Disclaimer : Je possède une copie des livres de la saga Twilight… mais pas les droits :'(

Je remercie toutes les personnes qui me lisent et qui me font savoir qu'elles aiment mon boulot ^^

Ca fait super plaisir de voir son travail apprécié.

Chanson du chapitre: Wherever you will go de The Calling.

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Ch 6 : Interviews

Je me réveillai tôt. J'ignorais pourquoi mais toute la nuit, j'avais été incapable de m'endormir paisiblement. Ce rêve ne cessait de me travailler et pour la première fois, je brûlais d'envie de le refaire.

Comme j'avais une interview à mener, je me préparai. Alice dormait encore et ma mère ne me posa pas de questions sur mon départ précipité. Précipité? Pourquoi me pressais-je donc ainsi? Je me pris la tête entre les mains avant de repartir d'un bon pas.

Cette semaine, j'avais décidé de décrire le parcours d'une professeure de Conservatoire. Ce prétexte me fournissait une raison de traîner encore plus là-bas. J'aimais écouter le son des pianos, même si souvent des fausses notes se faisaient entendre. Le travail d'assistant de maître faisait que j'étais souvent présent mais le Conservatoire était un tel endroit que je m'y sentais comme chez moi et toute occasion était bonne à prendre pour m'y rendre.

A l'accueil, je demandai à voir Mademoiselle Mallory, la personne avec qui j'avais rendez-vous. La standardiste, Jane, comme je le lus sur son badge me répondit qu'elle n'était pas encore là. Elle devait être nouvelle, je ne l'avais jamais vue. Elle me détaillait de la tête aux pieds mais j'étais trop préoccupé pour m'en formaliser. Evidemment, j'étais venu trop en avance. De quelques heures. Elle me proposa de repasser plus tard mais je balayai sa phrase d'un geste.

« Merci, je vais patienter dans le coin. »

Je pris congé avant qu'elle ne m'indique la sortie. Au hasard des couloirs, le son d'un piano me stoppa pile et net.

Malgré mes années de pratique qui me rendaient pointilleux et exigeant, j'appréciais les morceaux bien joués et la personne qui pianotait excellait assurément.

Je m'avançai lentement, ne souhaitant pas faire connaître ma présence ni interrompre le musicien.

Je passai ma tête sans bruit par l'embrasure de la porte et me figeai.

C'était elle. Bella…

Elle ne s'interrompit pas, ses doigts dansant littéralement sur les touches. Ils volaient, virevoltaient gracieusement. La mélodie fluide me berçait. Je dus me rendre aux toilettes dans l'une de pièces voisines. Je me laissai le temps de me reprendre et me rappelai que j'étais attendu.

Prestement, je me rendis dans le hall. Mlle Mallory ne s'était pas encore présentée. Je ne la connaissais pas : il était difficile de fréquenter tout le monde ici car le personnel était nombreux, sans compter les horaires qui ne se rejoignaient pas forcément pour permettre un éventuel rapprochement.

Je retournai à l'étage. Cette fois, deux autres professeurs s'étaient joints à elle. Le trio interprétait des morceaux plus actuels et je pus en reconnaitre quelques-uns. Bandes originales, hymnes nationaux, rien n'échappa à leur jeu. Je les admirai, ébahi par leur accord parfait.

Au bout d'un moment, je m'absentai. Mlle Mallory devait être enfin arrivée et je voulais assister à la fin de leur improvisation.

« Bonjour, je suis Edward Laplume [1]. Content de vous rencontrer, Mlle Mallory.

- Je t'en prie, appelle-moi Lauren et tutoie-moi, gloussa-t-elle en battant des cils.

J'ignorai sa dernière remarque. Cette Lauren avait facilement l'âge de ma mère et je ne voulais pas lui donner de faux espoirs. Son comportement me donnait de l'urticaire: ce n'était pas la peine qu'elle sache que nous étions collègues.

- Pouvez-vous me décrire votre parcours? Comment avez-vous atterri ici?

Cela ne m'intéressait pas le moins du monde mais je pris des notes. Mon cerveau bouillonnait. Mes pensées s'envolaient vers eux. Que jouaient-ils en ce moment? Allais-je les rater avant de trouver Monsieur Billy Black, que je devais interviewer après?

