La suite est du jour est enfin là pour vous ^^
Merci pour vos comms, Clara ta petite note à été prise en compte pour la suite, merci ;)
Bonne lecture et à demain !
Chapitre 31
Forks
Je suis sur ce bateau en pleine mer, il y a ce brouillard épais, je ne distingue pas les formes mais je sens que je ne suis pas seul. Je me retourne, mais seul ce brouillard me fait face alors j'essaie d'être attentif, de guetter un son qui pourrait m'être familier. Mais je n'entends rien d'autre que les vagues qui viennent se fracasser contre la coque avant du bateau et le vent dans mes oreilles. Alors je me décide à avancer, tout doucement, à tâtons, mes mains trouvent alors enfin la rambarde, je la suis avec prudence tout en restant toujours aux aguets. J'avance lentement, avec peine, comme si je trainais un boulet, je commence à suffoqué mais c'est plus fort que moi il faut que je continu d'avancer, d'aller vers ce que je crois être une lumière. Plus j'avance plus je distingue ce faisceau brillant, aveuglant si je le regarde trop. Le vent se calme enfin mais il laisse place à un silence encore plus terrifiant. Je suis là en pleine mer, sur un bateau que je ne connais pas et il n'y a plus aucun bruit, le brouillard commence à se dissiper mais je ne perçois pas encore de forme. Je regarde attentivement tout autour de moi et soudain j'entends une respiration, je ne suis donc pas seul. Cette respiration est au même endroit que cette lumière qui m'aveugle, je crois enfin distinguer une forme, pas très grande, longiligne, je cligne des yeux pour essayer de mieux y voir tout en m'approchant encore et encore. Soudain un doute vient s'installer au fond de ma poitrine et m'empêche de faire un pas de plus. Non ce n'est pas possible, ce ne peut pas être elle ! Ma respiration s'accélère, je n'arrive plus rien à contrôler, mes larmes coulent sur mes joues sans que je puisse les retenir. Je tente de dire quelque chose mais aucun mot ne sort de ma bouche. Je tends ma main dans ce vide qui semble encore plus grand que je ne l'aurai cru et j'aperçois enfin une main sortir de cette boule de lumière. Une main fine et gracieuse se tend alors vers moi et là je n'ai plus aucun doute sur la personne qui est devant moi. Une fois mes doutes envolé le brouillard se dissipe enfin presque complètement et je peux vérifier par moi-même que j'avais bien raison.
_ Esmée ! Mon Dieu je t'ai enfin retrouvée !
Je voudrais courir vers elle pour lui parler, la serrer dans mes bras et ne plus la lâché mais dès que je fais un pas elle s'éloigne de moi. Ne supportant pas cet éloignement alors que nous venons à peine de se retrouver, je me mets soudain à courir le plus vite possible mais là encore c'est le même scénario, elle s'éloigne inlassablement.
_ Esmée, attends moi ! Je veux te parlé ! Esmée, ESMÉE !
_ Papa, papa réveille toi !
_ HEIN ? !
J'ouvre les yeux et je me retrouve assis dans mon lit, en sueur, mon cœur battant la chamade. Je suis perdu, je regarde autour de moi ne comprenant pas et je vois mon fils près de moi qui me regarde avec de grands yeux.
_ Papa, tu faisais un cauchemar, tu cris depuis un moment alors j'ai préféré te réveillé.
_ Un cauchemar ? répétais-je doucement en me laissant tombé sur mon oreiller.
_ Ça va ? Tu as besoin de quelque chose ?
_ Non merci fiston.
Après un coup d'œil au réveil qui m'indique que nous sommes déjà le matin je lui dit que je le rejoins dans 5 minutes, le temps de reprendre mes esprits.
Vu que je suis en sueur et que la journée ne commence pas très bien je pars prendre une bonne douche. Une fois prêt je rejoins Ed dans la cuisine, il m'a préparé un bon café.
_ Merci mon fils. Je vais en avoir besoin !
