Qu'il le veuille ou non, Adrien pensa à Marinette en permanence durant la semaine qui suivit. Donc, avec la plus grande subtilité que lui permettait l'excitation (pas nécessairement sexuelle) qu'il éprouvait, il chercha à savoir quand se produirait la prochaine absence des parents de Marinette pour lui laisser le champs libre.

Plus il réfléchissait à son idée d'être en couple avec une amie, plus il aimait le concept.

Il pensait à sa relation avec Ladybug. Elle avait toujours élevé ce mur d'amitié entre eux pour le garder à distance et jusqu'à un certain point, ça lui avait parfaitement convenu. Il n'avait pas été contre le fait qu'elle ne le voit que comme un ami. Il avait eu le cœur brisé lorsqu'elle lui avait dit qu'ils ne pourraient jamais être ensembles.

Il réalisa que jusqu'au jour où elle avait utiliser ces mots et qu'elle l'avait véritablement rejeté, il n'était pas déçu de sa relation avec elle. Il avait cru que c'était de l'aveuglement, du déni. Et si c'était parce que la situation lui convenait très bien?

Il était tout à fait à l'aise avec l'idée qu'elle ne l'aimait pas nécessairement mais qu'elle accepterait un jour d'être avec lui et de fonder un couple et une famille avec lui?

Sa courte relation avec Kagami, pour désastreuse qu'elle se soit avéré avait démarré avec le même genre d'attentes de sa part.

Kagami était sincèrement une amie à ses yeux. Mais, il avait tout de même accepté de sortir avec elle et ses seuls hésitations venaient de ses sentiments pour Ladybug et Marinette, pas de la relation avec Kagami elle-même. Il ne s'était pas demandé s'il était amoureux de Kagami avant d'accepter de sortir avec elle. De toute façon, la réponse aurait été non. Il y avait une différence entre les sentiments qu'il avait alors pour Ladybug et Marinette et ceux pour les autres filles, Kagami incluse.

Mais, ça ne l'avait pas gêné dans sa décision de sortir avec l'héritière japonaise.

Et l'idée d'aller plus loin avec Marinette, d'avoir ce qu'entre eux ils appelleraient une relation, même si elle serait loin d'être traditionnelle, l'enchantait vraiment.

Bien sûr, dans sa tête, il était hors de question que cette relation se poursuive très longtemps. L'amitié avec Marinette, leurs échanges, leurs compétitions, le fait qu'ils pouvaient compter l'un sur l'autre... Tout cela était plus précieux qu'une relation. Et il se promit d'être très attentif afin de ne pas laisser cette relation se détériorer au point où elle nuirait à leur lien d'amitié. C'était primordiale.

Mais, avec tout cela en tête, il se frustra et soupira lorsqu'il découvrit qu'il lui faudrait attendre une semaine de plus avant de pouvoir la retrouver.

Il mis cependant ce délai contrariant à profit et s'assura d'être prêt pour lui offrir un moment mémorable lorsqu'ils pourraient finalement être ensembles.

Donc, deux semaines plus tard, elle n'avait pas suspendu le traditionnel drapeau autour du parasol de son balcon mais, il savait tout de même qu'elle était seule. D'ailleurs, lorsqu'il arriva à la fermeture de la boulangerie, il voyait bien par les fenêtres aux rideaux ouverts que ses parents n'étaient pas présents.

Il osa donc aller frapper à la trappe de son toit.

«Bonsoir Princesse.» la salua-t-il avec toute l'émotion habituelle de la revoir en entrant dans sa chambre en déposant un sac à dos à ses pieds avant de lui faire la bise.

«Moi aussi je suis contente de te voir mais, tu as mal regardé je n'ai pas signalé que la voix était libre.» questionna-t-elle.

«J'ai remarqué. Mais, je savais aussi que tes parents n'étaient pas là et j'ai pensé à ton idée toute la semaine. Moi aussi, j'ai planifié et préparé et il y a aussi des choses que je veux te dire.»

En parlant, ses mains avaient enlacé sa taille et elle avait répondu en enlaçant son cou mais gardait une distance entre eux et du regret dans le regard.