Je revins à moi quand elle aborda la partie où elle avait intégré ce Conservatoire. Avec un peu de chance, elle ne s'arrêterait pas à ça et continuerait. Effectivement, elle ne cessa pas de babiller.

- Et je suis maintenant ici depuis cinq ans. Je me suis fait des amies mais c'est dommage que mon amie, c'est madame Cope, ait des problèmes familiaux. A cause de ça, elle est moins présente ici et on a dû lui trouver quelqu'un pour la remplacer en attendant qu'elle revienne. Bella est jeune, mais elle est gentille. Elle est arrivée il y a quelques semaines. Son père l'a aidée à trouver ce poste mais elle ne ferait pas long feu si elle n'était pas douée…

- Bella? Elle remplace votre amie?

- Oui. Trudy fait face à un divorce en ce moment et son fils vient d'avoir un accident de la route…

- Mais quand vous dites jeune, que voulez-vous dire, la coupai-je.

- Eh bien, elle n'a que vingt ans, elle n'a même suivi de cours ici ou dans un autre conservatoire… C'est une jeune, enfin! En plus, à la base, elle n'a été engagée que comme répétiteur et voilà qu'elle saute sur le job de Trudy. Je veux bien qu'elle soit forte mais il y a une frontière entre les deux et elle n'est pas faite pour être franchie. »

Je n'écoutai même pas la suite. J'étais en désaccord avec elle et assurément, Bella avait plus en commun avec moi qu'avec sa consœur.

Je mis fin à notre entretien et remontai vers la salle que Jane m'avait indiquée pour mon interview suivante.

Je ne me retournai pas quand des feuilles s'éparpillèrent derrière moi, suivies par un juron. Sa voix! Je ne bougeai plus. J'entendis ses pas résonner et se rapprocher de plus en plus. J'eus juste le temps de me coller sur le côté mais je fus tout de même heurté de plein fouet. Elle s'excusa et continua son chemin sans même m'accorder un regard. Elle était pressée.

Soulagé qu'elle ne m'ait pas reconnu (je ne tenais pas à ce qu'elle me colle l'étiquette de suiveur), je ralentis le pas. Comment aurais-je expliqué ma présence? Je n'aurais pas du réagir ainsi mais je me sentais comme un enfant pris en faute.

Des notes surgirent de derrière la porte. J'hésitai puis, comme elle allait découvrir que j'étais là, je m'exhortai à ouvrir la porte.

Je fus récompensé car, non seulement elle ignora ma venue, mais elle commença aussi à chanter. Sa voix… Son timbre chaud et vibrant me toucha, m'hypnotisant et me faisant rêver. Elle était agréable à entendre. Elle ne chantait pas du tout faux et charmait comme une sirène.

A la fin, ils eurent une discussion taquine dans laquelle les deux profs promirent de la refaire chanter. Au sens littéral. Elle rougit mais ne protesta pas. Peut-être espérait-elle qu'il n'y ait pas de prochaine fois?

Le bruit d'un tabouret me sortit de mes spéculations. Un des hommes s'excusa et me rejoignit.

« Bonjour, je suis Billy. On doit se voir, je crois. »

J'acquiesçai. Il me fit sortir et je remarquai qu'elle ne s'était pas retournée. Les rougeurs de son cou m'indiquèrent qu'elle n'osait pas. Je ne détachais pas une seule fois mon regard d'elle avant que la porte ne se referme sur elle.

(Reprends-toi, Edward, penses à Tanya! Arrête d'être intrigué par Bella!)

Tandis que je suivais Billy, une évidence s'imposa à mon esprit: j'étais irrévocablement en train de prendre une mauvaise voie. Il fallait que je me reprenne.

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N/A 1 : Edward Laplume est le pseudonyme qu'utilise Edward pour ses articles.

Histoire de ne pas vous mettre dans le flou, vous saurez que toute l'équipe en utilise un.

2 : Donnez-moi un R !

Donnez-moi un E !

Et maintenant un V !

Et je veux un I !

Donnez –moi un E !

Et un W !

Mixez-moi le tout et faites-moi plaisir! ^^