Disclaimer : Je possède une copie des livres de la saga Twilight… mais pas les droits :'(
Ca fait super plaisir de voir son travail apprécié. J'en profite pour remercier particulièrement les personnes qui me laissent des reviews et celles à qui je ne peux pas répondre. Je mets un point d'honneur à répondre individuellement à tout le monde alors à celles qui n'ont pas de compte ici, merci! Vos commentaires me font tout autant plaisir! ^^
Chanson du chapitre : Love Song des Hanson. (Vous pouvez vous moquer de moi mais j'aime leurs chansons ;) et j'assume complètement.)
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Ch 8 : Le coup de fil
Nous arrivâmes rapidement à destination. Tout à ses réflexions, Bella manqua de me rentrer dedans. Enfin… Bella se serait cogné contre moi si je ne m'étais pas retourné et avais eu le réflexe de tendre mes bras pour lui éviter un choc. Euh… non, pour me protéger de la collision!
Elle cligna des yeux plusieurs fois avant que son regard auparavant vague ne se fixe sur moi et sur l'endroit où mes mains la touchaient. Je la tenais par les épaules et quiconque nous aurait observés à ce moment-là aurait pu croire que nous formions un couple prêt à s'embrasser. Je retirai mes mains immédiatement et constatai avec amusement qu'elle rougissait. Elle balbutia:
« Excuse-moi, j'aurais dû faire plus attention.
- Ce n'est pas grave. Il n'y a pas de mal, la rassurai-je. (Pourquoi elle pense forcément que c'est de sa faute?)
- Non. Vraiment, je…
- Bella, rassure-toi. Ce n'est rien. Tu ne t'es pas fait mal, j'espère?
- Hum... non, merci, Edward, souffla-t-elle presque inaudiblement.
- De rien. Nous sommes arrivés. »
J'ouvris la porte. Alice franchit le seuil comme une tornade et cria à tue-tête:
« Maman! Papa! On est là!
- Les enfants, moins fort! Nous ne sommes pas sourds, quand même, nous accueillit notre mère avec un sourire chaleureux.
- Maman, voici Bella. Bella, notre mère, Esmé, débita Alice joyeusement.
- Enchantée madame.
- Moi de même mais, Bella, fais moi plaisir. Appelle-moi Esmé. Ca me vieillit tellement de s'entendre dire madame!
- D'accord, Esmé. Merci de m'accueillir à l'improviste comme ça.
- Ha ha ha. Nous avons l'habitude, ne t'inquiètes pas. J'aurais aimé te présenter mon mari, Carlisle mais il travaille tard ce soir donc tu le verras sûrement demain matin.
- Maman, on fait visiter la maison à Bella et on monte à l'étage.
- D'accord, Alice mais parlez moins fort.
- Oui, oui.»
Alice prit Bella par la main et l'entraîna avec elle. Je les suivis tant bien que mal, curieux de ce que Bella dirait de notre chez-nous. Bella examina discrètement la décoration des salles sans remarquer que j'avais mes yeux rivés sur elle.
Amusé par son étonnement plus qu'apparent, je pris l'initiative de lui faire visiter toutes les pièces de la maison sans exception et nous étions dans ma chambre quand ma sœur kidnappa Bella et l'emmena dans la sienne comme une tornade.
Je respirai à fond son parfum avant qu'il ne s'évapore. Il me rappelait les fruits rouges, spécifiquement les framboises et le muguet. Parfum d'été, parfum de nuit. Je ne me lassais pas de le respirer et j'eus curieusement une soudaine envie de sortir dans le jardin et de m'installer dans le transat pour admirer les étoiles.
Je commençais à rêvasser quand mon téléphone se mit à sonner.
L'identifiant m'indiqua que c'était Tanya. Je me sentis immédiatement coupable ignorant pourquoi et tout à cette pensée, je répondis d'une petite voix prudente:
« Allô? Tanya?
Elle ne remarqua pas mon trouble, fort heureusement. (Idiot! Bien sûr que c'est elle! C'était affiché sur l'écran! Idiot, idiot, idiot!)
