Salut, mon dieu ça fait un bail ! Heureusement que Owlceltlou-Trekker21 m'a envoyée une review, lorsque j'ai reçu le message sur le IPhone, j'ai buggée en mode : c'est quoi ce machin anglais qui m'agresse ? Bref, je poste le deuxième chapitre qui a été écrit en février (hé oui !), là j'en suis à écrire le 18 ème, mais je poste sur d'autres sites, donc... Bref, bonne lecture (c'est bon, j'ai finie de raconter ma vie !^^)
Chapitre 2
Prefet-en-chef ? Rien que ça !
Tous les Gryffondors étaient euphoriques, l'épisode avec Malfoy était désormais connu de tous. Seule Lena restait de marbre, sous cette carapace, elle était en état de choc.
- Albus ! Hurla-t-elle. On va avoir une petite discussion...
Celui-ci se leva, tout redevint calme, les élèves étaient suspendus à ses lèvres.
- Lena, je te vois dans mon bureau après le repas. Monsieur Potter te fera visiter Poudlard. Ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Harry acquiesça. ''Respire Lena, respire... C'est comme si c'était ton père, alors ne le tue pas.'' Malgré ses envies sadiques et meurtrières, elle écouta sa raison une fois de plus.
Lorsqu'elle fût assise à côté d'Hermione qui l'accueillit avec un sourire sincère, les discussions reprirent de plus belle.
- Où est cet imbécile de blond ? Fulmina Lena.
- Malefoy ? S'étonna Granger.
- Oui, le fils de Lucius.
À la table des Serpentards.
- Quoi ! Explosa la jeune fille. Serpentard ? Mais... Pourquoi cette maison est tant envahie par les parasites tel que lui ? Voilà plus de 50 ans que cette maison a commencée à être souillée.
- Comment le sais-tu ?
- L'histoire de Poudlard, Hermione... Tu devrais lire... La pratique c'est bien, mais pour la technique, les livres sont...
- Les meilleurs professeurs ! La coupa la Gryffondor.
- Hermione est une bibliothèque à elle toute seule ! Intervint Ron, admiratif.
- Vraiment ? Dans ce cas, Hermione et moi allons devenir de bonnes amies.
- Celle-ci rougie. Lena fixait les cheveux de la jeune fille lorsqu'elle poussa un soupir.
- Je vais t'enseigner un sortilège pour tes cheveux... Ne t'inquiète pas, à ton age, j'avais les mêmes ! Depuis que j'ai inventé ce sort... C'est les bonheur absolu ! Bah oui ! S'exclama-t-elle sous le regard horrifié d'Hermione. Il reste en place tant que tu n'as pas prononcé la formule pour l'annuler.
- Nous avons le même age, Lena...
- Oui, à quelques mois près ! Bref... Wahou ! Ça à l'air bon ça !
Tandis qu'elle s'empiffrait des mets tout aussi appétissants les uns que les autres, Harry ne cessait de la fixer. Cette fille l'intriguait.
- Tu te plais à Gryffondor ? Es-tu heureuse d'être avec nous, Lena ? Demanda-t-il sans s'en rendre compte.
Celle-la leva la tête, ses yeux verts (foncés cette fois) presque noirs le fixaient avec amusement.
- Ai-je l'air d'être heureuse, Harry ?
- Pourquoi tu lui parles comme ça ? Demanda Ginny Weasley, assise à côté de lui.
Lena regarda la jeune rousse puis Ronald, un sourire naissant.
- Tu ne me présente pas ta sœur, Ron ? Ginny, c'est ça ?
- Oui, c'est ça. Répliqua froidement la rouquine.
- Ne t'inquiète pas, je ne suis pas venue ici pour séduire ton cher et tendre. Alors tu peux cesser les hostilités.
Elle éclata de rire devant le regard ahuri de Ginny et les joues écarlates d'Harry.
- Désolé, chérie... C'est l'habitude du Légilimens.
- Il est interdit de lire l'esprit d'un élève ou professeur dans l'enceinte de l'école ! Cracha Ginny, rouge de colère et de honte.
- C'est écrit quelque part ? Demanda Lena innocemment. J'ai beau connaître le règlement par cœur, je ne l'ai lu nul part.
