Disclaimer : Je possède une copie des livres de la saga Twilight… mais pas les droits :'(

Je remercie toutes les personnes qui me lisent et qui me font savoir qu'elles aiment mon boulot ^^

Ca fait super plaisir de voir son travail apprécié.

Chanson du chapitre: Scars de Papa Roach.

*******************************************

Ch 7 : Sur le retour

Je retrouvai les autres le soir, à la bibliothèque. Songeur, je pris ma place sans un mot et sans un regard pour les autres. Qu'est-ce qu'il m'arrivait?

Peu après, Bella arriva. Echevelée et essoufflée, elle se contenta de nous fixer en prenant appui d'un pied à l'autre jusqu'à ce que Rosalie et Alice lui fassent signe de nous rejoindre.

Elle esquissa un sourire et s'installa à côté de moi. Pourquoi fallait-il qu'elle s'asseye à cet endroit précis? Sortant ses affaires, j'observai furtivement le contenu de son sac. Un livre attira mon attention, le titre était écrit dans sa langue originale: Les fleurs du mal.

J'avais cru comprendre avec Billy que Bella était polyglotte mais là, je fondis. J'avais étudié le français au lycée et cette langue restait ma préférée. Elle symbolisait pour moi le romantisme et la liberté. Même complexe, je m'accrochais à l'espoir de le parler un jour. Peut-être pourrait-elle m'aider à me perfectionner… (Reprends-toi, reprends-toi!) Ma sœur choisit son moment pour prendre la parole :

« Alors, Bella, qu'est- ce que tu as fait de beau aujourd'hui?

- Rien de spécial. Je me suis détendue.

Tiens, Tanya ne se serait pas privée de raconter sa journée. Elle aimait avoir l'attention de tous concentrée sur elle.

(Arrête de la comparer à Tanya. Elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre!)

- T'as bien de la chance. Nous, on a tous bossé. D'ailleurs, tu sais sur quoi tu vas écrire?

- Oui.

- … Alors? Ne nous fais pas languir?

- Eh bien, je voudrais faire découvrir les master classes.

Ca ne m'étonnait pas. Ca lui ressemblait bien. Mais… comment pouvais-je affirmer cela avec un tel aplomb?

Je me décrochai de la conversation un court instant, me blâmant pour ce qui se passait dans ma tête. Je soupirai, il fallait que j'arrête ça. En même temps, je ne pouvais pas continuer à me languir ainsi, ni la fuir. Je devais l'affronter.

- … C'est l'occasion de montrer aux parents et professeurs les progrès accomplis par l'élève et pour celui-ci l'occasion de maîtriser son trac et de se faire un peu connaître.

- Et donc, tu vises quelqu'un en particulier ou tu n'as pas de chouchou?

Je lui adressai la parole pour la première fois. Je ne reconnus pas ma voix. Elle trahissait mon anxiété. Elle reflétait le combat intérieur qui me Aliceit depuis que je l'avais rencontrée. Pendant un instant, son visage prit une expression rêveuse, presque perdue puis elle me répondit.

- Non, je n'en ai pas. Pour moi, ils se valent tous, par le travail fourni. Après, certains sont plus talentueux que d'autres, c'est certain… En fait, ce sujet me tient à cœur car c'est un évènement qui peut faire connaître aux profanes le plaisir de la musique classique. Sans paroles, sans fard. Juste le plaisir de la musique elle-même.

Encore une fois, j'abondai dans son sens. C'était à l'occasion d'un master class que j'avais découvert et aimé la musique classique quand j'avais huit ans. Mes parents m'y avaient emmené pour élargir mes horizons et leur but avait été atteint. Peu après, ils m'avaient inscrit à mes premiers cours de piano et cette passion ne m'avait jamais plus quittée. J'avais tenté l'an dernier de partager cela avec Tanya en l'emmenant voir un master classe mais Tanya avait détesté et m'avait comprendre qu'elle s'était ennuyée alors que comme d'habitude, j'en étais ressorti bouleversé.