«Moi aussi, j'ai beaucoup pensé à toi.» soupira-t-elle. «J'avais hâte qu'on se retrouve. Tu me manques quand tu n'es pas là. Sauf que je viens de terminer une longue journée à la boulangerie et je dois me lever tôt et être en forme pour la journée de demain. La saison touristique est commencée et ce serait complètement déraisonnable pour moi de rester réveillée jusqu'à pas d'heure avec toi comme la dernière fois.

«Ok.» accepta-t-il. «Pas de film et pas de partie de jeux vidéo qui dure des heures. Tu as déjà dîner?»

Elle hocha la tête et il proposa : «Et si on se mettait directement au lit? Ce serait suffisamment relaxant pour toi?»

«Y'a vraiment que toi pour être aussi sans tabou!» rougit-elle.

«J'ai uniquement parlé d'adopter une position horizontal plutôt que vertical. On est déjà dans ton lit de toutes façons. Pourquoi me prêtes-tu des intentions licencieuses?» fit-il innocemment.

«Parce que tu es toi.» se moqua-t-elle. «Tu ne lâches jamais rien et dès que tu as quelques choses, il t'en faut plus.»

Elle s'installa tout de même jambes croisées sur son lit sans le mettre à la porte donc, il fit comme elle.

«Ouais, j'ai de bonne raison d'être comme ça et j'aimerais te les dire mais, si tu me trouves trop lourds, je suis aussi capable d'arrêter.»

«Je ne me plaignais pas.» précisa-t-elle. «Mais, tu n'as pas nié non plus.»

«Non, tu as raison et de mon côté, je sais reconnaître mes tords.»

«Je t'aime comme tu es, Chat.» le rassura-t-elle avec tendresse. «Si tu me disais plutôt tout ce que tu avais à me dire.»

Il la regarda un long moment en silence. Elle ne savait jamais s'il essayait d'évaluer sa réaction ou s'il la contemplait l'esprit vide.

En réalité, c'était simplement la façon dont Adrien vivait les émotions que son père jugeait inappropriées. En les gardant pour lui.

«Je crois que tu as visé tout à fait juste avec ton idée de choisir une conjointe pour qui j'aurais plus d'amitié que de sentiments amoureux. Ou l'inverse. Une conjointe qui me voit comme un ami plutôt que d'être éperdument amoureuse de moi. Ce n'est pas non plus ce que j'aimerais avoir. L'amitié est plus importante pour moi que l'amour. Je suis le genre de mec qui pourrait faire passer une meilleure amie avant une petite-amie. Si j'étais en couple avec une meilleure amie, je serais plus heureux.»

«Un gars m'a aussi déjà dit qu'il ne voulait pas être en couple avec moi parce qu'il savait qu'il serait toujours bon deuxième après ma meilleure amie.» pointa-t-elle. «Mais, je ne pense pas que ce soit irrémédiable dans mon cas. Mais, je pense que vais aussi garder l'esprit ouvert sur cette suggestion dans mon avenir. Il n'y avait rien d'autre que tu voulais me dire?» se surprit-elle.

«Oh oui! Des tas de choses!» reprit-il avec enthousiasme. «Donc, après avoir réalisé tout ça, j'ai pensé à tes idées pour la partie physique des tests. J'ai beaucoup discuté par messagerie avec une très gentille vendeuse d'un sexe shop et elle m'a donné plusieurs conseils. Notamment, qu'on devait trouvé un moyen pour que tu ne te sentes pas délaissée dans nos échanges.»

«Tu as déballé tes envies les plus intimes à une inconnue rencontrée sur internet?» fit-elle avec incrédulité. «Je ne sais même pas si je dois être jalouse ou essayer de la retrouver pour qu'elle me déballe ce que tu es trop timide pour m'avouer. Peut-être que je devrais t'arranger un rendez-vous avec elle, si vous vous entendez si bien.»

Il saisit la vague inquiétude qu'elle cachait bien et attrapa son poignet pour la rapprocher de lui doucement mais fermement. Il n'était pas question de laisser quelle que distance que ce soit les séparer de toute façon.

