Chapitre XVII

Le lendemain matin, les deux jeunes femmes, dans les bras l'une de l'autre, furent réveillée par le téléphone qui sonna.

Natsuki s'étira et bailla avant de tendre le bras pour attraper son portable

« Ouais Yuuichi, qu'est-ce qui se passe ? »

« Natuski aide moi ! Mai ne se sens pas bien, elle a des nausées ! Qu'est-ce que je fais. »

« Hé doucement ! Déjà tu viens de me réveiller alors parle moins vite et calmes-toi ! Crier et t'exciter n'arrangera pas les choses ! Et pourquoi tu m'appelles moi ! Y'a des médecins compétents qui se feront un plaisir de te répondre ! »

« Aller Natsuki, c'est pas pour rien que tu as suivi ta mère pendant ses consultations ! Et les médecins sont des arnaqueurs ! »

« Hé tu médis de ma mère là !... Bon aller ça va... Mai a des nausées... Je suis désolée mais y'a pas de remède miracle... Il en existe un, mais il vient du Canada... Je ne sais pas si tu vas pouvoir en trouver par ici... Sinon ben est-ce qu'il y'a une odeur forte dans les alentours ?... Ok alors il faut faire en sorte qu'il y ait pas d'odeur forte qui la dérangerait. Il faut qu'elle boive beaucoup. Est-ce qu'elle c'est levé vite ce matin ?... Ben voilà c'est peut-être pour ça, il faut qu'elle se lève et qu'elle se couche doucement. Sinon qu'elle se repose, si il faut il vaudrait mieux qu'elle ne vienne pas avec nous et qu'elle se repose... Ben je sais pas y'a pas quelqu'un qui peut venir la voir ?... Quoi ?... Ouais pourquoi pas... »

Elle se tourna vers Shizuru.

« Est-ce que ça t'embête si Mai vient passer la journée ici, elle commence déjà à avoir des nausées, et Yuuichi n'ose pas la laisser toute seule, il voudrait l'emmener ici pour que vous restiez toutes les deux. »

« Avec plaisir. »

Natsuki sourit et déposa un baiser sur les lèvres de la jeune femme avant de reprendre Yuuichi au bout du fil.

« Ben tu arrives quand tu veux... Y'a pas de quoi... A tout à l'heure... »

La jeune femme raccrocha.

« Bon ils arrivent dans une heure. Ça va aller ? »

Shizuru sourit.

« Ne t'inquiète pas, je t'appellerai si il y a un souci. »

Elle embrassa tendrement la jeune femme avant de se lever.

« Je vais me préparer... »

Tout en se dirigeant vers la porte elle faisait onduler son corps sensuellement. Natsuki lorgna sans ciller les courbes de la brune. Elle se leva alors rapidement.

« J'arrive ! »

Shizuru sourit et poursuivie son chemin jusqu'à la salle de bain, rejointe rapidement par sa petite amie. Natsuki commença à faire couler l'eau, pour qu'elle soit à température ambiante, et les deux jeunes femmes entrèrent dans la douche. Elles passèrent chacune leur tour sous le pommeau, puis la jeune femme aux cheveux bleus se saisit du savon qu'elle donna à la brune. Cette dernière, au lieu de se savonner, commença à passer le savon sur le corps de celle qui venait de lui passer. Lentement elle le fit glisser sur la peau mouillée, lissant doucement les courbes du dos qui lui faisaient face. Natsuki, qui avait été surprise, se laissa finalement faire avec plaisir.

Shizuru passa tout d'abord le savon sur l'épaule gauche de la jeune femme, avant de descendre sur la première omoplate. Elle poursuivie son chemin sur l'autre épaule avant de passer sur la seconde omoplate pour descendre le long de la colonne vertébrale vers les reins. Quand la main savonneuse arriva à destination, la brune se rapprocha un peu pour poser son autre main sur le ventre de Natsuki qui frémit à ce contact.

Après avoir fini cette partie, elle plaça ses deux mains sur la taille de la jeune femme.

