Bonjour à toutes et à tous!

Voici le chapitre 5 de ma toute première fiction, je tiens à le préciser.

Je vous remercie pour vos reviews, c'est ce qui fait aussi avancer une histoire, que les remarques soit bonnes ou mauvaises. Et je les accepte toutes avec le sourire, alors n'hésitez pas !

Si vous avez des questions, ou que vous remarquez des incohérences, vous savez ou me trouver.

Sur ce, je vous laisse lire et à bientôt :).

Disclaimer : Bien entendu, True Blood ne m'appartient pas, ni les personnages.

Chapitre 5 : God save the Queen.

A ce moment là, Eric clama avec une voix profonde.

« Elle est à moi. »

J'ouvris les yeux, tenant le True Blood chaud dans ma main.

Avais-je rêvé ? La seule chose dont je me souvenais était d'avoir envoyé un message à Jason et d'avoir fait chauffer du sang synthétique pour un client. Je secouai la tête et tentai de reprendre mes esprits, avant de tendre la boisson au vampire qui se tenait droit devant moi, me regardant avec une pointe de soupçon dans ses yeux verts. Je lui fis un sourire crispé, avant de me servir un grand verre d'eau. La fatigue, ce devait être ça. Après tout, pourquoi avoir des hallucinations alors que je ne buvais pas et que je ne me droguais même pas ? Qui était ce Léandre ? Peut être devais-je en toucher un mot à Eric, mais j'avais de gros doutes sur l'intérêt qu'il porterait à une vision totalement ridicule.

Je m'asseyai sur un tabouret qui traînait dans un coin du bar, n'ayant plus personne à servir et me mis alors à observer la salle. Les néons illuminaient l'endroit d'une lumière rouge agressive alors qu'habituellement la place était plutôt tamisée. Les vampires présents paraissaient prêts à mordre quiconque s'approcherait un peu trop près d'eux. Je jetai un coup d'œil angoissé en direction des toilettes. Peut être devais-je aller voir si la fille qui buvait du sang était réellement morte. Prise de cette impulsion morbide, je pris mon courage à deux mains. J'avançais lentement parmi la foule, parmi les jeune femmes et hommes habillés de cuir qui se déhanchaient sur la piste au péril de leur vie. Était-ce cela qui nous rendait vivant ? Risquer sa vie la nuit pour se réveiller le lendemain, heureux d'être toujours en vie ?

Je me trouvais à présent devant la porte rouge des sanitaires. Devais-je l'ouvrir, ou rebrousser chemin pour continuer à servir des cocktails ? J'avançai ma main, le sang battait dans mes tempes. La musique se fit moins forte, j'étais seule et je devais tourner cette maudite poignée. Mes doigts actionnant le mécanisme, la porte s'ouvrit brusquement sur le suceur de sang qui avait emmené la jeune femme. Il me fit un sourire carnassier et s'avança vers moi. Je baissai la tête en signe de soumission, le cœur battant à tout rompre. Je sentis sa présence près de moi et fermai les yeux, attendant une quelconque attaque. Mais il ne fit que me contourner sans s'arrêter. J'expirai bruyamment, me rendant compte que j'avais bloqué l'air lourd du Fangtasia dans mes poumons. Je pris une grande inspiration et entrai dans les toilettes. Deux lavabos blancs se trouvaient sur la gauche, tandis que deux toilettes séparées et fermées se dressaient à ma droite. Sur les murs roses, d'un kitsch sans appel, se trouvaient des peintures représentant des scènes de tonnantes, comme une enfant accoudée sur le rebord d'une cuvette, il y avait une chauve-souris, et d'autres tableaux comme un vampire prêt à boire le sang de la même petite fille.

Aucune trace apparente ne montrait qu'il puisse y avoir un cadavre. J'entrepris alors d'entrouvrir la première porte avant de la pousser complètement. Personne. J'inspirais un bon coup avant de me diriger vers la seconde cabine. Aussitôt que j'ouvrais le battant, un cri résonna.

C'était le mien.

Mais pas uniquement, la jeune femme était là, se rhabillant et ayant pris peur devant mon intrusion.

