Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Toutes les phrases suivies d'un astérisque sont en français dans l'histoire.
Je suis désolée pour l'attente mais j'espère me faire pardonner avec ce chapitre. La suite ce weekend je l'espère.
Et un grand merci à toutes vos reviews, je suis désolée si je n'y réponds pas je n'en ai pas toujours le temps.
Chapitre 2: Mama Do
Mais avant le travail m'attendait, je me dépêchais donc de rejoindre la bibliothèque pour pouvoir ensuite aisément rentrer chez moi et mettre les choses à plat avec Lili, il était temps.
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Je quittais la bibliothèque exténuée par cette journée. Celle de demain ne me tentait guère plus. J'avais du mal à voir les choses en face et j'espérais que son explication ne me ferait pas la voir comme une fille facile. Une personne qui me ressemblait trop.
Je passais le seuil de la porte et vis une lumière dans la cuisine. Je m'avançais vers celle-ci en me débarrassant de mes effets au fur et à mesure de ma progression.
Alice était là appuyée sur le comptoir de la cuisine. Je m'asseyais à ses côtés.
« Je crois qu'il faut qu'on parle toutes les deux.
Oui, répondit-elle, évasivement.
Alice, je t'en pris dis moi que ces propos ne sont pas vrais, que tu n'as pas fait ça. »
Elle baissa encore plus les yeux.
« Alice, explique moi, pourquoi as-tu fait ça? Tu es amoureuses?
Non, répondit-elle clairement.
Alors pourquoi ce comportement?
Je suis nouvelle au lycée, au début tout le monde me trouvait formidable parce que j'étais française et peu à peu, les gens se sont lassés voyant en moi une Geek plutôt qu'une fille comme les autres.
Alice tu n'es pas une Geek, m'exclamais-je choquée, tu es la personne la plus sociable que je connaisse, tout le monde t'apprécie.
En France, peut-être, ici les règles sont différentes.
D'où ton comportement depuis plusieurs semaines? Tes problèmes de discipline?
Oui, je voulais prouver aux autres que je pouvais moi aussi être estimée.
Et que vient faire Mr Cullen là dedans?
Et bien, toutes les filles le trouvent vraiment canon, et elles veulent toutes l'avoir, alors je voulais leur montrer qu'il m'était aisé de l'avoir. D'où le manège de l'autre soir, en lui faisant croire que je souffrais d'une douleur à la cheville pour qu'il me raccompagne.
Comment as-tu pu envisager une telle chose, c'est ton professeur, tu te rends compte de ce qu'il risque si de telles rumeurs circulent.
Je sais, mais je voulais tellement qu'on m'apprécie.
Alice, ne devient pas comme moi, je t'en pris, ne laisse pas le regard des gens t'affecter au point de devenir une garce ou autre chose, une personne que tu regretteras dans le futur. »
Elle redressa son regard vers le mien qui exprimait la culpabilité. Mon adolescence n'avait pas vraiment été un bon souvenir.
« Je suis désolé Bells, je promets de ne plus recommencer.
J'espère Alice, je l'espère, répétais-je lacement.
Bonne nuit.
Bonne nuit Little Hily.
Je t'aime.*
Moi aussi, je t'aime.*»
Elle partit se coucher et je fis de même en essayant de faire partir ces souvenirs de mon esprit. Je ne tardai pas à m'endormir toujours bercée par cette culpabilité larmoyante.
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Après avoir déposé les filles à leur établissement respectif, j'allais assister à mes cours de la journée. Mon entretient de ce soir toujours présent dans mon esprit, l'angoisse était présente mais j'essayais toute fois de l'évacuer en me plongeant d'avantage sur ce que disaient les professeurs.
Je partis à la librairie et commençais mon travail avec acharnement toujours dans l'espoir d'avoir l'esprit vide de ce qui me tracassait.
Mais alors que j'étais plongée dans mes occupations, mon portable sonna.
« Allo.
Melle Swan?
Oui, répondis-je.
Je suis Melle Berkeley, je m'occupe de la garderie du « Garden of the West ».
Elisabeth a eu une problème, demandais-je l'inquiétude perçant dans ma voix.
Elle ne se sent pas bien, elle est à l'infirmerie, j'aurais aimé que vous veniez la chercher vous-même.
Oui, bien sûr, j'arrive je suis là dans un quart d'heure.
Merci. »
Je raccrochais et me précipitais d'annoncer la raison de mon départ soudain à mon employeur pour rejoindre l'école de Lizzy qui se trouvait dans Manhattan.
Je l'avais placée dans une French-American Preschool car Lizzy avait eu quelques difficultés avec l'anglais au début de son arrivée à New York avec Alice et moi.
