Voilà la suite du jour :) Merci pour tout les filles ;)

Bonne lecture et à demain pour la suite !

Chapitre 29

Forks

J'avais à peine les yeux ouvert que je me félicité déjà ! En effet j'avais réussi à tenir la promesse que je m'étais fait à savoir être de bonne humeur ! Nous avions passé un bon weekend, le lundi s'était bien déroulé et puis surtout j'étais content car l'appel d'Alice ne devrait plus tardé. Comme d'habitude elle me téléphonerait surement aujourd'hui ou au pire demain. Ce rendez-vous était primordial pour moi, quand j'entendais sa voix j'étais rassuré et plus serein. A vrai dire j'avais aussi hâte de son appel pour lui dire la fameuse phrase de Rosalie, inconsciemment j'espérai qu'elle me donne le sens de cette « charade » mais je ne sais pas si elle serait d'accord de me révéler le sens. Tant pis, je me contenterais encore d'attendre, mais peut être qu'au son de sa voix je pourrais percevoir un petit indice ? Bon il était temps de se lever, je commençais à trainassé au lit et à la fin j'allais devoir prendre mon petit déjeuner à toute vitesse !

Edward était aussi levé car il avait cour ce matin alors après avoir mangé nous partons chacun de notre côté. Je lui ai promis de ne pas rentré tard ce soir, comme ça nous pourrons encore passer du temps ensemble. Je me rends compte de l'importance de mes enfants et maintenant je veux en profité au maximum, le travail peut bien attendre !

Une fois au volant je me surprends même à chanter dans la voiture sur le trajet, décidément je me demandais si mes rêves n'y étaient pas pour quelque chose ? Oui en ce moment je ne rêvais que de ma douce Esmée et je dois avouer que ça me rendais joyeux. J'avais tant envie que mes rêves deviennent réalité, j'étais impatient que Jeffrey m'annonce une bonne nouvelle, qu'il me téléphone et m'annonce « Carlisle je viens de retrouver votre premier amour et votre fille » !

Je venais de me garer et je secouer ma tête en souriant pour me chasser cet image de ma tête, de toute façon ce ne serait pas pour l'instant et surtout je doute avoir la chance qu'il retrouve les deux femmes de ma vie le même jour.

A peine entrée dans le hall, je remarque tout de suite que Lauren est là à attendre près de la machine à café. Là voyant seule et apparemment stressée je m'approche d'elle pour en savoir un peu plus.

_ Bonjour Lauren, que fais tu là si tôt ?

Elle parut surprise de me voir mais essayait de garder son calme.

_ Bonjour Dr Cullen, en faite j'attends ma mère, elle doit passer me chercher.

_ Mais tu as eu des examens si tôt ?

_ Euh non en fait… je… voilà ma mère, il faut que je file. Bonne journée.

Elle partie si vite que je n'eus pas le temps d'en savoir plus. Tant pis j'irais me renseigner à l'accueil, après tout c'était une de mes patientes, je pouvais savoir. Comme je passais devant la secrétaire avant d'aller dans mon bureau, je lui demandai au passage le dossier de Lauren.

Une fois dans mon fauteuil je feuilletais attentivement le dossier et je m'arrêtai net sur la dernière page. Elle avait été admise hier soir pour une tentative de suicide ! Je n'en croyais pas mes yeux. Est-ce que Jazz le savait ? Pourquoi voulait-elle faire ça ? Il fallait que j'ai une discussion avec eux deux. Au moment où je prenais mon téléphone, mon portable sonna et mon cœur se mit à battre, soit c'était Alice, soit c'était Jeffrey, dans les deux cas j'étais heureux. Après avoir jeté un œil sur l'écran je décrochai avec un sourire.

_ Bonjour ma puce, tu vas bien ?

_ Bonjour papounet ! Ça fait du bien d'entendre ta voix si gaie ! Je vais bien quand je t'entends, et toi alors pourquoi tu es si heureux ?

_ C'est quand tu me téléphone, je suis de bonne humeur.

_ Moi aussi j'aime te parler. Tu es au travail déjà ?

_ Oui je viens d'arriver.

