LA POMME DE LA DISCORDE.
Harry Potter X Draco Malfoy ll Univers alternatif ll Rating : M ll Genre : Romance ll Les personnages appartiennent à J.K. Rowling.
Chapitre 3 : Impatient.
En trois mois passés sur Terre, soit quatre pleines lunes, Draco avait déjà capturé huit démons à lui tout seul. Ses supérieurs étaient fiers de lui tandis que ses camarades le jalousaient. Mais là encore, cette jalousie n'était perceptible que par une ignorance légèrement plus marquée.
Depuis toujours, Draco n'attirait de toute façon pas la sympathie et s'en contentait très bien. Seul Blaise tentait encore de l'apprivoiser, à l'étonnement de tous. Depuis de nombreuses décennies déjà, il lui tenait compagnie, et son manque de loquacité ne semblait pas le déranger.
Mais ici, sur Terre, Draco était totalement seul. Personne ne venait lui raconter des choses totalement inutiles pour le tirer de ses pensées. Et pour cela, Blaise lui manqua. Car ainsi livré à sa propre conscience, il se rendait bien compte que quelque chose l'obnubilait. Chaque nuit de pleine lune, l'ange arpentait les rues, les sens en alerte. Mais ce n'était pas le vil démon qu'il traquait. Il cherchait Harry Potter. Et à chaque aurore, quand il revenait au camp, il était déçu. Et la déception et l'impatience étaient deux sentiments qu'il n'avait mémoire d'avoir ressenti un jour. Draco en était d'autant plus perturbé. Où était donc passé l'ange placide qu'il avait toujours été ?
Le plus dangereux dans ce trouble était que Draco devenait de moins en moins prudent. Au contraire, il recherchait même le danger. Plus d'une fois il lui était arrivé d'ignorer l'aura de quelques démons qui l'encerclaient alors en espérant le prendre par surprise. Jusqu'à la dernière seconde, il restait inactif, attendant il ne savait trop quoi. Qu'il vienne le sauver, parce que lui seul avait le droit de le tuer ? C'était ridicule, et Draco en avait bien conscience. Et pourtant, c'était plus fort que lui. Les combats qui suivaient alors étaient bien plus difficile qu'habituellement et le blond en ressortait parfois avec quelques blessures. Une fois même, il dû s'abaisser à colorer son pendentif en vert pour demander de l'aide.
Mais l'attente persistait. Et le besoin s'intensifiait. Le démon ne se montrait pas.
Comment pouvait-il espérer le faire pleurer – et donc le tuer – s'il ne venait pas vers lui ? Il ne pouvait tout de même pas s'attendre à ce que Draco pleure à force de se languir de son absence ! Alors pourquoi ?... Il était tout bonnement inimaginable qu'il ait eu peur de tomber amoureux de lui et donc d'y laisser sa vie, c'était un démon après tout ! Et un démon par définition n'a peur de rien.
Draco eut peur, subitement, que le brun ait été arrêté par les anges et envoyé dans les geôles célestes. Cette idée le fit paniquer autant qu'elle le rassurait, car elle aurait expliqué son absence.
Draco tint pendant trois misérables petits jours où il fut tout bonnement invivable pour ses coéquipiers autant que ses supérieurs. Puis la curiosité et la peur furent trop grandes et il se rendit dans les geôles du Paradis. Sans autorisation. Sans escorte. Cette transgression aurait pu lui coûter très cher s'il s'était fait prendre. Heureusement, il n'en fut rien, et Draco put fouiller la prison de fond en comble. En vain. Harry Potter restait introuvable.
De nombreux jours s'écoulèrent encore. Dans son esprit, Draco aimait redessiner les traits du brun. Le seul souvenir de sa beauté le laissait sans souffle. Il se souvenait de ses yeux… Si verts, si lumineux. Si pleins de vie. Draco avait pensé que les yeux des démons, qu'ils soient entièrement noirs ou juste à l'iris coloré, étaient d'une opacité inquiétante. Ne rien laisser paraître dans leur regard. Un miroir de l'âme totalement fermé, ou bien seulement le reflet d'une âme aussi vide que noire. Mais ce que le blond vit dans le regard d'Harry, cette nuit-là, fut très différent de ce qu'il avait imaginé. Si les démons contre lesquels il s'était battu avaient des yeux inexpressifs, ce n'était pas du tout le cas d'Harry. Son regard trahissait toutes ses émotions. Il était profond dans sa sincérité. Draco s'y serait noyé.