_ Si tu veux en parler n'hésite pas !
_ J'ai fais un horrible cauchemar où j'apercevais Esmée au loin mais je ne pouvais pas l'approcher ni lui parler. Alors merci de m'avoir sorti de cette horreur !
_ De rien ! Bon il faut que j'y aille sinon je vais être en retard, on se voit tout à l'heure !
_ Je rentre tôt ce soir, c'est vendredi, je veux profiter de mon fils !
_ Je serais à la maison vers 15 heures donc rentre quand tu peux. A plus papa.
Après une tape sur l'épaule il sort en souriant. J'aime le voir heureux, ça me remonte le moral de le voir comme ça. Je vais m'accrocher à cette image toute la journée !
Arrivé à l'hôpital, je vais tout de suite dans mon bureau faire quelques papiers avant que les patients arrivent mais la sonnerie de mon portable me coupe dans mon élan.
_ Allo ?
_ Bonjour mon papounet ! Comment tu vas ?
_ Alice ! Quelle joie de t'entendre ! Fais attention je risque de prendre gout à 2 coups de fil par semaine !
_ Moi aussi ! Mais bon je ne serais pas longue, je voulais te demander un petit service.
_ Bien sur tout ce que tu veux ma puce !
_ J'aimerais téléphoner à Ed cette après midi mais je ne sais pas comment m'y prendre.
_ Oh c'est très gentil ! Il va être fou de joie !
_ Oui mais comme je ne suis pas sur de sa réaction j'aimerais bien téléphoner sur ton portable et que par hasard tu ne puisses pas décrocher… Tu vois quoi ?
_ Je vois parfaitement ! Mais tu sais il sera juste heureux, ne pense pas le contraire.
_ Oui mais je préférerais faire comme ça si tu veux bien !
_ Tout ce que tu voudras mon ange ! Je peux être à la maison pour 16 heures et ton frère sera là alors c'est quand tu veux !
_ Ok alors 16 heures ça me va. Merci papa t'es le meilleur. Alors à tout à l'heure ! Je t'aime.
_ Je t'aime aussi très fort ma puce, tu me manques tu sais.
_ Toi aussi. Bisous, à très vite.
Rien que d'entendre sa voix m'avais remis du baume au cœur mais alors de savoir qu'elle voulait parler à son frère, j'étais comblé de bonheur ! J'avais hâte d'être cet après midi !
Heureusement le temps semblait être avec moi, je n'avais pas vu la journée passé et j'étais en train de garer ma voiture derrière la Volvo de mon fils. J'étais tellement pressé que j'avais même de l'avance ! Ed était dans le salon en train d'écouter de la musique en lisant un livre.
_ Salut fiston !
_ Tu es déjà là ! C'est super ça ! Ta journée c'est bien passée ?
_ Oui très ! Et toi ?
_ Oh ça va, la routine, rien de passionnant.
Pour le moment ! pensais-je pour moi-même.
_ Pourquoi tu souris comme ça ? Tu me caches quelque chose toi ?
_ Pas du tout ! Bon je vais aller me faire un café, tu veux quelque chose ?
_ Non merci papa.
_ Je laisse mon portable ici, s'il sonne réponds pour moi, j'attends un coup de fil important.
_ Alors prends le avec toi !
_ Non je passe d'abord aux toilettes ! Alors occupes-toi en pour moi ! Merci ! criais-je en m'éloignant.
J'attendais impatiemment dans la cuisine, attendant enfin la sonnerie tant attendue. Lorsque celle-ci retenti, mon cœur se serra et je m'approchai du salon sur la pointe des pieds.
_ Allo ?
_ …
Il m'avait entendu arriver et lorsque je vis ses yeux brillé d'un éclat que ça faisait longtemps que je n'avais pas vu, je compris tout le bonheur qui inondait mon fils.
_ Alice !