Je n'avais pas envie de lui révéler la nouvelle que je venais d'apprendre donc je changeai de sujet.

_ Et toi ma puce tu fais quoi de beau ?

_ Je viens de me réveillée, je me prépare et ensuite je sors prendre l'air avec un ami !

_ Je suis content que tu ais des amis, c'est important.

_ Oui il est très important pour moi en plus. Et sinon, tu me racontes quoi de beau ?

_ Et bien rien de spécial, ton frère va bien, tu lui manque toujours autant… Tu manques à tout le monde d'ailleurs…

_ Vous me manquez aussi…

_ En parlant de ça, Rose m'a demandé de te transmettre un message.

_ … heu… je t'écoute.

_ Elle m'a simplement dit « jeudi il y a 19 à 20 personnes dans ma maison ».

_ …

_ Alice, tu es toujours là ?

_ Oui ! Oui je suis là…

_ Tu as compris cette phrase ? demandais-je espérant en savoir plus.

_ Oh oui que j'ai compris.

_ Tu souris, c'est bon signe ?

_ Tu entends que je souris ?

_ Oui je l'entends à ta voix ! Je ne sais pas ce que ça signifie mais tant mieux si tu le prends bien, j'avais peur !

_ Ne t'en fais pas mon petit papounet, je le prends très bien. Je reconnais bien Rose là !

_ Je ne pourrais pas en savoir un peu plus ?

_ Tu sais c'est des trucs de filles, rien d'important…

_ D'accord mais je ne dois rien lui répondre ?

_ Dis lui simplement que je verrais bien.

_ Ok, c'est noté! Et sinon tout ce passe toujours bien ? Tu ne comptes pas revenir faire un petit tour à Forks ?

_ On en a déjà parlé il me semble ! Tu me manque énormément, j'ai très envie de te voir mais je ne me sens pas encore capable de revenir.

_ Oui pardon, mais c'est plus fort que moi de te poser cette question.

_ Bon je vais devoir te laisser, mon ami va m'attendre sinon !

_ Toujours aussi longue à te préparer ! plaisantais-je

_ On ne change pas les bonnes habitudes !

_ Tu me manque déjà, prends bien soin de toi ma puce.

_ Bien sur, toi aussi papa. Et prends soin d'Ed, passe lui le bonjour, aux filles aussi et à Emmet ! Bisous, je t'aime.

_ Je n'y manquerais pas, ça leur fera plaisir. Je t'aime très fort. A plus tard.

_ A bientôt, bye.

Elle raccrocha et pour la première fois nous nous étions quittés dans la bonne humeur, sans larmes à retenir, une grande première ! J'étais un peu déçue de ne pas en avoir plus appris sur leur fameux secret des filles, mais j'essaierais de tirer les vers du nez à Rose !

Une fois redescendu de mon petit nuage mais yeux se reposèrent sur le dossier de Lauren et mon sourire s'effaça lentement. Que faire ? J'étais gardé par le secret médical mais une voix au fond de moi me poussait à en parler à Jazz. Après une courte réflexion intérieure je composais son numéro.

_ Allo ?

_ Salut Jazz c'est Carlisle ! Tu fais quelque chose de spécial pour le déjeuner ?

_ Euh non, je reprends les cours à 15 heures donc j'ai le temps !

_ Super ! Tu voudrais bien venir manger avec moi, il faudrait qu'on parle.

_ Tu me fais peur là ! Rien de grave ? Alice va bien ?

J'étais touché qu'il pense tout de suite à elle, mais je ne voulais pas lui en dire trop au téléphone.

_ Non ne t'en fais pas, Alice va bien, je viens de l'avoir au téléphone. On en parle à 13 heures, tu veux ?

_ D'accord, je te rejoins au snack à l'angle de l'hôpital.

_ Très bien merci. Alors à plus tard.

La fin de matinée passa relativement vite mais pas assez à mon gout ! Heureusement la pause déjeuner pointait le bout de son nez et c'est presque en courant que je sortis de mon bureau. Résultat je mettais tellement empressé que j'étais le premier au rendez vous. Je n'attendis pas longtemps, Jazz arriva derrière moi lui aussi un peu essoufflé, j'avais du lui faire peur ce matin et il voulait savoir la nature de mon appel mystérieux.