L'impatience et la peur finirent par se tarirent. Ce fut au tour de la colère de s'emparer de l'ange blond. La colère de comprendre enfin que le démon s'était tout simplement joué de lui. Ah, il avait bien réussi, ce malin, à troubler un ange ! Lui qui aurait dû rester de marbre, il s'était bien fait avoir… Peut-être même que le démon l'avait surveillé en silence. Il avait bien dû rire en le voyant si impatienté ! Si jamais il le retrouvait, il se ferait un plaisir de l'envoyer dans les geôles ! Draco en vain à détestait ce démon de tout son être.
Mais en réalité, celui que Draco détesta le plus fut lui-même. Il se maudit de s'être laissé avoir si facilement par le malin. Mais surtout, il se détesta d'avoir espéré le revoir. Il eut alors terriblement honte de lui, honte d'être un si piètre ange. Pour se racheter, il décida de se comporter comme un ange modèle. A partir de ce moment-là, Draco suivit toutes les instructions de ses supérieurs à la lettre. Il ne prit plus de risques inconsidérés et tenta même de se montrer plus agréable avec ses camarades.
Ensuite suivit une profonde indifférence. Le blond s'était enfermé dans son morne quotidien. Durant les cinq premiers mois de sa mission, lui et ses compagnons durent s'occuper d'humains. Or comme la deuxième hiérarchie n'avait pas ce genre de fonctions, Draco ne fut assigné qu'à un seul humain. (Les Âmes Glorifiées, elles, pouvaient s'occuper d'une vingtaine à la fois.) Draco dut donc, pendant de longues journées, suivre partout une jeune femme d'un peu plus d'une vingtaine d'années – âge réellement insignifiant du point de vue d'un ange – dans la ville de Londres où était assigné leur bataillon. Elle était brune, plutôt grande et relativement mince. Elle s'appelait Pansy. D'un point de vue humain, plutôt charmante. Sa beauté était bien loin d'égaler la perfection des êtres célestes, mais un ange aurait probablement pu la trouver jolie. Or Draco se fichait éperdument de son cas. Il avait fait un effort pour retenir son apparence au cas où il la perdrait de vue pendant la journée, et ne pas se tromper d'humain. Mais il n'avait jamais porté sur elle un autre regard que professionnel.
Draco pensait encore à Harry Potter, mais cette pensée ne le faisait plus trembler. Ni de joie, ni d'impatience, ni de colère. Elle le laissait juste avec un arrière-goût d'inachevé dans la bouche, même un peu de déception. Mais c'était tout.
Grâce à cette nouvelle mission, Draco pu découvrir la vie humaine. La première chose qui le surprit, fut de voir à quel point sa protégée se démenait dans la journée. C'est simple : elle courait partout. Le matin, elle se levait avant même le soleil, tirée du lit par une abominable machine infernal – dès sa découverte de l'objet malin, Draco le détesta. Elle ingurgitait alors une abjecte boisson noire qui était censé lui donner de l'énergie, s'habillait en quatrième vitesse et partait de chez elle en prenant soin de fermer sa porte à clef – car les humains ne respectent même pas l'intimité d'autrui, c'est pourquoi il faut tout barricader. Ensuite, elle marchait un peu dans les rues qui s'animaient lentement, puis s'enfonçait sous terre. Elle pénétrait alors dans une sorte de longue boîte métallique qui avançait sur des rails, et qui rendrait le plus téméraire des anges claustrophobe. Le métro, ils appelaient ça. Le métro était d'ailleurs l'une des choses les plus laides que Draco vit.
