Voilà la suite mes chères lectrices :) ^^

Bonne lecture et j'espère que ça vous plaira !

Chapitre 23

Forks

_ Pas la peine de chercher partout ! Je sais dans quelle ville se trouve ma fille ! Elle est à Chicago, partie retrouvé ma tendre Esmée…

_ Retrouver qui ? demanda Jazz

_ Esmée, chuchotais-je.

_ Oh ! souffla Edward surpris. Alors elle s'appelle comme ça.

_ Désolé de vous déranger mais peut-on avoir une explication s'il vous plait ?

_ Oui pardon, je suis surpris car mon père n'a jamais trouvé la force de nous révéler le prénom de l'élue de son cœur, et là le fait qu'il le dise comme ça me surprend…

_ D'accord… Bon alors comment pouvez vous être sur de vous ? me demanda Jeffrey, le détective.

Je n'eus pas le temps de répondre qu'Edward répondit à ma place.

_ Nous en sommes sur c'est tout. Je connais Alice par cœur, si elle a eu connaissance de ses papiers, d'ailleurs ce n'est pas pour rien qu'ils ont disparus, alors c'est forcé qu'elle soit partie à la recherche de cette femme qui comptait tant pour notre père. Il lui fallait un but pour ne pas qu'elle s'effondre, elle en a trouvé un.

La détermination qu'Edward avait dans sa voix installa un moment de silence mais après avoir réfléchi, Jeffrey releva la tête pour nous sourire.

_ Ok, après tout vous la connaissez mieux que quiconque. Je veux bien suivre cette piste, je pars dès demain matin pour Chicago !

Nous nous regardons tous les 3 et je pense que mon cœur n'est pas le seul à battre la chamade. Nous sommes surexcités à l'idée de revoir Alice et la même lueur d'espoir et de hâte allume nos regards.

_ Cependant, ne vous emballés pas trop vite. C'est un travail de fourmis qui m'attends, et surtout nous ne sommes pas sur à 100 % qu'il s'agisse vraiment de cette destination. Et puis Chicago est une grande ville et je n'ai pas de renseignements précis sur son travail ou d'autres indices qui pourraient m'aider.

_ Comment compter vous faire alors ? demanda méchamment Jazz.

_ Du calme Jazz…

_ Ne vous en faites pas, en général tout le monde réagit de cette façon. Pour vous expliquer rapidement, je vais concentrer mes recherches près de l'aéroport pendant environ 1 mois. La plupart des « disparus » restent tout de même près de ce lieux car c'est un moyen rassurant pour eux de se dire que si jamais l'envie leur en prend ils peuvent faire machine arrière et rentrer chez eux. Dès que j'ai la moindre petite piste susceptible de vous aider, je vous en informe. Dans tout les cas je vous appel toutes les semaines pour vous faire mon compte rendu.

_ Ça semble correct, acquiesça Ed.

_ Nous restons en contact de toute façon, c'est donnant donnant ! Si jamais vous avez des nouvelles, des idées ou je ne sais trop quel indice, vous me prévenez !

Sur ces bonnes paroles il me donna sa carte, je lui laissais nos numéros de portable à tout les 3 pour qu'il ait toujours quelqu'un à joindre. Il parti en nous ayant rassuré et c'est d'une humeur sereine que je refermais la porte.

_ Alors qu'en pensez vous les garçons ?

_ Il m'a l'air correct.

_ Moi aussi je suis content, j'espère qu'il nous donnera vite des nouvelles. Je sais je suis impatient mais c'est plus fort que moi !

_ C'est normal Jazz, nous aussi nous le sommes, seulement j'essayais de me demander comment aller se passer les retrouvailles !

_ Arrête papa tu vas nous stressé déjà maintenant !

_ Oui mais en même temps pour lui c'est double suspens, tempera Jazz qui semblait compréhensif.

_ C'est vrai… Tu ne l'as jamais plus revu alors ?

_ Non, la dernière fois c'était quand nous nous sommes dit au revoir quand elle est partie pour faire ces études et elle n'est jamais revenue…

_ Mais alors vous étiez encore ensemble ! Donc vous n'avez jamais rompu ?