La jeune Gryffondor lui lança un regard noir avant de se rendre au dortoir d'un pas rageur.
- Je crois que je l'ai vexée...
- Bien sur ! Explosa Ron à son tour. Tu aurais pu être un minimum gentille avec elle ! Elle est très timide, à cause de toi, elle va se renfermer encore plus sur elle-même... Va t'excuser !
Lena claqua des doigts sous les regards curieux du petit groupe.
- Voilà, j'espère qu'elle aime les roses...
- Tu... Tu lui as envoyé des fleurs ! S'écria Harry stupéfait.
- Il ne fallait pas ?
- Alors Jones... Commença une voix désagréable qu'elle connaissait bien. Même pas une heure et déjà des ennemis dans ta propre maison ?
- Bon, Lucius Junior, tu commences à me griller le pompon ! Alors si tu ne veux pas que je t'immole l'arrière train, tu disposes !
Alors qu'il allait lui balancer une bonne dose d'insultes, elle leva la main vers le visage du garçon.
- Silencio. Ahh ! Ça fait du bien. Bon, j'ai rendez-vous moi ! Bye les amis !
Elle quitta la Grande Salle en chantonnant, ignorant les regards noirs. Après tout, elle allait hurler un bon coup, non ?
Albus Dumbledore était un personnage imposant, sous ses airs tendres et malicieux, il était avant tout, un puissant sorcier. Même le Lord en avait peur. Lena, d'habitude si courageuse (ou arrogante !), se contenta de s'assoir en face du grand bureau en bois.
- Albus... Débuta-t-elle.
- Je sais ce que tu vas me dire, mon enfant. Pourquoi ne pas t'avoir annoncé que ton admission à Serpentard était grâce à moi ? Je vais te le dire, Elizabeth.
La jeune fille sursauta à l'énonciation de son prénom. Seul Tom l'appelait comme ça.
- Tom était un garçon brillant, gentil, calme...
- Je sais, Albus. Je connais les qualités de mon âme sœur.
- Certes, si je t'ai envoyé à Serpentard, il y a plus de 50 ans, avec l'accord de l'ancien directeur, c'est parce que Tom ne te quittait pas des yeux, tu l'avais hypnotisé...
- Par Merlin, Albus, ne me dit pas que tu m'as envoyé à Serpentard juste parce que Tom me matait !
Le directeur sourit, cette expression sortie tout droit de la nouvelle génération lui plaisait bien.
- Non, Elizabeth, ce n'est pas que pour ça... Tom commençait à s'intéresser à la magie noir. L'ancien directeur et moi-même avons pensé, vue l'intensité avec laquelle il te ''matait'' (et quelle intensité !), que tu le remettrais dans le droit chemin...
Elle l'examina, encore secouée, tout, tout n'avait été que comédie. Elle avait toujours été une Gryffondor.
- En gros, fît-elle d'une voix tremblante, je n'étais qu'un vulgaire objet... Vous m'avez utilisé pour purifier un monstre.
- Elizabeth... Tu ne devrais pas le prendre comme ça, grâce à nous, tu as rencontrée ton âme sœur.
- Oh ! Quelle belle jambe ça me fait ! Ironisa-t-elle. Je suis liée à un abruti aveuglé par la haine d'un stupide Sang Impur ! Un fou qui veut me kidnapper ! Franchement Albus, j'aurais préférée ne jamais le connaître.
- Tu sais tout comme moi qu'il est extrêmement rare de trouver son âme sœur. Pour chaque vie, nous avons une moitié, la moitié de notre âme. Ceux qui la rencontre sont bougrement chanceux.
- Je n'ai qu'une seule vie, mais elle ne se terminera jamais... Il lui reste sept Horcruxes... Encore sept vies à fuir... Je ne peux le supporter Albus !
- Je comprend ta détresse, ma douce... Il y a deux solutions que s'offrent à toi. Deux solutions difficiles pour un problème compliqué. La première serait celle à laquelle je m'opposerais.
- Voyons, Albus. Elle ne doit pas être aussi terrible, non ?