L'humaine sortait ensuite des souterrains pour s'élever tout en haut d'un bâtiment d'une trentaine d'étages – à croire que la surface de la Terre n'était pas assez grande pour eux. Elle restait cloîtrée toute la journée dans cette enceinte en verre, à s'énerver sur cette drôle de chose métallique qui s'appelait ordinateur, et à supporter les remarques de son supérieur hiérarchique. Elle ne ressortait d'ici qu'en fin d'après-midi.
Et là, commençait la partie la plus intéressante pour Draco. L'humaine fréquentait d'autres humains, et semblait prendre beaucoup de plaisir en leur compagnie. Ils parlaient tout le temps, de tout, de rien, toujours tous ensemble. Ils parlaient des autres, parlaient d'eux. Ils parlaient tranquillement, ou bien s'emportaient dans de longs débats. Ils parlaient sérieusement, ou bien sans réelle nécessité. Bref, ils ne cessaient de parler.
Ils accompagnaient cette occupation de sorties – au restaurant, au cinéma, chez un ami – toujours dans l'optique de se mêler à plus de gens. Et cette nécessité de ne jamais être seul intriguait beaucoup le blond, lui qui n'appréciait que la solitude. Le paroxysme de leur besoin social résidait dans ce qu'ils appelaient « le couple ». Une notion tout à fait nouvelle pour Draco, et qui le perturba beaucoup. L'humain ne cessait, pendant toute sa courte vie, de chercher une personne. Une personne avec qui il partagerait sa vie. Ils mangeraient ensemble. Dormiraient ensemble. Vieilliraient ensemble. Ils partageraient leurs silences et leurs rires. Ils se disputeraient et se supporteraient, pour mieux s'apprécier ensuite. Un concept tout à fait étonnant, vraiment.
Cependant, toutes ces découvertes n'avaient jamais remises en question le point de vue que Draco avait sur les humains. Pas que cela confirmait leur futilité, du tout. Mais juste qu'il n'avait tout simplement pas pensé à revoir son jugement.
C'est durant une nuit au croissant de lune, où Draco n'avait pas besoin de chasser le démon, que tout changea. Il avait suivi Pansy dans une discothèque, lieu de rencontre et de transpiration. Elle avait retrouvé des amis et un jeune homme, Théodore, que le blond avait déjà remarqué quelques fois et que Pansy dévorait du regard sans autant oser lui parler. Toute la soirée, ils s'étaient discrètement jeté des regards. Quand Pansy avait dansé avec un inconnu, ce Théodore avait paru en même tant tellement en colère et tellement déçu. Presque triste. C'est cet épisode qui avait tout provoqué : le jeune homme, visiblement dépité, avait décidé de s'en aller. Il avait brièvement salué ses amis, puis s'était dirigé vers la sortie sous le regard interrogatif de Pansy. Elle l'avait alors rattrapé, plantant là l'inconnu, et ils avaient parlé dans la rue devant la discothèque. Longtemps. Lui semblait en colère et la brune plutôt confuse. Finalement, tout se passa très vite. Dans un excès de colère, Théodore s'était détourné, bien décidé à partir, et automatiquement Pansy avait saisi sa main. Le jeune homme s'était à nouveau retourné et dans un mouvement vif et précis, avait plaqué sa bouche contre la sienne. Et là… Et bien là, il sembla à Draco que toute la colère du brun s'évaporait par les pores de sa peau, et que les muscles, autant à lui qu'à elle, se décontractaient brusquement. Une sorte d'aura de plénitude se dégageait d'eux. Ils étaient restés là, l'un contre l'autre, liés par leur bouche, pendant un long moment. De leurs mains timides, ils se caressaient un peu. Puis enfin, Pansy avait pris l'initiative : elle prit la main du brun et l'emmena chez elle. Et une fois dans son petit appartement, ils s'unirent. Mais c'était tellement loin de l'idée que Draco avait du sexe ! Ni brutalité, ni sadisme, ni soumission. Leur acte n'avait rien de pervers et de malsain comme celui des démons. C'était une étreinte tendre et respectueuse, loin des regards, dans l'intimité de cette petite chambre, dans le silence de la nuit. Pansy et Théodore avaient fait l'amour. Et cela perturba Draco à un point auquel il ne s'attendait pas. Toute la nuit, et toute la journée suivante, et encore la nuit suivante, et encore et encore, il fut obnubilé par cela. Lorsque la pleine lune arriva deux nuits plus tard, il ne fut capable d'attraper aucun démon.
