Disclaimer : Je possède une copie des livres de la saga Twilight… mais pas les droits :'(

Ca fait super plaisir de voir son travail apprécié. J'en profite pour remercier particulièrement les personnes qui me laissent des reviews et celles à qui je ne peux pas répondre. Je mets un point d'honneur à répondre individuellement à tout le monde alors à celles qui n'ont pas de compte ici, merci! Vos commentaires me font tout autant plaisir! ^^ Et bienvenue à mes nouvelles lectrices! )

Chanson du chapitre : What am I doing here de Beverley MITCHELL. (Vous la connaissez si vous avez déjà regardé la série "7 à la maison" où Beverley interprétait le rôle de Lucy Camden). Il faut savoir élargir ses horizons!

Ch 9 : La fête foraine

Alors que Tanya venait de me quitter, je n'eus aucune difficulté à m'endormir malgré les gloussements qui émanaient de la chambre d'à côté.

Je me trouvais allongé dans le transat, il faisait nuit noire. Le silence m'entourait de toutes parts et rien ne venait le troubler si ce n'étaient les chants des criquets et la brise légère qui me chatouillait les oreilles.

Mon t-shirt flottait et ondulait sur mon torse sous l'effet du vent, rafraichissant mon corps échauffé par l'été. Je savourais cette sensation de calme, m'abreuvant du néant environnant. Les étoiles m'éclairaient et semblaient danser pour moi. Une mélodie s'éleva alors et je me hâtai de prendre mon calepin pour la retranscrire sur papier.

Malheureusement, elle s'éteignit avant que je n'ai pu la finir complètement. Je me pris la tête entre les bras, me concentrant de toutes mes forces pour retrouver les dernières notes mais rien n'y fit. Le vide. Du coin de l'œil, j'entre-aperçus une ombre blanche filer furtivement. Je portai mon regard sur elle et satisfait, je constatai qu'elle n'avait pas disparu. Je me levai et me dirigeai vers elle. Bella…

Un sentiment de plénitude m'emplit quand je prononçai son prénom. Enfin, je pouvais l'appeler! Elle se retourna et me sourit chaleureusement. Je tendis le bras. J'avais besoin de la toucher pour m'assurer qu'elle n'était pas un mirage et toujours en souriant, elle me parla:

« ALL BY MYSELF
DON'T WANNA BE
ALL BY MYSELF
ANYMOOORE! »

« Quoi? Qu'est-ce que? … Oh non! »

Je fus tiré de mon sommeil par Alice qui piaillait bruyamment dans la cuisine et qui massacrait mes oreilles.

Combien de fois devais-je lui dire qu'elle devrait arrêter le chant?

Cependant, elle ne m'écoutait pas. Sa joie de vivre demeurait admirablement inébranlable.

Après avoir enfoncé un oreiller sur mes oreilles, je ne me rendormis pas. Je voulais retrouver cette sensation de paix que j'éprouvais dans mes rêves.

Je descendis finalement dans la cuisine où je fus pendant une seconde ébloui par Bella. Elle ne portait qu'un simple débardeur avec un pantalon de jogging mais cela avait suffi à me faire fantasmer brièvement. J'en fus complètement décontenancé. Etait-ce le comportement normal de quelqu'un qui vient de rompre? Depuis quand mon caractère calme avait fait place à une telle perversité?

Sans un mot, je me servis une tasse de café. Contrairement à Alice, je n'étais pas du tout du matin. Je n'avais pas l'habitude de parler joyeusement comme elle. J'étais plus du genre à me taire et à me dérider avec l'écoulement des heures, c'est-à-dire longtemps après le réveil.

Alice s'absenta et nous nous retrouvâmes seuls. Elle resta le nez dans son bol puis après avoir rougi et ouvert et refermé la bouche sans avoir dit quoi que ce soit, elle se leva pour rejoindre Alice manifestement. Sans réfléchir, j'attrapai son bras:

« Attends, j'ai quelque chose à te dire.

- Oui?

Mes méninges fonctionnèrent à vitesse grand V. Qu'est-ce que je pouvais bien dire? Je me rappelai alors la veille.

- Je suis désolé d'avoir agi comme un rustre hier soir.

- Et moi, de t'avoir parlé comme je l'ai fait. C'était déplacé et mal venu de ma part.

- Non, tu n'aurais pas pu savoir. Tellement de choses changent en ce moment… C'est déroutant.