Il me regarda, me souri, il tournait dans tous les sens, plongeant sa main dans sa tignasse cuivrée, il était au milieu du salon, complètement perdu et ému à la fois. Et là il fit un geste qui restera gravé dans mon cœur, il me fit signe de venir et me permit d'écouter leur conversation qu'il venait de mettre sur haut parleur. J'avais droit à ce bonus, entendre mes 2 enfants pleurés de joie, tellement heureux de se retrouver…
_ Alors Ed, comment tu vas ?
Alice essayé de garder une attitude neutre mais nous sentions bien toute l'émotion dans sa voix.
_ Oh Alice si tu savais comme tu m'as manqué ! Pourquoi tu ne m'as pas téléphoné avant ?
_ Je ne m'en sentais pas capable Ed… Tu me manques tellement. Déjà quand j'ai papa au téléphone j'ai le cœur lourd à chaque fois que je dois le quitter, alors avec toi je ne pouvais pas… Je n'aurais pas réussi à parler…
_ Je comprends, regarde dans quel état nous sommes alors que ça fait un bon moment !
_ Oui c'est sur !
Ils reniflaient tous les 2, essayant de ne pas fondre en larmes, mais ce moment les guettait quand même, j'en suis sur.
_ Alors papa m'a dit que tu allais bien, je suis content pour toi.
_ Je vais bien mais c'est dur sans vous, surtout sans vous 2. Pas un jour ne passe sans que je pense à vous, vous êtes toujours dans mon cœur, j'aimerais vous serrez dans mes bras…
Et voila, plus aucun de nous 3 ne retenaient ses larmes. Celles d'Edward tombaient sur le parquet, trop nombreuses pour rester sur ses joues… Moi j'avais déjà bien assez pleuré au téléphone, ce moment faisait surtout une brulure dans mon cœur, de voir et d'entendre l'amour que mes enfants se portaient, j'avais au moins réussi à les rendre unis à jamais et j'étais fier de cela.
_ Moi aussi je voudrais t'avoir dans mes bras, petite sœur…
Après quelques instants de silence, utile pour que la boule dans leur gorge se desserre, Ed continua sa phrase.
_ Tu rentres quand pour qu'on puisse le faire ?
_ Pas encore frérot… Comprends moi, je ne peux pas encore rentrer, même si j'en ai envie, crois moi !
_ Mais pourquoi te faire tant souffrir ?
_ Justement en restant où je suis, je me préserve Edward ! Je n'ai pas envie de voir Lauren avec son ventre rond, la joie sur leurs visages…
_ Alice je t'arrête tout de suite, il n'y a de joie sur le visage de personne ! Jazz s'occupe d'elle uniquement parce qu'il t'en a fait la promesse mais rien de plus. Je le sais parce que pour toi je lui reparle depuis quelques temps, j'ai essayé de lui pardonner le mal qu'il t'a fait, ce n'est pas évident mais je me dis que quand tu reviendras tu seras contente de nous voir comme ça.
_ Merci Ed, t'es un amour. Ça me fait chaud au cœur.
_ Ne pleure pas, tu as assez pleuré.
_ C'est dur tu sais ! Je pensais tellement que tu m'en voulais !
_ Jamais je ne pourrais t'en vouloir sœurette, c'est assez pénible pour toi, la seule chose que je peux faire c'est t'épauler ou alors je vais casser la gueule de Jazz et de Lauren et là tu pourras rentrer !
_ Même dans ces moments tu arrives toujours me faire sourire !
_ On ne change pas les bonnes habitudes, pas vrai ! Quand tu reviendras tu trouveras toujours le frère que tu as laissé.
_ Je ne changerais pas avec toi non plus. Je ne pourrais jamais être différente, tu es mon frère adoré, je t'aime trop pour te faire du mal.
_ Je t'aime aussi Alice.
_ Et comment va notre Bella ? Tu lui feras un énorme bisou de ma part surtout !
_ Ça va, elle m'a beaucoup aidé. Elle sera contente de savoir que tu m'as téléphoné. Tu peux me laisser un numéro où te joindre, au cas où j'ai besoin d'entendre ta voix ?