_ Officiellement non ! Et puis je ne pouvais pas partir à sa recherche puisque ta mère était enceinte de toi. Donc je n'ai jamais eu d'explications.

Nous étions tous plongé dans nos pensées, connaissant Esmée j'étais vraiment étonné de sa réaction encore des années après. Pourquoi n'était-elle pas revenue ? Nous étions tellement amoureux qu'il n'y avait pas de raison, sauf si elle avait rencontré quelqu'un d'autre… Cette idée me faisait mal mais je ne pouvais pas lui en vouloir vu mon passé, moi j'avais carrément mis une femme enceinte ! Cependant je regrettais toujours de ne pas avoir eu le courage d'aller chez ses parents pour leur demander des explications. Et puis lorsque je l'avais enfin eu, ils avaient déménagé sans laisser d'adresse…

_ Bon je vais vous laisser, il est temps que je rentre !

_ Comme tu veux Jazz.

_ De toute façon maintenant que nous avons enfin trouvé notre détective je me sens mieux ! J'espère que ça ira vite, et puis c'est la meilleure façon d'agir.

_ Alors si nous sommes tous content c'est super !

Une fois Jazz partit, nous allons nous coucher, cette journée venait d'être chargé en émotion nous avions besoin de repos.

La nuit fut agitée, j'avais rêvé de mes possibles retrouvailles avec ma fille et aussi ma chère et tendre Esmée… A chaque fois que je pensais à elle, je remarquais que mes sentiments n'avaient pas diminués, je l'aimais encore… Maintenant j'en suis sur, je n'ai jamais cessé un seul instant d'éprouver un amour inconditionnel pour cette femme merveilleuse. Comme je regrette de ne pas l'avoir recherché plus tôt, tout ce temps de perdu et peut être qu'elle ne voudra plus me revoir, peut être qu'elle m'a oublié, qu'elle a fait sa vie, elle aussi et qu'elle a des enfants… Tant de questions auxquels j'ai besoin d'avoir des réponses. L'impatience commençait à devenir trop pesante donc je me levais pour aller sous une bonne douche, histoire d'essayer de me changer les idées ! Mais lorsque j'en ressortie, je n'avais qu'un visage en tête : celui de ma douce. C'était plus fort que moi, maintenant que j'avais fais ressortir des souvenirs que j'avais tant enfoui en moi, mon esprit ne pouvait plus penser à autre chose qu'à elle, comme si je me devais de rattraper le temps perdu.

Tout en étant plongé dans mes pensées, je m'habillais pour me rendre au travail. L'esprit ailleurs, j'étais un véritable automate ce matin et je me demandais comment j'avais fait pour me retrouver derrière mon bureau ! Je ne peux pas dire que je n'écoutais pas mes patients mais j'admets que j'étais distrait et seule la sonnerie de mon téléphone portable me fit réellement émergée. En effet, il n'y avait que mes proches qui avaient se numéro et pour que quelqu'un m'appelle dans l'après midi c'est qu'il devait y avoir quelque chose d'important… ou de grave ! Heureusement que je n'avais pas de patients car je décrochai tout de suite, trop nerveux pour me poser plus de questions.

_ Allo ?

_ Bonjour papa, c'est moi…

_ Alice ! Que t'arrive-t-il ? Est-ce que tu vas bien ?

_ Euh… oui… pourquoi ?

_ Tu ne m'appelle jamais quand je suis à l'hôpital, alors j'ai pensé que…

_ Oh pardon ! Je suis en congé cette après midi et comme j'avais envie d'entendre ta voix je n'ai pas fait attention à l'heure ! Je suis désolé, je te rappellerais plus tard…

_ Non ! Ne t'en fais pas tu ne me dérange pas du tout !

_ Tu es sur ?

_ Bien sur ! Je suis toujours tellement heureux de t'entendre. Alors comment te portes-tu ?

_ Ça va papa, ne t'inquiète pas, je vais bien. Et toi ?

_ Oh, on fait aller… Tu me manque tellement ma puce.

