Reviens-Moi
Par Tango Dancer


Bonjour tout le monde! Comme promis, je suis de retour, et voici le chapitre 2 de Reviens-Moi! J'espère que vous l'apprécierez autant que le premier, lol!
Je remercie toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews, et plus particulièrement Cherry-kun, à qui je dédie ce chapitre: ton MP m'a fait un plaisir immense, tu n'imagines même pas^^! Merci de ton enthousiasme, merci à tous de votre soutien!
En ce qui concerne l'interaction entre Aleana et Serene, j'ai failli rajouter une scène d'excuses, mais j'ai eu l'impression que ce serait inutile vu que j'avais déjà mentionné les sentiments de notre héroïne à ce sujet dans... le chapitre 3, me semble-t-il. Ce n'est donc pas un oubli de ma part, mais plutôt une "omission" délibérée, et qui n'en est pas vraiment une dans la mesure où j'aborderai brièvement le sujet.

Enfin bref, je vous fiche la paix avec mon baratin, et je vous laisse lire!
Bisoux à tous!

Avertissements pour ce chapitre: Mention de viol et de maltraitance, langage, violence conjugale.


Chapitre 2:

6 mois plus tard.

« Serene?

La jeune fille, occupée à écrire une lettre, se redressa, et adressa un pauvre sourire à son frère et leurs amis.

-Qu'est-ce que tu fais?

Son regard se voilà de tristesse.

-Ce que j'aurais dû faire il y a bien longtemps.

-Mais encore?

-J'écris à Maman.

-Pourquoi? Elle vous a abandonnés, non? Fit Selene avec un rictus malveillant. Elle n'avait pas pardonné à Kellie les larmes intarissables de sa meilleure amie.

-Je lui ai dit des choses horribles. Répondit Serene. Et elle a tellement souffert... Si jamais il lui arrivait quelque chose...

-Ah, alors tu veux juste arrêter de culpabiliser? Intervint Kyrian.

-Non! Réfuta-t-elle, choquée. Bien sûr que non! Mais elle m'a élevée toute seule pendant toutes ces années, elle a travaillé d'arrache-pied pour être là le week-end et quand j'avais besoin d'elle, elle a été une mère formidable malgré tout ce qu'elle avait vécu... et moi, je lui ai tout rejeté à la figure... Je suis vraiment horrible...

-Mais non, murmura Ezekiel en lui enlaçant les épaules, tu étais juste bouleversée, c'est tout. Bien sûr, ça n'excuse pas forcément tout ce que tu as dit, mais tu as des circonstances atténuantes.

Elle hocha la tête, enfouissant son visage dans son torse, et il passa une main réconfortante dans les longs cheveux bruns, savourant la douceur des mèches ondulées. Le regard vert d'Altaïr était rivé sur lui, mais il l'ignora complètement.

-Elle me manque tellement... Hoqueta Serene.

-Je sais. Souffla le fils du Maître des Potions avec douceur. Je sais.

-On va la retrouver, Serene. Promit Alphard en donnant un coup de coude à une Selene plus que renfrognée.

-Comment? Père fait tout son possible, et il n'a aucun résultat alors que ça fait déjà six mois! Si elle avait... si elle était... je...

-Elle va bien, Serene. Dit fermement Altaïr, faisant de son mieux pour se convaincre lui-même. Elle est puissante, bien entraînée et c'est une dure-à-cuire. Ne t'inquiète pas, elle s'est juste très bien cachée.

Il y eut un silence.

-Réfléchissons, fit finalement Alphard avec entrain. Si nous étions Aleana Potter, ou Keliane Peverell, ou irions-nous nous cacher pour éviter les recherches du Seigneur des Ténèbres?

-Le monde moldu. Répondit Ezekiel du tac-au-tac.

-Maman n'abandonnerait jamais la magie. Objecta Serene. Elle fait trop partie intégrante de sa vie pour qu'elle s'en passe.

-On peut vivre dans le monde moldu et travailler chez les sorciers. Fit remarquer Kyrian.

-Sauf qu'elle a démissionné de son entreprise. Poursuivit Altaïr. Donc, soit elle a changé de métier, soit elle est freelance. Il faudrait qu'on recherche les nouvelles entreprises dans le domaines des Sortilèges de Protection.

-Ou alors, on peut attendre qu'elle refasse surface. Interrompit Selene, avant d'expliquer. C'est assez simple: il y a forcément des manifestations auxquelles ta mère assiste régulièrement ou des endroits qu'elle fréquente souvent, non?

Serene réfléchit.

-Il y a un café pas trop loin de la maison où elle aimait bien prendre un verre, et... le congrès des Tisseurs de Sorts. Celui des Guérisseurs, aussi. Et des Maîtres en Runes Anciennes.

-Elle n'ira pas au café. Elimina aussitôt Altaïr. Ce serait trop dangereux, elle sait que c'est le premier endroit où tu irais chercher. Les congrès, peut-être, mais celui des Tisseurs de Sorts a eu lieu il y a six mois, et celui des Guérisseurs est terminé depuis deux semaines. Il ne reste que celui des Runes Anciennes, et c'est dans trois mois.