« Je suis désolée, je ne savais pas que les toilettes étaient occupées. » Tentais-je.

Seul un grognement me répondit, mais je continuais de parler, m'appuyant sur un lavabo.

« Tu sais, je m'excuse pour tout à l'heure. Je ne pensais pas que tu serais blessée par ma faute. Je suis assez impulsive parfois, je le reconnais. Je ne savais pas si j'allais trouver ton corps étendu et mort ici, mais je me suis inquiétée et… »

A ce moment-là, elle sortit de la cabine et me sourit tout en ajustant sa mini-jupe, si vraiment c'en était une. Elle s'adressa alors à moi.

« Je me fiche un peu de tes excuses minables. Mon but en venant ici était de m'offrir à un vampire, quel qu'il soit, et tu m'en as offert l'opportunité. »

Elle s'avança vers moi et approcha son visage couvert d'une épaisse couche de fond de teint près du mien.

« Tu sembles horrifiée et dégoûtée par ce que je viens de te dire, mais au fond tu es exactement comme moi. Tous les humains qui sont présents dans ce bar n'attendent qu'une seule chose, offrir leur sang. »

Je la repoussai de mes deux mains en reprenant contenance.

« Crois le ou non, mes excuses étaient sincères, à présent en revanche, je ne suis plus aussi navrée pour toi. Je ne suis pas là pour m'amuser mais pour travailler, et plutôt mourir que de m'offrir à un vulgaire vampire. Jamais je ne me mettrais à genoux pour l'un deux. Maintenant, si tu veux bien, j'ai du travail. » Arguais-je.

Je courrai presque vers le bar, le mien, en évitant au maximum de bousculer quelqu'un. J'y croisais Long Shadow qui haussa un sourcil.

« Quoi ? » Demandais-je, tout en cherchant quelque chose à faire.

« Rien, petite humaine, je constatais juste à quel point tu sembles sur les nerfs.» Me dit-il en souriant.

Ce vampire était encore plus effrayant lorsqu'il faisait ça.

J'haussais les épaules tout en me servant un Gin Tonic. Un point commun avec Sookie, j'adorais ça.

« Je suis pas énervée, juste un peu fatiguée. La petite humaine a besoin de repos, tu sais, dormir, ce qui se fait généralement la nuit. »

« C'est pour ça que tu bois de l'alcool ? Pour te revigorer j'imagine. Les humains peuvent être si faibles. » Dit-il.

Je serrai les dents et avalai mon verre d'un seul trait. Mieux valait que je prenne sur moi. Je ne lui répondis donc pas. Il dût finir par se lasser de m'observer car il commença à travailler.

Oui, cela arrivait de temps à autre.

Je finis par servir quelques verres à des clients, m'occuper pour faire passer l'heure. Je regardais l'heure sur mon portable, plus que dix minutes et je serai libre. Le clignotant de mon cellulaire était rouge. Je souris et me dépêchai de lire le sms, Jason.

« Pas libre avant une semaine.

Prendrai une soirée pour te voir.

Jas'. »

Cela me réchauffait le cœur, je n'étais pas si seule que ça, et puis un mois, ça devrait passer plutôt vite non ? Prise d'une soudaine bonne humeur, je décidai de partir. Devais-je cependant prévenir de mon départ ? Qu'importe ! J'allais récupérer mes affaires avant de sortir du Fangtasia par la porte de derrière. Je croisai Pam qui ne me regarda même pas et entreprit ma folle course vers l'hôtel. Je vagabondai de ruelles en rues pour arriver à l'accueil de mon logement provisoire. En y pensant, tout ce luxe me donnait la nausée. Tout était si brillant, les hôtes et hôtesses si souriants, qu'on devinait vite à quel point cette vie sonnait faux. J'ouvris la grande porte qui menait à mes appartements. Je retenai un rire cynique. Je n'eus même pas le courage de me déshabiller, je me couchai sur le matelas moelleux de ma chambre, ne pensant plus à rien.

Je ne repensai même plus à l'étrange vision dont j'avais était victime plus tôt dans la soirée.

