Un énorme merci pour vos commentaires qui me vont droit au coeur !

Voilà enfin des nouvelles de Forks ^^ (va falloir vous habituez à se rythme car ce sera comme ça jusque pratiquement à la fin de la fic !) Je n'en dis pas plus et vous laisse découvrir ce chapitre ;)

Bonne lecture et à très vite pour la suite !

Chapitre 17

Forks

Après une bonne douche pour me réveiller, je descends prendre un rapide petit déjeuner dans la cuisine sinon je vais me mettre en retard pour partir au boulot. Je croise Edward alors que j'allais partir et je remarque qu'il a sa tête des mauvais jours.

_ Et bien fils, tu as mal dormi ou quoi ?

_ Oui j'ai mal dormi, j'ai fais des rêves bizarre… Surement à propos de la date de jour ! lance-t-il en allant remplir la cafetière.

Mon cœur rate plusieurs battements, je jette un coup d'œil à ma montre et je fais vite le rapprochement : ça fait 2 mois qu'Alice est partie. Le peu de moral que j'avais file en une fraction de seconde et je me sens tout à coup morose. Certes ma fille me téléphone maintenant une fois par semaine mais c'est rapide et elle me dit vraiment que le strict minimum. Ce qui est dur surtout c'est qu'elle me demande à chaque fois de garder le silence sur nos coups de fils en douce, mais voyant la tête d'Edward, j'estime qu'il a le droit de savoir, c'est son frère après tout !

_ Ed, vient t'asseoir, il faut que je te dise quelque chose. Mais avant tout, ne m'en veux pas de ne pas te l'avoir dit plus tôt, je l'avais juré à Alice.

A l'annonce de son prénom, il laisse de côté ce qu'il était en train de faire et s'assoit face à moi le regard pétillant.

_ Je t'écoute ! dit-il avide de ses nouvelles

Et là je lui confie les appels de sa sœur. Heureusement il ne m'en veut pas, il comprend ma situation en revanche il n'arrive pas à comprendre pourquoi Alice ne veut pas lui parler à lui.

_ Tu sais, à chaque fois qu'elle m'appelle j'entends bien à sa voix qu'elle est sur le point de craquer alors je pense qu'avec toi ce serait encore plus dur de ne pas pleurer. Elle me demande toujours de tes nouvelles tu sais !

_ Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle a un boulot ?

_ Oui elle a un travail mais elle n'en parle que très peu, je ne sais même pas ce qu'elle fait… dis-je en sentant les larmes montaient.

_ Tu ne sais pas du tout où elle pourrait être ?

_ Elle est bien maline pour cacher tout les détails qui pourraient me mettre sur une piste d'une ville ! Je n'ai aucune idée d'où elle est, de ce qu'elle fait, je sais juste qu'elle vit chez sa patronne qui est une femme adorable d'après elle.

_ Quoi ? Elle vit chez une inconnue ?

_ Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ? Et puis je me dis que c'est toujours mieux que de se retrouver dans un hôtel mal famé ou que sais-je encore ?

_ Oui tu as raison, admit-il se ressaisissant. Tu ne l'as dit à personne alors ?

_ Tu te doute bien que si je ne te l'ai pas dit à toi je ne le dis à personne !

_ On ne sait jamais…

_ Ed, regarde-moi !

Il lève ses yeux devenus rouge et me regarde attentivement.

_ Je me suis rapproché de Jazz c'est dernier temps uniquement pour le soutenir dans cette épreuve que je sais dure à passer, mais jamais je ne lui dirais des choses que toi tu ignores. Tu es mon fils quand même !

Il ne répondit pas mais son petit sourire discret en coin me confirma que je ne mettais pas tromper, il pensait faussement que j'en avais parlé à Jazz.

_ Bon et toi alors ? Quand comptes-tu reparlé à ton ami ?

_ Je ne sais pas ! répondit-il froidement en haussant les épaules et se relevant pour préparer son déjeuner.

_ Fais le au moins pour ta sœur, je pense qu'elle n'aimerait pas vous voir encore en froid.

_ On verra !

_ Bien. Je ne rentrerais pas tard, je n'ai pas de consultations cette après midi donc ce sera le weekend avant l'heure ! D'ailleurs tu as quelque chose de prévu ou non ?

_ Non rien du tout, en plus Bella part avec Rose, elles ont des « trucs de filles » je cite, à faire ensemble et elles on prévu de partir tout le weekend… dit-il tristement

_ Mais c'est super ça ! Il y a un match de base ball et un collègue m'a proposé des tickets qu'il lui restait ! Ça te tente ?

_ Plutôt deux fois qu'une ! Il avait retrouvé son sourire en moins d'une seconde

_ Ok alors je lui prends les places tout à l'heure et on se fait ça mon fils !