-C'est trop long. Grogna aussitôt Serene.

-Je sais.

-Tu n'as pas d'autre idée? Questionna Ezekiel.

-Eh bien...

-Il y a de la conspiration dans l'air.

Les six jeunes gens se levèrent d'un bond à l'entrée de Voldemort.

-Père!

-Altaïr, Serene. Que se passe-t-il?

-Nous essayions de chercher Maman, expliqua la jeune fille.

Avisant la lettre oubliée sur la table, il acquiesça distraitement.

-C'est pour elle?

-Oui. Je lui ai dit des choses horribles.

Il eut un sourire amer.

-Tu n'es pas la seule. Sauf que ce que j'ai dit moi a détruit sa vie et lui a fait perdre quinze ans d'un futur qui s'annonçait sinon radieux, du moins bien mérité et amplement meilleur que ce qu'elle avait vécu jusque-là.

Altaïr fronça les sourcils.

-Qu'est-ce que tu veux dire?

L'adulte soupira.

-Aleana n'a jamais eu une vie facile.

-Et...? Insista Serene en voyant qu'il n'avait pas l'intention de poursuivre.

Il reporta son attention sur eux, sembla hésiter, puis soupira derechef et indiqua des chaises tout en utilisant un sortilège d'attraction sur la pensine soigneusement entreposée sur une étagère protégée d'innombrables sortilèges et maléfices. La bassine en pierre ornée de runes sur une table à café, il s'installa à son tour.

-J'ai rencontré Aleana alors qu'elle n'avait encore qu'un an. A l'époque, j'avais des raisons de croire que l'enfant des Potter était une menace potentielle à mon existence, et j'ai décidé de l'éliminer. Sauf que les choses ne se sont pas passé comme prévu, et je suis celui qui a passé les treize années suivantes à l'état de spectre errant obligé de posséder des corps d'animaux d'abord, puis d'humains, pour survivre. Les Potter étaient morts de ma baguette, et Ali a été envoyée par Dumbledore chez sa seule famille restante, les Dursley. Des... moldus.

On pouvait sentir tout le mépris qu'il éprouvait pour eux dans ce seul mot.

-Pendant dix ans, elle a vécu chez eux. Ils détestaient la magie et tout ce qui y avaient trait. Autant dire qu'elle n'a pas exactement eu une enfance heureuse. A onze ans, elle est arrivée à Poudlard, complètement ignorante du monde dans lequel elle aurait dû grandir. Nous nous sommes confrontés l'un à l'autre à plusieurs reprises durant les années qui ont suivi, et j'ai réussi à regagner mon corps grâce à un obscur rituel de Magie Noire durant sa quatrième année. Plus exactement à la fin de la troisième épreuve du Tournoi des Trois Sorciers. Une fois encore, elle s'est échappée. Mais à la fin de sa cinquième année, Sirius Black, son parrain, a été tué, pour la seule raison que Dumbledore n'avait pas jugé bon de lui faire part d'informations vitales. A partir de ce moment-là, elle n'a plus jamais été la même.

Il fit une pause.

-Elle a tellement changé, en fait, qu'elle a carrément laissé tomber Dumbledore et ses poulets pour me rejoindre. Nous sommes tombés amoureux. Son soutien a galvanisé mes troupes, et fait passer nombres de gens à l'ennemi. Comme ta mère, Selene, et vos parents, Alphard, Ezekiel.

Les trois jeunes gens haussèrent les sourcils, surpris.

-Eh bien, Hermione était la meilleure amie d'Ali. Elle l'a soutenue envers et contre tout, et une fois certaine que tout pointait à la culpabilité du vieux fou, elle l'a suivie sans la moindre hésitation. A partir de là, Severus, qui hésitait encore à offrir sa loyauté à un camp, a suivi également, d'abord parce qu'il avait juré à Lily de protéger son enfant, mais aussi parce qu'il avait noué une solide amitié avec Ali. Rémus était un peu comme Hermione: une fois les faits démontrés, il n'a été que trop heureux de rester avec son amant et son filleul. Et enfin, Régulus, qui avait tenté de détruire l'un de mes Horcruxes a eu le même raisonnement qu'Ali à la mort de son frère. Il n'a rencontré Luna qu'après.

Il y eut un chœur d'exclamations surprises, mais Serene eut tôt fait de les renvoyer au sujet.

-Okay, bref, et ensuite?

-Ensuite? Une fois la guerre terminée, nous avons été complètement submergés par la paperasse. (Il eut un petit rire en revoyant ces jours de folie). Bien sûr, ça a fini par se calmer. Je n'oublierai jamais comment ça c'est terminé.

-Tu peux nous montrer? S'enquit Altaïr en pointant la pensine du doigt.

Le sourire du Seigneur des Ténèbres s'élargit.

-Bien sûr. Ce souvenir sera le premier étant donné que c'est celui que nous cherchons. D'autres viendront par la suite, qui vous aideront à mieux comprendre Aleana. La majorité ne sont pas jolis. Prévint-il.

