LA POMME DE LA DISCORDE.
Harry Potter X Draco Malfoy ll Univers alternatif ll Rating : M ll Genre : Romance ll Les personnages appartiennent à J.K. Rowling.
Chapitre 2 : Subjugué.
Une fois arrivée sur Terre, la première chose que Draco remarqua fut qu'un très agréable frisson lui traversait la colonne vertébrale. En effet, il y avait quelque chose d'incroyable sur Terre, une chose qui n'existait pas au Paradis : l'air était chaud. L'air était parfumé. Et plus encore, Draco découvrit le plus beau ciel qui lui fut donné de voir : un ciel enflammé par un somptueux couché de soleil.
Mais il n'eut pas le temps de l'apprécier, que leur ange supérieur les appelèrent à se réunir autour de lui. Lorsqu'il parla, sa voix était sèche et rapide. Tous les anges se turent en un silence religieux pour l'écouter.
« La nuit va tomber dans très peu de temps. La lune sera pleine. Nous n'avons pas de temps à perdre en bavardages inutiles, les démons seront là d'une minute à l'autre. Ecoutez-moi bien : soyez le plus efficace possible. Chaque démon arrêté, ce sont des dizaines de vies humaines sauvées. Ah, et soyez prudent, aussi, ajouta-t-il comme si ce n'était qu'une simple banalité. Les humains ne peuvent pas nous voir, au cas où vous vous poseriez la question, comme ils ne peuvent voir les démons, sauf si on utilise notre aura spécialement pour être vu. Voici quelques conseils qu'il vous faudra appliquer si vous comptez rester libre :
- N'engagez pas le combat si vous êtes seul et que plus de deux démons vous font fasse
- N'engagez pas le combat si vous êtes dans un espace restreint ou couvert ;
- Ne montrez aucun signe de douleur, de fatigue ou de désespoir face à un démon
- Ne vous montrez pas impressionné par un démon
- N'ayez surtout pas l'air d'admirer un démon pour sa beauté, sa force ou sa confiance en lui
- Ne répondez surtout pas aux provocations d'un démon
- N'énervez pas un démon, il n'en sera que plus redoutable : sa confiance en lui et sa plus grande faiblesse.
En ce qui concerne les humains, respectez ces quelques règles si vous ne voulez pas attirer sur vous la colère divine :
- N'engagez pas le combat si vous êtes face à un démon qui a pris un humain en otage
- Ne mettez, en aucun cas, la vie d'un humain en danger
- N'apparaissez pas aux yeux des humains, maîtrisez votre aura
- N'utilisez pas d'humains comme appât pour attirer un démon.
Je vais vous donner un pendentif dans lequel vous mettrez une de vos plumes, puis vous vous l'attacherez autour du cou. Tous ces pendentifs sont reliés au mien et à celui de nos superviseurs restés au Paradis. Quand vous aurez attrapé un démon, utilisez vos pouvoirs pour le rendre bleu, et des renforts viendront le chercher. Si vous êtes en danger et que vous avez besoin d'aide, alors rendez-le vert. Enfin, si vous êtes capturé, rendez-le rouge. Cela signifie que votre cas est sans espoir. Car sachez bien que nous ne risquerons pas d'autres anges seulement pour venir vous délivrer. Votre liberté est entre vos seules mains. Surveillez souvent votre pendentif, nous vous feront passer des messages à travers lui, comme par exemple l'ordre de se rabattre ou la localisation d'un ange ayant besoin d'aide. A présent, dispersez-vous ! »
Draco saisit le pendentif que l'on lui tendit. Il s'agissait simplement d'une chainette en argent où était accrochée une bulle de verre translucide. Il s'arracha alors une petite plume à l'extrémité d'une de ses ailes en grimaçant légèrement. Autant le corps des anges supportait très bien la douleur, autant les ailes étaient très sensibles. Il la plaça dans la boule de verre et s'éloigna des autres.
Seulement un ange le rattrapa et malheureusement, tout le groupe assista à leur petite conversation.
« Draco ! Draco, c'est bien ça ton nom ? l'interpella-t-il.
Pour toute réponse, le blond tourna un regard interrogatif vers lui. Evidemment, c'était un ange dérivé, et en plus, de jeune âge à en juger par sa témérité, remarqua Draco avec agacement.