_ Toi aussi, c'est dur sans toi, sans vous… Comment va Ed ?

_ Il fait des efforts pour aller bien, heureusement Bella l'aide énormément !

_ Je n'en doute pas ! Comment vont-elles d'ailleurs ?

_ Elles s'entraident, elles essayent de surmonté ton absence mais ce n'est plus pareil sans toi.

_ …

_ Et toi, ton travail, ça se passe bien ?

_ (ravalant des larmes) Oui tout va bien.

_ Tu ne veux toujours pas me dire dans quoi tu travailles ?

_ Ça t'avancerais à quoi papa ? On en a déjà parlé…

_ Comme tu voudras. Écoute, je voudrais te demander quelque chose…

_ Bien sur, dit moi !

_ Tu ne voudrais pas parlé à ton frère au téléphone ? Ça vous ferait du bien je pense, vous êtes tellement unis tous les 2 !

_ Euh… Je ne sais pas vraiment … je ne pense pas être prête, j'ai peur de… craquer. Déjà avec toi ce n'est pas évident, j'ai tellement envie de serrer dans mes bras mon papounet… (les larmes ne pouvaient plus être contenues)

Nous pleurons tous les 2 le plus silencieusement possible. Moi aussi j'avais envie de la voir, de la regarder, de la serrer dans mes bras et lui dire combien je l'aime, combien je suis fier d'être son père.

_ Ma puce… tu n'as pas l'air d'avoir le moral, ça faisait longtemps que tu n'avais plus pleuré au téléphone, dit moi la vérité, comment vas-tu ? Et je ne parle pas de ta santé !

_ J'avais besoin de t'entendre, de me dire que ma famille et encore là… C'est bête, je sais, mais c'est parce que les derniers jours j'ai reparlé de toute cette histoire avec un ami et maintenant je me sens encore plus seule que jamais, pourtant je ne le suis pas… Je suis perdue et …

Je la laissai reprendre une respiration normale et elle souffla timidement

_... Jasper me manque…

_ Tu lui manque aussi ma puce.

_ Il te l'a dit ?

_ Il ne fait que de parler de toi, de penser à toi, il s'en veut tellement.

_ Est-ce qu'il s'occupe de la grossesse de…

_ Oui, ne t'en fais pas. Moi aussi je m'occupe d'elle. Mais tu sais tu ferais bien de penser un peu à toi dans cette histoire, tu pourrais essayer de revenir, nous en parlerons ensemble et tu y verras plus clair !

_ Non je ne peux pas… Je dois te laisser papa, je te rappel très vite, promis.

_ Je t'aime très fort ma puce, c'est dur sans toi.

_ Je t'aime aussi papa, à bientôt.

Elle raccrocha et j'eus l'impression que mon cœur se brisa en même temps. Elle commençait à douter, j'aurais du la garder plus longtemps au téléphone, mais pour dire quoi ? Je ne voulais pas me fâcher avec elle.

Comme je n'arrivais plus à me concentrer après cette discussion, je pris mes affaires et décida de rentrer à la maison. J'avais besoin de calme, et j'avais aussi besoin de parler de tout ceci avec mon fils. Après lui avoir raconté la conversation téléphonique que j'avais eue avec sa sœur un peu plus tôt, je me sentais plus léger. Heureusement qu'il était là pour m'aider et m'écouter. Finalement cette situation avait eu du bon puisqu'elle nous avait rapproché mon fils et moi. Il n'était pas surpris qu'Alice ait raccroché précipitamment, il se doutait qu'elle ne serait pas prête à lui parler puisque même Edward avouer ne pas savoir quoi lui dire si jamais il l'avait au téléphone… Je voyais bien qu'ils mourraient d'envie tous les deux de se parler mais qu'aucun n'osaient car ils avaient peur de ne pas être assez fort pour surmonter cette épreuve. Mais je ne perdais pas espoir, je souhaitais qu'ils aient l'occasion de se parler et si je pouvais aider le destin je le ferais… Après s'être souhaité bonne nuit, nous regagnions nos chambres, j'espère que cette nuit sera plus reposant que la dernière !