_ J'aimerais bien mais je ne peux pas. Je te promets de te téléphoner très souvent, à papa et à toi.
_ J'espère bien car c'est dur de ne pas savoir où tu es, ce que tu fais… Tu sais, c'est mon côté grand frère protecteur !
_ Je vois que tu n'as pas changé là dessus non plus ! Mais je t'assure que je suis bien tombé, j'ai des gens super à mes côtés, un jour je t'en dirais plus, je te les présenterais, je te le promets. Laisse moi du temps encore…
_ Je t'en laisse tant que tu en veux du moment que je t'entends au moins une fois par semaine ! C'est la condition sinon je remuerais ciel et terre pour te retrouver !
_ Je n'en doute pas ! Merci Ed. Je vous embrasse bien fort papa et toi. C'est dur de te quitter mais si je ne le fais pas maintenant je ne le fais plus…
_ Sache que tu peux me téléphoné à n'importe quel heure du jour comme de la nuit, me demander n'importe quoi, mais ne m'oublie pas.
_ Jamais je ne t'oublierais ! Enlève-toi cette idée de la tête ! Tu es mon unique frère et je te garde toujours à mes côtés, dans mon cœur. Tu te souviens quand nous étions petits, que j'avais peur de l'orage et que je venais dans ton lit, souviens toi de ce que tu me disais pour que je m'endorme.
_ Tu t'en souviens encore !
Ils récitèrent les phrases en même temps, dans un même souffle, dans un même sanglot.
_ « Dors petite sœur, je vainquerais le tonnerre pour toi, j'affronterais tous les dangers pour te protéger. Tu seras toujours en sécurité avec moi, je te le promets ».
_ Et nous mettions nos pouces collés l'un à l'autre, comme un pacte de sang !
_ Et toi tu ajoutais, « merci grand frère plus fort que les éclairs » !
Nous rigolons tous les 3 face à ces doux souvenirs d'enfants.
_ Je t'aime fort mon super frère !
_ Moi aussi ma trouillarde de petite sœur !
_ A très vite, c'est promis. Et un bisou à papa.
_ Je n'y manquerais pas, à bientôt.
Une fois raccroché Edward me tombe dans les bras et nous restons silencieux un moment. Nous ne pleurons pas mais l'émotion est grande. Sans s'enlever de notre étreinte il commence à parler doucement.
_ Merci papa, c'est un très beau cadeau.
_ Je n'y suis pour rien, c'est ta sœur qui en avait envie. C'est plutôt moi qui te remercie de m'avoir laissé partager ce moment.
_ C'est normal, tu as envie d'entendre sa voix autant que moi.
_ Oui mais c'était votre instant à vous et me le faire partagé est pour moi un cadeau inestimable. Je suis fier de vous les enfants.
_ Tu peux être fier de l'éducation que tu nous as donné, c'est grâce à toi tout ça.
Il me tape le dos et se relève, ses yeux sont encore brillant mais l'éclat qu'il a est surtout celui du bonheur. Une fois debout je lui dis d'inviter Bella à manger, ça lui fera du bien de tout lui raconter et ça me fait plaisir de l'avoir à diner avec nous, nous passons toujours des soirées agréables en sa compagnie.
Comme prévu, la soirée est placée sous le signe de la bonne humeur, j'ai retrouvé le beau sourire de mon fils, j'ai l'impression qu'il revit depuis ce coup de fil, qu'il se sent plus léger. Bella aussi doit le ressentir car elle le regarde amoureusement, elle doit enfin avoir retrouvé son Edward et la joie et lisible aussi sur son doux visage. Je n'imagine même pas la fête que nous ferons quand elle fera son grand retour parmi nous ! Comme j'ai hâte d'être ce moment…
Lorsque je suis près à me coucher c'est cette image de bonheur et d'insouciance qui vient me bercer, j'espère que cette nuit sera meilleure que la précédente.
