Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Tout d'abord, je m'excuse pour l'absence et le retard, deux mois c'est vraiment long.
Un grand merci à vos reviews qui comme d'ordinaire me mettent du baume au coeur et c'est avec grand plaisir que je les lis.
Sur ce, Bonne Lecture =)
Sans aucune hésitation, il me prit dans ses bras et me serra de toutes ses forces.
« Je suis désolé, me murmura-t-il, il est temps que tu saches toute l'histoire. »
Son souffle chaud sur mon coup m'avait comme électrisait et mon cœur se réchauffa. Il me tenait étroitement contre lui un long moment avant de m'attraper la main et de commencer à nous diriger loin du club.
Je me demandai ce qu'il avait pu dire à Tanya pour qu'elle ne lui court pas après, mais j'avais peur de rompre ce silence, peur en réalité de savoir ce qu'il me cachait, peur de connaître son secret qui semblait tant le bouffer. Alors j'attendis, j'attendis qu'il prenne la parole.
Il finit par nous mener au bout d'une bonne demi heure de route sur un petit banc à quelques blocs seulement de mon appartement. Il captura mes mains des siennes et se tint face à moi sérieux comme jamais je ne l'avais jamais vu.
« Ne me coupe pas s'il te plait, me demanda-t-il doucement. »
J'opinais, et il souffla un bon coup avant de débuter son récit.
« A l'époque j'étais à l'université, tu sais j'ai étudié à Columbia, et mes études se passaient bien mais j'ai déconné. Je faisais pas mal de soirées, je m'amusais beaucoup mais je tentais de rester concentré dans mes études. Tu sais mes parents sont plutôt heureux financièrement mais payer une université comme Columbia même pour eux c'était quand même pas une petite somme. Ils m'ont versé l'intégralité de ce qu'ils avaient économisé pour mes études sur un compte à mon nom.
J'étais très méticuleux sur mon argent et n'en dépensais que rarement en grande quantité.
Lors de l'une de ces fameuses soirées, j'ai perdu le contrôle, à vrai dire je ne me souviens de rien. De la drogue je suppose, je ne pourrai dire si je l'ai avalé consciemment ou pas.
Plusieurs jours sont passé avant que la banque ne m'appelle pour me dire que le virement avait bien été effectué. Je ne compris pas, et ils m'expliquèrent que l'intégralité de mon compte avait bien été viré sur un compte je ne sais où. J'ai cru vivre un cauchemar. Comment aurai-je pu annoncer une telle chose à mes parents, comment aurais-je pu arrêter mes études.
A l'époque Tanya me tournait autour et j'ai fini par lui raconter mes problèmes. J'étais résigné à tout arrêter et à affronter ce qui m'attendait. Mais elle me proposa une autre option, une qui à l'époque je n'aurai pas pu refusé.
Elle m'avait raconté que son père prêtait souvent de l'argent en échange d'un service. Je me suis empressé de savoir quel genre de tâche il fallait faire. Elle m'avait expliqué que ce n'était rien d'illégal devant mon regard apeuré, mais que ce service ne serait pas forcément demandé sur le tas. Et comme l'abrutit fini que je suis, j'ai accepté, fit-il en ce tapant le front je m'empressai de prendre sa main dans la mienne et il continua.
J'avais presque oublié ce foutu service. J'étais sortie avec Tanya durant ma dernière année de faculté, et nous ne nous étions pas revu depuis la fin de nos études. J'avais cru pouvoir m'en sortir indemne, mais bien entendu ce fameux service est revenu.
Je n'avais pas conscience que le père de Tanya était si puissant, sinon j'avais je n'aurai fait affaire avec un tel individu.
Bref, j'ai voulu refusé un tel service, mais il ne l'entendit pas ainsi, me menaçant d'abord de me reprendre l'argent, ce qui ne me fit pas flancher. Mais il a parlé de s'attaquer à ma famille, de ruiner la réputation de mon père en l'accusant de pédophile ou que sais-je encore et je n'eus aucun doute que s'il lâchait une telle rumeur elle serait certifié par je ne sais quels témoins payés à cet effet. »
Il s'arrêta de parler alors que mon cerveau tentait d'emmagasiner toutes les informations qu'il m'avait donné. Puis je finis par comprendre.
