Avant toute chose ne m'en voulais pas une fois que vous aurez fini de lire ce chapitre... :(
Mina : lol, et tant mieux si Jazz te plait dans la fic :) Et c'est super si tu aimes ! C'est tellement bien de lire ce genre de commentaire ;)
Alex : merci de ta franchise et de ta remarque. Pour tout te dire, je trouve que tu as raison c'est clair qu'on ne s'adresse pas comme ça à ses amis mais si j'écris comme ça c'est parce que je ne peux pas écrire comme on parle ! Je n'ai jamais aimer lire des fics où les langages étaient tellement familiers qu'à la fin c'était bourré de faute et qu'au bout du compte en lisant ça n'avait plus vraiment le même sens qu'à l'oral... J'espère que tu comprendras mon point de vue et que tu ne m'en voudras pas de ne pas changer mes dialogues :) Merci de me lire et de prendre le temps de laisser des commentaires !
Galswinthe : lol ! Non ce n'est pas méchant (parce que c'est ce que j'avais envie de faire ^^) mais elle ne fera pas de fausse couche... prends ton mal en patience, tu verras que c'est encore mieux qu'une fausse couche ! Je ne t'en dis pas plus, merci pour tes comms !
Clara : :) et oui finalement Esmée l'a vu ! Comme quoi je ne suis pas si sadique que ça ^^ lol Merci pour tout en tout cas !
Chapitre 47
Forks
POV Carlisle
L'avion atterrissait enfin, j'avais hâte d'être à la maison et pourtant je devais encore me rendre à l'hôpital pour Lauren… J'avais également envie de serrer mon fils dans les bras, le seul qui me restait vraiment encore… J'étais négatif de me dire de telle chose mais pour le moment je n'arrivais pas me remettre du fait de rentrer seul. J'espérais qu'Emmett comprendrais que je n'étais pas très plaisant aujourd'hui et que de ce fait je partirais rapidement sans trop donner d'explications, mais lorsque j'aperçus au loin toute la bande au complet qui m'attendait dans le hall, je compris sur le champ que mes espoirs partaient en fumée ! Qu'avait donc bien pu dire Edward pour que tout le monde rapplique ? Était-il arrivé quelque chose à Lauren ? Je me posais des questions jusqu'à ce que j'arrive à leur hauteur. Les filles m'embrassèrent, Emmett pris mon bagage et mon fils me serra dans ses bras. Seul Jasper était en retrait et me toiser légèrement. Je compris qu'il m'en voulait d'être parti de la sorte et je me promis d'avoir une conversation avec lui quand à mon agissement.
_ Bonjour les enfants. Que se passe-t-il pour que vous soyez tous venus m'accueillir ?
_ Et bien je t'expliquerais plus en détail ce soir, mais tout le monde sais que tu es parti voir Alice alors comme nous avons envie et besoin d'en savoir plus, nous nous sommes dis que ce serait bien de venir te chercher !
_ C'est gentil de tous être venu mais je dois vite aller à l'hôpital, Lauren m'attend comme tu le sais.
_ Carlisle, tu pourrais au moins nous donner des nouvelles d'Alice non ? Tu me dois bien ça quand même ?
_ Euh… Tu as raison Jazz… Si tu veux bien nous reparlerons de ça tout les deux ?
Il hocha la tête positivement, je pouvais donc enchainer sur la suite et donner des nouvelles d'Alice.
_ Pour Alice elle va bien, elle se plait là où elle est en majeur partie parce qu'Esmée est avec elle… Elles s'entendent à merveille ! Je pense qu'Edward à du vous en parler un peu ?
_ Oui, il nous a appris tout cela dans la voiture ! Comment te sens-tu Carlisle ?
_ Ça va Bella, je te remercie. Je suis soulagée qu'elle soit avec une personne de confiance donc ça me libère un peu, je culpabilise moins de ne pas avoir réussi à la faire revenir…
_ Papa, ne dis pas de bêtises, personne n'aurait pu la faire revenir ! C'est trop tôt encore et tout le monde en est conscient !
_ Vous avez sans doute raison mais je le prends un peu comme un échec dans mon rôle de père !
_ Il ne faut pas ! Le seul qui à un mauvais rôle ici, c'est moi ! Tout ceci est de ma faute alors ne culpabilise pas à ma place !
_ Vous arrêtez de dire des horreurs tout les deux ! Carlisle tu es le meilleur père que je connaisse et toi frérot tu sais très bien que c'est un dur passage entre vous mais que ça va aller ! Je le sens, je la connais ma petite Alice, elle vous aime trop tout les deux, elle reviendra !