J'arrivais à peine un quart d'heure plus tard grâce au métro sur la 164 West 83rd Street où se trouvait l'établissement de Liz.
Je pénétrais à l'intérieur et me dirigeais vers l'infirmerie. J'attendais que l'on vienne me chercher dans la salle d'attente.
Une jeune femme brune arriva.
« Vous devez être Bella, je suppose, me dit-elle en me tendant une main.
Oui, c'est moi, lui répondis-je en serrant sa main.
Elisabeth ne se sentait pas bien, la garderie me l'a donc envoyé, elle se plaignait de maux de ventre. Je pense qu'elle couvre une petite grippe mais un rendez vous chez votre médecin serait nécessaire.
Très bien, je vais l'y emmener. »
L'infirmière me sourit et alla chercher ma fille. Je la pris dans mes bras et elle posa sa tête sur mon épaule. Pour une fois, elle n'était pas bavarde. J'embrassais tendrement ses cheveux avant de quitter ce grand bâtiment. Une fois dans la rue j'hélais un taxi où j'attachais Lizzy.
Je pris mon téléphone et composais le numéro de Rose. Elle répondit au bout de deux tonalités.
« Allo.
Rose, c'est Bella.
Oh, Bells comment vas-tu?
Bien, bien, par contre Liz est malade j'aurais aimé que tu me donnes l'adresse du médecin chez qui tu l'as emmenée la dernière fois.
Oui bien sûr je te l'envois sur ton portable.
Merci. »
Une fois l'adresse reçue je l'a fis passer au chauffeur qui nous y conduisit. Je coupais rapidement court à la conversation avec Rose pour reprendre Lizzy dans mes bras.
Nous arrivâmes rapidement devant le cabinet du médecin, il se trouvait dans un grand immeuble de Manhattan où étaient regroupés plusieurs praticiens aux spécialités différentes.
J'entrais dans la salle d'attente qui était bondée. Fort heureusement, je réussis à me dégoter une place libre car à force de tenir une Lizzy à moitié endormie dans mes bras, mon dos me faisait souffrir.
Je ne sais pas combien de temps j'attendis que le pédiatre nous reçoive mais j'étais la dernière à attendre pour avoir une consultation. Je percevais les lumières des réverbères de l'extérieur à travers la fenêtre de la salle d'attente. J'avais envoyé un SMS à Alice pour lui faire part de la situation et qu'elle ne s'inquiète pas de l'heure à laquelle je rentrerais.
Mon tour arriva enfin et je réveillais Elisabeth.
« Bonjour mademoiselle. »
Un homme d'une beauté étourdissante se tenait devant moi, les cheveux d'une blondeur rare et le teint pâle, mais malgré son physique il dégageait un « je ne sais quoi » rassurant qui mettait en confiance. Je comprenais aisément pourquoi Rosalie l'avait choisi. Son nom ne me revenait pas en mémoire.
« Bonjour Docteur, je viens pour ma fille Elisabeth.
Oh oui, je me souviens d'elle, je n'ai jamais vu une petite fille aussi bavarde. »
Lizzy dans mes bras afficha un faible sourire au médecin. Nous le suivions donc pour qu'il puisse examiner Lizzy.
Après que la petite soit passée entre les main du pédiatre, nous rentrions à la maison avec une ordonnance. Liz avait un début de grippe mais rien d'inquiétant, elle ne pourrait pas aller en cours durant les deux voire trois prochain jours.
Une fois à l'appartement, Alice vint prendre des nouvelles et je les mis toutes deux au lit avant de pouvoir me poser. Je mangeais un morceau en vitesse avant de jeter un œil à mes cours de la journée.
J'étais éreintée par cette journée où l'angoisse y avait pris une grande place. Je ne savais pas quoi faire d'Elisabeth pendant sa maladie. Je devrais rester à la maison avec elle durant ces trois prochain jours. Je rattraperais les cours à mon retour.
Je passais un vieux sweat-shirt et un jogging avant de m'installer dans le salon. Après m'être posée quelques instants sur le canapé, j'allais jeter un coup d'œil dans les chambres des filles pour vérifier qu'elles avaient toutes deux rejoint les bras de Morphée. Une fois la vérification faite, je pris mon paquet de cigarette précautionneusement dissimulé dans un pot en fer placé au dessus d'un placard. Les mauvaises habitudes restent.
Je sortis alors de l'appartement en jetant un coup d'œil à l'horloge dans la cuisine. Onze heures. Je passais mes bottines, ma veste noire et quitter mon logement. J'avais l'air ridicule vêtue ainsi. J'haussais les épaules à cette pensée et descendais les marches pour accéder à l'extérieur de l'immeuble.
