Il y a quelques chapitres, Harry et Cie projetaient de faire un casse dans le bureau d'Ombrage au ministère pour trouver les dossiers qu'elle avait montés sur les Nés-de-Moldus.. Ils ont maintenant l'occasion rêvée de réaliser leur rêve...

Bonne lecture à tous !


Chapitre 32 : Comment Pêcher un Crapaud

- Harry ? Eh, réveille-toi, je sais que cette matière est nulle, mais ce n'est plus drôle, là !

Quelqu'un le secouait vigoureusement par l'épaule.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- A mon avis, c'est la chaleur qui ne lui a pas fait de bien.

- Hé, mais laissez-lui un peu d'air !

- Ah, ça y est, il se réveille...

Harry cligna des yeux et découvrit plusieurs visages penchés sur lui. Fronçant les sourcils, il reconnut les sœurs Patil, puis Blaise. Ils ne se trouvaient plus dans la salle d'examen.

- Qu'est-ce que je fais là...

- Tu as... perdu connaissance ? répondit Padma. Oui, quelque chose comme ça. Le professeur Marchebank a envoyé Blaise chercher Pomfresh, comme il avait déjà terminé, et comme c'est Parvati qui avait repéré ton problème, nous sommes venues ensuite.

- J'ai pas tourné de l'œil, protesta Harry. Je n'ai quasiment pas dormi la nuit dernière, et j'avais tellement sommeil...

Les jumelles échangèrent un regard mi-amusé, mi-résigné et, rassurées sur son état, prirent congé. Blaise les regarda partir avant de se tourner vers son complice.

- Toi, y'a quelque chose que tu as oublié de me dire...

- Décidément, tu as trop fréquenté Sarah. Rien ne t'échappe. J'ai encore eu une vision tout à l'heure. Je me demande si mon envie de dormir était si naturelle que ça, quand j'y repense.

- Le vieux Tommie t'aurait joué le coup du Marchand de Sable pour te faire voir un truc ?

- Je ne sais pas. C'était dans le département des Mystères, dans la salle où se trouvent tous ces globes de verre. Il détient quelqu'un là-bas. Ou il veut me faire croire qu'il détient un associé de Dumbledore là-bas. Il me semble avoir vu Sirius, mais c'était pas très clair.

- Qu'est-ce que tu vas faire ? s'enquit Blaise.

- Le contacter.

Les deux garçons quittèrent l'infirmerie après que Harry eût assuré à plusieurs reprises à Pomfresh qu'il se portait comme un charme, et filèrent vers les quartiers de Serpentard. Ceux-ci étaient déserts, le reste de la maison profitant du soleil au bord du lac ou dans les cours intérieures.

Harry fouilla nerveusement dans sa valise. Où était donc passé ce satané miroir ?

Après quelques minutes, il parvint à remettre la main dessus, frotta rapidement la surface avec sa manche et appela aussitôt.

- Sirius ? Sirius ? Nom de Merlin, mais qu'est-ce qu'il fout encore, ce sac à puces ?

Après plusieurs tentatives, Harry dut se rendre à l'évidence : soit Sirius était effectivement prisonnier (mais dans ce cas, pourquoi dans le foutu ministère ?) soit il avait encore laissé le miroir dans un coin et se versait un petit verre de whisky Pur-Feu.

- Qu'est-ce qui se passe encore dans cette boutique ? ronchonna Goyle en entrant. Tiens, Potter...

- Grmbl... fit Harry en refermant sa malle d'un coup de pied.

- Problème, Potter ? ricana le bras droit de Malefoy.

- Saleté d'Histoire de la Magie, grogna Harry avant de s'éloigner.

Ça, Goyle pouvait le comprendre. Personne n'aimait l'Histoire de la Magie, et encore moins l'examen qui allait avec.

