Bonsoir à tous les lecteurs.
Vous allez trouver ici la réponse à vos nombreuses questions d'il y a deux semaines. Je devrais tuer des personnages plus souvent, vu la quantité de revues que cela ramène... :)
Soyez bien sages, et nous nous retrouverons le 15 juin pour la suite.
Chapitre 35 : Duellistes
Le hall d'accueil était de nouveau assombri. Quelques petites veilleuses projetaient ça et là des flaques de lumière blafarde sur le sol et les murs, mais Harry ne pouvait distinguer où se trouvait Lestrange. D'après la trajectoire du maléfice, elle ne devait pas être loin de la fontaine. Il se colla au mur opposé, courbé en deux, tâchant de présenter la plus petite cible possible.
Une sorte de caquètement s'éleva dans un coin, et un jet de lumière orangée passa tout près de sa tête pour faire un trou dans le lambris. Harry s'aplatit par terre. Bon sang, vu les goûts du commanditaire de ce hall en matière de décoration, quelques statues de plus n'auraient pas été de trop ! Où diable pouvait-il se cacher, à présent ?
- Ooh, le petit bébé a peur des feux d'artifice, s'esclaffa Bellatrix d'une voix de fausset depuis sa cachette.
C'est ça, parle. Ça va me permettre de te localiser, espèce de vieille cruche fêlée.
- Allez, sors de là, petit Harry ! Je sais que tu viens me chercher.
Elle se trouvait à environ cinq mètres derrière la fontaine. Harry pointa doucement sa baguette. Surtout, pas de gestes brusques...
- Bellatrix ! Sors de ton trou, espèce de vieille cinglée !
Harry se retint de jurer. Quand son parrain apprendrait-il à faire dans la discrétion ?
Puis il sentit quelque chose de très froid se refermer sur sa poitrine et serrer brutalement. L'avada de Lestrange avait touché une cible, et Sirius était toujours en vie...
Il n'eut pas le temps d'y penser plus, un autre sortilège jaillit en direction de Sirius, mais heurta la statue du sorcier au passage, envoyant sa tête d'or valser dans les airs avant de rebondir lourdement sur le plancher de bois sombre, faisant sauter quelques éclats au passage.
Un échange de traits lumineux se poursuivit ainsi pendant quelques instants, que Harry mit à profit pour se déplacer en direction de Lestrange. S'il pouvait passer derrière elle pendant qu'elle s'occupait de son cher cousin, il pourrait peut-être la mettre hors jeu. Il se plaqua derrière la statue du gobelin juste au moment où l'un des bras du centaure archer volait à son tour dans les airs pour s'écraser contre un mur.
- Arrête de faire le difficile, gronda la voix de Bellatrix, soudain beaucoup moins chantante. Dis à ton morveux de filleul de nous donner la prophétie sans faire d'histoires. Mon maître s'impatiente.
- Alors il va être de très mauvais poil avant la fin de la nuit, ricana Harry depuis son côté de la fontaine. Je vous l'ai dit tout à l'heure, elle est cassée. C'est pas une blague. Fini, y'a plus de prophétie à entendre !
Alors qu'il parlait, sa cicatrice le brûla soudain. Voldemort était furieux. Il savait que ses mangemorts avaient échoué. Ils allaient bientôt connaître son mécontentement.
- Et il le sait ! s'amusa Harry, autant qu'il le pouvait à travers la violente migraine qui semblait lui couper le crâne en deux. Il le sait, et il n'est pas content du tout, votre patron !
- TU MENS ! s'emporta la sorcière.
- Hé, hé ! Rien dans les mains, rien dans les poches ! chantonna Harry en imitant la voix de fausset de Lestrange - à croire que sa folie était contagieuse.
Il y eut un instant de flottement, le temps que Bellatrix enregistrât l'information et admît que c'était bien la vérité. Elle poussa un gémissement pitoyable.
- Maître... je vous jure que je n'y suis pour rien...
