Disclaimer : Je possède une copie des livres de la saga Twilight… mais pas les droits :'(

Oyez, oyons! Je reviens à peine et qu'est-ce que je vois? 64 reviews! Alors, soit c'est l'effet vacances soit vous m'aimez! Ah bonheur! Bon, c'est pas 100 mais c'est pas loin! C'est déjà un pas^^

En tout cas, réponse à celle qui s'est traitée de vilain petit canard: Contente que ta conscience t'air rattrapée ;) J'espère que les autres canards en prendront de la graine.

Ananaxtra : (Désolée si j'ai mal tapé ton nom). T'as bien vu en ce qui concerne le fait que Bella ait souffert mais non, c'est à cause d'autre chose. Jacob est là, mais dans un autre sens^^

Chanson du chapitre : In the air tonight de Phil COLLINS.

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Ch 10 : Séchage de cours

Je me réveillai à huit heures. Huit heures… Oh mince! En retard pour le premiers cours de la matinée. Oh bravo!

Qu'à cela ne tienne. J'en profiterais pour m'occuper des formalités pour expliquer mon absence des derniers jours aux cours. Je passai au secrétariat de la fac dans ce but et pour chercher un dossier de transfert.

Choisir d'aller à la fac s'avérait être une erreur et j'avais le projet d'entrer en école de journalisme directement en quatrième année puisque j'avais le niveau nécessaire. Après avoir eu le bac, j'avais fait le choix de poursuivre des études littéraires mais j'avais découvert que je m'y ennuyais ferme. Je n'apprenais rien de nouveau et m'endormais alors que quand j'avais intégré l'équipe de la Tentation, la recherche et l'écriture des articles avaient suscité en moi un enthousiasme sans bornes. J'aimais interagir avec le lecteur à travers mes écrits: je m'étais découvert la vocation de journaliste.

J'attendais tranquillement mon tour dans la file devant le bureau en achevant de me réveiller doucement quand Bella arriva. Décidément, où que j'aille, elle s'y trouvait également!

Je lui fis signe de me rejoindre spontanément. Ce n'est que lorsqu'elle s'avança vers moi, avec hésitation que je m'interrogeai sur les raisons de mon geste. Néanmoins, elle m'expliqua les raisons de sa présence puis:

« Bella, je voulais te remercier pour ce que tu m'as dit l'autre fois…

Je ressentis un délice en prononçant son prénom. L'avais-je déjà fait? Il me sembla que ce serait toujours comme une première fois.

- Tu n'es pas obligé. C'est normal.

- Non, j'insiste. C'est gentil de ta part… Dis, ça te dirait qu'on aille boire un verre après? En attendant?

- Je suis d'accord. »

Ce n'était qu'un prétexte. En fait, je voulais seulement profiter de sa compagnie.

Au café, je la surpris à rire sous cape:

- Tu as vu, je crois que t'as un ticket avec Mandy.

- Mais elle n'a aucune chance.

Je trouvais cette serveuse bien trop vulgaire pour m'intéresser à elle. Pour capter mon attention, il fallait être cultivé et pouvoir tenir une conversation avec moi. Comme Bella… Ne pas tout miser sur le physique car le masque tombait très vite alors…

- Je me doute bien, répondit-elle me tirant de mes pensées.

- Pourquoi tu dis ça?

- Oh, Alice m'a parlé de Tanya.

- Ah bon?

- Je suis désolée. Je ne voulais pas être indiscrète.

Elle rougit. Lorsqu'elle abordait cette expression gênée, je ne pouvais pas m'empêcher de lui pardonner. (Avec elle, je ne pourrais pas rester longtemps fâché).

- Non, je comprends. C'est vrai que les filles et surtout Alice, aiment parler de tout.

(Arrête tes clichés, Edward. Tu vas la vexer.)

- Je t'envie un peu quelque part.

- Pourquoi?

- Parce que tu as des amis, que tu as une sœur, que tu peux te chamailler avec elle… mais aussi parce que tu as quelqu'un à aimer, c'est une chance rare!

- Moi, je pense que le bonheur, c'est que la personne t'aime en retour…

J'avais lâché cela sans réfléchir. Elle garda le silence, ne sachant quoi répondre. Je m'ouvris à elle dans un automatisme déconcertant.

- Elle m'a quitté.

Je la jaugeai. Elle fronça les sourcils puis me prit la main. Je n'étais pas sûr qu'elle en soit consciente mais la laissai faire. Ses petits doigts doux m'entourèrent le poing. Je poursuivis sans me laisser le temps de me reposer:

- Trop de distance entre nous. Les coups de téléphone et les emails ne lui suffisaient plus. Même moi, ça ne me convenait pas. Mais elle a rencontré un autre.

J'aurais dû me douter. Une fille comme elle ne peut pas se contenter d'une relation pareille. Elle a besoin d'attention. Et je ne pouvais pas lui en accorder autant qu'elle le souhaitait.