_ Salut Carlisle, tu vas bien ?

_ Ça va Jazz merci. Et toi ?

_ Bien aussi, on commande et on en parle après ?

Après une poignée de main nous faisons la queue pour commander notre repas. Je le sentais nerveux, il mourrait d'envie de savoir. Les sandwichs en main nous sortons pour être au calme et allons nous asseoir dans un espace repas du parc à côté de l'hôpital, vu le temps maussade cet endroit était désert, le lieu idéal donc !

_ Bon alors tu vas me dire car là je ne tiens plus !

_ Oui excuse moi mais je voulais être sur que personne ne puissent entendre.

Il leva un sourcil, étonné et suspendu à mes lèvres à la fois, mais m'écouta attentivement. Je lui expliquai donc ce que j'avais découvert le matin même.

_ Attends un peu, tu dis que Lauren à fais une tentative de suicide ? Mais comment, pourquoi ?

_ Elle a tenté de se trancher les veines mais sa mère l'a découverte pratiquement tout de suite, elle n'a pas perdue beaucoup de sang car elle lui a tout de suite fait un garrot et l'a conduit à l'hôpital. Quand à la question du pourquoi, je n'en ai aucune idée. En plus elle est déjà rentré, elle a signé une décharge, elle ne voulait pas rester en observation.

_ Oh… Je ne la pensais pas si désespérée que ça…

_ Pourquoi, elle a déjà montré des signes qui t'ont fait pensé qu'elle avait des idées noires ?

_ Tu sais le peux qu'on se voit je ne suis pas au petit soin pour elle, je lui en veux tellement d'avoir gâché ma vie ! dit-il d'un ton froid et détaché.

_ Vous étiez deux Jazz…

Je ne pouvais pas le laisser dire de telle chose, certes j'en souffrais aussi mais ce n'est pas uniquement de la faute à Lauren. Et puis il faut bien que quelqu'un essaie de comprendre alors c'est dans mon devoir de médecin que j'agis de la sorte.

_ Merci de me le rappeler mais je te rappel que je n'ai aucun souvenir !

_ Ne joue pas sur les mots, tu sais très bien que je ne dis pas ça méchamment. Je cherche des réponses à cette énigme, je n'ai pas envie qu'elle retente son geste.

_ Oui je sais…

_ N'oublie pas la promesse que tu as faites à Alice, tu dois quand même prendre soin de Lauren.

Je savais que ce rafraichissement ne lui ferait pas de mal ! Dès que j'ai prononcé les mots « promesse » et « Alice » les yeux de Jazz ce sont illuminés, je savais que je venais de touché son cœur, de gagner la partie.

_ Je vais aller la voir, lui demander une explication.

_ Non surtout pas ! N'oublie pas que tu es courant uniquement parce que j'ai bien voulu te le dire, je suis tenu par le secret médical normalement. J'ai fais une exception uniquement pour ma fille, pour ne pas qu'elle s'en veuille et qu'elle t'en veuille par la même occasion, si jamais il arrive quelque chose à Lauren !

_ Oui tu as raison, merci d'ailleurs. Comment je peux faire alors ?

_ Et bien tu devrais essayer d'être moins dur avec cette fille, essaie de la comprendre elle non plus ne doit pas être enchantée d'être enceinte d'un homme qui ne l'aime même pas. Et puis tu sais elle est déjà enceinte de 5 mois, il ne reste plus longtemps à attendre.

_ Compris. Je vais faire mon possible, mais ça va être dur, c'est bien pour Alice que je fais ça. En parlant d'elle, tu as des nouvelles alors ?

_ Oui elle va bien mais je n'ai pas réussie à en savoir plus sur le secret que ta sœur m'a dit de lui dire !

Il rigola et son expression devint mélancolique. Il devait en avoir des souvenirs d'eux quatre étant enfants ! Nous restions un moment silencieux, perdus dans nos pensées et je mis fin à ce silence pour lui rappeler qu'il était temps de manger avant de ne plus avoir le temps ! Il était l'heure pour moi de repartir travailler, mais avant de se quitter Jazz me retenu.