«Tu ne m'organise définitivement pas de rendez-vous d'aucune sorte avec personne. Ni garçon, ni fille. Pas dans l'immédiat et pas tant que je ne me serai pas roulé par terre en te le demandant désespérément. Parce que je veux avoir des relations avec toi et que je n'irai assurément pas voir ailleurs. Pas même pour flirter. Je ne t'empêche pas de le faire ou de chercher quelqu'un mais, moi, je veux me consacrer à cette expérience et en voir tous les résultats jusqu'au bout.»

«Ne t'en fait pas. Je sais que tu es fidèle. Et je n'ai pas l'intention de chercher une relation sérieuse avant plusieurs années. Personne d'autre que toi. Parce que tes visites comblent les besoins que je pourrais avoir à fréquenter un homme. Et si ça marche côté intimité...» fit-elle de plus en plus timidement.

«Je poursuit alors. La grande question qu'on se posait, c'était de savoir si tu étais décidée à perdre ta virginité ou non. Parce que ce qu'elle m'a bien fait comprendre, c'est qu'on devait idéalement partager le plaisir pour être parfaitement égaux. Tu vois, la partie "intimité" et toutes les histoires de couples hétéros qui atteignent le plaisir au point où ils chamboulent leur vie pour le sexe. C'est aussi une histoire d'atteindre le plaisir ensemble.»

Il sortie finalement ce qu'il cachait dans son sac à dos pour le lui montrer.

«Garde l'esprit ouvert d'accord? Je vais entrer dans les détails plus personnels.»

En ouvrant le couvercle de la boite, elle aperçu un harnais de cuir clairement conçu pour se placer autour du bassin.

«Je t'ai dit que je n'aimais pas dominer dans une relation.» continua-t-il en sortant autre chose du sac, cette fois, c'était un sac de tissus. «J'aime (du moins, je rêve) d'être pénétré.»

Il sortit un faux membre masculin du sac. Il était de taille très raisonnable, plus petit que son propre membre et l'ajusta pour qu'il se fixe sur la partie triangulaire du harnais.

«Et tu m'as dit que tu étais prête à essayer quelque chose de moins standard.» s'expliqua-t-il. «Mais, j'étais tout à fait d'accord avec cette vendeuse pour dire que c'était très important pour moi de te donner aussi du plaisir.»

Il sortit alors un autre sac de tissus du sac à dos et il montra un objet de silicone qui ressemblait à un galet trouvé sur une plage. De la taille de sa paume, il était toute en courbe et avait même une petite bosse sur le dessus.

«Il fait aussi vibration.» ajouta-t-il alors qu'elle était toujours silencieuse. Il inséra le galet à l'intérieur du strap-on et pigea le contrôleur correspondant dans le sac avec une bouteille de lubrifiant. «Et quand tu seras prête pour ta première pénétration, on pourra le remplacer par un vibrateur phallique comme le miens.»

Il attendit ensuite sa réponse mais, plutôt que de répondre par oui ou non, elle se serra dans son cou.

«Tu es quelqu'un de formidable. Tu le sais au moins?» chuchota-t-elle dans son cou.

«Tu aimes mon idée?» lui redemanda-t-il.

«L'objet assemblé est un peu intimidant pour moi, je dois l'avouer. Mais, je pense que je peux m'y faire.» le rassura-t-elle. «Et avec toi à mes côtés, je n'ai peur de rien. J'avoue que jusqu'ici, je ne pensais pas que ça irait si loin entre nous. Je voulais juste t'aider sur le long terme et te demander une seule fois en retour. Mais, j'aime ton idée de partager le plaisir. Et oui, j'aime aussi l'idée qu'on puisse faire ma première fois plus tard ou n'importe quand. Dès qu'on sentira tous les deux que c'est le bon moment. Ce serait chouette d'en faire quelque chose de spécial.»

«Oui... Parce que tu m'excuseras mais, après deux semaines à ne penser qu'à ça, j'ai pas envie d'attendre plus longtemps pour ma première fois. J'ai déjà complètement confiance en toi.» la remercia-t-il. «Si tu es toujours d'accord. Mais si tu préfères toujours dormir, je ne t'en voudrai pas.»

«Pas question!» statua-t-elle en frappant son biceps du dos de la main. «C'est comme si tu déballais un cadeau devant moi mais qu'on devait attendre pour s'en servir!»