_ Et ma Rosie à toujours raison !
Emmett arrivait toujours nous faire décrocher un petit sourire, et je devais bien admettre que les paroles réconfortantes de Rosalie m'avait aidé. J'étais heureux de pouvoir compter sur les jeunes, ils étaient tous là pour se serrer les coudes et ça faisait vraiment du bien !
_ Voilà je ne peux pas vraiment en dire plus car nous n'avons pas pu en profiter réellement ! Tout est passé si vite…
_ Merci Lauren ! dit Jazz d'un ton sarcastique. Carlisle, est-ce que je peux t'accompagner à l'hôpital ?
_ Pourquoi pas ! Bon alors allons-y comme ça nous serons plus vite rentrés ! Soyez prudent en rentrant les enfants et ce soir venez manger à la maison, on en reparlera !
J'aimais avoir la maison pleine de vie et avec eux je savais que le résultat serait bien au-delà de mes attentes ! Je passais gentiment la main dans la tignasse de mon fils, fis un sourire au reste de la bande et Jazz et moi partions en direction de ma voiture…
Sur le trajet je lui explique tout en détail, essayant de ne rien oublier à propos d'Alice car je sais qu'il a autant besoin que moi de savoir comment elle était pendant ce trop court séjour. Il comprend mon choix d'être parti seul et nous repartons sur de bonnes bases.
Une fois devant l'hôpital je le dépose avant de m'engager sur le parking, je ne voudrais pas qu'un proche de Lauren ou Lauren elle-même me voit avec lui sous peine de faire capoter mon plan de la mettre en confiance avec moi. Comme prévu il attendra un bon quart d'heure avant d'entrer pour aller la voir.
Je vais enfiler ma blouse et me rends sans plus tarder au service de maternité où je vais me renseigner auprès de mon amie, la Dr Stéphanie Hamilton, la gynécologue de Lauren, de l'état de cette dernière.
_ Salut Steph, comment tu vas ?
_ Oh Carlisle ! Ça va bien, quel bon vent t'emmène dans mon service ?
_ Et bien tu sais ta patiente, Lauren…
_ Ah oui ! Elle n'a fais que te demander alors heureusement que tu es là ! En faite elle a eu des contractions hier soir et comme sa mère s'est inquiétée elle a préférée l'emmener tout de suite. Mais pour le moment tout va bien, le monitoring est bon, elle n'a plus de contractions. Donc on l'a garde en observations jusque ce soir et si tout va bien elle pourra rentrer chez elle.
_ Ok... dis-je songeur. Elle est à combien là ?
_ 38 semaines.
_ D'accord. Je prends son dossier pour jeter un œil et je vais la voir dans sa chambre. Merci Stéphanie.
_ C'est un plaisir ! A bientôt Carlisle.
Je sors de son bureau, en train de feuilleter son dossier et me dirige directement pour la voir. Lorsqu'elle me dit d'entrer et qu'elle croise mes yeux je sens immédiatement qu'elle se détend, elle est soulagée de me voir, j'ai gagné mon combat : j'ai toute sa confiance !
_ Alors Lauren ! Une petite frayeur à ce que je vois… Ne t'en fais pas, tout va bien se passer, Stéphanie et la meilleure de la ville !
_ Mais vous serez là aussi si j'accouche ? demanda-t-elle soudain inquiète.
_ Bien sur ! J'ai mon bipeur en permanence alors je serais à tes côtés pour ce grand moment.
Elle reposa sa tête sur l'oreiller et se détendit, je lui souris m'apprêtant à prendre congé lorsque quelqu'un frappa à la porte. Elle ne semblait pas attendre de visite vue sa réaction mais laissa quand même la personne entrer. Jazz arriva et sembla gêné lorsqu'il me vit. Je dois admettre que ça me faisait aussi bizarre de le voir ainsi, cependant je ne devais pas le montrer à la future maman.
_ Bonjour Jazz, j'allais justement sortir !
Je me retournais vers Lauren et lui adressa un sourire encourageant avant de poursuivre
_ Bon courage alors et n'hésite pas à revenir dès la moindre petite douleur !
_ Merci Dr, à bientôt.
Une tape dans le dos de Jasper pour lui donner du courage et me voilà déjà dans le couloir. Dire que j'étais rentré pour ça ! Mais bon, c'est que ça devait se passer ainsi, il ne fallait pas que je cherche à comprendre.