C'était assez désarçonnant de voir cette épouvantable harpie se métamorphoser en une gamine pleurarde, sans la moindre crainte du ridicule.
Harry se retint de grogner de dépit. C'étaient bien les serviteurs de Jedusor, ça ! Tout feu tout flammes lorsqu'ils agissaient en solo, mais dès que le maître était évoqué, ils se comportaient comme des gamins déboussolés. Ce pourrait être intelligent d'en rajouter une petite couche pour déstabiliser plus encore une Lestrage qui n'en avait vraiment pas besoin.
- Vous communiquez par télépathie, maintenant ? Pas peur de souiller votre esprit de noble sorcière au sang pur avec les pensées d'un bâtard au sang mêlé, Mrs Lestrange ? Je me demande ce que votre mari va penser de tout ça...
- TAIS-TOI ! hurla Lestrange avant d'expédier un nouveau maléfice dans le vide. GARDE TES MENSONGES INFÂMES, SALE MORVEUX DE TRAÎTRE, OU JE TE LES FERAI RENTRER DANS LA GORGE !
Harry resta sans réaction. La mauvaise humeur de Voldemort ne cessait d'augmenter, et avec elle la douleur lancinante qui siégeait dans le crâne du garçon.
Derrière la fontaine, Bellatrix recommença à se lamenter sur la perte de la prophétie, présentant des excuses hachées de gémissements.
- Mais quel numéro ! ricana la voix de Sirius non loin. Comme si ton cher maître pouvait t'entendre... Économise ta salive, il n'est pas ici.
- En es-tu bien sûr ?
Harry ferma les yeux. Il avait si mal à la tête qu'il n'y voyait plus rien de toute façon. C'était comme si un marteau-pilon battait derrière ses tempes. Mais cela ne lui servait à rien. Il avait quand même identifié la voix qui venait de s'ajouter à la conversation. Il se força à rouvrir les yeux, sans même l'espoir que la migraine atroce qui lui démolissait le cerveau lui ait provoqué des hallucinations. Et comme il venait de le comprendre, Voldemort se tenait effectivement au milieu du hall principal, baguette à la main. Et si l'on en jugeait par la vague de colère que Harry sentit monter en lui, le mage noir était d'encore plus mauvaise humeur que lors de leur dernière rencontre physique sur la tombe de Tom Jedusor Sr. Le jeune homme resserra les doigts sur sa baguette, conscient que dans l'état second où il se trouvait, cela ne lui servirait pas à grand-chose.
- Ainsi, tu as brisé ma prophétie, Potter, remarqua Voldemort avec irritation. Tu ne mens pas, elle est bien perdue... Que de temps perdu pour rien, quel dommage. Et je constate une fois de plus que mes Mangemorts ont été très efficaces... pour te permettre d'arriver à tes fins.
- Je suis désolée, je ne savais pas, pleura Bellatrix, se jetant soudain aux pieds de son maître pour tenter de se faire pardonner.
- Tais-toi immédiatement. Je m'occuperai de toi plus tard. Je ne suis pas venu ici pour t'entendre te lamenter et inventer des excuses ineptes.
Le mage noir releva les yeux vers Harry, qui tentait maladroitement de se relever.
- Encore une fois je te retrouve en travers de mon chemin...
Sirius était trop loin de la fontaine pour faire quelque chose.
- Je n'ai rien de plus à te dire. Excepté deux mots. Avada Kedavra !
Harry regarda la lumière verte arriver sur lui sans bouger. Il se sentait si épuisé que même lever sa baguette lui paraissait un effort surhumain. Que pouvait-il opposer face au sortilège de mort, d'ailleurs ? Aussi bien pour esquiver que pour répéter l'exploit de l'année précédente, il fallait avoir toute sa tête et être libre de ses mouvements.
Le maléfice se disloqua en une gerbe de feu d'artifice contre un obstacle inattendu : la statue décapitée du sorcier de la fontaine venait de se dresser sur ses pieds de métal pour recevoir l'avada, qui n'ébrécha même pas sa surface dorée.