- Ta mort. Lâcha-t-il lourdement. Après avoir détruit les six Horcruxes, ta mort le tuerait et détruirait le septième. La deuxième solution, plus complexe et plus longue, est de trouver une autre âme sœur.
- Mais... Mais je ne peux pas ! S'écria-t-elle en désignant son poignet droit. Trouver une âme sœur autre que Tom me tuerait !
- Oui... J'avais oublié le Serment... Marmonna-t-il. Ah ! J'allais oublier ! Je ne t'ai pas fait venir ici rien que pour nous compter le bon vieux temps... Je vais te faire une proposition importante. Elle t'aidera mais aussi nuira à ta mission concernant Harry. Seulement, c'est à toi d'en faire bon usage.
- Ne prend pas cet air là, Albus, tu me fais peur...
- S'il te plait, accepte l'honneur d'être Prefet-en-chef.
- Prefet-en-chef ? Répéta-t-elle, incrédule. Comme Tom ?
- C'est cela, oui, comme Tom. Acceptes-tu ? Fît-il, plein d'espoir.
- Bien sur ! Si ça peux m'aider !
- Très bien ! Parfait ! S'extasia-t-il.
Quelqu'un toqua à la porte. Lena se leva automatiquement du fauteuil confortable sur lequel elle était assise.
- Entre mon enfant. Lena, dit-il en se tournant vers elle, je te présente ton homologue masculin.
Au même moment, la porte s'ouvrit sur l'être le plus arrogant et imbécile qu'elle n'ai jamais vue.
- Oh, c'est pas vrai... Merlin, pourquoi Lucius Junior ? Pleurnicha-t-elle.
Comment en était-elle arrivée là ? Pourquoi avait-elle acceptée d'être Prefet-en-chef ? Elle aurait dû se douter qu'Albus avait une idée bien précise en tête. Bon sang ! Et dire qu'elle se trouvait en ce moment dans les mêmes appartements que cet ignoble, arrogant, malpolie et... Tout ce qu'il y a de désagréable chez un être humain !
Tandis que la jeune Gryffondor fulminait en silence, une fine pluie s'écoulait sur Poudlard. À l'opposé de la chambre rouge et or, dans la froideur du vert et de l'argent, deux yeux d'acier fixaient les dalles en pierre s'inonder avec amusement. Malgré l'aspect désolant, son esprit, lui rayonnait de gaité. Cette fille, Gryffondor, amie du balafré, se trouvée être son homologue féminin. Il pourrait le matin et le soir lui pourrir la vie... Oui, il rendrait ses nuits et journées impossibles. Elle en aurait tellement marre qu'elle ne voudrait plus rentrer dans la Salle Commune des Prefets-en-chef. Un sourire sadique s'étira sur ses lèvres, Drago Malfoy était de retour, cette fille l'avait humilié, elle devra payer... Elle sera son jouet, il sera son calvaire.
Les premières lueurs du soleil traversaient la fenêtre de la nouvelle chambre de la récente Gryffondor. Celle-ci s'étira longuement avant d'entrer dans la salle de bain et d'y trouver un Malfoy... Torse nu.
- Sors d'ici ! Aboya-t-il en l'apercevant.
- Ne t'inquiète pas... Commença-t-elle en détaillant avec amusement.
- Jones, je sais que je suis l'homme le plus sexy de Poudlard, mais sache que jamais je ne me souillerais pour toi !
- J'ai déjà vue mieux ! Bon, si ça ne te dérange pas, j'aimerais prendre ma douche.
Il ne bougea pas d'un pouce. La fixant d'un air de défi.
- Tu veux vraiment me voir nue ? Franchement Malfoy, garde le peu d'innocence qu'il te reste...
- Je ne suis pas... Attaqua-t-il, contrarié. Je... J'ai déjà vu une fille à poil ! Et pas qu'une d'ailleurs !
- Cool ta vie. Lâcha Lena en se débarrassant de son haut de pyjama.
- C'est une invitation ?
- Sors tout de suite, Malfoy !
- Sinon quoi ? Murmura-t-il en s'approchant dangereusement.
Même si elle était de dos, la jeune fille sentait son sourire, ainsi que son souffle régulier sur sa nuque.