# #

Harry attendit que le lourdaud fût parti aux toilettes pour récupérer sa cape d'invisibilité et la plier au moins en seize avant de la fourrer dans une des poches intérieures de sa robe. Si son parrain ne pensait pas à regarder dans l'unique miroir utile qu'il possédait, comment allait-il pouvoir le contacter ? Toutes les cheminées sauf celle d'Ombrage étaient surveillées. Il pouvait toujours essayer de trouver Rogue.

Malheureusement, la porte du bureau était fermée, et Harry eut beau frapper plusieurs coups contre l'épais battant de chêne ferré, personne ne lui répondit. Au bout d'un moment, le Baron pointa son nez à travers un mur.

- Je regrette, il n'est pas là, informa le fantôme.

- Vous ne savez pas où il se trouve ? demanda Harry, presque désespéré.

- Je crains que votre crapaud favori ne soit en train de le retenir. J'ignore ce que cette affreuse bonne femme veut lui dire, mais elle prend son temps.

Harry serra les dents. Heureusement, il restait un autre membre de l'Ordre dans l'école. Il avisa Sarah qui revenait d'une petite sieste sous un arbre.

- Est-ce que McGonagall est encore au château ?

- Aucune idée, répondit Sarah. Autant aller lui rendre visite, ça ne coûte rien.

Ils remontèrent jusqu'au couloir abritant les bureaux de McGonagall et Flitwick. Sarah s'arrêta à l'angle et poussa Harry devant elle.

- Vas-y, je te préviendrai si nous avons de la visite.

Il avança rapidement vers la porte de l'enseignante et y frappa plusieurs coups secs.

- Entrez ! lança une voix passablement énervée.

McGonagall était en train de remplir une pile de papiers, et cette tâche lui chauffait visiblement les oreilles. Harry eut la vision fugitive d'un nœud de velours noir en assez piètre état jeté sous un fauteuil avant que la voix sèche de la co-directrice ne le rappelât à l'ordre.

- Je vous écoute ! Que voulez-vous ?

Harry se rapprocha et baissa la voix...

- C'est à propos de... euh, Tom.

Harry aurait presque juré voir les oreilles de McGonagall se dresser pour mieux écouter.

- J'ai encore eu une vision. Il détenait Sirius quelque part dans le ministère, je crois. Au même endroit que gardait Mr Weasley. Mais je ne suis pas sûr que ce soit vrai. Vous savez comment contacter... la maison ?

McGonagall réfléchit un moment.

- Je vais aller directement à Londres. Toutes les cheminées ont un mouchard, et je ne dispose pas de Fumseck pour porter le courrier. Rentrez vite dans vos quartiers, et sans vous faire voir.

Harry hocha la tête et repartit du bureau au petit trot. Un coup d'œil à la grande horloge lui apprit qu'il était déjà six heures du soir. Les employés du ministère n'allaient pas tarder à vider les lieux, et Jedusor aurait alors le champ libre. Il ne serait pas le seul, ceci dit...

Une demi-heure au bas mot s'écoula avant que la porte de la salle commune ne s'ouvrît et, au grand ennui de Harry, ne laissât passer la vilaine personne de Dolorès Ombrage. Ce qui l'inquiéta, et qui inquiéta aussi tous les élèves présents dans la pièce, était qu'elle venait accompagnée de sa fameuse brigade au complet. Étant donné qu'une certaine Marietta Edgecombe de Serdaigle en faisait partie, il faudrait à nouveau changer le mot de passe le lendemain matin. Soupir...

- Monsieur Potter... Précisément la personne que je souhaitais voir.

Uh oh... Ça, c'est pas bon...

Sans que le crapaud le remarquât, environ la moitié des Serpentard présents avait discrètement tiré leur baguette, mais un signe de Sarah renvoya les bouts de bois dans leurs poches.

- J'aurais quelques questions à vous poser.

- Ah ?