- Moi c'est Félix, enchanté de faire ta connaissance !
Draco haussa un sourcil. Mais le jeune ange, loin d'être décontenancé par le silence de son aîné, poursuivit :
- Tu pars seul ? Dis, tu ne voudrais pas que l'on fasse équipe toi et moi ?
- Non, répondit catégoriquement Draco.
- Pardon ? demanda-t-il, surpris. Mais… Mais tout le monde se met par binôme.
- Pas moi.
- Mais ainsi, nous aurons plus de chance de coincer les démons. Et on pourra se protéger l'un l'autre. Si c'est ce qui t'inquiète, rassures-toi, je me suis beaucoup entraîné !
Il semblait très fier en prononçant ces derniers mots. Il ne remarquait pas cependant que tous les anges, derrière eux, retenaient leur respiration.
- Je travaille mieux seul, lâcha le blond en lui tournant le dos pour reprendre sa route.
- Draco, attends, l'interpella à nouveau le jeune en lui attrapant l'épaule.
Tous les anges frémirent à ce contact bien trop osé, mais lui ne remarqua rien.
- Je ne serai pas un poids pour toi, je t'assure !
D'un mouvement vif, Draco attrapa le poignard qu'il avait à la ceinture, se retourna et l'arrêta à quelques millimètres de la gorge de jeune imprudent. Celui-ci resta figé de peur, la respiration bloquée. Il n'avait même pas eu le temps de réagir.
- Si, tu en seras un, conclue simplement Draco. »
Il rangea son arme et partit, laissant derrière lui un ange gonflé de honte autant que d'admiration. Définitivement, Draco n'était pas quelqu'un de sociable.
Bien que sur ses gardes, Draco prit tout de même le temps de détailler l'environnement dans lequel il se trouvait. C'était la toute première fois qu'il venait dans le monde des humains. Le sol sous ses pieds était fait de goudron et de gravier. Autour de lui se dressaient des bâtiments tous plus grands les uns que les autres, et d'un gris rendu presque uniforme par l'obscurité de la nuit. Les lampadaires, petits soleils artificiels suspendus au bout de longues tiges de métal, éclairaient faiblement la rue d'une lumière blafarde. Le Paradis, lui, ne connaissait pas la nuit. Mais Draco, malgré une absence de couleur flagrante, distinguait plutôt bien les détails. Sa vue était bien meilleure que celle d'un simple humain. Il continua d'avancer, passant devant de malheureux arbres qui sortaient d'un simple trou dans le béton. Çà et là, des mots en néons colorés décoraient la façade d'un bâtiment. Des publicités illuminées montraient des humains ressemblant aux anges dérivés, mais cependant beaucoup moins beaux. Draco trouvait le monde des humains étrange. Il n'était ni beau, ni laid. Il était différent de ce qu'il connaissait, différent de ce qu'on lui avait raconté et différent de ce qu'il imaginait. Il était juste étrange. Puis soudain, Draco eut un léger sursaut en entendant un bruit mécanique qui s'intensifiait. Il se tourna, mais ne vit rien. Il garda son regard braqué vers l'obscurité pendant quelques secondes, jusqu'à ce que deux lumières aveuglantes apparaissent. Le bruit s'intensifiait toujours au fur et à mesure que ces étranges lumières jaunes se rapprochaient. Puis, quand ses yeux se furent habitués, Draco découvrit une énorme machine de métal qui avançait sur quatre roues. Elle passa à côté de lui en un éclair tout en faisant un bruit monstrueux. Puis elle disparut à un tournant, et le bruit s'atténua progressivement pour laisser à nouveau place au silence de la nuit. Oui, définitivement, le monde des humains était étrange.
Draco continua de visiter la ville, se laissant porter par ce sol qui ne faisait aucun bruit sous ses pas. Il s'enfonçait entre les hautes bâtisses, s'éloignant de plus en plus de ses coéquipiers.