Je m'endormis.

Le soleil caressait ma joue, je me réveillai lentement, mes yeux papillonnant sous l'effet de la lumière. Je n'avais pas baissé les stores de la grande baie vitrée en rentrant dans la nuit. Je gémis en me tournant sur le ventre. Si seulement je pouvais encore profiter du sommeil du juste. Je jetais un coup d'œil au réveil, il était midi. Midi ? Je souris, me rendant compte que je pourrais enfin avoir un moment pour moi depuis que j'avais atterri sur le territoire Américain.

Je décidai de me lever afin de prendre une bonne douche qui me revigorerait.

L'eau chaude sur ma peau, je fermai les yeux et respirai les effluves de mon gel douche à la framboise, ça me donnait l'eau à la bouche. Peut-être que je pourrais en acheter au marché, mais je me souvins vite que les foires n'étaient populaires qu'en France. Je rouvris les yeux, mettant fin à mes réflexions. Je tendis le bras pour attraper ma serviette et m'enrouler dedans. Quand j'étais plus jeune, à l'âge de 6 ans exactement, j'avais l'habitude de prendre mon bain avec Sookie. Nous jouions à la poupée tout en s'éclaboussant de mousse. Après ça, lorsque mamie venait nous chercher pour le diner, elle nous emmitouflait dans un grand linge de bain bleu avec un magnifique dauphin dessus, tout en nous ébouriffant les cheveux.

Je soupirai à ce souvenir. J'aurais tellement aimé que ce soit maman qui vienne nous coiffer et ensuite sortir pour retrouver papa devant la cheminée en train de lire le journal. Mais le sort en avait décidé autrement

. Enfin sèche, j'allai m'habiller dans ma chambre. J'allumai la télé, un peu d'information ne me ferait pas de mal.

« Un très beau temps sur la Louisiane, 28 degrés à Bâton-Rouge, 25 à Shreveport ainsi … »

Je zappai en espérant tomber sur les grandes nouvelles, que je trouvai rapidement.

« Après ce reportage sur la Confrérie du Soleil, voici une nouvelle plutôt alarmante pour la petite bourgade de Bon Temps. »

Je me retournai pour augmenter le volume, intéressée.

« Le corps d'une jeune femme a été retrouvée à son domicile, les causes de son décès demeurent encore inconnues à ce jour. Le shérif local a ouvert une enquête. Une autre affaire du genre, cette fois à la Nouvelle Orléans, un homme âgé de 48 ans à… »

J'éteignai la télé. Même si ma ville d'origine était à la une des infos, il n'y avait rien d'anormal, ce genre d'évènements arrivaient de plus en plus depuis la grande révélation.

Je pris le parti de ne plus y penser. J'enfilai un short en jeans taille haute avec une chemise blanche. J'avais réussi à trouver quelque chose de sobre dans ce maudit dressing, et j'en étais assez fière. Je relevai mes cheveux en un chignon lâche et chaussai une paire de ballerines.

Pas de maquillage, pas d'ornements inutiles. Je prenai mon sac et partis de ma prison dorée en fredonnant une quelconque mélodie. Je m'arrêtai cependant au comptoir de l'accueil afin de déposer mes clefs et de demander à louer une moto. L'hôtesse, après avoir tenté de me dissuader de prendre une deux roues, me tendit le trousseau avec une mine sceptique. Et c'est plus qu'heureuse que je me dirigeais vers mon nouveau bijou. C'était un modèle simple mais tout de même une Suzuki Gsr 750 noire. Une pure beauté ! La carrosserie était éclatante, les différentes pièces paraissaient comme neuves et j'avais hâte de voir à quel point je pouvais faire hurler le moteur. Je l'enjambai et la mise en marche. Ah… le doux ronronnement d'une Suzuki ! Je démarrai. Je n'avais pas mis de casque, chose formellement prohibée et dangereuse mais ça m'était sorti de la tête. Tant pis pour cette fois. Le trajet jusqu'au centre-ville me parût très court, tellement la moto était maniable et exceptionnelle. Je trouvai une place pour me garer très facilement. Avec un pincement au cœur, je l'abandonnai pour l'après-midi. Par quoi allais-je commencer ? Je n'étais pas très shopping, mais je venais de me dire que je trouverais peut être une librairie ou un vieux disquaire. Je décidai donc de demander à un passant où je pourrais trouver mon bonheur. Heureusement pour moi, une femme âgée d'une quarantaine d'années passa près de moi.