Mais ils n'allaient pas se laisser intimider par si peu, et plongèrent dans la bassine la tête la première.

o-O-o

Ils se trouvaient dans l'un des bureaux. Très vaste, il était envahi par les papiers et les politiciens affairés. Tom, plus jeune d'une vingtaine d'années -même si ses Horcruxes lui assuraient une jeunesse éternelle, était assis à une table de travail, occupé à signer des documents. Ce n'est que lorsqu'il jeta un coup d'œil vers quelque chose derrière eux qu'ils se retournèrent, et virent Aleana installée dans la même position en face de lui. Ils remarquèrent aussitôt qu'elle avait une mine affreuse: pâle, les traits tirés et les yeux cernés de bistre, ses mains tremblaient légèrement alors qu'elle apposait sa signature au bas d'un énième formulaire.

« Milady, j'aurais besoin de...

-Milday, il faudrait que...

-Milady, serait-il possible de récupérer...?

-Milady, est-ce que vous pourriez...? »

Les questions pleuvaient sur elle, incessantes. A l'évidence, tous ces hommes étaient terrifiés par Voldemort, et posaient donc leurs questions et formulaient leurs requêtes auprès de son... épouse? Mais étaient-ils déjà mariés à l'époque? Cela continua pendant plusieurs minutes, et ils observèrent alors que le tremblement de ses mains s'accentuait, et que ses traits se décomposaient un peu plus entre chaque mini-conversation, et qu'elle baissait la tête.

« Aleana, est-ce que tu...

Elle laissa brutalement retomber ses paumes sur la table avec un bruit de tonnerre, et se redressa avec tant de vivacité que sa chaise vacilla avant de basculer en arrière. Le visage dissimulé par ses cheveux et obstinément tourné vers le bas, elle resta immobile l'espace de quelques secondes, ignorant le profond silence qui s'était fait.

-Non, je ne peux pas! Fit-elle, criant le dernier mot. J'en ai marre! Fichez-moi la paix!

Tom se leva, l'air contrarié.

-Aleana, un peu de...

-De quoi? De tenue?

Elle redressa la tête, et ils virent qu'elle avait les yeux pleins de larmes. Ceux de Tom s'élargirent.

-Laissez-moi tranquille. Laissez-moi tranquille. Laissez-moi...

-Milady... Fit l'un des politiciens d'un ton hésitant.

Mauvaise manœuvre. Sous le regard horrifié de l'homme, la jeune femme éclata en sanglots.

-Mais f-fichez-moi la p-paix! Répéta-t-elle entre deux hoquets. M-Milady par-ci... M-Milady p-par là! Est-ce que c'est t-trop demander que de r-respirer t-tranquille?

Un seul regard suffit à faire sortir les intrus, et les deux amants se retrouvèrent seuls. La crise de larmes d'Aleana prenait une tournure hystérique inquiétante.

-Allez viens, dit doucement Tom en lui entourant les épaules de ses bras, tu as besoin de repos. Tu aurais dû me dire que tu n'en pouvais plus.

-M-Mais tu as b-besoin de m-moi et je ne pouvais p-pas travailler le m-matin...

Il fronça les sourcils, intrigué.

-Pourquoi?

-Je suis m-malade... Je ne voulais p-pas t'inquiéter... Alors je n'ai r-rien dit...

Il la fit asseoir sur le divan, s'agenouilla en face d'elle et lui prit le visage entre les mains.

-Ali. Mon travail a beau être important, tu l'es beaucoup plus, et ta santé passe avant tout. Je vais demander à Bruce de passer t'examiner, ok? Repose-toi en attendant. »

La scène disparut, et ils se tournèrent vers Tom pour clarification.

« Nous n'avons découvert qu'à ce moment-là qu'elle était enceinte, d'où la crise de nerfs. Ali était quelqu'un d'incroyablement résistant, d'ordinaire, et toute cette pression et cette fatigue l'avaient poussée à bout. Le souvenir suivant se passe la nuit de ses dix-sept ans. Les Sortilèges de Protection allaient tomber la minute même de son anniversaire, et nous sommes donc allés la chercher chez ses moldus avant le vieux fou. Je crois que c'est l'une des pires soirées de ma vie.»

Appréhensifs, les jeunes gens se retournèrent vers les souvenirs.

Ils étaient dans une rue bordée de maisons toutes identiques, parfaitement tenues, et d'un ennui à se jeter par la fenêtre. Ils suivirent Tom alors qu'il s'avançait vers le numéro quatre, Lucius et Draco Malfoy, une Hermione de dix-sept ans et un Severus Rogue plus jeune de vingt ans sur les talons. Ils pénétrèrent silencieusement dans la maison, s'éclairant grâce à un simple Lumos, et avancèrent dans le couloir jusqu'à avoir fait le tour du rez-de-chaussée. Tout était d'une propreté maniaque, et ils grimacèrent avec un bel ensemble. Ils montèrent ensuite à l'étage, passèrent la chambre du fils de la maison, complètement meublée, avec une télévision, une X-box dernier cri, deux ordinateurs et un nombre ahurissant de jeux en tous genres, puis celle des parents, un homme obèse dont l'énorme corps soulevait les draps de manière à faire une tente au-dessus du corps maigrichon de sa femme. Ils jetèrent même un coup d'œil dans la chambre à la porte cadenassée, meublée en tout et pour tout d'un vieux lit défoncé, d'une chaise percée et d'une table bancale, la fenêtre barrée, mais sans succès.