Pourquoi je lui racontais tout cela? Elle n'avait rien à voir avec mes histoires et je ne la connaissais que depuis quelques jours!

- Comment ça?

Les mots me manquèrent pour lui répondre. Je ne pus que la fixer, ce qui dut la mettre mal à l'aise.

- Excuse-moi. Je ne voulais pas être indiscrète.

- Non, ce n'est rien, je t'assure. C'est juste que ça fait bizarre de voir les personnes autour de toi évoluer. Alice, par exemple, ne se lie jamais aussi vite avec quelqu'un. Et là, tu te retrouves chez nous en même pas une semaine.

Ce n'était pas normal que je lui livre mes pensées aussi facilement. Par quel sort me tenait-elle au point de rêver d'elle?

- Je vois… (Après avoir réfléchi un instant, elle reprit) Tu sais, je pense que rien n'est destiné à demeurer immuable. Le monde est un perpétuel changement à lui tout seul. Tu regardes, la météo, même si maintenant, on peut prévoir à peu près comment elle sera, il reste toujours un aléa à prendre en compte. La musique, pareil. Qui aurait parié sur le retour du disco? En fait, pour moi, tout arrive pour une raison. Même si ça ne nous plaît pas initialement, au final, on s'en sort bien. Enfin ça n'engage que moi…

- Je comprends ta façon de voir mais et si tu n'avais pas envie que les choses changent? Si tu voulais que tout reste comme tu le connais, sans aléa justement? (Je déteste ne rien contrôler. Au moins, quand tout est prévisible, on peut se préparer avant…)

- Alors, tu seras toujours malheureux. Car tu vas contre les rouages du destin. Apprends à accepter que tout échappe à ton contrôle et ta vision de la vie s'en trouvera modifiée, crois-moi!

- Sûrement… Comment tu as fait pour développer ce point de vue?

- Ha ha ha. Par expérience personnelle, rien de plus, rien de moins. »

J'étais curieux quant au contenu de cette expérience mais n'en laissai rien paraître. J'aurais bien le temps plus tard de la connaitre plus.

Nous rîmes. C'était la première fois que je riais vraiment, sans retenue.

Nous commençâmes à converser sur tout. Les petits sujets comme les plus importants. Elle m'apprit quelques éléments de son enfance et je dus insister car lorsqu'elle prononça le prénom de Grâce, elle se tut net. Ce n'est qu'après avoir gentiment posé quelques questions qu'elle se dérida, me laissant entrevoir une Bella blessée. (Après tout, elle a dû subir des peines, elles aussi).

Abordant un sujet plus léger, elle bifurqua vers les prochaines élections où nos divergences d'opinion nous tinrent occupés à débattre avec animation jusqu'à ce que ma sœur revienne et nous interrompe en pleine argumentation. Avoir de telles discussions avec Bella me plaisait car dans ces cas-là, ses yeux s'allumaient comme mus par une étincelle. Sa combativité, son engouement m'impressionnaient. Oui, une espèce de flamme l'habitait totalement et c'était réellement fascinant de l'observer s'empourprer.

Je me rendis compte qu'avec elle, je n'avais pas à me brider. Avec Tanya, je devais toujours faire attention à mes mots car sinon elle se retranchait dans sa carapace, ne me laissant plus l'approcher tandis que Bella acceptait et concevait que je puisse penser différemment d'elle.

Ce changement radical m'était agréable. J'avais l'impression de me libérer.

Nous mîmes le cap vers l'exposition qu'Alice tenait à visiter plus que tout. Je fus surpris que Bella s'amuse autant qu'elle si ce n'était plus. Avec elle, il y avait toujours quelque chose à découvrir. Elle s'intéressait véritablement à tout.

Elle m'attrapa en train de la fixer; je fis semblant de me moquer d'elle pour donner le change. Je ne comprenais pas mes réactions. J'agissais comme les petits garçons à l'école primaire. (Sois un peu adulte, Edward. Elle va finir par te détester!)

J'insistai pour porter ses sacs. Elle était capable de se faire mal au dos si elle ne faisait pas attention à elle. Si elle se négligeait, moi, je prendrais soin d'elle.