Draco venait de découvrir quelque chose que ni les anges, ni les démons ne connaissaient. Les livres n'en parlaient jamais. Et pourtant, se dit finalement le blond, les anges de la troisième hiérarchie devaient bien le savoir, puisqu'ils s'occupaient des humains. Pourquoi une chose si formidable restait secrète ? Pourquoi n'en parlaient-ils pas ? Une seule explication lui vint, la seule qui pouvait être vraie : Dieu avait ordonné de ne pas en parler.
Après cela, Draco fut absorbé dans la contemplation de la vie de sa protégée. Elle n'était plus une simple humaine, elle était Pansy, cette jolie brune aux yeux verts pétillants de malice. Son quotidien ne changea pas énormément, elle passait toujours les trois quarts de sa journée à son travail, mais une fois l'heure passée, elle voyait beaucoup moins ses amis. Elle retrouvait Théodore avec qui elle allait au cinéma, au restaurant ou tout simplement dans un de leurs appartements. Une fois, il l'emmena à la fête foraine et Pansy en revint avec des étoiles dans les yeux. Souvent, ils dormaient ensemble et faisaient l'amour. Le matin, la séparation était plus difficile, et Pansy rata plusieurs fois le métro. Ce qui changea le plus, que ce soit quand elle était avec lui ou simplement quand elle était au travail, c'était son visage. Pansy était tout simplement rayonnante : elle souriait tout le temps, son regard pétillait. Elle n'en était que plus belle.
Une fois, l'inconcevable pensée que Draco aurait aimé être humain pour connaître l'amour, lui aussi, traversa son esprit. Le lendemain, Olivier rappela ses anges pour les renvoyer au Paradis : ils avaient droit à une petite période de repos.
Le Paradis sembla à Draco plus morne qu'il ne l'avait jamais été. Le temps n'avait plus aucun rythme, plus de jour et plus de nuit pour renouveler un quotidien. Juste un fil sans fin sur lequel on glisse sans même s'en apercevoir.
Sans s'en être rendu compte, Draco ne pensait plus du tout au démon Potter. Son esprit était obnubilé par Pansy et Théodore, les deux humains qu'il n'oublierait jamais de toute sa longue existence. Il avait, en ces quelques mois, vu naître en lui une profonde affection pour ce couple, alors qu'il n'avait jamais réussi à s'attacher à un ange – sauf peut-être un peu Blaise. Leur amour l'avait touché au plus profond de lui.
Cependant, il n'en dit pas un mot à qui que ce soit, car il eut peur d'avoir des ennuis. Il ne voulait pas que l'on le juge comme anormal et qu'on le prive à jamais de retourner sur Terre, ou plus terrible encore, qu'on le force à oublier ce passage de sa vie. Il avait aussi peur de la réaction de Dieu, s'il venait à en être au courant. Car il était obligé qu'au moins un ange de la troisième hiérarchie soit chamboulé comme lui en découvrant l'amour des humains. Dieu avaient probablement dû les obliger à garder le silence. Pire, peut-être avait-il bloqué leurs souvenirs. A son retour au Paradis, Draco commença à remettre en question la bienveillance de Dieu…
Peu après son retour, Draco s'était à nouveau rendu sur cette plaine qu'il affectionnait beaucoup. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que Blaise vienne le trouver.
« Draco ! s'exclama-t-il, un grand sourire sur ses lèvres brunes. Tu es rentré ! Comment c'était ?
- Intéressant, avoua le blond.
- Tu as arrêté beaucoup de démons, paraît-il. Je savais que tu serais un des meilleurs !
- Ah… Oui.
Draco avait complètement oublié cette partie-là. Après l'explosion affective entre Pansy et Théodore, le blond avait relégué la chasse aux démons au second plan.
- Tu ne t'es pas trop mis en danger, j'espère ?
- Pas trop, mentit-il.
Un silence tranquille s'installa. Un vent frais soufflait sur la plaine – c'était bien la meilleure chose que Dieu ait accepté de garder en ce Paradis. Draco regardait l'étendue d'herbe tachetée de fleurs colorées, et Blaise regardait Draco.