« Elle m'a dit qu'elle serait là, souffla Hermione, qui jetait des coups d'œil nerveux autour d'elle.

-Pourtant, il n'y aucune trace d'elle nulle part. Fit Tom, qui semblait agacé.

-Non, attendez. Est-ce qu'elle n'avait pas dit qu'elle avait grandi dans... Draco s'interrompit.

-Eh bien, où cela? S'exaspéra Tom.

-Le placard sous l'escalier... »

Ce n'était qu'un murmure, mais les cinq sorciers se tournèrent vers l'endroit en question avec un bel ensemble. Un instant passa dans le silence le plus complet. Ils n'osaient même pas respirer. L'absence totale de mouvement derrière la petite porte était terrifiante. Puis, Tom fit un grand pas en avant, enroula ses doigts autour de la poignée, et la tourna, ouvrit brutalement la porte.

Il y eut un concert d'exclamations horrifiées.

Les six adolescents étouffèrent des hurlements d'horreur. Tom se contenta de regarder, la mine sombre.

L'odeur était étouffante, écœurante, répugnante; sang, sueur et semence mêlés formaient une mixture abominable qui avait éclaboussé les murs, le sol, la porte, et couvrait le corps inerte brisé dans l'obscurité du minuscule placard. La jeune femme était méconnaissable, couverte d'hématomes, de plaies et des haillons déchirés qui avaient un jour été les anciens vêtements de son énorme cousin, manifestement réduits en morceaux sous les assauts fiévreux d'un gros porc lubrique. Ses bras et ses jambes avaient été brisés, plusieurs fois pour le bras droit, afin d'éliminer toute résistance, et elle était bâillonnée, des traces de larmes visibles sur ses joues poussiéreuses et violacées.

« Salazar... » Souffla Severus.

La dernière image qu'ils virent avant que le souvenir ne disparaisse fut celle de Tom rassemblant le corps inconscient de la jeune femme et se dirigeant à grands pas vers la sortie avec une promesse de vengeance à l'encontre des monstres qui avaient fait cela.

« Il lui a fallu plus d'un mois pour se remettre, et même après ça, elle était très craintive. Elle ne supportait pas qu'on la touche, ne pouvait pas dormir sans faire de cauchemars, paniquait dès qu'on élevait la voix, refusait d'approcher une foule... Raconta Tom, les yeux dans le vague et la mâchoire crispée.

-C'était déjà arrivé? Demanda Altaïr, dont l'expression montrait clairement à quel point il craignait la réponse.

-Oui. Pendant toute son enfance, elle a été battue et utilisée comme une esclave. Les... viols (il serra les points) n'ont commencé que plus tard, l'année de ses treize ans. Mais ils étaient fréquents. Et souvent sadiques.

Serene se couvrit la bouche de ses mains, se blottit contre la poitrine d'Ezekiel, qui l'entoura de ses bras en guise de réconfort. Les trois autres garçons avaient le teint blême, et se tenaient très droits, les lèvres serrées. Le regard de Tom s'adoucit.

-Mais il y a aussi eu des moments heureux. » Dit-il d'une voix douce.

Ils étaient dans le grand salon. Assis au coin de la cheminée, Tom lisait. Dehors, la neige tombait à gros flocons. Le jeune Seigneur des Ténèbres leva la tête, interrompant sa lecture; un coup d'œil à sa montre lui fit froncer les sourcils, et il posa son ouvrage avant de se lever. Silencieux, il se dirigea vers l'entrée, et sortit du manoir, naviguant sans peine même dans la tourmente. Lorsqu'il s'arrêta, les six jeunes gens, qui ne voyaient pas bien ce qu'il regardait avec tant d'intensité, se tournèrent vers le Tom actuel pour des explications, et restèrent bouche-bée devant son expression paisible.

« Là. » Dit-il simplement. Et effectivement, il n'était pas besoin de plus, car ils pouvaient maintenant la voir.

Ce n'était qu'une silhouette vague, contours informes dans l'uniformité blanche, bougeant à l'unisson des rafales de neige, en un étrange mouvement circulaire. Tom se rapprochait. Et soudain, une éclaircie, et ils la virent. C'était Aleana, il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais elle était vêtue d'une longue robe de soirée en satin écarlate, qui contrastait violemment avec la pâleur de sa peau et la noirceur de sa longue chevelure artistiquement coiffée. Elle tournoyait sur elle-même avec lenteur, les yeux clos et la tête renversée en arrière, le visage levé vers le ciel en furie sans se soucier du froid mordant, les lèvres étirées en un sourire de pur bonheur.