Je partis au travail de meilleur humeur que je n'avais commencé la matinée, je me réjouissais déjà de mon weekend avec mon fils, nous allions passer enfin un bon moment, depuis le temps que nous n'en avions pas eu l'occasion, je comptais bien rattraper le coup !

A peine arrivé je fonçai dans le bureau de John en priant pour qu'il n'ait pas encore vendu les tickets qu'il lui restait. Le bon Dieu était avec moi aujourd'hui, non seulement il ne les avait pas encore vendu mais il me donna les 2 autres qui lui restait sachant pertinemment qu'il n'arriverait pas à les vendre puisqu'il devait partir en vacances dans l'après midi. Je me retrouvais donc avec 4 tickets en main et là une folle idée me traversa l'esprit… Je souris intérieurement et me pensa soudainement diabolique, mais j'aimais cette idée malgré ce qui pouvait se passer. Mes pensées furent interrompues par une infirmière qui venait me demander un dossier. Le matin passa encore plus vite que je ne l'avais espérer et j'étais de retour à la maison pour 13 heures.

Edward avait préparé le repas, surement sa façon de me remercier du weekend sympa qui se profilait à l'horizon. J'étais content qu'il ai retrouvé son sourire et je m'empressai de lui montrer les tickets.

_ Regarde un peu ça fiston ! En plus on a des bonnes places !

_ Super ! T'es le meilleur ! Mais pourquoi t'as pris 4 tickets, tu…

Il ne finit pas sa phrase et me regarda avec son regard noir

_ Écoute, John m'a fait cadeau des 2 autres, je n'y suis pour rien, ok ! Alors si tu veux inviter Emmet et un autre ami, tu peux ! dis-je d'un ton neutre

_ Emmet et un ami… reprit-il

_ Oui tu as bien entendu, mais bon ce sont tes tickets Ed, tu en fais ce que tu en veux. Je lui déposai dans la main et le laissa seul un instant pour qu'il réfléchisse. Je fis semblant de monter dans ma chambre mais je resté dans le couloir, guettant sa réaction. Il s'empara du téléphone, hésita puis composa le numéro.

_ Em c'est moi, est-ce que sa te tente de venir voir le match de base ball avec nous ?

_ …

_ Oui mon père a eu 4 places !

_ …

_ Justement je voulais te demander de passer chez Jazz pour voir si ça lui dit de venir…

_ …

_ Non je ne suis pas tombé sur la tête, rassure toi ! Bon tu passes avec lui dans la soirée, on pourra en discuter tous ensemble.

_ …

_ Merci Em, je savais que je pouvais compter sur toi ! A plus.

Il raccrocha et monta rapidement les marches des escaliers ce qui me valut de me faire prendre à mon propre piège. Lorsqu'il me vit là, à l'écouter en douce comme un ado, il sourit et s'approcha de moi.

_ Merci papa. Tu as bien fait, je pense qu'il est temps que j'en parle avec lui.

_ Alors je suis content que tu le prennes comme ça fiston ! Je suis fier de toi.

Une tape dans le dos et il s'éclipsa dans sa chambre pour téléphoner à Bella. Je suis sur qu'elle sera ravie elle aussi, les filles ne disaient rien mais elles prenaient mal cette dispersion de leur groupe d'amis. Le départ d'Alice les avaient assez secouées, ce n'étaient pas la peine que les garçons ne se voient plus. La pire dans l'histoire c'était Rose, elle voyait bien dans l'état qu'était son frère et en même temps elle ne pouvait pas rester avec lui à la maison à déprimer encore plus. Si je peux aider à les ressouder un peu alors j'en suis ravi, pourvu que mon plan fonctionne jusqu'au bout et que ça ne finisse pas en bagarre !

L'après midi passa vite, la soirée commençait et comme je savais que les garçons n'allaient pas tarder à arriver je me décidai de commander des pizzas. Edward venait d'arriver dans la cuisine et je le sentais stressé car il tripoter nerveusement les boutons de sa chemise.

_ Détends toi, tout va bien se passer.

_ Je ne sais pas si c'est une bonne idée, j'espère que je n'aurais pas envie de lui coller mon poing dans la figure !

_ Ed, du calme ! Pense à ta sœur si ce moment arrive !

Bingo, cette phrase le relaxa presque immédiatement. Je savais qu'il était capable de beaucoup par amour pour Alice. Le livreur sonna et Ed alla ouvrir la porte, une façon pour mettre fin à notre discussion, mais je savais qu'il se retiendrait si jamais la soirée ne se passait pas comme prévu.