- Il se trouve, voyez-vous, que l'on a vu le professeur McGonagall quitter son bureau en hâte après avoir eu une conversation avec vous. Pourriez-vous m'expliquer cela ?

- Le professeur était déjà sur le point de partir quand je suis arrivé, mentit effrontément Harry. Je voulais lui demander quelques précisions concernant le choix des matières après les BUSE. Bien sûr, j'aurais pu poser la question au professeur Rogue, mais comme il n'était pas disponible...

- Et elle ne vous a pas dit où elle comptait se rendre ?

- Euh... non. Je ne lui ai pas demandé ; après tout, ce ne sont pas mes affaires.

- Voyez-vous, Mr Potter, nous sommes à peu près certains qu'elle communique toujours avec Albus Dumbledore...

Quelqu'un renifla derrière Harry, et marmonna quelque chose qui devait sûrement se traduire par "Il lui a fallu combien de temps pour comprendre ça toute seule ?"

- Vous n'auriez pas, à tout hasard, la moindre idée de l'endroit où il se trouve ? conclut doucereusement le crapaud.

Harry haussa les sourcils, un air d'incompréhension polie fixé sur la figure.

- Je n'en ai pas la moindre idée, déclara-t-il fermement.

- Peut-être devrais-je demander au professeur Rogue de quoi vous délier la langue, Mr Potter ?

Si elle comptait rééditer le coup du veritaserum, il lui faudrait être patiente. La fabrication de la potion prenait bien un mois.

- Miss Davis, allez donc chercher votre directeur.

Envoyer la taupe de la brigade chercher le dernier membre de l'Ordre disponible pour "arranger" les affaires d'Ombrage, c'était un peu comme aller trouver refuge à bord du Hollandais Volant pour échapper à des pirates. En un mot, tomber de Charybde en Scylla.

Tracy transmit rapidement le message, mais Rogue arriva sans elle dans la salle commune de Serpentard. Les mains vides, de surcroît. Il observa la scène avec une surprise de bonne facture.

- Un de mes étudiants vous poserait-il problème, miss ? Si c'est le cas, pourquoi ne pas venir me consulter ?

- Je peux parfaitement régler un problème de discipline moi-même. J'aurais simplement besoin de la potion que vous m'avez fournie il y a quelques semaines.

Rogue cilla légèrement, et une expression compatissante apparut sur son visage.

- Il ne vous en reste déjà plus ? Il me semblait pourtant avoir indiqué que trois ou quatre gouttes suffisaient largement.

- Je n'en ai plus, il m'en faut un autre flacon.

- La préparation de cette potion réclame plus d'un mois, des conditions très précises... Je ne peux pas en refaire en claquant dans les doigts.

Son ton s'était fait plus mordant, et le teint d'Ombrage prit une couleur brique qui jurait horriblement avec son ensemble rose.

- Je suis déçue de votre manque de coopération, dit Ombrage d'une voix faussement attristée.

- Je vous suggère de vous plaindre à l'inventeur de cette potion, qui n'a pas trouvé de méthode plus rapide. En attendant, vous seriez bien aimable de ne pas accuser mes élèves à tort et à travers. Je vous remercie.

Rogue tourna les talons, faisant signe à la brigade inquisitoriale de se disperser. Les étudiants obéirent sans discuter. Ombrage le regarda partir en grinçant des dents.

- Je n'en ai pas fini avec vous, Mr Potter. Vraiment aucune idée sur la cachette de Dumbledore ?

Il haussa les épaules.

- Ben... fit la voix de Sarah derrière eux, son frère est le patron de la Tête de Sanglier...

- Oh, vraiment ? Comme c'est passionnant, susurra Ombrage. Et dire que nous étions allés chercher si loin alors que la solution était toute proche.

Cela sentait le piège à plein nez lorsque Sarah fournissait des informations apparemment importantes à l'ennemi. Harry attendit de voir comment cela allait se développer.