Quelque chose dut l'avertir qu'elle n'était plus seule, car soudain, elle ouvrit les yeux, se tourna vers eux, sourit.

« Viens. »

Ils dansèrent ensemble sous la neige, isolés dans une bulle de bien-être et d'amour qui semblait complètement impénétrable.

Les deux filles retinrent à grand-peine un gloussement enthousiaste, tandis que les garçons levaient les yeux vers le Seigneur des Ténèbres. Son expression était un mélange de mélancolie et de tristesse poignante, de regret déchirant. Mais c'était le passé et il le savait. L'image changea.

« C'est un garçon.

Tom eut un large sourire, et Draco, Lucius, Hermione, Severus, tous ceux qui se trouvaient là le félicitèrent, un grand sourire aux lèvres.

-Qu'y a-t-il?

La question d'Hermione les fit se retourner vers le Guérisseur, qui n'avait pas du tout l'air enclin au sourire. Les sourires se fanèrent.

-Guérisseur? S'enquit Tom, un soupçon de peur dans la voix. Aleana...?

-Elle est en vie. S'empressa de répondre l'homme.

-Mais? Parlez!

-Mais je ne sais pas si elle se réveillera.

Le Seigneur des Ténèbres pâlit et vacilla, au point que Lucius lui prit le petit Altaïr des bras. Dans la pièce, la tension était à son comble.

-Qu'est-ce que vous voulez dire?

-Elle a un corps très fragile. Malgré tous les soins que nous lui avons prodigués, les années de passages à tabac et de viols répétés, parfois collectifs et de tous les orifices, ont énormément fragilisé son corps. La naissance a été rendue possible par sa volonté de fer et la contribution de sa magie, mais elle est épuisée, mentalement, physiquement et magiquement. Elle est dans le coma.

Il y eut un lourd silence.

-Votre pronostic?

Le Guérisseur secoua la tête.

-Mauvais.

Tom eut un sursaut; on aurait dit qu'il venait de se prendre une gifle.

-Je vois. Laissez-nous.

-Oui Mon Seigneur.

La scène changea.

Tom était assis au chevet d'une Aleana pâle comme un morte. Les cheveux de la jeune femme étaient répandus autour de sa tête en une sorte d'auréole macabre, et sans le mouvement régulier de sa poitrine, on aurait pu croire qu'elle était morte. Le Seigneur, lui, avait une mine de déterré: de lourds cernes creusaient un visage aux traits tirés, et ses yeux reflétaient tout l'épuisement que des mois de travail acharné pouvaient infliger à une personne. Cela faisait trois mois qu'elle était dans le coma, et il n'avait pratiquement pas quitté la pièce. Il y avait aussi quelque chose de différent dans son regard, une lueur de folie naissante que la peur, la fatigue et le chagrin avaient placée là. Mais il tenait bon. Il tenait la main inerte dans la sienne, regardant le poignet osseux avec une tristesse manifeste.

Il s'endormit sans même s'en rendre compte, et ils en furent réduits à attendre.

Quelques minutes plus tard, il y eut un gémissement, et les yeux émeraude de la jeune femme s'entrouvrirent. Elle regarda autour d'elle, un peu perdue, passa une main maladroite sur son ventre plat, surprise de ne pas sentir la rondeur de l'enfant. Une lueur de panique naquit sur son visage, et elle se tourna vers Tom, ses gestes patauds traduisant sa longue immobilité.

« Tom... Chuchota-t-elle. Tom, réveille-toi. Tom!

Il ne se réveillait pas. La fatigue avait eu raison de lui, et il dormait si profondément que sa respiration ne faisait même pas de bruit. Mais il leur parut évident qu'elle avait mal interprété cette immobilité. Altaïr et Serene savaient que leur père était quelqu'un de très alerte, au sommeil très léger et qu'un rien pouvait réveiller, Seigneur du Monde Sorcier oblige.

-Tom, Tom, Tom...

C'était une litanie mouillée de larmes, à présent, et la jeune femme sanglotait désespérément en essayant vainement de le secouer, maudissant la faiblesse de son corps et son incapacité à hausser le ton au-delà d'un murmure.

-Tom, Tom, Tom... Je t'en prie, je t'en prie, s'il te plaît...

Elle agrippa sa chemise, serra les poings, commença un mouvement de balancier pour le secouer.

-Tom, je t'en prie, je t'en supplie, ne me laisse pas, Tom... Tom!

-Quoi...?

Ce n'était qu'un grommellement à peine audible, mais elle le perçut immédiatement, se figea.

-Tom!

Il sursauta, soudain parfaitement éveillé, la dévisagea avec incrédulité.

-Aleana...? Ali?

Il se pencha en avant, lui prit le visage en coupe.

-Ali... C'est toi, c'est bien toi? Je dois être en train de rêver, c'est...

Elle le dévisagea, heureuse mais perplexe.

-Bien sûr, que c'est moi.

-Pourquoi pleures-tu?

Elle eut un hoquet, puis un sourire à travers ses larmes.