Le lendemain, Chicago
POV Alice
Je mettais lever avant Esmée, j'avais déjà pris ma douche et je commençais à faire le ménage. Hier soir Jacob était venu comme convenu et nous avions passé une très bonne soirée à rire tous les trois. Comme il s'était vite fait tard et que nous tombions de fatigue, nous étions parties nous coucher en laissant en désordre alors je commencer par ranger avant de laver le sol. J'avais du faire un peu trop de bruit, en fait je ne m'en étais pas aperçu car j'avais mon mp3 vissé sur les oreilles car il me fallait toujours de la musique pour travailler, et Esmée arrivait derrière moi sans que je ne l'entende. Je sursautai et enleva un écouteur en lui souriant
_ Désolé si je t'ai réveillée, je ne me suis pas rendu compte que je faisais du bruit !
_ Ce n'est pas grave, mais tu aurais pu m'attendre plutôt que de faire le ménage toute seule.
_ Oh t'en fais pas, j'avais envie de m'y mettre.
_ Tu ne veux pas penser à quelque chose ou quoi ? Parce que pour moi quand j'ai la tête pleine et bien je fais le ménage à fond dans tout l'appart !
_ Un peu oui… admis-je, démasquée.
_ Tu veux en parler ? Aller prends une pause pendant que je vais nous faire un bon café.
Je posais la serpillière et aller la rejoindre dans la cuisine. Après avoir échangé deux, trois mots elle rentre dans le vif du sujet et me demande ce qu'il se passe. Je n'ai pas grand-chose en faite, juste ce mauvais rêve qui m'avait réveillé un peu trop tôt à mon goût… Encore un cauchemar sur mon devenir avec Jazz ! Encore et toujours lui… Je ne crois pas que j'arriverais à l'oublié, si j'y parviens un jour ! Je le vois toujours créer sa famille avec Lauren, mes amis sont tous autour d'eux et moi je me retrouve seule, vieille, laide et aigris par le temps qui ne m'a pas préservé ! Et en ayant vu mon père ce cauchemar à ressurgit, encore plus violent qu'auparavant. J'aurais aimé, j'aurais du en fait, lui demander des nouvelles de Jazz, lui montrer à quel point je n'arrive pas à surmonter cette histoire mais j'avais préféré faire ma fière, lui dire que tout aller pour le mieux malgré quelques légers petits tracas du quotidien ! La réalité était malheureusement tout autre… Je ne pouvais pas me passer de Jasper, c'était viscérale, je ressentais le manque de lui jusqu'au plus profond de mes entrailles. Chaque instant sans lui était une véritable torture et je sentais que plus le temps avançait plus la douleur était grande. Le fait de croiser des couples dans la rue me devenait insupportable et je n'aimais pas cette sensation de jalousie me transpercé.
Une fois que j'avais vidé mon sac avec Esmée, elle me regarda, une lueur de tristesse dans son regard et m'avoua doucement
_ Je sais exactement ce que tu peux ressentir… Lorsque ça m'est arrivé j'étais dans le même état et encore aujourd'hui il m'arrive de me réveiller comme ça ! Souvent je regrette de ne pas avoir été voir… Carlisle…
Je voyais comme il lui était difficile de prononcer son prénom, et le fait que ce soit mon père ne devait pas l'aider mais elle avait réussi et même si elle marquait un temps avant de poursuivre sa phrase, je sentais que ça lui faisait du bien de m'en parler.
_ J'aurais du avoir la force d'aller le trouver, lui demander des explications… Mais je n'ai pas eu le courage et je le regrette encore aujourd'hui. Peut être qu'au moins je ne m'en serais pas voulu, que je me serais sentie moins fautive ? Je ne sais pas mais je sais une chose Alice, si tu as des questions à poser à Jasper, ou si tu dois lui dire des choses pour pouvoir avancer et bien je te conseil de trouver en toi la force de le faire.
Je lui pris ses mains pour les mettre dans les miennes. C'était fou la force qu'elle pouvait m'insuffler quand elle me parlait ainsi, comme si elle arrivait à pénétrer mon âme, elle savait exactement les sensations, les mots à dire dans ces cas là et je ne l'en remercierais jamais assez.
_ Tu sais Esmée, si je peux moi aussi te donner un conseil et bien je te retournerais le tien… Il n'est jamais trop tard tu sais. Tu peux l'avoir cette discussion et surtout te rendre compte que tu n'y es pour rien dans cette histoire !
_ Très bien. Je vais le faire. Tu as raison Alice, il est temps pour moi, j'ai assez fui !