« Natsuki, est-ce que tu peux te tourner s'il te plaît. »

Sans mot dire, la nommée s'exécuta. Lentement elle pivota sous le jet pour se retrouver fasse à sa petite amie qu'elle put enfin contempler dans son plus simple apparat.

Qu'est-ce qu'elle était belle...

N'ayant pas eu l'occasion de la voir lors de leur oaristys, bien que la sentir avait largement suffisant à lui faire comprendre le corps merveilleux qu'elle possédait, elle profita largement de la vue qui s'offrait à elle. Sachant pertinemment que sa compagne la regardait, Shizuru attendit quelques secondes avant de s'approcher. Elle posa alors le savon sur la gorge de la jeune femme et savonna tout aussi lentement chacune de ses parties. Elle remonta tout d'abord jusqu'au cou, laissant parfois ses doigts frôler la peau. Elle descendit ensuite et souligna avec amour les deux fruits qui s'offraient une nouvelle fois à elle, avant de glisser doucement un de ses doigts dans le nombril de Natsuki, après avoir atteint son ventre plus qu'invitant. Elle caressa doucement cet antre de la vie avant de s'approcher encore un peu plus pour prendre de ses mains savonneuses, chaque fessier ferme. Natsuki soupira sous les caresses dont elle profita avec bonheur quelques secondes.

La brune se baissa alors pour atteindre les jambes de sa compagne.

Elle laissa d'abord glisser ses doigts à l'extérieur des cuisses pour descendre jusqu'aux mollets, elle remonta une première fois par les tibias pour atteindre l'avant du bassin. Elle fit ensuite passer ses bras autour de celui-ci pour atteindre l'arrière des cuisses. Elle descendit à nouveau jusqu'en bas avant de remonter une dernière fois à l'intérieur... doucement... sensuellement, elle fit glisser le savon et atteignit l'intérieur des cuisses. Durant tout le temps où Shizuru avait fait ses allés-retours, la respiration de Natsuki c'était intensifiée... accélérée... devenant saccadée au ressentir des caresses qui avaient atteintes l'intérieur de ses cuisses, et qui se rapprochaient de son entre-jambe.

Contre toutes attentes, la brune approcha son visage de la fleur dont la fragrance l'avait envoûté dès la première fois. Elle posa ses lèvres contre la peau douce et charnue.

Natsuki se cambra.

« N...No... Shi... Shizu...ru...ils... ne vont... pas tarder. »

Mais la brune poursuivit. Insérant un premier doigt dans la fente, elle en passa un autre pour écarte les lèvres gonflées et fraya un chemin à sa langue, qui glissa le long des parois rouges avant de trouver le bouton de la fleur, tout aussi gonflé.

Sa compagne gémit au contact et fit tout ce qu'elle put pour ne pas laisser ses jambes lui faire défaut.

C'est alors que la porte d'entrée sonna.

« Kuso ! »

Natsuki fut réveillée en sursaut du rêve incroyable qu'elle était en train de vivre...

« Kuso ! Fait chier ! »

Elle sortit en trombe de la douche et se sécha à une rapidité fulgurante.

« Fait chier, vous pouviez pas être en retard Mai ! Yuuichi ! »

Shizuru sourit et, encore sous la douche, agrippa sa compagne.

« Du calme... on reprendra plus tard... »

« Ouais... c'est pas toi qui est frustrée maintenant ! Tu ne perds rien pour attendre ! »

En disant ces mots, Natsuki se tourna vers sa petite-amie et glissa sa main dans l'entre jambe de celle-ci pour qu'elle ne soit pas la seule à attendre avec impatience le moment où elle pourrait se retrouver. La brune inspira d'un coup et se cambra au contact des doigts sur son intimité. La jeune femme aux cheveux bleus fit glisser sa main le long des parois humides, doucement... langoureusement... et la retira aussi vite qu'elle ne c'était posée là, laissant une Shizuru encore sous le choc.

Natsuki finit de se sécher alors que la brune dit avant de refermer la douche.

« Et toi donc... »

La jeune femme aux émeraudes sourit et envoya un baiser à sa petite-amie avant de sortir en trombe pour chercher de quoi s'habiller.