- Sinon, je serais dans l'obligation de te tuer, ce qui, ne me dérange pas vraiment.
- Qui es-tu ? Demanda-t-il soudain.
Lena mis ses main sur sa poitrine pour la cacher et se retourna.
- Elizabeth Lena Jones... Souffla-t-elle, s'apercevant de la faible distance entre leurs lèvres.
- Je le sais. Qui es-tu ?
- Une personne plus puissante que toi, alors va-t-en !
- Ce n'est pas fini Jones ! Annonça-t-il en sortant de la pièce.
- Tu as raison, Malfoy. Ça ne fait que commencer... Avoua-t-elle en caressant distraitement son avant-bras gauche.
La Grande Salle était presque vide, les élèves émergeaient encore. À la table des Gryffondors, seul Ginny Weasley était la personne que Lena connaissait. Le cœur battant, celle-ci s'assit en face de la jeune rouquine.
- Weasley...
- Ce n'est pas la peine de t'excuser, Jones? Tu regrettes ? Ne me ment pas !
- Je n'ai jamais eu l'intention de dire que je regrettais, même si c'est un peu le cas. Je suis simplement désolé, Weasley. Mon but, n'est pas de me faire des ennemis dans ma propre maison. Je suis là uniquement pour aider Harry.
- Aider Harry ? S'offusqua-t-elle. Mais l'aider pour quoi ?
- Le combat qu'il doit mener. Je lui serais d'une grande aide, j'en sais plus que quiconque sur Voldemort.
- À l'énonciation de ce nom, elle se figea.
- Qui es-tu ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante.
- C'est pas vrai, Weasley ! Vous vous êtes donner le mot ou quoi ? Je suis Elizabeth Lena Jones. Je suis les renforts d'Harry. Ça te va comme ça ?
- Qui t'envoie ?
- Dumbledore.
- Ne me ment pas, Jones.
- Loin de moi cette idée. Je t'en ai assez dit.
- Moi au contraire, je trouve que pas assez. Allez, Jones, dis-moi, fais-moi confiance.
- Ne prend pas mon excès de bonté pour acquis. Je suis gentille, mais j'ai avant tout une mission, laisse-moi faire mon travail.
- Ça concerne Harry, donc je veux savoir ! S'écria celle-ci, s'attirant quelques regards.
- Silence, Weasley. Ça ne te concerne en rien, cesse de faire l'enfant. Oublie ce que je t'ai dit, OK ?
- Je ne fais pas l'enfant et je n'oublierais pas, c'est impossible. Harry est tout pour moi, pour le monde de la magie, je veux le protéger moi aussi ! Laisse-moi t'aider.
- Ton silence sera la meilleur aide que j'aurais pu espérer. Fît celle-ci en quittant la Grande Salle.
- Que faites-vous ici ? Interrogea Lena.
Deux Poufsouffles s'embrassaient dans les couloirs pendant l'heure du déjeuné. Malgré sa mission, elle n'avait pas oublié qu'elle était Prefet-en-chef.
- Il est interdit de rester dans les couloirs pendant l'heure des repas. Allez déjeuner ou rejoignez votre Salle Commune... Allez ! S'égosilla-t-elle devant leurs airs hébétés.
Regardant sa montre, elle décida de faire un petit tour dehors, une heure de solitude s'offrait à elle. La vue du Saule Cogneur la fît flancher, elle le regarda avec mélancolie.
- Ça fait longtemps n'est-ce-pas ? Avoua-t-elle à l'arbre. Mais je suis revenue, je te l'avais promis, non ?
Dans ses mains apparurent une grosse brosse et un sceau d'eau tiède parfumée au coquelicot.
- Depuis combien de temps ne ce sont-il pas occupés de toi ?
L'arbre resta immobile, acceptant la jeune humaine. Celle-ci se mit à frotter l'arbre avec la brosse, lui supprimant tous les habitants indésirables.
- Tu es vraiment impressionnante, Jones. Cet arbre n'a jamais laissé quelqu'un l'approcher et encore moins le toucher.
Surprise, elle lâcha la brosse et se retourna. Elle découvrit à distance respectable du saule, Drago Malfoy.
