes tous des pauvres cons sans crocs avec des cerveaux mous, pas capable de remarquer les autres espèces autour sans qu'elles vous soient utiles."

Il avait récupéré ce dernier bout d'un nain, et il pensait que c'était un morceau de rhétorique particulièrement intelligent. Les deux humains ne semblaient pas d'accord d'après l'expression sur leurs visages.

"Écoute, gamin," essaya à nouveau l'homme. Harry souffla et repoussa sa mèche de ses yeux, prêt à exiger d'être libérer encore une fois. La femme interrompit sa tentative d'interruption avec un hoquet, le regardant soudainement avec de grands yeux.

"Sa cicatrice !" dit-elle, soudainement bien trop près de Harry. Il trébucha en arrière vers la porte, luttant contre l'emprise de l'homme.

"T'as vu sa cicatrice ?" demanda-t-elle à l'homme. "Ça ressemblait à un éclair ! C'est exactement comme la cicatrice du Survivant, n'est-ce pas ? Tu penses que c'est là qu'il a disparu ?"

L'homme s'agenouilla et attrapa l'autre bras de Harry. Harry les regarda tous les deux avec de grands yeux et se débattit plus fort. "Voyons voir ton front, gamin."

Harry se pencha aussi loin que possible de la main de la femme, mais elle réussit finalement à repousser sa frange. Les deux eurent une exclamation de surprise. Harry mit le feu au bras de l'homme cette fois. Celui-ci cria quand il le remarqua, laissant Harry s'échapper. Harry trébucha et disparut avant que l'un d'eux ne puisse l'attraper à nouveau.

Il réapparut à la lisière de la forêt et continua, sautant aussi loin qu'il pouvait voir. Il atteignit ainsi le rivage, s'arrêtant à peine avant de disparaître dans la mer.

Il s'assit au bord de la falaise, haletant et regardant dans la direction d'où il venait. Personne ne l'avait suivi, heureusement. Ils ne l'avaient jamais fait quand il faisait ça.

Maintenant, le moment où elle comptait partir ne viendrait jamais assez tôt. La femme pouvait aussi savoir sur quel ferry il essayerait de partir, et elle pourrait essayer de l'attraper.

Il devait quitter cette maudite île.


Harry dormit dans l'arbre le plus haut qu'il put trouver cette nuit-là, se sentant absolument piégé et misérable.

"J'aurais dû les mordre," dit le serpent avec regret. "Je suis désolé de ne pas avoir aidé."

"C'est bon," dit Harry, frottant son visage dans sa paume alors qu'il s'appuyait le dos contre le tronc, en laissant pendre un de ses pieds. "Si tu les avais mordus, ils nous auraient probablement encore plus cherché."

Le lendemain matin, Harry descendit de l'arbre pour tomber dans une embuscade. Un homme aux cheveux noirs, avec une cape sombre apparut de nulle part au moment où les pieds de Harry touchèrent le sol, et le regarda. Harry le regarda en retour, atterré.

"Harry Potter," dit l'homme avec soulagement, lui tendant la main. Harry trébucha vers son arbre à la place, momentanément abasourdi. Comment cet homme connaissait-t-il son nom ?

"Nous t'avons cherché, Harry," dit l'homme, d'une voix douce qui semblait être beaucoup plus habituée à gronder qu'à apaiser. "Les Dursley-"

Harry n'attendit pas pour en savoir plus. C'était son plus grand cauchemar, devenu réalité. Il disparut immédiatement, retournant à la falaise où il s'était retrouvé hier. C'était suffisemant proche pour qu'il n'ait même pas vraiment eu à y penser, et quand il arriva là-bas, il commença à disparaître vers le nord, droit sur Douglas et le ferry.

L'homme à la cape sombre attendait quand Harry arriva sur les quais, et Harry eut envie de pleurer. Il regardait autour de lui comme s'il savait que Harry était proche mais ne pouvait pas tout à fait le repérer, ce qui était bien, car Harry essayait vraiment de passer inaperçu à ce moment-là.

Harry plissa les yeux vers le bateau qui venait juste d'accoster. Il ne partirait pas avant un moment ; les personnes à bord s'affairaient encore autour de leurs véhicules, attendant pour descendre.

Il ne pouvait pas attendre où il était. L'homme à la cape noire le trouverait presque certainement, s'il avait suffisamment de temps. Harry disparut dans la forêt voisine, toujours vigilant au cas où l'homme le suivrait, et s'accroupit dans un grand arbre. S'il montait sur le bateau avant que celui-ci ne soit prêt à partir, l'homme à la cape sombre pourrait le remarquer et alors Harry serait piégé sur le bateau avec lui. A en juger par la façon dont il avait attendu quand Harry s'était réveillé, l'homme avait un moyen de le trouver.

Son seul espoir était de retourner sur l'île principale, où l'homme à la cape sombre aurait beaucoup plus de terrain à couvrir et Harry aurait beaucoup plus d'espace pour se cacher.

Et la seule façon de le faire était de monter dans ce ferry sans que l'homme à la cape sombre ne l'attrape. L'éloigner pourrait fonctionner. Harry détestait faire ce genre de chose, mais il était désespéré. Il était assez haut dans l'arbre pour qu'il puisse voir les quais d'où il était assis, et quand le ferry eut fini de se recharger et sembla prêt à partir, Harry se prépara.

"Prêt?" demanda-t-il. Le serpent siffla un accord et s'enroula étroitement autour du poignet de Harry.

Harry disparut pour se retrouver là où il s'était caché, reprit ses repères et réapparut juste devant l'homme à la cape sombre, dont la vue de la baguette fit sursauter. Harry le fixa pendant une fraction de seconde avec de grands yeux, puis disparut à nouveau, réapparaissant à une centaine de mètres de là, un endroit où l'homme à la cape noire serait à peine capable de le voir. Effectivement, l'homme à la cape sombre le remarqua et disparut lui-même. Harry n'attendit pas. Il disparut à nouveau, à une centaine de mètres de sa dernière position, et bien sûr, quand il réapparut, l'homme se tenait là où il avait été, cherchant autour de lui. Harry disparut à nouveau avant qu'il ne puisse être repéré, et sauta sur le bateau alors qu'il partait en pleine mer.

Il se glissa sous un break, le cœur battant. Il pensait qu'il y avait une chance que cela fonctionne réellement.

Du moins, le pensa-t-il jusqu'à ce que le visage de l'homme à la cape sombre apparaisse dans l'interstice entre les pneus, l'expression pleine d'irritation.

"J'ai pas de temps pour ça," dit-il, attrapant Harry par la cheville et le tirant de dessous le véhicule.

Il ignora les cris et la lutte de Harry et tint proche de lui, les faisant disparaître ensemble. Harry sentit grâce à la pression que c'était sur une distance beaucoup plus grande qu'il n'avait jamais parcouru seul.

Quand ils réapparurent, Harry s'éloigna en trébuchant de l'homme à la cape sombre, s'imprégnant frénétiquement de son nouvel environnement. Il se trouvait dans une région montagneuse et boisée. Il y avait une petite ville juste derrière eux, et ils se tenaient devant un ensemble de portes énormes. Au-delà des portes se trouvait un château, plus grand que tous ceux où Harry avait été auparavant. Sans compter le goût tout son être se remplissait de la richesse de la magie de ce lieu.

L'homme à la cape noire l'attrapa par le bras et le traîna à travers les portes, et Harry sentit le miroitement de la magie se refermer sur lui dans une étreinte collante. Il pouvait sentir les restrictions se stabiliser sur lui, et savait que s'il essayait de disparaître, il échouerait.

Il devait trouver un moyen de s'échapper.