J'étais resté très étonnée de sa soudaine réponse mais dans ses yeux s'était ravivé une flamme que j'ignorais encore l'existence et le ton qu'elle avait employé me démontrer qu'elle avait besoin et envie de le faire.
_ D'accord, je peux lui dire la prochaine fois que je l'ai au téléphone si tu veux ?
_ Oui ce serait gentil de ta part. S'il veut bien revenir pour que nous ayons une discussion et bien j'en serais ravie !
_ Tu es une femme très forte Esmée, je suis fière de toi !
_ Merci Alice, mais c'est grâce à toi que j'en suis arrivée à cette conclusion ! Merci d'être là pour moi.
_ Nous sommes là l'une pour l'autre, toujours.
Nous nous sourions et nous levons pour se serrer dans les bras.
_ Bon je vais retourner au ménage alors, j'ai quasiment fini ! Vas dans ta douche ma belle !
_ Oh merci Alice, t'es un ange. Une fois que je serais prête j'irais voir Emma, tu veux venir avec moi ?
_ Oui, ça fait plusieurs jours que je ne l'ai pas vu elle me manque. Dès que j'ai fini je sors Teddy et nous pourrons y aller ensuite.
_ Super programme, c'est partie alors ! lança-t-elle en se dirigeant vers la salle de bain.
Je m'activais sur les dernières choses à faire et partie pour le parc pour faire courir mon gros nounours ! Une fois qu'il avait fait un grand tour et qu'il en avait bien profité nous rentrons à l'appart où Esmée nous attendait. Et comme prévue nous partons pour l'hôpital toutes les deux dans la bonne humeur !
POV Jasper
Je n'avais pas vraiment réussi à trouver le sommeil cette nuit alors je fus bien content que le jour se lève. Je pris ma paire de basket et parti faire un grand footing histoire de me vider l'esprit. Après une bonne heure de course, que je n'avais pas vu passer tellement j'étais ailleurs dans ma tête, je m'assis sur le banc dans le parc au bas de la rue. Ce tout petit parc pour enfant où nous jouions lorsque nous avions l'âge… Que de bons souvenirs ! Je repars dans mes pensées et ne peux m'empêcher de me remémorer les doux moments passées avec Alice, mon Alice, ma moitié, celle qui a toujours su faire battre mon cœur. Comment ais-je pu la perdre ? Pourquoi ais-je fais une telle chose ? Je ne m'en crois pas capable et le doute qui m'habite depuis tous ces mois commence à me rendre fou !
_ Jazz ! Que fais-tu là si… ça ne va pas, pourquoi tu pleures ?
_ Bella ! Si, si je vais bien, je ne pleure pas ! dis-je en essuyant mes joues humide d'un rapide revers de la main.
_ Jazz… Tu sais, tu as le droit de craqué par moment, c'est normal ! Tu veux en parler ? demanda-t-elle prudente.
_ Non ça va aller, je pensais juste à Alice… Comme toujours !
_ Je n'en doute pas. Mais il faut que tu sois fort, Lauren ne devrait plus tarder à accouché et tu auras enfin une raison d'aller trouver Alice ! Tu sais, depuis que je la connais elle n'a aimé que toi !
J'avais enfin tourné la tête pour regarder Bella dans les yeux. J'avais besoin d'entendre de telles choses et pour une fois que ce n'était pas ma sœur qui me les racontais j'avais l'impression de les entendre pour la première fois. Bella avait du capter dans mon regard que ce qu'elle avait à me dire m'importait grandement car elle me sourit et poursuivit son récit.
Elle me raconta ainsi des anecdotes, des moments qu'elles avaient vécues rien qu'entre filles et que normalement elles ne devaient jamais raconter, mais là c'était vital et elle l'avait bien senti. De toute façon il ni avait rien de compromettant, elle me narrait juste dans l'état que se mettait Alice quand elle m'apercevait à travers la fenêtre, le temps qu'elle passait à écouter à la porte de son grand frère pour savoir où aller se rejoindre les garçons pour s'entrainer pour le match de baseball, bref des détails comme ça ! Mais plus elle m'en parlait plus les larmes me montaient aux yeux car l'amour qu'elle me portait ressortait à travers les paroles de Bella… Je l'a coupa dans ses paroles sans m'en rendre compte et laissa échapper les mots qui remplissaient mon cerveau
_ Et j'ai détruis tout cela…
Elle s'arrêta suite à ma réflexion et posa sa main sur mon épaule.