- Tu ne lis pas assez. Lui reprocha-t-elle. Il a déjà accepté deux personnes. Il y a très longtemps... 1943 si ma mémoire est bonne.
- Pitié ! S'écria-t-il. Et moi qui commençais à te trouver sympathique et digne d'intérêt, tu te met à agir comme cette Sang-de-Bourbe !
Elle se figea, ses yeux presque noirs le toisèrent.
- Peut-être que, comme nous avons le même genre de sang, nous nous ressemblons...
Devant son air ahuri, elle éclata de rire.
- Voyons Malfoy, je plaisantais ! Tu crois vraiment à ce... Cette différence qui fait que nous sommes des êtres inférieurs ? Ne prend pas le même chemin que ton père Drago. Tu vaux tellement mieux que ça...
Il avait déjà disparut avant qu'elle ne finisse sa phrase, c'est en soupirant qu'elle se remit à sa tache.
L'heure s'était achevée trop tôt pour Lena. Elle se trouvait à présent devant la salle de classe de Défense contre les Forces du Mal. Un cour qu'elle adorait autre fois, pour la pratique. Les élèves se turent lorsque sortit le professeur Severus Rogue. Le soudain mutisme des élèves n'annonçait rien de bon. Elle fixa intensément l'homme habillé de noir. Il posa à son tour ses yeux sur elle. Un néant, de la tristesse, du regret puis... Il barricada son esprit en lui lançant un air de défi. Du genre : '' Fais gaffe petite ! Essaye encore une fois quelque chose sur moi et ce sera surement la dernière chose que tu auras faite de ta vie ''. Plutôt réceptive aux menaces de mort, elle hocha la tête pour faire comprendre qu'elle avait compris le message. Elle se tiendrait sage, pour l'instant.
Ce fût le cour le plus ennuyeux de toute sa vie. Le genre où l'on a l'impression que le temps s'est arrêté, nous narguant... Enfin, surtout notre poignet qui commençait à fatiguer à force de copier des pages et des pages tout aussi ennuyantes. Lorsqu'elle sortit, c'est avec joie qu'elle trouva Harry, seul pour une fois.
- Salut Harry !
- Oh ! Salut, Lena. Je ne t'ai pas vu ce matin dans la Grande Salle.
Elle se mordit la lèvre inférieur avant de répondre.
- Je sais, en tant que Prefet-en-chef, je dois être à disposition le plus possible.
- Ah oui, Ginny me l'a dit. Félicitation ! Et surtout bonne chance, j'ai appris que ton homologue masculin était Malfoy... Ce doit être un honneur de travailler avec lui ! Dit-il avec une ironie hurlante.
- Merlin, qu'ai-je fais pour mériter ça ? Ne m'as-tu pas assez puni ?
- De quoi tu parles ?
- De rien, on se voit plus tard !
Sans tarder, elle avança à grand pas rapides, bousculant quelques élèves au passage.
- Ta mission avance bien, Elizabeth ? Demanda le professeur Dumbledore.
- Elle avance, mais à cause de... Ginny, il est méfiant. Mais je reste confiante, ça ne fait qu'une semaine que je suis là.
- Je suis au courant de ta franchise envers la petite Weasley. Et tu sais, tu as eu raison. Après tout ce que tu as vécu, tu devrais en parler... Tout garder au fond de toi ne fera que te détruire et noircir ton âme.
- Mais je t'en parle à toi, Albus !
- Je sais mon enfant. Mais avoir un ami à qui se confier en temps de guerre est très précieux. La petite Ginny est, à mon avis, la personne la plus qualifiée pour être une confidente compréhensive. Si tu as besoin de soulager tes peines, ne viens pas directement voir le vieux Albus qui va t'ennuyer avec ses monologues... Va voir cette petite.
- Pourquoi fais-tu tant confiance à Ginny ?
- Elle aime Harry, comme tu as aimé Tom. Mets-toi à sa place, si elle te l'avait demandé, aurais-tu gardé le secret ?
- Bien sur ! Tom n'en aurait rien su ! Mais tu te trompes sur une chose. L'amour entre Ginny et Harry est différent de celui que Tom et moi avions.