Nous nous rendîmes ensuite à la fête foraine. Je fus émerveillé par un spectacle de ballons qui s'envolaient. Bella également. Il faisait beau, le soleil nous baignait. Je me sentais bien. Rosalie et Emmett nous rejoignirent. Je n'aurais su dire pourquoi, je me sentais légèrement déçu que l'on se retrouve en groupe. Néanmoins, Bella trépigna lorsqu'elle constata la présence d'un grand huit et proposa qu'on le fasse. Pour lui faire plaisir, j'appuyai son idée et le regrettai amèrement pendant les descentes. J'avais l'estomac noué et je menaçai de vomir à tout moment. Seule ma fierté m'empêcha de céder à cette faiblesse.

Sans grand suspense, Bella était la seule à vouloir y retourner mais elle renonça lorsqu'elle comprit que nous étions malades.

Surtout Alice et Rosalie.

Finalement, nous achetâmes une glace. Bella tenta de prendre un mélange assez spécial mais malheureusement pour elle, elle se prit les pieds dans ses propres souliers et son nez atterrit dans son sorbet. J'éclatai de rire en voyant son expression éberluée mais quand Emmett lui tendit son cône, cela suscita un grognement étouffé de ma part. Je ne pensais pas avoir été entendu mais Alice fronça les sourcils, l'air conspirateur. Je me calmai jusqu'à ce qu' Emmett prenne Bella à part et lui tende quelque chose avant de la prendre dans ses bras.

Là, Alice me marcha carrément sur le pied et me chuchota:

« Contiens-toi, Edward. Arrête d'être jaloux. »

Jaloux? Moi? Mais…? Que…? Quoi?

Bella nous rejoint enfin. Curieuse, Alice devança ma question :

« Qu'est-ce qu'Emmett t'a donné?

- Une place pour un ballet.

- C'est gentil, ça. Pour quelle raison?

- Pour mon anniversaire, en retard.

- Ha, c'est le début d'une histoire d'amour, se pâma-t-elle, ce qui m'agaça au plus haut point.

- Mais non, je considère Emmett comme un frère.

- Pourquoi?

- Parce que physiquement, c'est mon père tout craché à son âge.

Tiens, prends ça, Emmett, jubilai-je en tentant maladroitement de dissimuler mon sourire vainqueur. Pourquoi réagissais-je donc ainsi?

- C'est pas très flatteur, riposta Alice en riant.

- Mais si. Mon père est un bel homme, faut pas croire. »

Je me tus pendant leur échange, me contentant de recueillir la moindre information. Mais enfin… considérait-elle Emmett comme un frère seulement ou ne livrait-elle pas le strict minimum nécessaire? Le fait qu'Emmett lui rappelle son père était-il un avantage ou un inconvénient? Serait-elle atteinte du complexe d'Oedipe?

Pourquoi cela me tracassait-il autant?

Les doutes m'assaillirent. Pourquoi étais-je dans cet état? La pensée de Tanya me revint. Etait-ce de cette manière que je cherchais à me consoler? En allant fantasmer sur une inconnue? Même si cette inconnue hantait toutes mes nuits depuis plusieurs semaines?

Plongé dans mes réflexions, je ne remarquai pas que Bella était arrivée chez elle.

Elle me tira par le bras, me faisant atterrir sur le coup.

Je baissai mes yeux vers elle. Elle planta directement son regard chocolat vers moi, comme dans ce rêve et en souriant timidement:

« Tu sais, si tu as besoin de quelqu'un à qui parler, je t'écouterai. »

Elle n'attendit pas que je lui réponde. Elle se contenta de m'adresser un autre sourire chaleureux puis elle rentra précipitamment sans se retourner.

Interloqué, je restai figé jusqu'à ce qu'Alice me rappelle à la réalité avec une tape derrière la tête :

« Edward! Tu te dépêches, oui! »

Je la suivis docilement et lorsque je me mis au lit, je souriais comme un idiot. Cette nuit-là, j'accueillis Morphée les bras ouverts.

N/A 1 : Je n'en ai pas encore donné assez d'indices mais on va jouer à un jeu. Pourquoi Edward rêvait de Bella sans la connaître? Vos hypothèses? La réponse sera donnée plus tard^^ La première qui trouve aura droit à un teaser des prochains chapitres.

2 : Ce chapitre est arrivé vite mais comme je pars en vacances, j'ai décidé d'être gentille et de vous le livrer maintenant.

3 : Prochaine parution : comme je ne suis pas là de tout le mois de juillet, ce sera début août.

4 : Je fais un petit coucou aux vilains canards ^^!

5 : Les reviews, c'est comme partager une glace sous un soleil de plomb avec Robert Pattinson à la fête foraine.