-J'ai cru... Tu ne te réveillais pas... J'ai eu si peur... J'ai cru... Je n'aurais pas pu... Tom...!

Ses traits s'adoucirent, il lui caressa la joue et les essuya d'un geste du pouce, avec une infinie douceur.

-Oh, Ali, je vais très bien.

-Tu n'as pas l'air.

-Tu as été dans le coma pendant trois mois.

Elle le fixa, stupéfaite.

-Le bébé... S'enquit-elle, terrifiée à l'éventualité de l'avoir perdu.

-Il va bien. Mais il n'a toujours pas de nom.

-Toujours pas?

-Je voulais le baptiser avec toi. Souffla-t-il.

Elle sourit.

-Idiot. Murmura-t-elle. Nous avions déjà décidé, de toutes façons.

-Je le sais bien, mais ça n'aurait pas été pareil sans toi.

Elle resta silencieuse un moment.

-Merci.

Pour toute réponse, il la prit dans ses bras, la serra fort contre lui, comme pour se persuader qu'elle était toujours là, bien vivante, blottie contre son torse. Les yeux fermés, il enfouit son visage dans le creux de son épaule et inspira profondément son odeur. Et elle, dans une position similaire, le laissa faire, copiant ses mouvements et laissant échapper un petit soupir d'aise.

-Je t'aime.

Il recula, reprit son visage entre ses paumes.

-Je t'aime aussi. N'en doute jamais.

C'était une promesse, et son regard, planté dans celui de sa compagne, disait un million de mots que prononcer à voix haute aurait dépouillé de leur sens.

Les traits de Tom étaient tordus en une expression douce-amère alors que le dernier souvenir prenait forme devant eux.

Tom était assis au pied du lit dans leur chambre. Le sol était couvert de photos, qui y avaient visiblement été jetées et piétinées dans une crise de rage ignoble. Sur chacune d'entre elles, Aleana était dans une position compromettante avec un homme ou une femme différent. Le Seigneur des Ténèbres avait encore sa baguette à la main, preuve qu'il était responsable de la chambre ravagée.

Un bruit de pas précipité lui fit relever la tête, et il se composa un masque de neutralité tout en rassemblant les clichés et en les dissimulant sous le lit. La porte s'ouvrit en grand, dévoilant une Aleana radieuse.

« Tom! J'ai...! Qu'est-ce qu'il s'est passé, ici?

Sans attendre la réponse, elle poursuivit, trop excitée pour s'en soucier.

-Peu importe! Tom, je suis enceinte!

Elle attendit la réaction, impatiente de partager son bonheur, mais la réponse n'eut rien de ce qu'elle attendait.

-De qui?

Elle le dévisagea, évidemment perplexe.

-De qui? Quelle question! De toi, bien sûr!

Elle s'approcha de quelques pas, mais s'immobilisa lorsqu'il recula. Son sourire se fana en voyant son expression fermée, presque hostile, son regard dur.

-Tom, qu'est-ce qui ne va pas?

Inquiète devant son silence, elle leva la main pour vérifier qu'il n'avait pas de température, mais il l'écarta d'un geste violent.

-Ne me touche pas, catin!

Elle fit un pas en arrière, interloquée.

-Tom!

Il retroussa la lèvre supérieure.

-Quoi, ne me dis pas que tu es choquée? Tu devrais pourtant savoir que c'est le nom donné aux putains comme toi qui ouvrent les cuisses pour tout ce qui bouge!

Le sang se retira de ses joues, et c'est d'une voix blanche qu'elle répondit.

-Si c'est une blague, Tom, je ne trouve pas ça drôle.

-Une blague? Il ricana. Depuis quand est-ce que je plaisante? Je ne fais pas de blagues.

-Alors qu'est-ce que c'est? Je conçois que tu sois stressé et que tu aies beaucoup de responsabilités, mais là, tu vas trop loin...

Elle fut coupée par une gifle magistrale. La force du coup la projeta à terre.

-Tu oses? Alors même que j'ai tant de preuves? Hurla-t-il en lui jetant le paquet de photos à la tête. Elles s'éparpillèrent autour d'elle comme une pluie de malheurs. Un coup d'œil lui suffit, et elle pâlit dramatiquement.

-Qu'est-ce que c'est?

Elle en ramassa une, regarda les autres.

-Tom...

-Ne prononce pas mon nom, sale pute! Cria-t-il, en proie à une rage noire. Je te l'interdis!

-Mais ce n'est pas moi! C'est un coup-monté, je te jure que je suis innocente! Je t'en prie!

-Ah oui, alors explique-moi comment ils ont trouvé ton sosie parfait? Tu n'es qu'une salope avide d'argent et de pouvoir, voilà ce que tu es! Eh bien à présent, tu vas quitter ce manoir sur-le-champ, je ne veux plus jamais te revoir!

Il se détourna, voulut s'éloigner. Elle s'accrocha au bas de ses robes, à genoux, suppliante, les joues mouillées de larmes.