_ Merci Carlisle. Pour tout.

_ Mais de rien Jazz, tu sais bien que tu es comme un fils pour moi !

_ Et toi tu es notre père à tous ! Tu as toujours pris le temps pour nous, alors merci d'être là.

Cette remarque m'avait ému, c'est vrai que j'avais toujours étais là pour eux mais je ne pensais pas que les jeunes l'avaient tant remarqué. Ça me fit chaud au cœur et en cet instant je ne regrettais rien de ma vie, cette sensation me faisait du bien.

_ On se tient au courant alors.

_ Compte sur moi, je passe la voir ce soir et si j'en sais plus je te le dit.

J'étais heureux et rassuré qu'il le prenne ainsi. Après s'être quittés je retournais à mon bureau où mes consultations m'attendaient. Comme j'avais libéré ma conscience l'après midi se passa bien et la journée fut vite finie.

De retour à la maison je commençais à préparer le repas quand Edward rentra. Il me rejoignit dans la cuisine où nous discutions de notre journée et de l'appel de sa sœur tout en faisant à manger. J'aimais nos moments passés ensemble, je m'en délectais même ! J'avais appris à profiter de ces instants de bonheur tout simple que la vie nous offre.

Une fois le repas terminé nous allons digérer devant un bon film, rien de telle pour finir notre soirée entre garçon ! Lorsqu'il fut fini nous étions déjà fatigués alors c'est sans rechigner que nous partons nous coucher.

Avant de me mettre au lit je vais prendre une bonne douche bien chaude. Arrivé en dessous je me laisse envahir par la chaleur et la douceur de l'eau, je la laisse couler sur ma tête car j'ai l'impression qu'elle arrive à me vider les pensées et j'en ai besoin en ce moment. Je n'arrête pas de penser à ma belle Esmée, à tout ce temps perdu, comme j'aimerais pouvoir lui parler, lui expliquer mes choix. A ce moment je sais absolument que si j'avais la chance de me retrouver en face d'elle je lui dirais tout, je tenterais au moins de sauver notre amitié, je voudrais lui démontrer que je n'avais pas le choix d'agir ainsi, j'aimerais lui présenter mes enfants pour lui prouver que j'ai bien fait de rester à leur côté.

A chaque fois que j'imagine de possibles retrouvailles je l'imagine conciliante, voulant bien m'écouter, me réconforter même ! Mais en faite j'ai toujours ce doute et surtout cette peur que ce jour merveilleux n'arrive jamais. Et si Jeffrey ne l'a retrouve pas ! Ou alors s'il l'a retrouve mais qu'elle ne souhaite pas me voir ou me parler ! Ou bien se serait peut être son mari qui ne souhaiterait pas qu'elle me parle, ou ses enfants ! J'ai du lui faire tant de mal… Nous avions si souvent parlé de notre futur, attendant avec impatience la fin de ses études pour pouvoir s'installer ensemble et fonder une famille… Et résultat je n'ai tenu aucunes promesses, je ne suis pas digne de cette femme si merveilleuse, si parfaite. Si elle accepte un jour de me rencontrer ça prouvera vraiment qu'elle dignité elle a, qu'elle sens du devoir et qu'elle grandeur et ouverture d'esprit elle possède… Je regrette tant mais en même temps je n'aurais pas mes adorables enfants, pas cette vie que malgré tout j'aime quand même. Il ne manque plus qu'une chose pour que je sois un homme comblé : elle, mon Esmée.

J'ouvre les yeux et je me rends compte que l'eau commence à devenir tiède ! Mais depuis combien de temps je suis là à me laisser aller dans mes songes ? Je me lave et lorsque je sors de la douche je vois que pour une douche rapide c'est perdu ! Je me suis laisser distraire et je n'ai plus qu'à filer sous la couette pour m'endormir sinon demain le réveil risque d'être rude !

Mais ce n'est pas grave car j'aurais au moins vidé mon esprit et donc je m'endors plus vite que d'habitude pour encore une fois retrouvé ma muse dans mes rêves…