Puis soudain, son attention fut attirée par un nouveau bruit, qui n'avait cependant rien à voir avec le précédent. C'était un bruit sec, régulier et rapide. Clac, clac, clac. Draco se cacha dans l'angle d'un immeuble et attendit. Lorsque le bruit sembla tout proche, il sortit sa tête de sa cachette et regarda. Il vit alors apparaitre une jeune humaine qui marchait avec d'étranges chaussures hautes qui provoquaient ce claquement. Son visage avait l'air inquiet. Draco, se rappelant que les humains étaient incapables de le voir, voulu sortir de sa cachette lorsqu'un nouveau bruit l'arrêta. Un bruit vivant, mais qui n'avait rien d'humain. C'était un rire. Un rire qui, même chez un ange, provoquait de désagréables frissons tant il était malsain. Le rire d'un démon. Discrètement, Draco jeta un nouveau coup d'œil à la jeune femme. Deux démons tournoyaient autour d'elle, faisant battre leurs grandes ailes de chauve-souris noires. Mais l'humaine semblait plus sentir leur présence que réellement les voir. D'où son air de plus en plus apeuré.
L'un des démons se pencha vers elle et souffla tout contre son oreille. Un glapissement terrifié passa les lèvres de l'humaine, attirant un nouveau rire du second démon. Celui toujours penché sur elle fit alors délicatement glisser son doigt le long du cou gracile de la jeune femme, et Draco put presque voir le frisson qui anima tout son corps une brève seconde. Les démons malins s'esclaffèrent à nouveau devant la réaction de la malheureuse jeune fille.
Draco devait agir. Pas pour l'humaine. Pas pour les démons. Mais pour Dieu qui le lui avait ordonné et dont il devait protéger l'honneur. Alors il sortit de sa cachette et cessa de camoufler son aura. Immédiatement, les démons ne rirent plus et tournèrent leur regard intrigué vers lui. Leurs yeux étaient entièrement noires, l'iris comme la sclérotique, indiquant qu'ils étaient de simples démons de la troisième hiérarchie. De simples fantassins, certes, mais habitués depuis toujours à se battre. Quand ils reconnurent l'ange, un sourire malsain se dessina sur leurs lèvres.
« Tiens, tiens, tu t'es perdu, mon ange ? demanda le premier.
- Oh, il est à croquer ! ajouta le second.
Le visage de Draco restait impassible.
- On t'a coupé la langue, beau blond ?
Draco fit quelques pas vers eux, et imperceptiblement, les deux démons s'élevèrent un peu plus dans les airs. Entre temps, l'humaine avait filé.
- Tu sais que tu es bien plus beau que tes quelques camarades que nous avons vus ? dit l'un deux d'un ton enjoué. Ils étaient ridicules, avec leurs formes trop humaines. Quel gâchis, alors que la seule qualité d'un ange était bien son physique si typique…
- Mais toi… reprit le second. Parfait, purement et simplement. Dis, tu viendrais jouer avec nous ? demanda-t-il avec un regard lubrique. J'aimerais bien savoir ce que cachent ces vêtements moulants à souhait.
Mais le blond restait obstinément silencieux. Ce n'était un secret pour personne : la libido des démons n'avait aucune limite, pas même le clan ennemi.
- Allez chéri, ne sois pas timide !
Ils se mirent à rire grassement, et Draco leur envoya un regard chargé de dégout et de mépris. Cela agaça franchement les deux démons.
- Qu'est-ce que tu nous veux ? demanda finalement l'un deux avec agressivité. Pas nous taper la causette, on aura compris.
- Tu deviens impoli, répondit simplement Draco. »
Et dès sa phrase terminée, il bondit dans les airs. Le démon qu'il visait eu juste le temps de se décaler pour lui échapper. Mais l'effet de surprise était terminée, la bataille commençait.
Les deux démons le regardaient d'un air mauvais alors que lui, ne les regardait qu'avec indifférence. L'un d'eux se précipita à son tour sur Draco, mais celui-ci eu tout le temps d'esquiver et tenta de lui porter un autre coup. Dans un tournoiement d'ailes, le démon s'éleva haut dans le ciel pour lui échapper, alors que le second se préparait à le blesser dans le dos. Mais l'ange l'avait deviné, et il se retourna en se baissant pour esquiver, tout en décrochant une plume d'une de ses ailes. D'un mouvement agile, il la planta dans le torse du démon qui se figea aussitôt, son regard exprimant son horreur de s'être fait prendre. Il était maintenant immobilité, dans l'incapacité totale ne serait-ce que de bouger un cil, et cet état durerait jusqu'à ce qu'on lui retire la plume. Car en effet, les anges et les démons étaient tellement incompatibles qu'ils produisaient un fluide néfaste pour l'autre espèce. En plantant l'une de ses plumes dans le torse du démon, l'ange faisait pénétrer ce fluide présent sur le bout de ses plumes dans le corps du malin. Même en quantité très infime, ce fluide était le plus puissant des paralysants. L'effet ne s'arrêtait que lorsque la plume était extraite, le fluide s'écoulant alors par la petite blessure. Les démons utilisaient aussi le leur, mais comme leurs ailes étaient dépourvues de plumes, ils se contentaient simplement de planter leurs longs ongles noirs dans la peau de l'ange, et l'anesthésique durait environ deux heures. Passé ce délai, ils recommençaient simplement, immobilisant efficacement leur victime qui pouvait ainsi être emmenée dans les geôles souterraines.