-Ne fais pas ça. Ne fais pas ça, je t'en supplie! Je te le jure, je te jure que ce n'est pas vrai, c'est un mensonge, Tom!

Une seconde gifle la renvoya en arrière; elle lâcha prise.

-Je viens de t'interdire de prononcer mon nom, ce me semble. Va-t-en.

-Je t'en supplie!

-Va supplier un de tes amants!

-Et Altaïr?

-Tu n'es plus sa mère! Va élever ton bâtard dans un bordel et laisse l'enfant légitime avec son père. A partir de maintenant, tu ne fais plus partie de cette maisonnée. Je t'interdis de nous approcher, je t'interdis de nous écrire, de nous parler, de nous regarder.

Elle resta prostrée au sol alors qu'il s'éloignait, mais releva la tête, une main sur son ventre.

-Et l'autre enfant! Tu y as pensé? Lança-t-elle avec défi.

-Un bâtard! Je ne veux pas en entendre parler! Ne me fais pas endosser la responsabilité de tes batifolages!

Il ne s'était même pas retourné.

-Mais je t'aime!

C'était un cri de désespoir, un cri du cœur, le dernier ressort d'une femme profondément amoureuse et qui voit son monde s'effondrer autour d'elle. Enragé, il se retourna brusquement, les traits déformés par la fureur.

-Tu m'aimes? Ne te moque pas de moi! Regarde ce que j'en fais, de ton amour!

Il agita sa baguette, et des objets auxquels il tenait manifestement beaucoup si l'on en croyait les places stratégiques où ils trônaient, vinrent se fracasser au sol entre eux deux, et il les piétina, les foula aux pieds, ignorant ou se réjouissant de l'expression dévastée sur le visage de sa compagne.

-Voilà ce que j'en fais. Répéta-t-il une fois le dernier objet irrémédiablement détruit. A présent sors d'ici. Tu as de la chance que je te laisse la vie sauve. Je ne veux plus jamais te revoir.

-Pourquoi ne pas me tuer, si tu me hais tant? Demanda-t-elle en un murmure avant qu'il disparaisse.

-Ce serait dommage de priver l'humanité d'un cul aussi serré. »

Il ne se retourna pas pour juger de l'effet de cette dernière pique, mais ferma la porte, la mâchoire crispée. Les six adolescents, en revanche, virent toutes traces d'humanité disparaître du visage d'Aleana alors que toute sa physionomie se réduisait à un masque de douleur, de désespoir et d'horreur absolument cauchemardesque.

Et le souvenir se dissipa sur cette dernière image.

Ils revinrent au présent dans un état second. Serene sanglotait ouvertement dans les bras d'Ezekiel qui faisait de son mieux pour la réconforter tout en s'efforçant lui-même d'assimiler la scène horrible qu'il venait de voir. Altaïr fixait son père avec incrédulité, tandis que Selene avait perdu toutes traces de son habituel détachement arrogant, et se tenait très proche du couple enlacé, tout en essayant de ne pas laisser ses larmes couler, fierté Malfoy oblige. Kyrian et Alphard, eux, étaient visiblement choqués, et la nonchalance coutumière de l'un s'était évanouie en même temps que la joie de vivre de l'autre; très pâles, ils ne savaient quoi dire.

Le Seigneur des Ténèbres ouvrit la bouche...

« Mon Seigneur.

-Qu'y a-t-il?

Le Mangemort déglutit devant le ton sec.

-Nous sommes prêts, Mon Seigneur.

Un soupir las.

-Très bien. J'arrive tout de suite.

Il se détourna, mais la voix de sa fille l'arrêta.

-Où vas-tu?

-Nous avons découvert un nid de rebelles, sans doute le dernier. Le désespoir décuple leurs forces, et ils sont à l'origine de plusieurs attentats dévastateurs ces derniers mois. Nous allons les éradiquer une bonne fois pour toutes.

-Laisse-nous y aller.

-Non.

-Peut-être qu'ils ont Maman. Peut-être que c'est pour ça qu'on a pas réussi à la retrouver! Protesta Serene.

Une lueur brilla brièvement dans les yeux carmins.

-Non. Vous restez ici. Ce n'est pas parce que la précédente génération a été celle des enfants-soldats que je vais vous permettre de venir.

-Mais...!

-J'ai. Dit. Non. C'est clair?

Ils reculèrent sous le regard flamboyant.

-Très bien.

-Bon.

Et sans un mot de plus, il fit demi-tour et disparut. Les six adolescents se regardèrent.

-Maman est peut-être là-bas...

-Mais ce n'est qu'une probabilité très faible comparée aux autres, Serene. Objecta Kyrian. Si ça se trouve, elle est à l'autre bout du monde.

-Elle n'aurait pas quitté l'Angleterre tant que j'y suis. Affirma la jeune fille.

-Tu en es sûre?

-Certaine.

L'expression dubitative ne s'effaça pas pour autant du visage d'Alphard, mais il se contenta d'opiner du chef.

-Si tu le dis...

-Je le dis et je le répète! Assura Serene d'un ton féroce.

