Ni Florent, ni Mikele, ni aucune autre personne ne m'appartient. Je ne touche pas d'argent, je ne connais pas personnellement les personnes desquelles je parle.

Point de vue de Mikele : 27 juin 2010

Je crois sincèrement pouvoir dire n'avoir jamais été aussi proche d'une personne. C'est un peu comme si la vie elle-même prenait un sens.

Nous sommes plus amoureux que jamais, et j'ai beaucoup à ne pas le montrer à la face du monde. J'ai envie de crier au monde entier mon amour pour cet homme extraordinaire. Je suis bien conscient que c'est impossible pour l'instant, Dove ne nous pardonnerait pas ce genre d'écarts.

C'est pourtant si difficile de pas le dévorer des yeux en permanence. J'ai bien conscience de devoir cacher mes émotions, je ne suis pourtant pas sûr de toujours y parvenir.

Lorsque nous chantons ensemble, je ne peux pas m'empêcher d'occulter le monde autour de nous. Entendre sa voix me plonge dans un univers de sensations inconnues. Tout ce qui pouvait m'apparaître important avant, la gloire, le succès n'est rien en comparaison de ces instants merveilleux où nos voix se mêlent, se mélangent pour ne devenir plus qu'une.

Je serais prêt à retomber dans l'anonymat, à renoncer à mes rêves les plus chers juste pour passer ma vie avec lui. Je redoute la fin de Mozart, parce que j'ai peur de ce que cela signifie pour nous. Ce sera si étrange de ne plus chanter à ses côtés tous les soirs, de ne plus partager chacune de mes minutes avec lui.

Nous sommes actuellement invités à l'émission Chabada, et je savoure sans scrupule la joie simple de partager une interview seulement avec lui. J'aime énormément le reste de la troupe, mais c'est si agréable de ne pas surprendre leur regard amusé posé sur nous. Et pourtant, je sais pertinemment que je fixe Flo avec intensité et que quelques personnes autour de nous ont très bien compris mon manège. Mais c'est plus fort que moi, je ne peux pas le lâcher des yeux.

Nous entamons la chanson de Renaud, le mistral gagnant et je regarde avec un amusement non feint les coups d'œil timides de mon aimé. J'ai toujours adoré ce côté vulnérable en lui, cette timidité qui le rend encore plus craquant à mes yeux.

Sa voix douce s'élève et je me surprends, une fois encore, à me pâmer d'admiration devant ce timbre si particulier. Je crois que Jean B. qui chante avec nous a parfaitement compris la situation. Je sens son malaise, il alterne son regard entre mon amant et moi, gêné de cette intimité évidente qui existe entre nous.

Je me fiche de tout ce que ces gens peuvent bien penser, de leurs préjugés, de leur incompréhension face à notre amour. Je fais face à cette intolérance depuis bien longtemps pour ne pas y être accommodé. S'ils savaient seulement la pureté de mes sentiments, ils ne prendraient pas la peine de nous juger. Je n'ai pas honte de ce que je suis, je l'ai accepté et j'assume pleinement ma différence.

Je suis tellement habitué à entendre nos deux voix s'harmoniser que je suis presque choqué d'entendre la voix du troisième invité se joindre à nous. C'en est presque dérangeant... La chanson se termine sur un dernier regard brûlant.

La présentatrice continue de déblatérer, mais je l'écoute à peine, mon regard toujours accroché à Florent. Je surprends son rire mélodieux et je me concentre de nouveau sur la conversation. Ils évoquent notre première rencontre, ce jour merveilleux qui a radicalement changé ma vie.

Je m'amuse toujours autant de la première réaction de Florent à mon encontre. Je pense lui avoir fait une impression bien différente de celle que j'ai pu avoir lorsque je l'ai croisé au casting. Son regard chocolaté m'a envoûté aussitôt, et j'ai prié d'avoir l'occasion de pouvoir le revoir.

Je suis toujours très ému de constater l'admiration que je peux susciter chez lui. En cela, nous sommes très proches de nos personnages, chacun reconnaissant le talent de l'autre.

Je crois que cette passion pour la musique nous lie encore plus fortement. C'est un peu comme si cette mélomanie nous permettait de nous comprendre davantage. Nous exprimons nos sentiments respectifs dans chacune de nos œuvres, et plus encore lorsqu'il nous arrive de composer ensemble.

Alors c'est vrai, chacune de nos interventions télévisuelles est ponctuée de sourires complices, de signes distinctifs et parfois, de regards enflammés, mais cela nous définie si fortement que j'aurais l'impression de renier ce que je suis en réalité – ce que nous sommes - si je ne laissais pas transparaitre mon évidente affection pour lui.

La présentatrice nous demande de jouer quelques uns de nos tubes en version acoustique, et Flo s''empresse de prendre la guitare qui lui est destinée. Nous commençons par Tatoue-moi, et les échanges entre nous se font de plus en plus intenses. J'essaye de reprendre pied dans la réalité, mais cela s'avère beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît. Les sous-entendus prononcés de la chanson ne sont pas vraiment pas nous aider. Ils ne cessent d'évoquer de fabuleux souvenirs en moi.

Au moment de l'Assassymphonie, c'est à peine si je parviens encore à ma rappeler que nous ne sommes pas seuls. J'écoute avec attention sa voix mélodieuse, et il m'invite d'un regard à me joindre à lui. Je me laisse bercer par ce tendre moment, essayant de le graver à jamais dans ma mémoire.

L'émission se termine, et au moment de sortir de notre loge, nous avons une petite altercation avec le chanteur Belge qui semble plutôt mal supporter ma relation avec Flo. Je finis par le frapper avant de m'éloigner au bras de mon chéri.

Nous nous chamaillons pour savoir qui va conduire pour rentrer à la maison, et je l'emporte haut la main. La soirée se finit de la manière dont je la préfère, à savoir entre les bras de mon aimé...