- Quand est-ce que tu donnes ton prochain cours, demanda Emmett.

- Les mardis et les vendredis, pourquoi?

- Sandy est très impatiente d'y retourner. Je crois qu'elle t'aime bien. Ha ha.

- Comment ça? Quels cours, coupa Alice.

- Toi, t'as pas fait attention. Elle est l'assistante d'une prof de danse. Elle l'a dit la dernière fois, intervins-je en ricanant.

Il avait fallu que je l'ouvre, me fustigeai-je. Elle porta sur moi un regard ébahi. Je fus égaré car je ne comprenais pas pourquoi. Elle ferma les yeux plusieurs fois avant de les porter sur Doc puis sur moi.

- Oui, c'est vrai. Alors, on pourra venir de te voir?

Alice sautait littéralement sur place. On aurait dit un petit chiot à sa mémère, m'esclaffai-je silencieusement. Ses yeux marron me transpercèrent de toutes parts me laissant sans souffle.

- … Oui… si tu veux. Tant que vous ne me déconcentrez pas et que ça ne vous gêne pas. Vous n'êtes pas obligés…

- Ah, c'est génial. J'ai hâte de te voir à l'œuvre.

Trop tard sœurette, je t'ai pris de vitesse, chantai-je mentalement en tentant de me reprendre.

- Il n'y vraiment pas de quoi. »

La discussion se poursuivit jusqu'à que ce fut l'heure de partir. Doc, avec son sens déplacé de la chevalerie, plutôt que demander à moi-même ou à Emmett de raccompagner Bella, se proposa. Lui. Un prof. Mais à quoi pensait-il? Sa distraction ou son manque de réflexion me faisait sortir les yeux des orbites quelquefois.

Bella refusa à mon soulagement, arguant qu'elle pouvait s'occuper d'elle toute seule, qu'elle en avait l'habitude… mais rien ne me tranquillisa, jusqu'à ce qu'Alice entre en jeu.

« On rentrera avec elle. On a le même chemin en plus.

Elle accepta en souriant. Nous nous séparâmes des autres et je ris aux éclats à la vue de l'expression ahurie de Bella quand elle apprit que Alice et moi étions frère et sœur.

Elle souffla juste :

- Evidemment.

Comment ça évidemment? Elle me décontenançait encore.

Nous marchâmes en silence, côte à côte. Alice nous devançait d'un bon pas. Tout à coup, elle rebroussa chemin :

- Bella, quel est ton nom entier?

- Isabella Marie Swan.

Nous étions tous deux curieux de connaître la raison de sa question.

- Isabella, c'est joli. Tu veux venir dormir chez nous ce soir?

Quoi? Mais qu'est-ce qui lui prenait? D'où lui venait cette idée farfelue?

- Mary Alice Cullen, de quel droit tu te permets d'inviter des personnes à l'improviste comme ça?

Sans compter les parents qui seraient furieux. Et Tanya qui me demanderait des comptes: elle n'avait jamais passé la nuit chez nous malgré toutes les années passées ensemble et Alice n'avait aucun pas en ce sens.

- Et toi, Edward Anthony Cullen, de quel droit tu te permets de me parler comme ça? Tu n'es pas mon père et Bella est mon amie. J'ai envie qu'on fasse une pyjama party! Et qu'est-ce que ça peut te faire? Elle sera dans ma chambre de toute façon.

Mais ce n'était pas ça le problème! Mais… une pyjama party? Un court instant, je visualisai la scène mais… non! Je répliquai:

- Mais enfin! Tu ne peux pas agir comme ça, sans te préoccuper des autres!

- Et toi, tu n'as pas à me dire ce que je peux ou ne peux pas faire!

Nous nous disputâmes jusqu'à ce que Bella intervienne:

- Ne vous disputez pas. Je peux rester chez moi, comme ça, je ne dérangerai pas.

Bien parlé! Elle ne me dérangeait pas personnellement mais je sentais qu'il y avait autre chose et cette chose était malsaine. Ce n'était pas bon pour moi.