« Qu'étais-ce service, demandai-je. »
Il baissa la tête honteux.
« Edward, ne me dis pas que c'est pour cela que tu m'as quitté, ne me dis pas qu'il t'a demandé d'épouser son fille, c'est insensé.
Ce n'est pas vraiment lui qui a choisi, de tout évidence quand Tanya veut quelque chose, elle l'obtient surtout que son père lui offre tout ce qu'elle veut. »
Ma main lâcha celle d'Edward pour que je puisse faire de mes mains deux poings distincts. Mes jointures commençaient à se blanchir et la douleur dans mes articulations se faisait sentir en vu de la colère qui me possédait. Les larmes finirent par arriver comme à chacune de mes crises de nerfs.
Edward entoura mes poings de ses mains et s'évertua à desserrer mes doigts pour faire glisser ses doigts sur la paume de mes mains.
« Qu'est-ce qu'on va faire, demandai-je.
Franchement, Bella, je n'en sais rien, je ne sais pas comment me sortir de cette galère et je n'arrive pas à me passer de toi.
Alors quoi, tu vas continuer de me voir en cachette et aller sauter ta pouf de l'autre côté. Putain Edward tu vas te marier avec cette garce.
Je sais Bella, excuse moi, je suis vraiment désolé, pardonne moi.
Je ne t'en veux pas Edward, c'est à cette salope hypocrite et misogyne que j'en veux. Mais j'ai besoin de temps.
Du temps? Me questionna-t-il, tu me quittes?
Non, bien sûr que non, m'empressai-je de le contredire en posant mes mains sur ses joues, j'ai besoin de temps pour tout mettre à plat et voir s'il n'y a pas une solution. Laisse moi juste quelques jours, s'il te plait. »
J'approchai mes lèvres des siennes et notre baiser devint vite plus violent, plus fougueux, montrant notre désespoir. Je partis et le laissais sur le banc. J'avais intérêt à trouver une solution et une sacrée en plus de cela. Jamais je n'aurai cru qu'il soit impliqué dans une histoire aussi tordu.
Une fois rentrée chez moi, je payais la baby-sitter et la libéré en la remerciant. J'allais vérifier si Lizzy dormait et fermait sa porte après l'avoir embrassé.
Une fois dans la cuisine je me sortis un verre en cristal et dé-bouchonnais une bonne bouteille de vin blanc sucré, mon pécher mignon.
J'en étais à mon troisième verre et je sentais déjà l'alcool réchauffais mes organes.
Un air résonna dans ma tête et je reconnus la chanson d'Amandine Bourgeois Du temps, je montai sur la petite table basse longeant mon canapé et commençais à marcher sur son long en tendant les bas pour maintenir mon équilibre, mon verre dans ma main droite et chantant les paroles qui me revenaient rapidement en tête.
Du temps, du temps
J'ai qu'ce mot-là aux tympans
Va-t'en"
M'as-tu dit péniblement
En nous flinguant à bout portant
Du temps, du temps
T'as qu'ce mot-là entre les dents
Attends
Que passent un peu tous mes vents
Parles-en plutôt sur un divan
Du temps, du temps
Mais apprend à tes dépends
Que l'on ne laisse pas en suspens
Un amour si bien portant
Du temps, du temps
Je t'en donne autant que t'en attends
Pourtant
Ne sois pas mauvais perdant
Si finalement tout fout le camp
Du temps, du temps
Mais apprend à tes dépends
Que l'on ne laisse pas en suspens
Un amour si bien portant
Jacob pénétra dans l'appartement et vint me regarder en secouant la tête moi vacillant sur la petite table d'à peine un mètre carré. Je continuais de chanter, enfin plutôt de m'égosiller tout en bougeant en pseudo équilibre sur ce petit bout de bois laqué.