Je sortis une clope de son paquet et l'allumais à l'aide de mon briquer vert, cadeau de mon frère.
Je réprimais une pensée triste en repensant à lui. Tous mes souvenirs me revenaient tristement en mémoire.
Je branchais mon Ipod sur mes oreilles et la chanson de Pixie Lott, Mama Do résonna. Les paroles me touchèrent plus qu'elle n'aurait du.
[Uh oh, uh oh] Every night I go Chaque nuit je m'en vaisEvery night I go sneakin' out the door chaque nuit je sors tout doucement par la porteI lie a little more je mens un petit peu plusBaby I'm a helpless Bébé je suis sans défenseThere's something 'bout the night il y a quelque chose ce soirAnd the way it hides all the things I like et comme ça, ça cache toutes les choses que j'aimeLittle black butterflies des petits papillons de nuitDeep inside me qui sont au fond de moiWhat would my mama do Qu'aurait fait ma mère [Uh oh, uh oh] If she knew 'bout me and you Si elle savait pour toi et moi [Uh oh, uh oh] What would my daddy say Qu'aurait dit mon père [Uh oh, uh oh] If he saw me hurt this way S'il me voyait me blesser ainsi Uh oh, uh oh [Uh oh, uh oh] Why should I feel ashamed? Pourquoi devrais-je me sentir honteuse?Feeling guilty at the mention of your name me sentir coupable à la mention de ton nomHere we are again Nous sommes encore làIt's nearly perfect c'est proche de la perfectionWhat would my mama do Qu'aurait fait ma mère [Uh oh, uh oh] If she knew 'bout me and you Si elle savait pour toi et moi [Uh oh, uh oh] What would my daddy say Qu'aurait dit mon père [Uh oh, uh oh] If he saw me hurt this way S'il me voyait me blesser ainsi Uh oh, uh oh [Ooooooh] What would my mama do? Qu'aurait fait ma mère? [Ooooooh] Oh oh [Ooooooh]
What would my daddy say? Qu'aurait dit mon père?
All the things a girl should know Toutes les choses qu'une fille devrait savoirAll the things she can't control Toutes les choses qu'elle ne peut contrôlerAll the things a girl should know Toutes les choses qu'une fille devrait savoirShe can't control Elle ne peut pas se contrôlerWhat would my mama do Qu'aurait fait ma mère [Uh oh, uh oh] If she knew 'bout me and you Si elle savait pour toi et moi [Uh oh, uh oh] What would my daddy say Qu'aurait dit mon père [Uh oh, uh oh] If he saw me hurt this way S'il me voyait me blesser ainsi Uh oh, uh oh [Uh oh, uh oh] [Uh oh, uh oh] [Uh oh, uh oh] Uh oh, uh oh
J'avais été une fille tellement détestable, je me demandais toujours comment mes parents avaient réussis à garder de l'amour pour moi.
Ils s'inquiétaient sans cesse. Je me retrouvais à leur place aujourd'hui en pensant à ma situation.
Jusqu'à mes 17 ans, j'étais devenue une fille avide de se faire voir. La mort de mes parents m'avait métamorphosé. J'étais devenue une filles taciturne, repliée sur elle-même et j'avais fini par voir dans la musique une solution à tous mes problèmes. Mais elle m'avait fait devenir une fille bien trop égoïste et les erreurs se bousculèrent par la suite.
Je soupirais, détestant cette personne que j'avais été. Ils m'en voulaient tous, malgré ce qu'ils pouvaient dire. Mais la haine de mon frère était celle qui m'avait la plus heurtée.
Une larme glissa sur ma joue et je l'essuyais rapidement.
« Alors c'est là que vous vous cachez. »
Je me retournais vivement pour faire face à celui qui me parler.
J'haussais les sourcils, que faisait-il ici?
« Oui, pourquoi? »
Il haussa à son tour les sourcils, ne comprenant pas ma réaction agressive. Je détestais qu'on me dérange quand je me retrouvais trop ancrée dans mes pensées bourrées de remords.
« Je vous ai attendu une heure durant. »
Tout à coup la mémoire me revint. Le rendez-vous avec le professeur de français d'Alice.
« Je suis désolée, répondis-je gênée.
Vous pourrez l'être une fois que je saurais la raison de ce lapin que vous m'avez posé.
Un Lapin, m'exclamais-je, on utilise ce terme pour un rencart et non pour un rendez-vous professionnel.
J'espérez que vous auriez préféré un rencart à un rendez-vous professionnel, s'exclama-t-il mimant l'air outré.