- Tu m'as manqué… avoua-il finalement dans un murmure gêné.
Le blond tourna alors la tête vers lui, et plongea son regard orage dans le sien. Il semblait très sérieux, tout d'un coup.
- Pourquoi t'attaches-tu autant à moi ?
- C'est mal ? répliqua aussitôt le brun.
- Non. Non, je veux juste comprendre.
- Je m'entends bien en général avec les autres anges. Quand je leur parle de toi, ils disent tous que tu es un asocial imbu de toi-même. Mais je ne suis pas d'accord. Je vois bien au-delà de ça. Tu es… d'une force, d'un charisme. Tu imposes un profond respect, même pour les anges qui ne t'apprécient pas. Je t'admire, mais pas seulement. Je veux devenir proche de toi parce que je pense que tu vaux la peine d'être connu.
- Je suppose que je dois te remercier.
Blaise ria.
- Je crois que c'est parce que tu es un ange originel que tu es si coincé.
- C'est juste toi qui es trop sentimental.
- Non, tous les autres sont comme moi. Enfin, tous les anges dérivés.
- Et les anges originels sont comme moi ?
- D'après les autres anges, oui. Mais tu sais, il n'y en a vraiment plus beaucoup, donc ce n'est pas facile d'être certain.
Draco hocha la tête. Puis finalement :
- Est-ce que tu m'aimes ? demanda-t-il de but en blanc.
- Aimer ? Aimer d'amour ? Mais de quoi tu parles, Draco ? Un ange n'aime pas.
- Oui, tu as raison. Oublie ça.
Et comme un ange est maître en matière d'obéissance, Blaise oublia aussitôt et retrouva un sourire bienheureux. Mais Draco n'était pas satisfait. Il sentait que quelque chose lui échappait. Il décida alors d'utiliser Blaise pour l'aider, car il savait que Blaise ne le trahirait jamais.
- Blaise, est-ce que tu veux bien me rendre un service ?
- Oui, bien sûr.
- Pose tes lèvres sur les miennes.
- Euh… Si tu veux.
N'ayant jamais été dans le monde des humains, Blaise ne pouvait pas savoir ce que signifiait un tel geste. C'est un peu comme si un humain disait à un autre : « Touche mon coude avec ton coude. » Aucun sens.
Le brun se pencha vers son ami, qui restait immobile. Ses joues rougirent un peu. Lui savait ce que ce geste impliquait, et bien qu'il ne ressentait pas d'amour pour Blaise, il voulait voir. Voir quoi, il ne savait pas trop.
Puis les lèvres de Blaise touchèrent celles de Draco. Et là… Il ne se passa rien. C'est comme s'il touchait son coude avec son coude. Ça ne servait à rien. Un simple contact.
Blaise s'écarta tout aussi rapidement qu'il s'était approché. Il jeta un coup d'œil interrogateur à son ami.
- Alors ?
- C'est bon, j'ai vu, répondit-il simplement.
- Vu quoi ?
- Rien de spécial.
- Tu es bizarre, aujourd'hui, sourit le brun.
- On dirait bien. »
Ils restèrent alors là pendant un temps indéterminé. Blaise méditait probablement, alors que Draco était encore perturbé par toutes ses découvertes. Il lui semblait effleurer quelque chose du doigt, mais sans jamais pouvoir ni l'attraper ni l'identifier. Il en était frustré. Finalement, il se leva. Il avait besoin de bouger. Il fit un petit signe de tête à Blaise, puis commença à s'éloigner. Puis il se ravisa et se retourna.
« Blaise ! l'interpela-t-il.
- Oui ?
- Tu m'as manqué aussi. »
Le brun sourit, heureux. Draco s'en alla.
À suivre...
Ainsi s'achève le troisième chapitre, où nous ne revoyons pas Harry, mais où l'état d'esprit de Draco évolue peu à peu. Ne vous inquiétez pas, Harry revient très vite ! N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Le chapitre quatre sera publié dans une semaine. A bientôt !
Nagisa.