Du temps, combien de nuits
Du temps, combien d'whisky
Du temps, combien d'autres vies
Du temps, combien d'mépris
Du temps, combien d'duperies
Du temps, combien d'coucheries
Du temps, combien d'autres filles
Du temps, combien d'conneries
Du temps, combien d'débris
Du temps, combien d'sauteries
Du temps, combien
Combien
De temps, de temps
Mais apprend à tes dépends
Que l'on ne laisse pas en suspens
Un amour si bien portant
je finis ma chansonnette en me laissant tomber sur le canapé. Je me frottais vivement le visage et Jake vint poser sur moi son regard réprobateur. Il me retira le verre des mains et je ronchonnais.
« Boire entre amis, Ok, boire, en boîte, Ok, mais boire seule chez soi, avec sa gamine qui dors dans la pièce d'à côté c'est ridicule. »
Il porta le verre à ses lèvres et but une gorgée alors que je lui lançais un regard meurtrier.
« Attends au moins que je sois rentré avant d'ouvrir les meilleurs bouteilles, se plaignit-il.
Va te chercher une verre, Jacob, et rend moi le mien. »
Je me levai du canapé et récupérais mon verre entre ses mais avant de me laisser retomber sur le sofa moelleux. Du liquide jaune pâle se renversa sur ma robe et je laissais tombé. Mon ventre fit un bruit qui aurait pu réveiller les morts. Jake décida de commander chinois.
Et je finis la soirée, après être allée finalement me changer, en jogging extra large, ma tête sur l'épaule de Jake, alternant entre le plat de nouilles chinoises et mon verre de vin à raconter mes malheurs à Jake. Il m'écouta comme toujours et ne me jugea pas.
Le cliquetis de la porte se fit entendre et alors que je me pensais fatiguée, je me redressais vivement l'air paniqué. Je regardais Jake et lui dis en baissant d'un ton:
« Oh mince, j'ai oublié de penser à Alice, oh je suis vraiment irresponsable, bon fais genre on étaient mort d'inquiétude, je suis très remontée, et euh attends il est quel heure. »
je me pressais de ranger à la vas vite les verres et les plats de pâtes, en les cachant du mieux que je pouvais, Jake m'indiqua qu'il était près de quatre heures du matin et j'arborais mon visage de grande sœur inquiète. Je me levais précipitamment du canapé, non sans mal car j'étais tout de même bourrée, il fallait le dire, enfin rien qu'un peu.
« Mon Dieu Alice, tu as vu l'heure? Lui demandai-je essayant de paraître en colère.
Hum,hum, répondit-elle dans les nuages. »
Je tournais autour d'elle telle un lion en cage alors qu'elle paraissait détendue. D'ordinaire elle m'aurait déjà attaqué.
« Tu vas bien Alice, m'inquiétais-je réellement.
J'ai passé une superbe soirée, dit-elle.
Ah bon, m'étonnais-je. »
Étant donné que la mienne fut chaotique je n'ai pas pensé un instant à la sienne, que suis-je égoïste.
« Jasper est tellement, ahhhhhh, souffla-t-elle ne terminant pas sa phrase. »
j'eus le malheur de lui demander de terminer sa phrase et elle partit dans un long monologue sur toutes les merveilleuses qualités de Jasper et je terminai dans le canapé que les genoux de Jake en train de m'endormir, sentant déjà le mal de tête monter, alors qu'Alice continuait son monologue confortablement installée dans l'un des fauteuils du salon.
Je ne dus pas dormir beaucoup car peu de temps après fermé les yeux Lizzy vint me voir les yeux encore ensommeillés réclamant son petit déjeuner.
Et c'était reparti pour une journée. Je voulais absolument trouver une solution à tous ce bordel qui trônait autour de moi et j'essayais tant bien que mal mais tous les plans que j'échafaudais se finissait mal. Moi en prison ou en cavale, Tanya morte au fond d'un trou tuée par mes soins, Edward tout à moi.
Je commençais à me dire que ce serait un bon plan si on oubliant tous les principes moraux et les ennuies que pouvait engendrait un assassinat. Décidément cette fille réveillait vraiment mes pires côtés.
Avis?
Houlà je sais ça fait court, mais je vous promet un nouveau chapitre très rapidement et un petit point de vue Alice, pour savoir ce qu'il se passe dans sa tête.
Merci de continuer de me suivre en tous les cas.
A bientôt!
Bisous =)
