Disclaimer : Les personnages de Twilight ne m'appartiennent pas (malheureusement).
Je sais que le 1er chapitre était court mais il me servait d'entrée en matière. Je vais faire en sorte que les prochains soient plus longs.
J'aimerais remercier les 150 visiteurs et visiteuses qui ont lu (j'espère?) le début de mon histoire et j'espère que la suite vous plaira. Je ne sais pas encore combien il y aura de chapitres mais je vous rassure, je sais très bien où je vais et elle aura bien une fin ;)
En tous les cas, je remercie les personnes qui ajouté ma modeste contribution dans leur liste à suivre / préférée.
Et laissez-moi des reviews si le cœur vous en dit. Comme ça, je saurais si c'est la peine que je fasse l'histoire en BPOV à la fin de celle-ci.
Et maintenant, le chapitre 2 !
Chapitre 2: La vision d'un ange
Une ombre blanche, évanescente.
Singulièrement, le silence m'entourait. Volait-elle? Marchait-elle si doucement que ses pas étaient atténués par le gazon? Tout nous préservait dans une bulle impénétrable. Nous étions seuls. Rien que nous.
Je m'approchai en catimini et l'observai. Bientôt, je pus la distinguer. Une personne. Une fille. Un ange.
Sidéré, je ne me demandais même pas comment elle s'était retrouvée dans mon jardin ni même pourquoi elle se promenait pieds nus. Je me contentai de l'épier et d'observer le moindre de ses mouvements.
Nous étions au début d'août. Il faisait chaud et une légère brise circulait, caressant mon visage. Ce qui attira le plus mon œil fut sa robe, blanche et immaculée qui dansait autour de ses genoux, laissant entrevoir sa peau satinée dans laquelle j'eus immédiatement envie de mordre. Sa chair m'appelait irrésistiblement.
J'avançai vers elle, tendant mon bras pour ne pas l'effrayer. Je craignais qu'elle ne s'enfuie. Mais, tout à sa contemplation du ciel, elle ne me remarqua jamais.
Elle restait immobile, telle une statue.
Et au moment où j'allais enfin la toucher, elle ouvrit ses belles prunelles chocolat et ses lèvres pulpeuses articulèrent :
« Edward, réveille-toi !
- Hein?
- Réveille-toi. On va être en retard pour aller en cours!
- Oh non!
Alice acheva de me réveiller en me malmenant dans tous les sens. Je grognai, mais elle n'en eut cure.
- Fini de rêver! Rejoins la vie réelle, tu sais, celle où tu as des cours à suivre et un job à faire? Allez, debout! »
Et elle sortit de ma chambre comme une fusée pour me laisser émerger.
Je m'ébrouai sans quitter mon lit. Je restai pensif, comme tous les matins.
Encore ce rêve… Il revenait sans cesse me hanter depuis quelques mois.
Je n'y comprenais rien. Je n'avais pas pour habitude de rester dans le jardin à observer le ciel ni à prendre des notes comme un écrivain inspiré mais tous les jours au réveil, j'avais l'impression d'avoir été parfaitement réveillé durant ces moments.
Et elle…
Sa silhouette et son visage… J'étais pratiquement sûr à cent pour cent de ne l'avoir jamais rencontrée mais elle m'obsédait sans que je ne puisse trouver de raison valable pour justifier son manque.
Elle me manquait alors que je ne l'avais jamais vue ni aperçue nulle part. Je ne la connaissais ni d'Eve ni d'Adam mais je me tracassais tant pour elle que j'en venais à oublier que je ne devais pas agir de cette manière.
Après tout, mon cœur était déjà pris. Tanya.
Nous nous connaissions depuis le lycée. Sa beauté subjuguait tous les garçons mais elle m'avait choisi. Moi, Edward Cullen le solitaire. Celui qui ne se liait pas aux autres car il était blasé. Je n'avais rien fait pour mais elle me voulait quand même. Au début, flatté, je l'avais acceptée à mes côtés et j'avais fini par m'attacher à elle.
Mais elle était partie; elle avait suivi sa famille au Mexique et elle m'avait fait promettre que l'on continuerait à s'écrire et à se téléphoner. Ce que j'avais fait. Et, la mort dans l'âme, je l'avais écoutée s'enthousiasmer sur le bronzage qu'elle aurait, les découvertes qu'elle ferait…
Prés de six mois s'étaient écoulés lorsque je commençai à faire ces rêves. Ils me laissaient toujours au réveil cet arrière-goût amer et ce sentiment de nostalgie et malgré tous mes efforts pour le décrypter, je ne compris jamais sa signification.
Je descendis pensivement tandis qu'Alice bavardait joyeusement avec ma mère, Esmé. J'enviais à Alice sa joie de vivre. Moi, j'étais le taciturne. Celui qui se tait et qui assiste, impuissant, aux échanges humains sans y avoir une place.
Incapable de m'intégrer à leur discussion, je mangeai en vitesse et remontai pour préparer mes affaires avant d'aller en fac.
« Ne pouré pas tapler ce soir. Dsl. T. »
Je n'eus même pas de peine en lisant le message de Tanya. Elle avait refait sa vie là-bas et je n'y avais pas non plus ma place.
Au moment d'entrer dans l'amphi, toute motivation m'avait quitté et je décidai de m'octroyer une journée de répit.
Je me dirigeai donc vers le Conservatoire.
Mes parents m'y avaient inscrit quand j'avais huit ans et j'avais pris goût à jouer sur le piano.
Pour mon quinzième anniversaire, ils m'avaient donc acheté le piano de mes rêves et je passais plusieurs heures pas jour à m'exercer dessus.
Néanmoins, je ne pouvais pas rentrer sans qu'Esmé m'en demande la raison alors je profitais de ma place d'assistant du maître pour me faufiler dans la salle de concert.
En franchissant le seuil, je crus être encore en train de rêver.
Elle se tenait devant moi, sur le banc.
Les yeux fermés, elle interprétait mon morceau de Debussy préféré, le Clair de Lune.