J'attendais tranquillement dans le fauteuil quand Edward revenu les bras chargé de pizza et d'un pack de bières. A la vu de se pack je souris et je compris qu'Emmet venait d'arriver, toujours là pour mettre l'ambiance celui là ! Mais sa présence me rendais plus serein, il avait toujours le dessus dans les bagarres donc ça ne lui poserait aucun problème de séparer Ed et Jazz au cas où… Et puis je pense qu'il était content de la réaction de mon fils, faire le premier pas envers Jazz était un bel acte d'amour envers Alice. Une fois la bande presque reformée ils seraient plus forts tous ensemble et ça donnerait peut être envie à ma fille de revenir. Je savais bien au fond de moi que ce ne serait pas simple de la faire revenir mais j'étais prêt à tout tenter ! Et si cette expérience de ce soir ne me ramener pas Alice, elle permettrait tout de même aux garçons d'éclaircir la situation et de passer à autre chose.

Je me levais pour aller accueillir les garçons car Jazz était resté sur le pas de la porte. Il n'avait pas bonne mine, devait surement manquer de sommeil et il semblé stressé d'être ici.

_ Salut Em' ! dis-je en lui serrant une poignée de main bien virile

_ Bonsoir Carlisle ! Quelle bonne idée ce match, merci pour la place ! dit-il en me faisant un clin d'œil, signe qu'il était de mon côté pour rabibocher ses deux amis comme je l'avais espérais.

_ Alors Jazz, tu comptes rester sur le pas de la porte toute la soirée ? Aller vient t'installer ! dis-je calmement.

_ Bonsoir Carlisle, merci de l'invitation, il ne fallait pas. De toute façon je n'ai pas très envie de sortir ces derniers temps.

Sa voix était morose tout comme lui. Edward ne lui dit mot et pour s'occuper l'esprit il était parti chercher des serviettes en papier pour que l'on puisse passer à table.

_ Justement faut que tu sortes mon vieux ! T'as vu ta tête, il est grand temps que tu reviennes faire notre jogging quotidien !

_ D'une je n'avais pas envie de sortir, de deux je ne pense pas que ma présence était désirée.

Emmet avait prit un air désolé sur son visage pourtant si joyeux. Il allait répondre à son ami quand Edward revenait vers nous, il se décida donc de lui adresser un petit sourire gêné mais compatissant.

Voyant le silence et la tension s'installer je décidai de lancer la conversation sur le match de demain. Emmet enchaina, comprenant la tactique et pour la première fois depuis leur arrivée les trois garçons se mirent à l'aise et parlèrent ensemble sans s'en rendre compte. Jazz avait un peu retrouvé le sourire, surement parce qu'il pensait avoir un peu retrouvé l'amitié des deux autres, cependant il était plus à l'aise avec Em et n'osai pas trop regarder Edward.

_ Bon alors demain le match est à 14 heures je passe vous chercher à 12 heures les gars ? Comme ça on mange sur place et on a le temps de profiter !

_ Aucun problème pour moi Carlisle ! Ça marche !

Ne voyant pas de réponse je m'adressai directement à lui pour savoir ce qu'il comptait faire

_ Jazz ? Tu veux toujours venir ?

Il rougit, baissa les yeux, tritura le reste de pizza qu'il avait sous les yeux et répondit doucement

_ Euh… je vous rejoindrais sur place si ça ne vous dérange pas ?

_ Pourquoi, tu comptes d'abord passer voir la fille qui porte ton enfant ?

_ Ed je t'en prie… dis-je calmement

_ Non mais vas-y dit le que c'est ça Jasper ! Tu me crois con au point de ne pas deviner où tu vas ?

_ Edward ça suffit… dis-je un peu plus autoritaire

_ Bien sur tu ne réponds pas ! Ça ne m'étonne pas, un lâche comme toi ne réponds jamais et laisse les personnes dans le doute, sauf que moi je ne fuirais pas !

_ Et mec calme toi ! lança Emmet

_ Non je ne me calmerais pas, je suis chez moi je fais et je dis ce que je veux ! Il a déjà fait souffrir assez de monde et …

_ Et moi Edward ! cria soudainement Jasper sortit de son silence et en se mettant debout. Et moi, tu ne crois pas que je souffre, hein ? Tu penses que tout vas bien pour moi, que je ne m'en veux pas, que je ne vois pas le mal que j'ai fait autour de moi ? Tu crois qu'Alice ne me manque pas ?