- Si je te le propose, c'est que je le veux.

- Oui, mais et moi alors? Vous allez parler et rire toute la nuit et je me lève tôt demain, moi!

- Moi aussi. J'ai cours à huit heures. En plus, je n'ai aucune affaire avec moi!

- Raison de plus pour ne pas m'empêcher de dormir !

- Je n'avais aucune intention de m'imposer non plus, me cracha-t-elle au visage.

Hébété, je réalisai que nos visages se collaient presque. Tanya ne m'aurait jamais laissé lui parler de cette manière mais Bella, elle, n'avait pas l'air de s'en offusquer. Au contraire, ses yeux brillaient de mille feux. Etrange. Tanya aurait très mal pris cela et serait partie sans un mot… Alice m'interrompit dans le cours de mes pensées.

- Bon, Bella, on t'accompagne chez toi, tu prends quelques affaires et on rentre. Eddie, je te promets qu'on ne fera pas de bruit et que tu ne nous entendras pas du tout. Maintenant, zou!

- Ok, mais Alice, arrête de m'appeler comme ça.

Elle savait très bien que ce surnom idiot m'agaçait. Il n'y avait que Tanya qui m'appelait comme ça mais ça me suffisait amplement.

- C'est mignon, Eddie. »

C'était Bella qui avait prononcé ces mots. Calmement. Avant de fixer son regard sur ses chaussures. Dieu sait que je détestais ce surnom mais dans sa bouche, ça sonnait si… tendre que je restai bouche bée. (Faites qu'elle le redise! Hein? Quoi? Mais qu'est-ce que je suis en train de penser???)

Bella nous fit pénétrer dans son salon et elle monta dans sa chambre. Je me frottai les yeux. Je n'y croyais pas, elle avait un écran géant plat! Le paradis pour visionner des matches!

Alice s'assit sur le canapé en chantonnant.

Je m'approchai d'elle et entamai la discussion.

« Alice, t'exagères quand même!

- Pourquoi?

- T'aurais pu au moins prévenir les parents.

- C'est fait. Ils sont d'accord. (Mais comment elle a fait?)

- Et elle, tu ne crois pas que t'abuses quand même? Ces choses-là se prévoient en principe.

- Je ne pense pas qu'elle s'en formalise. Et puis, je n'aime pas savoir qu'elle dort seule dans une grande maison vide. Je l'aime bien, moi.

- Je sais, je te comprends. Et moi aussi, je l'aime bien. Mais y a un savoir-vivre quand même. »

Hum… Venais-je de dire que je l'aimais bien? Intéressant.

Elle descendit les escaliers en trombe. Je m'avançai vers elle pour prendre son sac. Comment pouvait-elle porter un aussi gros poids sur ses épaules sans se rompre le dos?

Elle laissa une note sur le réfrigérateur et nous rejoignit. Quand elle verrouilla définitivement la porte d'entrée, elle abordait une expression bizarre sur son visage. Un mélange de tristesse et de… joie?

******************************************************************

N/A 1 : Mon Emmett est un peu OOC mais j'avais besoin d'un grand frère calme et posé. J'aime bien aussi Emmett exubérant mais il ne collait pas à mon histoire. Ma Bella est moins maladroite (la maladresse, c'est mignon mais à petite dose. A trop grande dose, ça devient une maladie et c'est gênant.)

2 : Pour répondre à la question, les noms de plume de l'équipe sont :

Edward Laplume

Ali-angel (mon Alice tient une BD avec comme personnage principal un ange)

Arc-en-Rose (je rappelle que Rosalie a un groupe de rock appelé Arcade)

Amy Rose (c'est là que le côté taquin d'Emmett- Emmie ressort)

Crazy Doc (par autodérision).

Et pour Bella, vous le découvrirez plus tard^^

3 : Les reviews, c'est aussi merveilleux qu'une journée romantique sur une gondole à Venise avec Robert Pattinson qui vous chante la sérénade accompagné de sa guitare pour finir par un baiser enflammé au soleil couchant.