Voilà enfin le chapitre suivant, j'espère que la tournure des choses vous plaira ;)
Je tiens à vous préciser que cette fiction est terminé d'être écrite, il y a une soixante de chapitres.
Je vais essayer de vous posté un chapitre par jour (peut être plus, je verrais bien) !
Alors bonne lecture et merci beaucoup pour vos commentaires :)
Chapitre 9
Je sors de chez Jasper en claquant la porte derrière moi et en le laissant seul avec ses regrets. Je monte dans ma voiture est pars trop vite vu le crissement des pneus. Une fois seule dans l'habitacle nos dernières paroles résonnent encore dans ma tête et je dois l'admettre je suis complètement perdue. Je ne sais pas quoi faire, j'ai de la rage et du chagrin en moi mais aucun des deux n'explosent et mon esprit est trop plein pour décider de quoi que ce soit. La seule chose que je sache faire c'est rouler, encore et toujours même si je ne sais pas où cela va me mener. Au bout d'une demie heure et voyant que je ne me suis toujours pas calmer je pense qu'il serait préférable que je m'arrête, je ne voudrais pas créer un accident avec ma conduite folle. Je me gare sur un air de repos qui heureusement est désert. Je coupe le moteur et là dans le silence le plus profond, j'explose. J'éclate en sanglot, ne réussissant plus à retenir mes larmes, trop longtemps contenues et enfouis. Devenant claustrophobe dans cette voiture devenue trop petite pour contenir autant de tristesse, je me décide à sortir pour me défouler un peu. Mes sanglots s'étant quelques peu calmer je jette un coup d'œil autour de moi, toujours personne. La petite brise qui commence à se lever me fait du bien et me permet de rester debout.
Je marche doucement le long des arbres et frappe du pied avec rage dans les quelques cailloux se trouvant sur mon chemin. Pourquoi maintenant ? Que va-t-il se passer par la suite ? Connaissant cette petite trainée de Lauren elle va sauter sur l'occasion de passer du temps avec Jasper et je n'ai aucun droit de l'en empêcher, après tout c'est le père de l'enfant qu'elle porte… Ces pensées me transpercent de part en part, me laissant vide et horriblement triste, je crois que si j'étais morte je serais mieux. Je lève les yeux et à côté d'une poubelle j'aperçois une boite rouge. Cette vision me faisant tellement mal me fait tomber à même le sol et je ne peux retenir mon cri, un cri de rage. Alors à cet instant tout me revient en mémoire… Les discussions avec mon père, son choix de rester auprès de nous et de renoncer à l'amour de sa vie, ses recherches des années plus tard, toute cette histoire, mon histoire y ressemble tellement ! Des circonstances quasi semblables sauf que là je suis de l'autre côté, du côté de cette pauvre femme trahie et seule et dans ces moments Dieu sait comme je l'a comprends…
Plusieurs minutes plus tard je trouve la force de me relever ou plutôt de me trainer jusqu'à ma voiture. Ma décision est prise, je vais faire comme elle, quitter Forks et partir loin. Si je reste Jasper ne prendra jamais son rôle de père au sérieux et je refuse qu'un bébé soit abandonné par ma faute. Si je pars il n'aura pas d'autre choix que de s'en occuper et je vais convaincre mon père de lui montrer à quel point c'est important. En y réfléchissant deux secondes, si jamais mon père avait été égoïste et avait quitté ma mère et bien aujourd'hui Edward et moi serions orphelins. Cette pensée me glace sur place. Ma décision est prise et c'est irrévocable, je pars. En revanche je n'aurais pas le courage d'affronter mon père et je sais que si je lui dis de vive voix il ferrait tout pour m'en dissuader. Je n'ai pas d'autre choix que de partir sans rien dire. Si je ne le fait pas tout de suite, je ne le ferais jamais et je sais que je le regretterais plus tard.
Je remonte dans ma voiture bien décidé à aller au bout de mes volontés. Sur le trajet je me décide à aller retirer l'argent sur mon compte. Une fois là bas je retire également l'argent mit de côté pour la fac, de toute façon je n'ai plus d'avenir, je n'irai pas, donc autant qu'ils me servent pour mon voyage. L'après midi est bien entamée, j'ai peur de rentrer chez moi, mais lorsque j'arrive en bas de la rue je suis rassurée, papa n'est pas encore rentré et la voiture d'Ed n'est pas garée sur le trottoir : la voie est libre.
Avant de rentrer je regarde attentivement la façade de notre maison, le jardin, l'allée menant au garage… Une boule se forme dans ma gorge, j'ai du mal à respirer, tout mon corps tremble, mais je réussie à trouver du courage pour rentrer et faire mes bagages au plus vite. Je n'ai pas le temps de trainer, il ne faut pas que quelqu'un rentre sinon mon plan est à l'eau. Je monte en vitesse dans ma chambre, vide le plus d'affaire dans une grande valise, je cours dans la salle de bain prendre mes produits d'hygiène, des serviettes, et retourne dans ma chambre pour récupérer encore quelques affaires. Je regarde le tailleur offert par mon père quelques jours plus tôt et souris malgré moi. Je le pli soigneusement et l'emporte, je ne peux me résigner à le laisser là. J'emporte également les photos de familles et de mes amies que je mets dans mon sac à main. Je regarde ma chambre qui parait aussi triste que moi. Je décide d'aller déjà ranger mes bagages dans la voiture au cas où quelqu'un arriverait il me serait plus possible de sortir en douce les mains libres. Une fois fait, je remonte pour écrire une lettre à mon père. C'est la seule personne à qui j'arrive écrire, je ne veux pas faire de mal à Rose et Bella, elles ont Emmet et Edward, ils arriveront à les aider. En revanche papa va se retrouver de nouveau seul et avec cette histoire qui se rejoue je ne veux pas qu'il se sente mal alors je veux tout lui expliquer par écrit. La lettre faite, je vais la déposer sur son lit. En entrant dans sa chambre j'ai le malheur de regarder les photos de notre famille unie, que de bons souvenirs… Il a toujours considéré nos amis comme ses autres enfants et à toujours eu cette photo de nous 7 accrochés au mur : Bella et Edward, Emmet et Rosalie, Jasper, Moi et lui. C'était il y a 2 ans mais je me souviens parfaitement de cette soirée barbecue dans notre jardin. Les larmes se remettent à couler toute seule le long de mes joues.