- Fort bien, fort bien. Je crois qu'une petite visite s'avère indispensable. Vous allez m'accompagner, tous les deux. Votre présence n'éveillera pas les soupçons.

Elle sourit méchamment.

- Accio baguettes !

et les deux tiges de bois vinrent se loger dans sa main. Sarah croisa les bras avant qu'Ombrage ne remarquât qu'une de ses manches tirait vers sa baguette. Heureusement, elle n'avait pas mis autant de puissance que les jumeaux dans son sort…

- Je préfère ne pas prendre de risques.

Sarah haussa un sourcil narquois à cette affirmation. Sous la menace de la baguette d'Ombrage, les deux Serpentard quittèrent la salle commune. En chemin, ils croisèrent Tracy Davis, qui fit mine de ne pas s'étonner de cette curieuse procession. Tout juste si Harry nota un petit signe qu'elle adressa à Sarah en passant. Il ne savait pas ce que la jeune fille avait mijoté pendant que le crapaud faisait son numéro d'autorité, mais ce n'était sûrement rien de bon pour la Grande Inquisitrice.

- Miss Davis, veuillez aller chercher vos camarades de la brigade et menez-les à mon bureau. J'aurai besoin de leurs services.

- Bien professeur, répondit docilement Tracy.

Ils traversèrent les couloirs pratiquement déserts du château pratiquement au pas de course avant de déboucher dans le hall. Peut-être était-ce un effet de l'imagination de Harry, mais il lui sembla voir plusieurs silhouettes surveiller leurs mouvements depuis les hauteurs de la cage d'escalier.

Sur un geste d'Ombrage, les portes du grand hall s'ouvrirent en grinçant, et le trio sortit dans la nuit de juin, Harry et Sarah marchant devant. Ils poursuivirent leur route en silence en direction du village sans oser échanger un mot.

Ils franchirent la limite de l'enceinte et se dirigèrent vers le village, Ombrage toujours sur les talons.

Soudain, alors qu'ils atteignaient les premières maisons, Sarah perdit l'équilibre.

- Aïe !

- À quoi jouez-vous encore ? glapit Ombrage tandis que Harry aidait sa camarade à se relever.

- J'ai trébuché sur une pierre, aboya Sarah. On n'y voit rien ici ! Foutus sorciers, ajouta-t-elle entre ses dents, pas capables d'avoir un éclairage public...

- Alors, fit le crapaud en se tournant vers les maisons aux volets clos, où est-il donc ?

En moins de vingt secondes, ce fut plié. Sarah, dans sa "chute", avait extrait un objet de sa chaussure, et le pointait sur Ombrage.

- STUPEFIX !

L'inquisitrice tomba sur la route de terre dans un bruit mou.

- Et... incarceram, pour faire bonne mesure.

- Aide-moi à traîner cette cloche quelque part où on ne la trouvera pas trop vite, conseilla Harry en empoignant l'inquisitrice par les épaules.

Ils poussèrent non sans mal une Ombrage inerte sous le perron d'un des petits hôtels du village. Sarah fit sauter « l'annulaire » de sa baguette multiple sur sa paume d'un air satisfait, puis pose un genou à terre pour la remettre à sa place.

- Pourquoi as-tu pris celle-là et pas celle de la manche ? Ç'aurait été plus rapide.

- Justement, celle-ci je la garde pour les vraies urgences.

- Et maintenant ? demanda Harry, tandis qu'elle les entraînait vers la forêt.

- D'abord, on récupère nos baguettes. Voici la tienne. Ensuite, envoie un patronus à l'un de nos acolytes, comme on a appris à les faire.

Harry se concentra et lança l'incantation en pensant à Blaise. Le cerf argenté jaillit de sa baguette et fila vers le château.

- Et maintenant, il nous faut un moyen de gagner Londres rapidement.

- Y'a pas trente-six solutions à part le balai, à moins que tu ne saches faire un portoloin.