Rien que d'avoir prononcé son prénom, Jazz commençait à s'effondrer. Il se rassit sur sa chaise, pris sa tête entre ses mains et pleura comme un enfant. Edward le regardait stupéfait, il ne pensait pas qu'il avait tant de haine en lui, tant de haine envers lui-même. Un silence s'installa, aucun de nous n'osait bouger. Nous restions ainsi plusieurs minutes et une fois que Jazz fut un peu calmé il continua

_ J'aurais beau te dire que je suis désolé, que si je pouvais revenir en arrière je ne laisserais pas Alice partir, que je n'aurais pas du boire à cette satané fête… rien ne me ramènera mon amour, si tu savais comme je l'aime, je ne passe pas un seul instant sans penser à elle, elle me suit partout telle une ombre, mon ombre puisque moi je n'ai plus d'âme… Je ne suis rien sans elle et je survis uniquement pour respecter sa volonté, elle m'a fait promettre de m'occuper de cet enfant. Je le ferais mais juste pour elle car je ne pourrais jamais aimer ce bébé.

_ Tu n'en sais rien Jazz, dis-je doucement. Une fois que tu l'auras dans tes bras se sera différent, certes ce ne sera pas aussi beau que si c'était un enfant que tu aurais eu avec Alice mais tu verras, tu l'aimeras car ce sera ta chair, ton sang.

_ Ça c'est moins sur !

_ Comment ça ?

_ Je n'ai aucune confiance en Lauren, je ne me souviens absolument pas de la soirée, j'ai beau réfléchir, chercher, je ne me rappelle pas être passé à l'acte avec elle. J'ai peut être flirté à cause de l'effet de l'alcool mais impossible de me souvenir de plus.

_ Il y a une solution à ton problème, dis-je en réfléchissant.

Les 3 garçons me dévisagèrent instantanément, attendant que je poursuive enfin ma phrase

_ Malheureusement nous devons encore attendre 7 mois…

_ Explique toi un peu papa car là moi je nage !

_ Je ferais un test de paternité sur l'enfant une fois qu'il sera au monde, comme ça nous seront fixé !

_ Ça va être long d'attendre… J'ai hâte de savoir, mais je suis quasiment sur que ce ne sera pas moi le père.

_ Attendons les résultats d'abord, dit Edward mais d'une voix plus douce cette fois.

_ Je sais que tu ne me fais plus confiance, mais tu verras qui a raison dans quelques mois !

_ Je t'en veux énormément Jazz, laisse moi du temps pour essayer de m'y faire c'est tout…

_ Je ne pense pas que le temps changera grand chose… Tant qu'Alice ne sera pas revenue dans nos vies, si un jour j'ai le bonheur de la revoir, et bien les choses ne changeront pas. Nous survivront c'est tout…

Edward me lança un regard interrogateur et je compris son intention. Je n'en avais pas espérer autant mais mon fils se culpabiliser de ne pas dire à Jazz que nous avions des nouvelles d'Alice. A sa façon de me regarder je voyais bien qu'il me demander mentalement mon avis sur cette révélation. Ne pensant qu'à leur rapprochement j'optai pour le dévoilement du mystère, de toute façon ça me fera du bien d'en parler et tout le monde sera content d'en savoir un peu sur Alice. Je clignai des yeux pour lui indiquer mon autorisation et il me sourit, visiblement content de ma réaction.

_ Jazz… Il y a quelque chose que tu dois savoir…

Ce dernier releva les yeux vers Edward et fut surpris car depuis le début c'était la première fois qu'il s'adressait à lui de cette manière.

_ Je t'écoute !

_ Et bien en fait mon père à eu des nouvelles d'Alice. Elle lui téléphone une fois par semaine depuis son départ mais se garde bien de ne pas révéler où elle se trouve.

_ Quoi ? Mais pourquoi tu ne me l'a pas dit avant Carlisle ?

_ J'avais promis à Alice de ne même pas en parler à son frère… Seulement quand je l'ai vu comme ça je ne pouvais plus me taire alors je lui ai avoué.

_ Comment va-t-elle ? Qu'est-ce qu'elle fait ?

_ Je ne sais pas grand-chose Jazz… Je sais juste qu'elle va bien, du moins c'est ce qu'elle dit, je sais très bien qu'avec une voix pareil elle ne peut pas aller bien… Un peu comme nous tous.

Je lui racontais tout ce que je savais, il voulu savoir pleins de détails mais j'ignorais les réponses, je me rendis compte que je ne savais quasiment rien de sa « nouvelle vie » mais j'étais tellement heureux d'entendre sa voix au téléphone que ça me suffisait.

La soirée se termina beaucoup plus calmement qu'elle n'avait débutée. Les garçons étaient un peu redevenus proche l'espace de ces quelques heures. Mon plan avait fonctionné puisque nous étions amenés à passer la journée de demain tout les ne me restait plus qu'à espérer qu'après le match leur amitié puisse redémarrer !