Marinette s'éloigna un peu pour se dévestir. Cachée sous son lit, là où son ami ne pouvait pas la voir, elle installa le harnais et enfila un magnifique soutien-gorge qui mettait en valeur sa petite poitrine. Elle l'avait fait comme exercice et ne pensait jamais avoir l'occasion de le porter un jour mais elle avait pensé à toutes les femmes qui était complexées par leur poitrine et qui manquaient d'option.

Elle sortie ensuite de sa cachette en prenant une grande respiration et monta les escaliers une marche à la fois.

ChatNoir l'attendait sur le matelas couché sur le ventre. Ayant l'habitude de se toucher, il s'était préparé rapidement à grand renfort de lubrifiant. Il paraissait calme à l'intérieur mais elle l'aurait traité de chien fou si elle avait su combien il était excité à l'intérieur.

Il écouta chacun de ses pas le rapprocher de lui ne sachant s'il pouvait la regarder ou non. «Comment c'est?»

«C'est weird Juste trop bizarre.»

«Vraiment trop?» S'inquiéta-t-il?

«Pas trop-trop. Je suis pas en train de changer d'idée. N'empêche. C'est surréaliste!»

Elle avala ensuite profondément, partagée entre sa gorge sèche et la sensation de baver en regardant son mignon petit derrière craquant.

«Tu préférerais en parler encore... ou, qu'on mette de la musique ou»

«Déjà, si tu pouvais te retourner sur le dos... Parce que là, j'ai juste l'impression de me préparer à t'enfiler un laxatif...» avoua-t-elle.

Il pouffa de rire à l'image et se détendit. Malgré l'étrangeté de la situation, leur amitié était plus forte que tout. Comme toujours.

Cela eu pour effet qu'elle se détende aussi et elle avait le sourire lorsqu'il croisa son regard, en se retournant.

Elle plaça le plat de ses mains sur ses cuisses écartées de par et d'autre d'elle, cherchant la position idéale et comment s'accrocher à lui.

Subitement, il replia les genoux et se redressa pour capturer ses lèvres. Il voyait bien qu'elle était encore plus nerveuse que lui et voulait l'aider.

Son baiser était passionné et intense sur les lèvres de Marinette pendant que ses bras la rapprochaient dans une étreinte réconfortante. L'atmosphère n'avait rien de romantique mais une profonde confiance les unissait.

Tout à coup, Marinette osa et glissa son pouce en lui. Il gémit en réponse et sentit ses orbites rouler sous ses paupières. Marinette changea rapidement la position de sa main et son index et son majeure remplacèrent son pouce.

Sentir ses doigts remuer en lui était juste trop bon et plus étrange que bien des sensations qu'il avait connu jusque là.

Son bras autour de ses épaules était la seule chose pour le stabiliser émotivement.

Lorsqu'il retrouva finalement son regard après s'être longtemps retenu pour ne pas basculer ou perdre le contact avec la réalité, elle avait un sourire suffisant presque moqueur.

D'accord, elle était fière de pouvoir lui faire cet effet et elle avait bien le droit de ressentir de la fierté mais, il se vengea de la moquerie et trouvant la petite télécommande de son vibro parmi les draps et en l'activant au niveau minimum.

Elle se figea un instant avant de bouger son bassin pour que les lèvres de son sexe se pressent davantage contre la vibration continu qui créait un fond sonore et constant dans la pièce.

Souriant de la voir se détendre (et parce qu'elle avait reprit les mouvements de ses doigts) sa main droite trouva son sexe commençant à durcir sur son ventre et il se branla pour s'exciter. Mais, il avait aimé le contact avec la peau de Marinette et garda son autre main sur son épaule.

Il aimait l'idée de s'accrocher à elle comme si c'était elle qui le protégeait. Il aimait que ce soit elle qui le prenne et non l'inverse. Au niveau physique oui, il préférait être pénétré que de pénétrer lui-même mais, il aimait aussi qu'elle soit en charge et qu'elle lui fasse des choses à lui.

Il se détendit davantage et attendit qu'elle en fasse autant.

Elle réalisa bientôt que son ami était prêt, vraiment prêt. Et avança son bassin.

Se guidant de ses deux mains entre le bassin et le sex-toy, la pointe de celui-ci disparu bientôt entre les globes du jeune homme.