Pas vraiment, répondis-je toujours un peu ancrée dans mes pensées.
Oh, excusez moi alors, il semblait irrité. Alors quelles sont vos raisons pour m'avoir fait perdre de mon temps.
Lizzy est malade.
Lizzy, répété-t-il confus.
Ma fille, j'ai du aller la chercher à son école et notre rendez-vous m'est sorti de la tête.
Alors nous pouvons parler maintenant, nous n'aurez plus d'imprévu?
Je suppose. »
Il esquissa un sourire et je me perdis dans ses yeux.
J'appréciais peu son attitude avec moi, je détestais être courtisée par un homme qui ne me connaissait pas, ça me donnait l'impression qu'il ne me désirait que physiquement. Je fronçais les sourcils avant de le fusiller du regard pour lui montrer que son comportement à mon égard n'était pas de rigueur. Son sourire ne disparut pas pour autant.
« Les filles dorment, il vaudrait mieux aller s'installer autre part.
Je connais un bar non loin d'ici. »
Je jetais un coup d'œil à ma tenue et grimaçais.
« Très bien, mais avant je vais me changer. »
Il me détailla à son tour.
Je ne lui laissais pas le temps de répliquer que j'étais déjà engagée dans le hall de l'immeuble. J'appelais un ascenseur. Je sentais sa présence derrière moi. Une fois que les portes s'ouvrirent je ressentis comme un soulagement. Mais il fut de courte durée car au moment même où l'ascenseur se referma, la gêne refit surface.
Je m'appuyais sur la paroi du fond et il fit de même à mes côtés. Nous finîmes par arriver dans mon appartement. Je ne pouvais pas le laisser dans le salon ou la cuisine par peur qu'Alice se réveille. J'aurais voulu le laisser devant la porte de l'appartement mais il semblait en avoir décidé autrement.
Je soupirais et allais jusqu'à ma chambre. J'étais en train de chercher des vêtements dans mon armoire et je le vis, appuyé sur l'encadrement de la porte. Je le fixais d'un air sévère.
« Ne reste pas là, si Alice se réveille elle va te voir, murmurais-je. »
Il ne comprit pas et ne bougea pas d'un pouce.
Je soupirais de nouveau, exaspérée et m'avançais vers lui. Je le saisis par la manche de sa veste et le fit pénétrer dans la pièce avant de fermer la porte derrière lui. Il se figea à mon contact. Je le fis s'asseoir sur mon lit alors que j'allais à ma salle de bain pour me changer.
Je revenais quelques instants plus tard vêtue d'un jean et d'un pull bleu roi.
Il était en train d'observer mes photos posées un peu partout dans ma chambre.
« Qui est-ce, me demanda-t-il en me montrant une photo de moi en train d'embrasser mon frère sur la joue alors que celui-ci grimaçait. »
Je lui pris le cadre des mains avant de le reposer et m'apprêtais à quitter ma chambre.
Il me saisit par le poignée avant de me mettre face à lui.
« Pourquoi je n'arrive pas à voir qui tu es vraiment. »
Il replaça une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.
Je frappais dans sa main.
« Parce que tu ne me connais pas, grondai-je.
Alors montre moi qui tu es vraiment. »
Je sondais son regard, je ne comprenais pas son attitude. Mes sourcils se froncèrent alors que je cherchais à percevoir la raison de son comportement aussi entreprenant.
« Je n'en vois pas l'utilité.
Tu en es certaine, répliqua-t-il. »
Il rapprocha dangereusement ses lèvres des miennes et mes yeux firent plusieurs aller retour entour ses yeux et sa bouche.
« Certaine, murmurais-je. »
Il s'avança alors davantage de moi et nos corps n'était séparé que par un espace inexistant.
« Et maintenant, toujours certaine?
Oui, répondis-je à peine audible.
C'est vrai? »
Je ne répondis pas. Il haussa un sourcil, attendant ma réponse.
« Je ne sais plus, c'était quoi la question, demandai-je toute chamboulée. »
Il sourit et posa délicatement ses lèvres sur les miennes.
Il se recula en me sondant du regard. Je portais ma main à mes lèvres, puis baissais la tête.
Il me fit relever les yeux vers lui en soulevant mon menton.
Nous communiquions par le regard et j'avais l'impression d'avoir subi un lavage de cerveau.
Il colla son corps au mien et glissa une main sur ma hanche, ses lèvres près de mon oreille.
« Si on allait boire un verre pour pouvoir parler. »
J'hochais la tête et nous quittâmes l'appartement pour nous diriger vers le bar dont il m'avait parlé.
Avis??
J'espère que ça vous a plu.
Bisous =)
À la prochaine