Voldemort émit un sifflement de colère et tourna rapidement sur lui-même pour trouver l'origine du contretemps.
- Dumbledore ? Vous ne vous lassez donc jamais ?
Le mage noir lança un autre jet de lumière verdâtre en direction de son nouvel adversaire. Celui-ci disparut dans un tourbillon de fumée bleutée, puis se rematérialisa derrière Voldemort et pointa sa baguette sur les ruines de la fontaine. Les statues restantes s'animèrent à leur tour et quittèrent leur socle. La sorcière se jeta sur Bellatrix, insensible aux maléfices que celle-ci lui envoyait sans discontinuer, et la fit rudement tomber à terre, avant de la plaquer au plancher de tout son considérable poids. Harry vit du coin de l'œil l'elfe et le gobelin filer vers les cheminées de communication, tandis que le centaure doré fonçait droit sur Voldemort. Le mage noir parut s'évaporer avant de réapparaître de l'autre côté du bassin. Harry se sentit entraîné par la statue du sorcier sans tête et il se laissa faire, fasciné malgré lui par le niveau de magie déployé devant lui.
Un jet orangé passa par-dessus la fontaine et frôla Voldemort, qui répliqua par un autre sortilège de mort, lequel manqua lui aussi sa cible et se contenta de mettre le feu au bureau du réceptionniste.
- Ce n'était pas très malin de venir ce soir, Tom, dit calmement Dumbledore. Les Aurors vont arriver...
- Et quand ils seront dans la place, je serai parti et vous serez mort ! répliqua un Voldemort furieux.
Le duel se poursuivit, énergie contre bouclier, esquives contre attaques... Harry continuait d'observer depuis son abri et, semblait-il, même son irréfléchi de parrain avait adopté un profil bas.
- Vous n'essayez pas de me tuer ? Non, bien sûr, vous ne vous abaisserez jamais à de telles brutalités. Je ne comprends pourtant pas vos égards, ce pourrait bien être votre seule occasion de m'éliminer.
Harry songea que Jedusor n'avait pas entièrement tort. Pourquoi Dumbledore ne mettait-il pas un terme définitif au conflit en abattant son ancien élève ? Ce n'était tout de même pas cette prophétie ridicule qui retenait sa main, n'est-ce pas ?
- Il y a d'autres moyens de détruire un homme, répondit posément le directeur. Me contenter de prendre ta vie ne me satisferait pas, je l'avoue... même si j'étais sûr que cette fois ce soit définitif.
- Oh, bien sûr, vous pensez que la mort n'est rien, ricana Jedusor en pointant un doigt. C'est facile à dire pour vous, professeur, puisque vous n'avez plus rien à perdre. Vous allez sans doute me dire que le pire pour un homme est de ne pas être aimé... Avez-vous réalisé que vous êtes précisément dans cette situation ? Vos élèves et vos employés aiment l'image que vous renvoyez, mais je doute qu'ils aimeraient le vrai Dumbledore s'ils venaient à faire sa connaissance.
Le centaure intercepta un nouvel avada, mais fut réduit en miettes. Dumbledore profita de la confusion ainsi créée pour repartir à l'attaque. Une flamme pâle jaillit de sa baguette pour s'enrouler autour du bouclier que Voldemort avait dressé, mais elle se changea bien vite en un long serpent qui se détourna du mage noir pour attaquer le directeur.
Harry les regardait danser leur valse de mort tout en réfléchissant aux paroles de Jedusor. Qu'est-ce que le vieux magicien cachait de si honteux ou dangereux à ses collègues ?
Le cours de ses réflexions fut interrompu quand Fumseck sortit de nulle part pour recevoir un avada destiné à son compagnon humain. La créature fut réduite en cendres sur-le-champ, avant de retomber sur le plancher à l'état d'oisillon déplumé. Le serpent qui filait sur Dumbledore fut réduit à néant et l'eau du bassin s'éleva soudain dans les airs, enveloppant Voldemort dans un cocon mortel.