Un dernier regard à la maison et je prends la route, direction l'aéroport.
Forks, 19 heures.
_ Papa, tu rentres enfin !
_ Oui j'ai eu une dure journée, j'avais dit à Alice que je l'a préviendrais mais je n'ai même pas eu le temps de le faire.
_ En parlant d'Alice elle n'est pas rentré de la journée je ne l'a trouve pas et je m'inquiète.
_ Il ne faut pas, elle doit être avec Jasper !
_ Non papa. Je l'ai vu tout à l'heure ils se sont disputés depuis ce matin et il ne l'a plus revu. Son portable est coupé, Bella est chez elle au cas où elle irait la voir pour lui parler.
_ Bon ok, essayons de rester calme. Réfléchissons 5 minutes. Sais-tu pour quelle raison ils se sont disputés ?
_ Jazz n'a pas voulu me dire, il ne parle plus depuis ce matin.
_ Je vais avoir une conversation avec lui alors. Je monte téléphoner à ses parents, toi tu restes ici et tu me préviens si tu as des nouvelles.
Je monte les escaliers en toute hâte et par réflexe jette un œil dans la chambre d'Alice. Les photos arrachées de sa tapisserie me donne un coup au cœur, j'ai un mauvais pressentiment. J'ouvre ses placards et à cet instant la terre se dérobe sous mes pieds. Je tombe à genoux et prends ma tête dans mes mains. Il ne faut pas que je me laisse aller si vite, il n'est peut être pas trop tard, avec l'énergie du désespoir je me rends dans ma chambre pour pouvoir téléphoner mais nouveau coup au cœur, ce que j'avais redouté m'attends là, sur mon lit : une lettre d'Alice. Sur l'enveloppe est griffonné le mot papa mais ce n'est pas de sa belle écriture soignée, c'est un mot fait en toute hâte et surement en tremblant. Je m'approche d'elle, la saisit et m'assois pour ne pas m'effondrer de chagrin. Je respire et l'ouvre :
Papa,
Parfois l'ironie du sort est cruelle. A peine tu me confis ton passé est voilà qu'il m'arrive une histoire semblable. Je ne sais pas comment réagir mais ma première réaction est de fuir car rester ici avec tous ces souvenirs, ces endroits qui me remémorent les tendres instants passés en sa compagnie, c'est comme mourir un peu plus chaque secondes.
Je ne veux pas que tu sois triste, je ne veux pas que tu m'en veuilles et surtout je ne veux pas que tu penses être de nouveau abandonné comme tu l'as était des années plus tôt… Je ne sais pas où je vais aller mais je te jure que je te donnerais des nouvelles.
Ne te remets pas en cause, tu es un père exceptionnel qui a toujours et qui sera toujours là pour moi. Ne doute pas de mon amour, il est inconditionnel pour toi alors ne sois pas triste, sois fort pour moi s'il te plait. Je te demande juste de ne rien dire à Jasper, dit lui que tu ne sais pas où je suis, il doit assumer, faire comme tu l'as fait avec nous. Ce qui me donne le courage de m'en aller c'est de me dire que s'il arrive à te ressembler ne serait-ce qu'un peu alors son enfant sera le plus heureux du monde.
Tu sais, maintenant qu'il m'arrive la même histoire, je peux te dire que la femme qui est partie pense encore à toi. Je suis sur que toute ma vie je resterais amoureuse de Jasper et qu'il sera dans mon cœur à chaque instant jusqu'à ma mort. Alors continue tes recherches car si un jour il reviendrait en me disant qu'il m'a cherché toute sa vie, je serais la femme la plus heureuse. Alors encore une fois pour moi mais également pour toi, ne cesse pas tes recherches sur elle !
Je t'aime pour toujours. Embrasse Ed, il va me manqué, et dit lui de prendre bien soin de Bella mais aussi de Rose pour moi. Excuse-moi auprès d'elles.
Je te préviendrais, c'est promis !
A bientôt mon papounet.
Alice.
P.S : Je laisserais ma voiture à l'aéroport, pourras-tu venir la récupérer ? Merci
Je laisse tomber la lettre et me mets à pleurer comme un enfant. Mon bébé était partie, loin de moi, et je ne savais même pas où. Edward arriva en catastrophe, il avait du m'entendre d'en bas tellement l'émotion était grande.
_ Papa ! Qu'est-ce qu'il se passe ?
Je ne réussis pas à parler et lui montre la lettre de sa sœur tombée sur le tapis. Il s'assit à mes côtés, perdu lui aussi, les larmes coulant en silence sur son visage impassible. Il me prit dans ses bras et essaya de me calmer. Plus tard il me demanda des explications sur cette femme, histoire de mieux comprendre. Je lui révélai ce que, quelques jours plus tôt, j'avais avoué à Alice.