« Veuillez m'excuser madame, mais j'aimerais savoir s'il y avait un disquaire ou une librairie dans le coin ? »

Elle me sourit et me répondit aimablement.

« Eh bien, vous pourrez sûrement trouver un marchand de vieux vinyles dans le quartier. Regardez. »

Elle se tourna vers une ruelle.

« Vous passez par cette petite rue et vous tournez à droite, ainsi vous trouverez le Sailor's à gauche. »

Je la remerciai avant de prendre le chemin indiqué. Arrivée en face de la boutique, j'entendis un bruit sur ma droite. Mon attention, détournée de la devanture, j'entrepris de voir qui était le responsable. J'étais curieuse, un jour ça me tuerait. Mais il n'y avait personne dans la vieille ruelle.

J'haussais les épaules, ce devait être un simple chat. Je rebroussai chemin et entrai donc dans le magasin. Bien que l'espace fut plutôt étriqué et sombre, j'étais sûre de trouver mon bonheur. J'avançai de rangées en rangées en feuilletant les disques des différents artistes. Je tombai sur un exemplaire rarissime des Sex Pistols, God save the Queen ainsi que le titre No Feelings. Je tenais entre mes mains une œuvre.

« C'est un exemplaire unique, Mademoiselle… »

Je me retournais, surprise. Un vieil homme se tenait devant moi. Original il l'était pour sûr ! Il avait de longs cheveux blancs qui reposaient sur ses épaules et faisaient ressortir un regard gris acier qui pétillait.

« Je suis désolée, j'ai cru que la boutique était ouverte. » Commençais-je.

« Elle l'est. Miss ? » Demanda-t-il

« Stackhouse, monsieur. Vous avez un très beau magasin, tout comme ces pièces. Je ne pensais pas trouver un tel disque, et je vais d'ailleurs le reposer. »

J'esquissai le mouvement pour replacer le vinyle mais il s'avança vers moi pour me le prendre des mains. J'étais déçue, sans aucun doute là-dessus, mais avant que je puisse dire quelque chose, il le posa sur un tourne disque. Le son familier de la machine résonna dans la salle vide de clients et le tube commença.

« God save the Queen.

The facist regim

They made you a moron

Potential H-bomb….

L'homme baissa le son et vint me tendre la main, que je serrai.

« Je me nomme Léon. Je dois dire que je suis surpris de trouver une aussi jeune femme qui apprécie cette mélodie »

Je souris à ses propos.

« J'ai toujours eu une passion pour la musique. En fait, un jour j'ai découvert de vieux vinyles dans le grenier, ils appartenaient à mon père. Il aimait beaucoup la mus… . Enfin en tout cas, c'est grâce à lui que je suis ici en train d'écouter une œuvre unique en son genre. »

Il stoppa d'un seul coup la machine et le silence se fit, il me fixa pendant quelques secondes, le visage grave.

« J'ai une proposition à vous faire Mlle Stackhouse. Je vous offre ce vinyle contre votre aide. Je dois vous avouer que je comptais un jour le mettre aux enchères mais j'ai changé d'avis en parlant avec vous. »

Je tiquai devant une telle proposition.

« Mon aide ? Que voulez-vous dire ? »

« Eh bien c'est plutôt simple. Vous viendriez durant vos après-midis pour m'aider à la boutique, et en guise de prime de fin d'année, vous auriez God save the Queen. Acceptez et vous avez ma reconnaissance éternelle, jeune fille. »

Je ris et allai donner mon accord lorsque je me souvins de mon obligation pour le mois.

« J'aurais tellement aimé consentir à votre demande et j'en suis vraiment flattée, mais j'ai signé un contrat de nuit dans un bar. »

Evidemment je n'allais pas préciser la nature de l'endroit.