Le liquide retomba dans une gerbe d'écume quand le sorcier qu'il emprisonnait transplana pour échapper à la menace. Bellatrix, toujours coincée sous le poids de la sorcière d'or, imita le mouvement, et disparut dans un craquement sec.
Harry laissa échapper un soupir de soulagement.
- Reste où tu es, lui ordonna soudain Dumbledore d'une voix tendue par l'inquiétude.
Harry fronça les sourcils. Voldemort était introuvable. Venait-il vraiment de s'enfuir?
La douleur le foudroya sur place. Elle noyait sa perception au point qu'il se sentit à peine tomber sur le parquet ; il ne voyait plus rien, n'entendait plus rien... Il ne se rendait compte que de la présence d'une créature répugnante qui l'enserrait telle un boa, se fondant à son propre corps jusqu'à ce que la limite entre eux disparût. La fusion était si complète que lorsque le parasite parla, ce fut avec la voix de Harry.
- Tuez-moi maintenant, Dumbledore. Si, comme vous le dites, la mort n'est rien, tuez le garçon...
Harry était prêt à donner son accord. C'était comme si de la lave bouillante courait à travers ses veines.
Mais le Faucheur ne vint pas. Au lieu de cela, le jeune homme se retrouva étendu sur le sol, le nez collé sur les planches de bois sombre.
Des voix s'élevaient tout autour de lui, des dizaines de voix, tout un concert. Depuis quand y avait-il autant de monde au ministère ? Harry se força à garder les yeux ouverts, et aperçut ses lunettes, quelque peu tordues, à quelques centimètres devant lui. Il tendit la main avec effort pour les attraper et les remettre en place. Quelqu'un s'approcha et lui passa un mouchoir humide sur le visage. Le tissu revint couvert de sang.
- Oh là là... cette cicatrice s'est rouverte, c'est vraiment très moche.
- Sarah ?
- En personne. Tu peux te lever ?
- J'essaye... Euh, pas trop de dégâts ?
- Non, on s'est surtout planqués quand c'est devenu vraiment chaud. Avec des sorts fumigènes en plus, nous étions aveugles mais invisibles.
Même avec l'aide de Sarah et de Dumbledore, il tremblait si violemment qu'il pouvait à peine tenir debout. Le directeur fit signe à Neville de venir le remplacer tandis qu'il se tournait pour faire face à la foule qui avait envahi le hall d'accueil. Les pensées de Harry commencèrent à se débrouiller et il aperçut la silhouette robuste de Rufus Scrimgeour qui traînait une personne derrière lui, une forme à cheveux roses qui s'appuyait sur Maugrey pour marcher... et au milieu de tout ce désordre, les statues de l'elfe de maison et du gobelin tiraient par les manches de son pyjama un Cornélius Fudge totalement ahuri. En dépit des violents maux de tête qui l'accablaient, Harry sentit qu'il allait aimer la suite.
- Il était là ! lança une voix d'homme qui exprimait la plus intense stupéfaction. Je l'ai vu, monsieur le ministre ! C'était bien Vous-savez-qui !
- Je sais, je l'ai vu comme vous... bégaya Fudge en resserrant les pans de sa cape autour de lui. Comment... ici même... Comment a-t-il pu ?
- Allez donc faire un tour au département des Mystères, Cornélius, suggéra Dumbledore.
Les sorciers assemblés réagirent diversement à sa présence et si certains saisirent leur baguette, la plupart attendit prudemment de voir comme les choses allaient tourner.
- Vous trouverez dans la chambre de Mort plusieurs de vos mangemorts évadés, bloqués là par un maléfice anti-transplanage. A vous de voir ce que vous comptez faire d'eux.
Le ministre dévisagea Dumbledore un moment, puis se tourna vers Scrimgeour, avec sans doute l'intention d'ordonner l'arrestation de l'ancien directeur de Poudlard, mais l'immense gaillard secoua légèrement la tête. Ses aurors reculèrent aussitôt et se rangèrent le long des murs.