Draco voulut ensuite se charger du second démon avant de colorer son pendentif en bleu, mais son regard fouilla le ciel en vain. Il avait pris la fuite. Il teinta donc sa bulle de verre par sa simple volonté puis quitta les lieux.
Il survola les rues à la recherche du déserteur pendant un long moment, mais celui-ci demeurait introuvable. Il allait abandonner lorsqu'il reçut un violent coup dans le dos. Sous la force du choc, il ne put se maintenir en l'air et percuta durement le sol. Il regretta brièvement l'herbe du Paradis, plus agréable que de sol bétonné, puis se releva lentement.
« Alors c'est toi qui terrifie mes démons ? Tu me sembles pourtant bien inoffensif.
La voix était clairement moqueuse. Draco tourna sur lui-même, fouillant l'obscurité, mais il ne vit personne.
- Montre-toi ! ordonna-t-il. »
Il vit alors quelqu'un apparaître au coin d'un immeuble. Sa silhouette ondulant comme une flamme, il reconnut tout de suite un démon. Il avançait à pas lents vers la faible lumière qu'offrait un lampadaire. Quand enfin, le rai de lumière éclaira son visage, la respiration de l'ange resta bloquée dans sa poitrine. Il avait déjà vu quelques démons dans sa vie, qu'ils soient réels ou dans des livres, mais jamais il n'avait vu un être aussi beau. Ses cheveux sauvages retombaient devant ses yeux verts, luisants dans l'obscurité comme ceux d'un chat. Ses traits étaient fins et virils, son regard séducteur. Et sa bouche, une simple invitation à la luxure. La Puissance qu'était Draco eut du mal à garder son sang-froid. Il comprit réellement ce que signifiait dangereux. Ce démon était la tentation même.
« Un ange originel, et d'une pureté incroyable qui plus est. Magnifique.
Le démon souriait d'un air séducteur et le dévorait du regard tout en faisant glisser sa langue sur sa lèvre inférieure.
- Tout ton corps est fait de couleurs douces, sauf ta bouche, rouge comme le fruit défendu. Je meurs d'envie de la mordre !
Un petit rire lui échappa. Pas un rire mesquin comme celui des deux autres démons, mais un rire cristallin qui le fit frissonner de plaisir malgré lui.
- Qui es-tu ? demanda Draco pour tenter de dissimuler son trouble.
- On m'appelle Harry. Harry Potter. Démon noble, première hiérarchie. Et toi, qui es-tu, bel ange ?
Draco se sentit soudain mal-à-l'aise de savoir que ce démon était mieux gradé que lui. Il avait bien vu que ces yeux n'étaient pas noirs, ce qui indiquait qu'il n'était pas un simple démon envoyé en première ligne, mais il ne pensait pas que des démons si hauts gradés puissent être envoyés sur le champ de bataille. Il répondit tout de même, avec cependant une certaine réticence dans la voix.
- Draco Malfoy. Principauté, deuxième hiérarchie.
- Draco, répéta le démon. C'est vrai que tu as les yeux d'un Dragon que j'aime beaucoup aux Enfers.
- J'en suis ravi, répondit simplement le blond qui retrouvait peu à peu sa nonchalance.
Un silence s'installa, pendant lequel chacun détaillait l'autre. Il ne fut brisé que par l'arrivé du démon déserteur qui s'écria :
- C'est lui, Harry ! C'est lui qui a attrapé Chris !
Le sourire d'Harry s'intensifia.