La sonnette retentit pour la troisième fois quand Natsuki descendit à toute vitesse pour ouvrir au couple qui attendait devant la grille. A ce moment là, elle put respirer plus sereinement en attendant qu'ils arrivent à la porte qu'elle avait entre-ouverte. Elle s'assit dans le canapé pour respirer et attendit que le couple arrive. Elle entendit finalement des murmures reconnaissables qui montèrent en intensité pour devenir des mots. Enfin les deux jeunes gens entrèrent.

« Chui dans le salon ! »

« On arrive ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait, Mai entra suivit de son copain.

« Coucou Natsuki ! Tu vas bien ? »

« Ça va tranquille, et toi ? Ça à l'air d'aller mieux ! »

« Oui c'est passé sans-doute grâce à tes conseils ! »

« Boh j'ai pas fait grand chose... Et toi Yuuichi comment ça va ?»

« Rassuré... »

Natsuki sourit.

« Shizuru arrive elle se prépare. »

« Pas de problème ! »

« Vous voulez boire quelque chose ? »

« Non ne t'inquiète pas on a déjeuné avant de venir. »

« Ok, ben je vais aller faire du thé pour nous, mettez-vous à l'aise, asseyez-vous ! »

Le couple prit place sur le divan, tandis que Natsuki partit dans la cuisine.

« J'ai reçu un coup de fil de Chie, elle a trouvé de nouvelles idées pour la plaquette, elle nous attend avec impatience pour nous montrer ce qu'elle veut faire. »

« Ok, ben de toute manière on va pas tarder à y aller je pense. »

« Oh bonjour Shizuru ! Comment vas-tu ? »

« Très bien et toi tu te sens mieux ? »

« Oui ne t'inquiète pas c'est passé. En espérant que ça ne reviendra pas... »

« Je te le souhaite. Et toi Yuuichi, comment vas-tu ? »

« Ça va, j'ai un peu paniqué ce matin mais bon c'est passé. »

« J'ai pu entendre ça oui. » Répondit-elle en souriant.

« J'ai parlé si fort que ça... » Dit-il en baissant la tête.

« Oui ! Il était tellement mignon de s'inquiéter comme ça ! »

Le concerné rougit alors que Natsuki revenait avec un plateau.

« Arrêtez de maltraiter Yuuichi, le pauvre ! »

« Oh mais on ne le maltraite pas, on le taquine un peu. »

Mai se serra contre son petit-ami et l'embrassa. Natsuki sourit et posa le plateau sur la table basse.

« J'ai fait du thé Shizuru. »

« Merci Na-tsu-ki. »

La nommée rougie et servit les deux tasses. Elle en donna une à sa compagne et prit l'autre avant de s'asseoir à ses côtés, sur l'accoudoir du canapé.

« Bon Mai, si tes nausées reviennent, y'a des sodas au frai. Sinon ben tu te reposes, et après... ben j'espère que ça va aller. »

« Ne t'inquiète pas Natsuki, Shizuru est là si y'a un problème. »

Les nommées sourirent et la brune s'appuya contre sa compagne. Mai sourit en voyant le couple.

« Bon Natsuki, faut qu'on y aille si on veut pas être en retard. On prend ma voiture ça te va ? »

La jeune femme tiqua un peu... Elle n'aimait pas vraiment se faire conduire, mais la raison était la meilleure sur ce point, il valait mieux qu'ils partent ensemble dans un seul véhicule.

« Ouais, ouais... »

« Hé si ça t'embête vraiment de te faire conduire, tu prends le volant. »

« Non, non c'est bon. Aller c'est parti ! »

Elle se tourna vers sa compagne et l'embrassa tendrement, tandis que Yuucihi fit de même avec sa petite amie.

« Bon courage à vous deux. » dit Shizuru

« Vous nous raconterez ! » rétorqua Mai

Les deux jeunes gens sourirent avant de prendre leurs affaires et de partir.

Restées seules, Shizuru finit son thé avant de s'adresser à Mai.