- Eddie. Je suis contente de t'entendre. Je dois te parler de quelque chose.
Hum? Sûrement encore de cette sortie avec ses amis ou je-ne-sais quoi. Ces temps-ci, ses appels ou plutôt leur contenu me laissait indifférent et j'étais imperméable à son enthousiasme. Autant il me contaminait lorsqu'elle était à côté de moi, autant là, j'éprouvais un certain détachement. (Ah! C'est normal, ta petite amie se trouve à des centaines de kilomètres de toi. Sois au moins heureux qu'elle s'amuse! Tu t'attends à quoi? A ce qu'elle se morfonde? Elle n'est pas comme toi, voyons! Allons, c'est une mauvaise passe, tous les couples en ont alors arrête d'agir comme ça!)
Fronçant les sourcils, je me ressaisis. Mon credo habituel résonna dans mon esprit: feindre l'intérêt, feindre l'intérêt…
- Ah oui? Que se passe-t-il?
- Tu sais que ça fait plusieurs mois que je suis ici.
- Oui…
Je ne comprenais pas le but qu'elle recherchait. Je pensais deviner mais je devais avoir une confirmation de sa propre bouche.
- Et maintenir une relation à distance, ce n'est pas pour moi.
Tant mieux! Moi aussi, je commençais à suffoquer dans cette situation! Un espoir vint poindre dans ma poitrine et le cœur gonflé à bloc, j'émis mon désir comme une question.
- Tu reviens alors?
- Non. Tu ne comprends pas. J'adore ma nouvelle vie ici. J'ai des amis formidables mais Eddie, il faut voir les choses en face.
Quoi? Non? Ce n'était pas possible…
- Qu'est-ce que tu essayes de me dire, Tanya?
- Il vaut mieux que l'on se quitte, définitivement.
- Quoi? Mais enfin, Tanya. Tu ne peux pas me faire ça! Pas après tout ce qu'on a vécu ensemble! Je…
Je baissai le ton en entendant des pas dans le couloir. Moi qui prônais la discrétion…
Je repris mon souffle. Quelque part, je m'étais résigné depuis longtemps à cela mais comme un parfait idiot, j'avais refusé de voir les choses en face. Tanya n'était pas le genre de filles à maintenir une relation à distance: elle avait besoin de concret et apparemment, je n'étais pas assez concret pour elle. Ecœuré, je ne trouvai rien de plus à dire.
- Ecoute Eddie, ça fait longtemps que j'aurais dû le faire mais je dois être honnête avec toi, non? Et puis, il y a quelqu'un.
- Ah…
En effet, ah… De nombreuses insultes me vinrent à l'esprit mais je me tus. A quoi bon? Je n'avais même plus l'énergie de crier ou de parler. Rien pour me faire tenir. J'avais tout fait pour elle. Je lui avais donné mon cœur, mon corps. J'avais pris sa défense auprès de ma famille. J'avais failli couper les ponts avec eux pour elle. Pour elle! Je voulais même l'épouser et tout ça pour quoi?
Rien…
- Je pensais tenir avec le téléphone et les emails mais je me rends compte que j'ai besoin de plus. Je ne peux plus continuer comme ça. Et Harry [1] compte pour moi. Enormément… Eddie, je suis amoureuse de lui et je suis désolée de te l'apprendre comme ça mais…
- Laisse tomber Tanya. Je n'ai pas besoin de t'écouter plus. »
Je lui raccrochai au nez, sidéré qu'elle ose en plus me parler de ce Harry. Comme si c'était normal!
Elle ne tenta pas de me joindre à nouveau et je soupirai.
J'avais pressenti cette rupture sans vouloir y croire et alors même que j'y étais, je restai… Je ne trouvais pas même plus les mots pour décrire mon état. J'étais pétrifié. Désœuvré. J'étais désaxé… Mais le monde continuait à tourner. Le temps ne s'arrêtait pas. Dire que j'étais triste aurait été un mensonge. Au lieu d'être terrassé, j'étais seulement… abasourdi. Pourquoi?