- Je vous remercie, dit Dumbledore avec un mince sourire. Voyez, vous avez eu ce soir la preuve de ce que je vous répète depuis près d'un an. Lord Voldemort est bel et bien revenu. Il serait temps de revenir à la raison, ne croyez-vous pas ?
Fudge ne répondit pas tout de suite, car une autre personne venait de faire son entrée.
Percy Weasley arrivait à son tour, pour une fois sans ses lunettes ni son veston. Il considéra un moment Harry et l'ordre du Phénix, puis Fudge.
- C'est donc vrai ? Vous-savez-qui était ici ? demanda-t-il finalement.
- Ouais, lança Maugrey en boitillant vers le ministre. Et il est pas venu tout seul. On a une dizaine de ses copains en bas.
- Alors comme ça, Monsieur le Ministre s'est fichu de nous, hein ? dit Percy d'une voix dangereusement calme en se tournant vers son patron.
- Mais pas du tout, protesta Fudge, le ton hautain. Il n'y avait pas la moindre preuve que...
SBAF !
L'action était tellement contraire au personnage que l'assistance mit un petit moment à réaliser que Percy venait de coller une droite au ministre. Maugrey ricana sans retenue tandis que Rufus Scrimgeour commentait :
- Comment emballer une lettre de démission et une motion de censure en un seul geste...
Fudge vira au rouge tomate (un peu comme celles qu'il allait bientôt prendre en pleine figure) tandis que Percy tournait les talons et s'éloignait à grandes enjambées.
Harry s'avança lentement en s'appuyant sur le bord de la fontaine détruite, Neville et Sarah prêts à le rattraper s'il tombait. Il avait une migraine de la taille du Ben Nevis et des points multicolores dansaient devant ses yeux.
Il mit quelques instants à retrouver tous ses esprits, avant de remarquer le corps étendu non loin. Il n'avait donc pas rêvé. L'avada de Bellatrix avait bien touché quelqu'un. A peine eut-il jeté un regard aux vêtements usés du mort qu'il détourna le regard. Pas la peine de voir son visage pour savoir que les yeux couleur d'ambre de Remus Lupin ne verraient jamais plus rien...
Sarah émit un hoquet de surprise et Neville retint de justesse un gémissement. Dumbledore revint vers eux et agira sa baguette pour leur amener la tête du sorcier d'or.
- Vous allez rentrer à l'école tout de suite, dit-il. Je vous enverrai vos amis dès que j'en aurai terminé avec Mr Fudge. Portus !
La tête de métal s'illumina brièvement de bleu.
- Attendez une minute ! protesta Fudge. Où vous croyez-vous ?
Sa voix mourut en un murmure indistinct sous le regard furieux de Dumbledore.
- Vous allez mettre un terme aux fonctions de Dolorès Ombrage à Poudlard, commença le vieux sorcier.
- Des dispositions en ce sens ont déjà été prises, marmonna Sarah entre ses dents.
- Vous allez dire à vos Aurors de cesser de rechercher mon professeur de soins aux créatures magiques.
- C'est comme si c'était fait, déclara Scrimgeour.
- Je vais vous accorder... une demi-heure, pendant laquelle je vous résumerai ce qui s'est déroulé ici, poursuivit Dumbledore après avoir consulté une petite montre de gousset. Après quoi je rentrerai à l'école. Si vous avez encore besoin de moi, je vous saurai gré de m'envoyer un courrier. Les lettres adressées au directeur me parviendront.
- Clair, net et concis, approuva Sarah.
- D'accord, mais quand on sera rentré, murmura Neville, comment on va dire à Théodore que son père... est... a pris le Voile ?
- Sans prendre de gants, décida la jeune fille.
- Utilisez ce portoloin, leur dit alors Dumbledore. Il vous conduira à l'école. Je vous rejoindrai bientôt.
Neville empoigna la tête d'or, et le grand hall du ministère disparut.