_ Écoute Jazz, tu n'as rien détruit c'est juste qu'il faut lui laisser du temps et si l'enfant n'est pas le tien et bien tout rentrera dans l'ordre ! J'en suis sur, vous vous aimez trop pour ne pas vous retrouvez !
_ Je l'aime plus que ma vie ça c'est sur ! Mais elle, trouvera-t-elle la force de revenir ?
_ Tu plaisantes ? Tu ne penses pas qu'elle n'attend que cette merveilleuse nouvelle pour revenir ? Jazz ouvre les yeux s'il te plait !
Effectivement devant un tel argument je ne pouvais rien réfuter. Je lui souris sincèrement et l'a remerciai de m'avoir remonté le moral. Je me levais lui déposa un bisou sur la joue et reparti en trottinant vers la maison, il était temps que je prenne une bonne douche et que j'arrête de me morfondre inutilement !
POV Esmée
Nous étions devant la chambre d'Emma et nous nous apprêtions à frapper lorsqu'un médecin m'interpella.
_ Excusez moi madame, comme je vous vois venir tous les jours je pense que vous êtes de famille proche avec Mme Bennet ?
_ Oui effectivement, je suis la seule personne qu'elle a à Chicago.
_ Bien, est-ce que je pourrais vous parlez un instant dans mon bureau s'il vous plait ?
Je fus décontenancée par cette demande mais ne pouvant pas renoncer je le suivis non sans avoir d'abord dit à Alice d'aller m'attendre avec Emma, que je n'en aurais pas pour longtemps. Je me retrouvais donc à suivre ce docteur à travers le couloir blanc de l'hôpital avec une étrange sensation de mal être. Une fois à l'intérieur de son bureau, le contraste me sauta aux yeux. Autant les couloirs et les chambres étaient sinistres, autant son bureau était convivial. Les murs d'un jaune pâle donnaient une impression de chaleur et les plantes vertes animaient la pièce, son large bureau en bois clair se marié parfaitement avec le style des armoires où se trouvaient tous les dossiers médicaux des patients et de gros livres sur le corps humain. Il me fit m'installer face à lui, remis le dossier poser devant lui sur une haute pile bien rangé sur sa droite et encra son regard turquoise dans le mien. C'était un médecin d'une soixante d'années mais son charme avait perduré au fil du temps. Il prit une profonde respiration et commença enfin à parler…
_ Bien, si je vous ai demandé de me suivre c'est pour vous parler de l'état de santé de Mme Bennet Emma. Comme vous le savait, elle aurait du sortir depuis une quinzaine de jours maintenant mais j'ai préférer la garder en observation afin de réaliser des examens complémentaires.
Aucun son ne sortait de ma bouche, je ne pouvais que hocher positivement la tête pour lui montrer que jusque là je comprenais ce qu'il me disait mais la mauvaise sensation ne faisait qu'augmenter. Que voulait-il réellement me dire ? N'en pouvant plus de ce suspens impossible, je lui coupai la parole, surement plus froidement que je ne l'aurais voulu
_ Venez-en au fait Docteur !
_ Bien… Nous avons découvert la cause des évanouissements de Mme Bennet. D'après plusieurs examens je peux vous dire que ce n'est pas très bon tout cela… Je suis désolé.
_ Comment ça vous êtes désolé ? Elle arrive ici pour une angine mal soigné et vous me dites qu'elle a une autre maladie plus grave ?
_ Calmez-vous Madame, je peux vous expliquer plus en détail si vous le souhaiter…
_ Pas la peine, j'en ai assez entendu, je ne resterais pas une minute de plus à entendre de telles horreurs ! Je veux un deuxième avis médical !
_ C'est déjà fait !
Là ce fut le coup de grâce. Après l'emportement incontrôlable venait l'impuissance… Je me laissai retomber lourdement sur la chaise et les larmes trop longtemps contenus ne pus s'empêcher de couler abondamment.
_ Je comprends parfaitement votre réaction, dit-il sur un ton réellement conciliant, et croyez-moi j'en suis désolé. Si vous avez des questions je suis là, n'hésitez pas.
_ Oui j'en ai une ! dis-je entre deux sanglots.
_ Je vous écoute.
_ Est-elle condamnée ? Et soyez franc s'il vous plait !
_ Vu son âge, sa faiblesse depuis son angine et la rapidité de l'évolution de cette maladie… J'ai toutes les raisons de croire que oui.
Et voilà comment la terre fuit sous vos pieds, comment le bonheur fugace d'une journée pourtant bien commencée s'envole en éclat en vous laissant telle un lambeau…