Avec naturel, il retomba sur le lit pour lui facilité l'accès et elle le suivit donc, il pu garder son lien rassurant avec elle.

Elle réalisa que même si le sex-toy glissait facilement, elle devait faire une certaine pression pour réussir à s'enfoncer dans le bassin de son partenaire (son partenaire de sexe maintenant se força-t-elle à penser.) Elle s'effraya à l'idée qu'elle devrait fournir constamment autant d'efforts avec ses cuisses et ses hanches jusqu'à ce que ChatNoir jouisse. Et ses genoux glissaient sur les draps. Au moins, il aimait et n'avait pas mal si elle en jugeait par les gémissement sulfureux dont il emplissait la pièce.

Elle eu une pensée compatissante pour tous les hommes hétéros qui faisaient ce genre de chose pour les femmes. Les femmes avaient tendance à penser que les hommes avaient le beau rôle dans le sexe mais, (et c'était peut-être vrai ou pas) il fallait reconnaître que les hommes aussi fournissaient des efforts pour que ça marche.

Elle recula tout de même et recommença vaillamment à quelques reprises avant de réaliser que c'était de plus en plus facile. Elle rencontrait de moins en moins de résistance.

Les gémissements de son ami montaient à la tête de la jeune femme. Ils l'excitaient et elle avait juste envie que ça marche.

Elle voulait vraiment savoir comment il sonnerait en atteignant l'orgasme et se félicitait d'avoir réussit à accepter la lumière ouverte parce que vraiment, son expression... wow!

Marinette mouillait juste à le regarder. Sans compter que chacun de ses propres coups de hanche créait une délicieuse sensation sur son propre sexe.

Elle se laissa aller au plaisir de l'instant, la tête lui tournait et elle avait juste envie que ça dure très longtemps. Elle se sentait bien.

Mais, au bout d'un moment, les gémissements de ChatNoir changèrent de rythme. Comme s'il ressentait quelque chose de nouveau.

Elle releva le visage et trouva son regard.

Il était rouge et pleurait. Il bascula la tête vers l'arrière alors que sa main s'activait sur son membre en vitesse et pour finir, il éjacula en orientant son jet vers ses propres abdominaux.

Marinette se retira doucement mais, il eut un fort spasme malgré tout.

Il resta ensuite à la regarder, complètement relâché, sur le matelas en reprenant son souffle.

Elle sentait sa colonne vertébrale picoter. Elle se sentait bien. ...Mais un peu insatisfaite.

Le buzz du vibrateur planait toujours dans l'air, leur rappelant que le sexe de Marinette n'avait pas atteint le même plaisir que celui de ChatNoir et avec un sourire canaille, il se redressa pour rapprocher son visage du sien jusqu'à la faire reculer légèrement.

«Maintenant, c'est ton tour, Princesse.» ronronna-t-il d'une voix post-orgasmique qui fit vibrer les reins de Marinette aussi surement que le gadget contre son sexe.

«En fait, je- je» s'intimida-t-elle. Elle n'osait pas demander ce dont elle avait envie.

Les mains de son partenaire trouvèrent les siennes. «Dis-le moi s'il-te-plait. Je ne veux pas que tu ais peur de me confier quoi que ce soit.» chuchota-t-il tendrement.

«En fait,» reprit-elle avec une nouvelle respiration plus profonde. «J'aimerais bien recommencer.» avoua-t-elle.

Il hésita un instant et elle eu peur d'en avoir trop demandé.

«Tu me laisses un instant pour me rafraîchir?» réclama-t-il avec un coup d'œil vers son abdomen. «Je me sentirais plus à mon aise.»

Elle sourit et hocha la tête de soulagement.

Il trouva la manette et éteint la vibration.

La sensation retomba, ne créant que plus d'attente chez elle. Mais l'excitation de savoir qu'ils allaient reprendre du début et le refaire l'enchantait.

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Un peu plus tard, Marinette avait fait jouir trois fois ChatNoir. Trois fois bien différentes les unes des autres. Et finalement, il lui avait donné un orgasme si gigantesque avec ses doigts, sa bouche (sur ses mamelons) et le vibrateur qu'elle en avait pratiquement perdu connaissance.