-Ok, ok, on reste calme!

-Altaïr?

L'apostrophe d'Ezekiel les fit tous se tourner vers le garçon, qui fronça les sourcils.

-Si Maman est bien là-bas, ça pourrait être notre chance. Mais il faudra être très prudents, et se tenir à l'écart des combats.

-Sauf que ton père ne nous a pas dit où ça se passait. Fit remarquer Selene.

-Ils ne sont pas encore partis.

o-O-o

Une demi-heure plus tard, ils arrivaient sur les lieux de l'affrontement. C'était un immense entrepôt désaffecté, que les hommes du Seigneur des Ténèbres eurent tôt fait d'encercler. Cachés sous des capes d'invisibilité, divers sortilèges de désillusion et des charmes rendant leur respiration et le son de leurs pas inaudibles, les six jeunes gens attendirent le début de l'assaut. Il ne tarda pas, et bientôt, des cris retentissaient, cris d'agonie, de victoire, de rage, de dépit, de douleur, noms de maléfices et de sortilèges, patronymes... tout se mélangeait.

Du coin de l'entrepôt où ils s'étaient réfugiés, les six adolescents observaient, fascinés et écœurés à la fois, ce déchaînement de violence. Tom n'était pas encore arrivé, pour une raison ou une autre, et les rebelles se défendaient avec acharnement. Mais tout cela changea subitement. Un vent de terreur souffla sur le champ de bataille alors qu'une silhouette solitaire s'encadrait dans l'entrée, et tous se figèrent l'espace d'une seconde.

« C'est Vous-Savez-Qui! Hurla quelqu'un.

-Nous sommes perdus! Fit une seconde voix.

-Bien sûr que non! Tenez vos postes! Nous combattons pour la liberté! Regardez! Celle-Qui-A-Trahi n'est pas à ses côtés! »

Il y eut une ovation. L'expression de Tom se fit terrifiante, et il leva sa baguette. Un premier jet de lumière verte descendit sur un rebelle, qui s'effondra comme un fétu de paille. Et la bataille recommença.

« Wow... » Souffla Alphard.

Et il y avait de quoi être admiratif. Le Seigneur des Ténèbres semblait flotter. Ses gestes étaient fluides, d'une précision incomparable, et, où qu'il se tourne, la mort semblait apparaître. Il utilisait pour la majeure partie des informulés, ce qui le rendait d'autant plus effrayant, et ils en oublièrent leur quête, se contentèrent de l'observer, bouche-bée.

Mais alors que tout semblait gagné, que la seule présence de leur père paraissait avoir changé la donne, plus de rebelles déboulèrent de nulle part, et se jetèrent dans la bataille avec une hargne incomparable. Les forces du Seigneur, inférieures en nombre, commencèrent à reculer, pas à pas, perdant du terrain avec chaque nouvel opposant qui transplanait et se joignait à la mêlée. Serene retint un hurlement lorsqu'un sortilège coupant atteignit son père au bras, mais il l'ignora complètement, déployant une volonté de fer pour ne pas céder à la douleur.

Ils observèrent, terrorisés, alors que tout semblait perdu.

« Attention! » Hurlèrent soudain Altaïr et Serene au même moment, abandonnant leur cape d'invisibilité en voyant un sortilège de la mort se ruer vers le dos de leur père, trop occupé à repousser une demi-douzaine de rebelles. L'homme se retourna avec une vivacité peu commune, attira à lui l'un des rebelles et s'en servit pour intercepter l'éclair vert, avant de se retourner vers eux.

Il y eut un instant de silence de mort. Les yeux de Tom n'exprimait rien, mais ils savaient.

« C'est son fils! Le fils de Vous-Savez-Qui et de Celle-Qui-A-Trahi!

-Saisissez-vous d'eux! »

Ils ne comprirent leur erreur que lorsqu'une grande partie des rebelles se rua vers eux, et sortirent leurs baguettes, sachant déjà qu'ils n'arriveraient jamais à stopper les sortilèges qui fonçaient vers eux, mais déterminés à ne pas se laisser abattre sans résister. Les rayons étaient sur le point de les atteindre, et ils avaient déjà une incantation sur les lèvres, mais il était trop tard, déjà beaucoup trop tard, et ils pouvaient sentir la chaleur des sorts...

Il y eut un éclair de lumière.


Quelle cruauté que la mienne mwahahahahahaha! Que va-t-il se passer, oh mon Dieu, que va-t-il se passer?

(Je tiens à préciser que lyncher l'auteur privera le monde de publication pour l'éternité *rire diabolique*)

Ralala! Que voulez-vous, on naît sadique ou on ne l'est pas (wouah, z'avez vu ce jeu de mots pourave?), et on ne se refait pas, hein? Enfin bon, j'espère que vous avez aimé!

A bientôt!

P.S.: Les reviews font poster l'auteur plus vite! *oeillade intéressée*

P.P.S.: Et je ne sais plus si je me suis relue! Pardonnez donc les éventuelles fautes et signalez-les moi histoire que je les corrige! Merci d'avance!