Elle entrait dans la Salle Commune des Prefets-en-chef, s'attendant à être seule pour hurler sa peine un grand coup, elle fût surprise de trouver Drago Malfoy, baguette sortie, fixant un pot de terre remplit de terreau.
- Que fais-tu ? S'enquit-elle, troublée.
- Rien, va t'en Jones !
- Je pourrais peut-être t'aider...
- Ton aide ? Ricana-t-il. Comme si j'avais besoin de l'aide d'une Sang-de-Bourbe !
Lena serra les poings si fort que ses tendons devenaient blanc.
- Ferme la, Malfoy ! Ce n'est pas de ma faute si tu n'arrives pas à faire un sort ! Preuve irréductible de ton incompétence.
Elle tourna les talons, plus remontée que jamais. '' Mais pour qui se prend-t-il celui-la ? Sang-de-Bourbe ? Tu sais ce qu'elle te dit la Sang-de-Bourbe ? ''
- C'est le seul... Souffla-t-il. Le seul sort que je n'arrive pas à exécuter. J'ai beau essayer, je n'y arrive pas.
La jeune fille s'immobilisa. C'était la première fois qu'il lui parlait sans l'insulter, sans la rembarrer ou quoi que ce soit de désagréable.
- Quel est le but de ce sort ? Interrogea-t-elle d'un voix calme.
- Qu'est ce que ça peux te faire ? Cracha-t-il.
- Si tu ne me le dit pas, je ne vois pas comment je pourrais t'aider.
- Pourquoi tu veux tant m'aider, Jones ?
- C'est dans ma nature... C'est plus fort que moi. Mais, comme tu ne souhaites pas mon aide...
- C'est le sortilège pour faire pousser notre fleur préférée ! Hurla-t-il en la voyant partir.
Elle se retourna, avança lentement vers Drago, sans un mot. Il la fixait curieusement s'attendant à ce qu'elle rigole, mais aucun rire ou moquerie ne sortie de sa bouche. Elle plaça devant lui, l'index sur la lèvre inférieur.
- Quelle fleur essayes-tu de faire apparaître ? Demanda-t-elle après quelques secondes de silence.
- Bah la rose ! S'exclama-t-il comme si c'était logique. Ce sont les fleurs préférées des filles, non ?
- Pas spécialement, est-ce ta fleur préférée à toi, Malfoy ?
Il ne répondit pas, perdu dans le vague. En reprenant ses esprits, il la toisa de son regard haineux.
- Un fleur c'est une fleur quoi ! Un truc qui sert à charmer une fille et la mettre plus tard dans son lit !
Lena se tapa le front '' il est irrécupérable ! ''
- Si tu penses comme ça, Malfoy, tu n'y arriveras jamais.
- La ferme, Jones. Si tu connais si bien ce sort, surprend-moi.
Le sourire aux lèvres, elle avança jusqu'au pot. La main paume vers le bas, au dessus du terreau. Un coquelicot magnifique en sortit sous les yeux ébahi du garçon. Ce coquelicot était parfait, sauf aux yeux de la jeune fille, car ce n'était pas lui qui l'avait fait. Elle contracta ses doigts comme si elle voulait écrabouiller la fleur et le coquelicot se fana.
- Pourquoi t'as fait ça ? Il était parfait ! S'indigna Drago malgré lui.
Lena lui adressa un sourire d'excuse, repartit dans son mutisme désagréable, il l'ignora.
- Enfin, parfait, j'ai dit ça pour ne pas te faire de la peine, hein ! Se reprit-il. Si tu veux la vérité... Je pourrais moi-même faire mieux.
- Je n'en doute pas. Fît-elle contre tout attente. Mais avant ça, il va falloir trouver quelle fleur te plait...
Lorsqu'elle fût sortit de la salle, Drago se concentra, leva sa baguette, dessina un cœur dans le vide grâce à celle-ci et un bébé coquelicot apparut dans le pot. Il lui manquait quelques pétales, mais c'était bien un coquelicot ! Un coquelicot comme... Son cœur s'arrêta. '' Comme cette Sang-de-Bourbe ! ''.