- Je sais.
Il s'approcha du blond qui ne cilla pas, jusqu'à se retrouver le visage juste en face du sien, son souffle caressant ses lèvres. C'était une position très dangereuse pour Draco, un simple mouvement et il était pris pour de bon. Dans son état normal, jamais il n'aurait permis une telle proximité.
- C'est bien parce que tu es magnifique, Dragon, que je te laisse partir, murmura-t-il sensuellement.
- Parce que tu me crois incapable de t'affronter ? rétorqua le blond d'un ton posé, alors que toute son âme tremblait.
Il fut légèrement paniqué de se découvrir si audacieux malgré lui. Un seul mouvement pouvait avoir raison de lui, et lui jouait au plus malin ? Mais ces pensées le quittèrent dès qu'il entendit Harry rire de son rire si délicieux en fermant les yeux.
- Je te trouve bien téméraire pour un ange de deuxième hiérarchie, dit-il finalement. Rappelle-toi que je suis un démon noble. J'aurais même le pouvoir de te tuer réellement, plutôt que de t'enfermer pour l'éternité.
La bouche de Draco s'ouvrit sous le coup de la surprise. Non mais, pour qui se prenait ce démon prétentieux ?
Sa conscience lui implora de surtout, surtout, ne pas dire les paroles qu'il avait en tête. En vain.
- Est-ce un défi ? demanda Draco, une soudaine montée d'adrénaline telle qu'il n'en avait jamais connue.
Harry le dévisagea d'abord surpris, puis un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres.
- Je te ferai pleurer.
- Très bien, répondit-il du tac au tac. Je te ferai m'aimer. »
Le démon éclata d'un rire franc alors qu'il prenait son envol. En quelques secondes, il avait disparu, lui et son acolyte, laissant Draco au milieu de la rue déserte.
Et maintenant qu'il se retrouvait seul, le corps de Draco se mit à trembler. Jamais il ne s'était senti aussi vivant qu'en cet instant partagé avec le démon.
Il tenta de se calmer un peu, mais leur échange ne cessait de se répéter dans sa tête. Il était bien loin de l'indifférence d'un ange, lui qui en était pourtant un parfait exemple. Puis il se remémora leur défi, et cela le fit sourire pour la première fois depuis sa longue existence. Le seul moyen de tuer un démon était de lui faire ressentir un sentiment qui était l'exact opposé de ce qu'il savait ressentir. Un sentiment dénué de colère et de perversion. Un sentiment pur et aussi bon que douloureux. L'Amour. Tuer un ange se basait sur le même principe : lui faire ressentir une émotion qu'il était, par définition, incapable de ressentir. Et un ange étant un être dénué d'émotions, indifférent à tout autour de lui, la seule marque d'un véritable bouleversement était les larmes. Ainsi, tuer un démon revenait à le faire aimer, et tuer un ange revenait à le faire pleurer. Tout le monde savait cela, mais personne n'avait encore assisté à une telle chose. Seules les légendes contaient que dans un passé très lointain, quelques anges étaient morts de chagrin. Le défi qu'ils venaient de se donner était insurmontable, mais il sous-entendait la nécessité de se revoir, et rien que pour cela l'ange était satisfait.
À suivre...
Voici donc le deuxième chapitre de cette fiction avec Harry qui entre en scène ! Beaucoup on été étonné de voir Draco en ange et pas en démon, je m'explique donc ici. Les anges, dans cet histoire, ne sont pas des êtres célestes bons et généreux comme on les suppose d'habitude. Ici, ils sont passifs et indifférents, c'est pourquoi je vois parfaitement Draco dans ce rôle. Je tiens également à m'excuser de ce retard, j'avais prévu de publier toutes les semaines, mais ce sera la seul fois, j'espère ! En fait, j'ai été assez déçue de voir qu'elle n'a pas plu plus que ça, mais que veut-on, c'est comme ça. Alors oui, je vais critiquer dieu dans cette fiction, donc ceux qui n'aiment pas ça, c'est comme pour les homophobes, cette histoire n'est pas pour vous. Surtout, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, ce que vous avez aimé ou pas aimé, je me ferai un plaisir de vous répondre. Le chapitre 3 arrivera dans une semaine. Je vous souhaite une bonne journée, à bientôt !
Nagisa.