Il parut décontenancé par mon aveu mais il balaya l'air de sa main.

« Qu'importe ma petite, on te fera des horaires aménagés ! Par exemple, tu peux venir travailler de 16h à 20h pour commencer puis on avisera. »

Je cru lui sauter dans les bras, mais je me contentai de lui serrer la main.

« Appelez-moi Anna ! Mais n'est-ce pas un peu précipité ? Je veux dire que vous n'avez même pas vu mon cv et … »

Il me coupa en agitant les bras.

« Anna, je sais repérer quelqu'un de bien quand j'en vois un ! Et en attendant, je mets votre disque dans mon bureau. Je suis sûr qu'il sera patient et vous attendra durant l'année. »

J'étais émue, une des rares fois de ma vie. Enfin un travail pour lequel j'étais faite, et finis les tabliers !

« Je commence quand ? » Demandais-je.

« Demain sera très bien, je vous attends dès 16h pour signer votre contrat de travail. » M'annonça-t-il.

« Ce sera parfait, à demain alors Léon. »

Je sortis avec le sourire, regardant ma montre je constatai qu'il était déjà 15h. Rouspétant intérieurement contre le fait que j'avais passé beaucoup trop de temps chez Léon, je n'avais plus le temps de manger, l'heure était passée.

Plus tard dans la journée, après une visite approfondie du centre-ville, je rentrai à l'hôtel. Il devait être 20h et je tenais à me nourrir correctement avant de travailler. Je passais par le bar restaurant afin de commander un japonais avant de monter dans mes appartements.

J'avais bien un peu de temps avant de me rendre au Fangtasia, en moto évidemment. Il fallait que je me change et j'enfilai rapidement un jean tout en gardant ma chemise en soie. Je gardai aussi mes cheveux attachés, je me fichais des répercussions, j'étais de trop bonne humeur pour ça.

Une fois prête et rassasiée, je me mettai en route. La nuit était tombée, mais de nombreuses personnes se trouvaient encore dehors. Etaient-ils conscient du danger qu'il y avait depuis la Révélation, ou continuaient-ils de vivre en faisant avec, se disant que le malheur n'arrivaient qu'aux autres ? Je pensais à mon frère qui devait sûrement se trouver dans la deuxième catégorie. Il me manquait tellement, et je devais admettre que Sookie aussi. Enfin, un peu. Je me demandais comment était son mariage, si elle était heureuse avec Sam. Sam et sa tête de chien battu. Sook … Elle qui d'ordinaire faisait fuir les gens avait trouvé chaussure à son pied. D'ailleurs, est ce qu'elle avait avoué sa particularité à son mari ? J'étais la seule au courant, avec Jason bien sûr. De pensées en pensées, mon absence de la veille me revint en tête. Peut-être que ma sœur pourrait avoir une idée sur la chose, mais je devrais attendre un mois pour avoir ma réponse. Ou pas. Qu'est-ce que ça pourrait bien faire si je ne me rendais pas au Fangtasia, je n'avais qu'a dire que j'étais malade. Je freinais brutalement, et me rabattai sur le côté de la route. Des klaxons retentirent, mais je n'y prêtai pas attention. Ma respiration était saccadée, devais-je enfreindre les règles ? Je pris mon portable et composai le numéro.

Bip … Bip … « Fangtasia, le bar qui a du mordant. »

Silence. Je respirai un bon coup en tâchant d'être crédible.

« C'est Anna... Je ... Je me sens mal, j'arrête pas de vomir et je crois faire une intox aux fruits de mer que j'ai mangés. »

Une voix nasillarde me répondit, ce n'était ni Eric, ni Pam.

« Salut, c'est Ginger ! Je suis nouvelle ! Eric m'a parlé de toi, mais tu devrais rester chez toi, je lui dirai ! Bisou bisou ! »

Et elle me raccrocha au nez. Je regardai mon portable, stoïque. Qui était cette fille complètement niaise ?

Je redémarrai la moto, et cette fois, c'était direction Bon Temps.