- Là, tu m'en demandes trop. Mais je crois bien que Blaise a vu ça avec les jumeaux Weasley. J'espère qu'il est doué, parce que je pense même qu'il va falloir en faire un gros.

Environ dix minutes plus tard, Harry vit débarquer un groupe d'élèves sous la conduite de Ginny. Malgré le mauvais éclairage, il reconnut Hermione, Blaise, Ron, Neville, Théodore et Luna, ainsi que Tracy Davis et Finch-Fletchley.

- La brigade Malefoy est neutralisée, ils ne risquent plus de nous mettre des bâtons dans les roues, Sarah, annonça Davis.

Ainsi, elle était partie monter une embuscade avec ses compères du groupe de défense pour nettoyer le terrain avant de partir en vadrouille... Pas de témoins, pas de dénonciations.

- Alors, suite du programme ? s'enquit Ginny.

- Nous partons au ministère et profitons de l'intervention de Dumbledore et compagnie pour faire nous-mêmes cette petite descente dont nous avons parlé il y a quelques semaines...

- Vous voulez vous rendre au ministère pour vous battre contre des Mangemorts ? glapit Granger. Mais vous êtes fous !

- Hé, tu t'es lavé les oreilles, ce matin ? la reprit Davis. Ils ont dit faire une visite, pas se battre.

- On risque de tomber sur des mangemorts isolés, expliqua Sarah, mais le gros de leurs forces sera occupé avec les adultes.

Pendant ce temps, Blaise s'était activé sur un rondin moussu abandonné par terre.

- Portus ! Là ! Harry, Ron, Ginny, voilà votre billet pour Londres. Les autres personnes intéressées, avec moi.

Tracy Davis secoua la tête d'un air navré.

- Désolée, mais avec mon niveau en défense...

- J'ai pas envie de tomber sur mon père, marmonna Théodore, s'attirant les regards apitoyés de ses voisins.

Luna, Sarah et Neville rejoignirent Blaise. Granger voulut leur emboîter le pas, mais Sarah la repoussa d'une main tendue.

- Désolée, mais avec ton niveau pratique en défense... Tu restes ici. Blaise ?

Pendant que les filles réglaient leur dispute, Harry, Ron et Ginny posèrent la main sur le rondin de bois enchanté par leur camarade.

# #

L'habituelle sensation d'être tracté au bout d'une ligne de pêche leur coupa le souffle un instant, puis ils atterrirent assez rudement sur le gazon pelé qui tentait de survivre au centre du square de Grimmauld Place.

- Et maintenant ? demanda Ron en se massant les genoux. Je ne pense pas qu'il reste du monde dans la maison.

- Voilà de quoi le vérifier, marmonna Ginny en pêchant un bout de papier dans une de ses poches. Je l'ai volé à Tonks avant qu'elle ait le temps de le brûler pendant les vacances de Noël.

Le papier portait l'écriture ronde et soignée de Dumbledore. C'était le passe-partout dont ils avaient besoin pour accéder au QG. Harry salua l'astuce de la jeune fille. Pas très Gryffondor, comme tour, mais nécessité fait loi.

Ils montèrent rapidement les marches du perron lorsque la maison décrépite se fût dévoilée, et Ginny appuya la main au-dessus de la poignée aux serpents, et la porte s'entrouvrit. Les garçons la suivirent sur la pointe des pieds. Un profond silence régnait dans la demeure. Aucune lumière ne provenait de la cuisine, ni de la bibliothèque. Rien à l'étage non plus. Il ne restait personne à Grimmauld Place, sauf peut-être Kreattur, mais à cette heure, il devait être en train de dormir sous la chaudière.

- C'est bien ce que je pensais. Ils sont tous partis au ministère. McGonagall a bien fait la commission, remarqua Harry.

- Alors on va là-bas ?

- Exactement. Allons vite rejoindre les autres, nous avons du pain sur la planche.