« Alors, comment te sens-tu depuis que tu as appris que es enceinte ? »

« Je suis impatiente ! »

« Mais ça va tu n'es pas trop fatiguée ? Pas de nouvelles nausées ? »

« Pour te faire une confidence, je n'ai pas eu de nausées ce matin... »

« Je m'en doutais. »

« Héhé... » Mai plaça sa main sur sa tête, gênée.

« Je suppose que tu voulais venir ici pour que nous discutions... de moi. »

« Hé bien, oui c'est vrai. Dans un sens je sais qu'il faut que je me repose, mais si j'ai menti c'était pour venir te voir. Depuis que je te connais, je vois qu'il y a quelque chose qui ne va pas, et comme je sais que Natsuki, si elle voit que tu ne veux pas parler, n'insistera pas et ne s'immiscera pas dans ta vie si tu ne veux pas. Mais je suis sûr qu'il faut que tu parles avec quelqu'un ! »

« Sans doute... »

« Shizuru, tu n'ai pas heureuse depuis que tu es ici ? »

La nommée baissa la tête.

« Plus heureuse que je ne l'ai jamais été. »

« Mais tu pourrais l'être bien plus si tu voulais bien balayer ce qui te retient encore. »

La brune ne dit rien.

« Shizuru... parles moi... que c'est-il passait pour que tu sois dans cet état... »

N'entendant que l'écho du silence, la rousse faillit laisser à nouveau passer la discussion.

« Très bien... »

Mai releva la tête vers Shizuru et tendit l'oreille.

« La première chose qui posa problème dans ma vie, c'est que je suis née dans l'une des familles les plus célèbres pour son dojo. Les Fujino. »

Mail écarquilla les yeux en entendant ce nom.

« Quoi ! Tu es la fille DU maître Fujino ! »

« C'est bien ça mon souci... »

Mai se tut.

« En temps normal, avoir un père aussi important est une bénédiction, mais je dois dire que dans mon cas, ça ne l'ai pas...

Être le descendant d'un maître des arts martiaux, et qui plus est, un maître de dojo, entraîne que l'on soit son successeur, et dans le cas d'une descendante, qu'elle se marie à celui qui serait le plus digne de reprendre le dojo. Ce que mon père voulu pour moi dès le départ.

Seulement, les choses ne sont pas toujours comme nous voudrions qu'elles soient, et je n'avait aucune envie de me marier à un homme qu'on m'avait choisi, et à un homme tout court. Du plus loin dont je me souvienne, j'ai toujours préféré la gente féminine, même si ce n'est pas faute d'avoir essayé de me rapprocher de quelques hommes. Quand finalement j'ai été convaincu que les hommes n'était pas pour moi, je suis allée en parler à ma famille... et c'est ainsi qu'à commencé le début de la fin...

Mon père est très conservateur, tu t'en serais douté, ma mère aussi, et cette nouvelle n'était pas une possibilité dans le futur qu'ils avaient envisagé pour moi et pour la maison Fujino. Ils ont donc tout fait pour me faire... « soigner »... Ils m'ont envoyé chez un psy, m'ont interdit toute sortie autre que celle qui devaient servir leur intérêt. La seule chose que j'ai pu garder, c'est la photographie.

Depuis des années, la photo et le centre de ma vie, ma passion, mon métier. Étant une femme, j'ai une éducation porté sur tout ce qu'une femme d'un « rend » comme le notre doit posséder, mais j'ai réussi à convaincre mon père de me laisser étudier la photographie. N'étant pas mauvaise, il n'a pas été très difficile de le convaincre puisque j'étais souvent récompensée pour mes clichés.

C'est ainsi que j'ai pu continuer au moins ça... »

Shizuru fit une pause avant de reprendre.

« Mais... apparemment... ça ne pouvait pas être aussi simple, et il a fallu que le destin m'enlève ce qui me restait...