Lui-même restait perdu dans ses pensées. Il adorait l'idée d'avoir réussit à lui donner du plaisir.

L'idée qu'ils aient réussit, ils l'avaient fait. Ils s'étaient donné mutuellement du plaisir et avaient fait l'amour pour vrai. Cette idée lui tordait le ventre de bonheur. Il était tellement heureux.

Heureux avec elle.

Adrien se dit qu'il pourrait très bien passer le reste de ses jours avec cette fille. Vivre avec elle et habiter avec elle et avoir des enfants avec sa meilleure amie. Et pour la sexualité, ce n'était pas un aspect complètement fermé d'une relation. Pourquoi devrait-il se contraindre à une seule saveur de glace dégustée toujours de la même façon?

Marinette et lui pouvaient avoir une vie sexuelle agréable et divertissante et qui pourrait évoluer avec le temps.

Il l'aimait et la respectait et elle l'aimait et le respectait en retour. C'était la meilleure base pour un couple et la seule incontournable. Pour le reste, ils auraient la relation qu'ils décideraient au jour le jour de bâtir sans se mette aucune barrière qu'elle vienne d'eux ou de quelqu'un d'extérieur.

Son esprit plus résolu, ChatNoir l'attira dans ses bras. Au plus près qu'il le pouvait tout en gardant la possibilité de croiser son regard.

«Marinette.» lui dit-il très sérieusement. «Je ne veux pas juste partir ce soir. Pas comme ça. Je ne veux pas partir et attendre encore une à deux semaines avant de pouvoir être encore proche de toi et passer du temps avec toi et juste nous deux.. Je veux qu'on ait plus.»

Elle ressentit une vague d'inquiétude, si ChatNoir et elle devenait un couple et intimes, où se tracerait la ligne entre l'amour et l'amitié? L'amitié était un facteur essentiel entre eux. Que deviendraient-ils s'ils l'oubliaient en étant plus proches?

«Est-ce que tes sentiments pour moi sont en train de changer?...» demanda prudemment la jeune femme. Elle ne savait pas si elle aimait ou non cette idée. Elle ne savait pas non plus ce qu'il en était de ses propres sentiments. Bon d'accord, elle l'aimait, c'était certain. Mais, elle ne voulait pas franchir la ligne derrière laquelle les attendait la !pression! du couple.

«Rien qui devrait t'effrayer.» la rassura-t-il. «Je ne vais pas me transformer en un amoureux éperdu et envahissant parce que tu m'as donné les meilleurs orgasmes de ma vie. Mais, tu avais raison depuis le début. J'avais besoin d'y voir plus clair et d'avoir couché avec toi m'a ouvert les yeux. On est simplement tellement proches! Tu m'as terriblement manqué toute la semaine. Je ne veux plus être le garçon qui t'aperçoit de loin dans la rue sans pouvoir te saluer ou te prendre dans mes bras. Je ne sais pas s'il y a une solution parfaite mais, je voudrais pouvoir t'appeler tous les soirs et passer des heures à discuter avec toi. Ou te révéler mon identité secrète et venir te voir en passant par la porte de devant même si tes parents le savent. Je veux être ton meilleur ami tout le temps et pas juste dans les occasions où ils s'absentent.»

Son regard se fit encore plus sérieux et avec beaucoup d'émotion, il lui déclara: «Je ne veux pas te perdre. Pas même un peu.»

Elle le regarda avec les yeux brillants. Avant même de réfléchir, de s'inquiéter ou de ses poser des questions, elle accepta : «Oui! S'exclama-t-elle avant de se jeter dans ses bras.

«Alors, c'est mon tour d'avoir une proposition folle à te faire. Moi aussi, je voudrais tester quelque chose avec toi...» finit-il sur un ton de voix et avec une expression désespérément charmeurs qui la fit éclater de rire tellement elle le trouvait amusant.

Et juste comme ça, l'amitié était revenue.

Lorsque le sommeil les gagna, il la serra contre son cœur et ils restèrent dans cette position jusqu'à ce que le sommeil les emporte et toute la nuit également. Il serait bien temps de trouver comment réaliser leurs rêves et leurs projets le lendemain.

Ils savaient bien que l'un pour l'autre, ils pouvaient tout faire.