De l'autre côté du mur, des éclats de rires me parvinrent. Machinalement, je me levai et allai voir ce qu'il se passait. Devant la porte, je m'arrêtai. Alice venait de demander à Bella si elle avait un petit ami. Sa voix mélodieuse s'éleva clairement:
« Non. On a tellement déménagé que je n'ai jamais eu le temps de nouer des liens avec les autres. A vrai dire, mes parents viennent seulement de se poser. Enfin, façon de dire.
Au moins, elle n'avait jamais dû souffrir d'une déception, elle.
Mais pourquoi cette réponse me remplissait-elle de joie? Pourquoi me montrais-je si possessif?
- Donc tu ne partiras pas?
- Non. Là, je crois que je vais rester longtemps, ha ha.
Son rire chantant était un carillon pour mes oreilles. Un petit plaisir.
- Alors, comment ça se fait que quand on est passé, il n'y avait personne?
- Ils continuent de voyager. Quelquefois, ça dure des mois mais ils sont heureux comme ça alors c'est ça qui compte.
Je découvris un trait de sa personnalité par ses dernières paroles. Bella était désintéressée. Elle faisait passer les autres avant elle au détriment de son propre bonheur. Elle m'attendrit alors.
- Et toi? Tu ne te sens pas seule?
- Je suis habituée depuis longtemps, ha ha.
Son rire me paraissait faux, joué. Je compris également que Bella était une piètre menteuse.
- Le bon côté, c'est que tu n'as personne pour te donner un couvre-feu.
Alice tentait de changer l'ambiance qui était tombée. Elle réussit son coup car Bella esquissa un petit sourire.
- Oui, je suis indépendante. Je suis forte et autonome! [2]
Son rire se figea lorsqu'elle m'aperçut enfin, sur le pas de la porte. Je me sentis pris en faute pour les avoir écoutées.
Contrarié, je criai la première chose qui me passa par la tête avant de partir, honteux, non sans claquer la porte. Quitte à faire un cinéma, autant aller jusqu'au bout même si je me ferais incendier le lendemain. Je voyais déjà la scène où ma mère et ma sœur me diraient de concert que ce n'était pas une façon de traiter une invitée.
- C'EST PAS FINI DE FAIRE DU BRUIT, OUI? Y EN A QUI TRAVAILLENT ICI!
J'avais raconté un mensonge en prétendant travailler mais je n'avais pas trouvé mieux.
Je m'allongeai sur mon lit comme je l'avais fait des milliers de fois avant, réfléchissant à la meilleure façon de présenter mes excuses auprès de Bella (et Alice et ma mère accessoirement) quand elle entra brusquement et posément, si calmement que c'en était sexy :
- Tu sais, tu n'avais pas besoin de nous crier dessus. On a peut-être ri un peu fort mais tu peux parler, Monsieur-je-parle fort au téléphone. Si tu veux que quelqu'un écoute tes recommandations, commence par les appliquer toi-même! »
Et sur ces dernières paroles, elle tourna les talons et repartit. Aussi dignement qu'une reine. J'eus néanmoins le temps de remarquer un sourire sur ses lèvres avant qu'elle ne disparaisse de mon champ de vision. Et ce sourire me hanta jusque dans mes rêves.
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N/A 1 : Pourquoi Harry? Je ne sais pas. Je voulais que Tanya quitte Edward pour un autre et je pensais à Harry Potter. Drôle d'association, hein?^^
2 : Vous reconnaissez un peu cette réplique? Je l'ai un peu changée mais je suis sûre que vous avez pensé au film vous aussi ;)
3 : Eh oui, certaines l'avaient pressenti. Tanya a osé remplacer Edward! La garce! Bye bye Tanya!
4 : Faites exploser mon compteur de reviews et vous aurez droit plus vite à un chapitre avant que je ne parte en vacances (pour un mois, à l'autre bout du monde sans connexion.) Oh, la vilaine, elle fait du chantage! Même pas honte!
5 : Les reviews, c'est comparable à Robert Pattinson vous prenant sur son dos et qui vous dirait en vous regardant droit dans les yeux avec un sourire taquin : alors, prête à monter au 7ème ciel?