Un jour, alors que j'étais dans la chambre noire pour développer les clicher que j'avais fait la veille, mon père entra sans prévenir, alors que je lui avais interdit de venir quand la lumière extérieure, indiquant qu'une personne était à l'intérieur, était allumée. Mais n'en faisant qu'à sa tête, il est entré quand même, gâchant une pellicule entière, pas encore développée.

Cela aurait pu n'être que ça. Nous nous serions à nouveau disputé, mais il n'y aurait rien eu d'autre. Seulement, derrière lui, la peste de chat de ma mère est entrée et est monté sur la table des bains... Avec sa queue, elle a renversé la bouteille de révélateur. J'ai voulu la rattraper et me suis approchée de la table rapidement. La chatte à prit peur à cause du bruit de la bouteille et de mon mouvement et à sauté. Seulement son saut mal assuré à fait qu'elle est tombée en partie sur le bac de révélateur, la brûlant en partie, et faisant gicler le liquide sur moi... atteignant mes yeux...

On m'a transporté à l'hôpital sans attendre, et on a amené la chatte de ma mère aux urgences vétérinaires. Elle c'est brûlée au troisième degré, c'est un produit fort déjà pour nous, alors pour un chat... J'ai perdu la vue.

Les médecins qui m'ont observé n'ont pas su dire si je pourrais recouvrer la vue, ne sachant pas si l'œil avait été touché en surface seulement, ou si le nerf avait pris. Je dois dire qu'à ce moment là, je n'avais envi de croire en rien et, persuadée que jamais je ne retrouverai mes yeux, quand mon père m'a dit que je me marierai dans 1 mois avec le prétendant qu'il avait choisi, j'ai décidé d'en finir... »

Mais resta sans voix, bouche-bée. Un silence de quelques secondes s'installa, avant d'être coupé par la rousse.

« Et, tes parents savent ce qui c'est passé ? »

Shizuru secoua la tête.

« Non... je ne leur ai rien dit, ils ne savent pas où je suis... enfin je ne pense pas.

« Mais pourquoi tu ne leur à pas dit ! Ils doivent être mort d'inquiétude ! »

Shizuru était septique, mais voulait y croire.

« Tu n'as pas essayé de les appeler pour les prévenir que tu étais toujours là ? »

« Non... »

« Alors pourquoi tu le fais pas, si il faut ils te cherchent désespérément et ont changé d'attitude par rapport à ton orientation sexuelle et tout le reste. »

« Je ne sais pas... »

Elle voulait vraiment y croire, mais elle avait du mal à imagine ses parents changer d'attitude sur les principes qu'ils soutenaient. Elle hésita et finalement, prenant son courage à deux mains, alla jusqu'au téléphone pour appeler ses parents. Elle prit au passage Mai par le bras et l'emmena avec elle.

La sonnerie retentit, deux fois, trois fois quand on décrocha.

Une voix masculine au bout du fil.

« Oui, Fujino-san à l'appareil »

Shizuru se figea derrière le combiné. Elle reconnaissait bien la voix de son père au bout du fil.

« O... Otōsan... c'est moi... Shi... Shizuru... »

Un silence lui répondit.

« Otōsan... »

Après quelques secondes sans réponse.

« Vous devez faire erreur... ma fille et morte depuis 3 ans... »

Une douleur s'empara de la poitrine de la jeune femme. Elle retint ses larmes et après un long silence, répondit.

« Oh... excusez-moi... bonsoir... »

Elle reposa le combiné et laissa ses larmes couler sans même essayer, comme à son habitude, de les retenir.

Mai, qui ne savait pas ce qui s'était dit, ne chercha pas à comprendre et prit la Shizuru dans ses bras avant de l'amener au salon pour la faire asseoir sur le canapé. Elle laissa son amie pleurer tout ce qu'elle avait en elle, ne disant rien de plus, la maintenant contre son épaule et caressant doucement ses cheveux.

Mai n'avait jamais vu la jeune femme pleurer, et même si ça ne faisait qu'un peu plus d'un mois qu'elles c'étaient rencontré, elle savait Shizuru très peut encline à montrer ce qu'elle ressentait. La voir pleurer ainsi lui fit mal au cœur comme jamais.