- Ne rejette pas toute la faute sur toi. Pour qu'une histoire prenne fin, il faut que les deux soient en tort.

- Sûrement… (Pourquoi avais-je échoué?)

- Ecoute… Je ne sais pas si c'est à moi de t'en parler…

Elle hésita. Curieux, je l'encourageai à continuer.

- Dis toujours.

- … A ton avis, pourquoi est-ce que ça n'a pas marché?

- Elle l'a dit, répondis-je blasé.

- Oui, je sais. La distance et tout. Mais au plus profond de toi, il n'y a que ça, tu penses?

- … Non… Peut-être que je voulais simplement ignorer le problème…

- Tu vois, je n'ai rien à te dire. C'est à toi de faire le vide et à partir de là, de réfléchir. A la fin, le deuil sera plus facile et tu pourras avancer.

Ses paroles pleines de sagesse me réconfortèrent mais l'heure avançait.

- … Tu as beaucoup de cours?

- Tu sais, si tu veux être seul, dis-le moi maintenant. Tu n'as pas besoin d'être faussement poli, je peux comprendre.

Comment pouvait-on à ce point avoir un dialogue de sourds? Etais-je si tordu que ça?

- Je ne le suis pas faussement, mais vraiment!... Je n'ai pas envie de m'énerver. Je suis désolé si tu as mal interprété mes paroles. En fait, je n'ai pas envie d'être seul aujourd'hui. Sinon, je vais être morose et déprimer. Et la compagnie de Alice me fatigue, elle déborde de tant d'énergie que quand je suis avec elle, j'ai envie de m'enfuir.

- Ha ha ha. Je comprends. Eh bien, si tu as envie d'une journée ennuyeuse, je suis ton homme!

- Ca m'étonnerait… (Tu es ma femme, plutôt… Mince, qu'est-ce que je suis en train de penser. Reprends-toi. Je sais que t'es fatigué mais… quand même!)

- De quoi?

- Qu'elle soit ennuyeuse. »

Et je le pensais. Même si nous frôlâmes le point de non-retour à plusieurs reprises dans des discussions agitées, sa compagnie me mettait du baume au cœur.

Elle tenta vainement de se débarrasser de moi mais je devinai pourquoi. On était vendredi. Jour de cours. J'allais pouvoir y assister même si je ne le lui aurais jamais avoué.

Après m'être assis, Emmett arriva, accompagné de Sandy, sa petite sœur. Emmett se dirigea vers moi tandis que Sandy parlait avec Bella:

« Hey, Edward. Comment tu vas?

- Ca va, merci. Tu n'as pas l'air trop mal non plus.

- Ha ha ha. Et pourtant, je me suis couché tard hier soir. On a parlé longtemps avec Rosalie.

- Ah?

- Oui. On s'est échangés nos adresses email et on a conversé jusqu'à pas d'heure.

- Rosalie?

- Pourquoi?

- Et pourquoi pas? »

Le cours se passa très vite. Je n'eus de cesse d'admirer comme Bella se débrouillait à merveille avec les enfants. Elle jouait un peu le rôle d'une grande sœur et tous l'appréciaient. Sa grâce me conquit.

Alors que la salle se vidait, Emmett approcha Bella pour lui demander son avis concernant les progrès de Sandy:

« Je ne peux pas encore tellement te dire. Cela ne fait que deux fois qu'elle vient mais je trouve qu'elle peut rattraper facilement son retard. Ce n'est pas comme si les autres avaient un super niveau, ha ha.

- Ah, c'est comme ça que vous vous êtes rencontrés avant alors, réalisai-je.

- Oui, mais toi, qu'est-ce que tu fais là?

Ouille! Je ne voulais pas le lui avouer. Comment tourner la chose?

- Oh, j'avais envie de voir ce que faisait Bella et comme elle avait déjà dit avant qu'on pouvait venir…

- Je vois… t'étais pas trop intimidée Bella?

- Oh… non… Oui, quand même. »

Billy débarqua avec son ami, Sam, je crois. Bella gémit. Je souris quand ils nous invitèrent à nous joindre à leur séance de répétition. Emmett nargua Bella mais, à mon grand contentement, il ne put rester, devant ramener sa sœur, et nous laissa seuls, non sans avoir obtenu la promesse d'entendre chanter Bella prochainement.

Amusé, je l'écoutai se débattre avec sa gêne avant que Emmett ne parte finalement.

Billy revint à nos moutons :

« Bella, maintenant on ne peut plus utiliser la salle de musique.

- Pourquoi?

- Lauren y assure des cours… mais! Devine où on va pouvoir jouer grâce à moi?

Mince! Lauren! J'espérais que je ne la reverrais pas. Elle m'avait assez fait de gringue pour toute une vie.

- … … … je ne vois vraiment pas!

- Dans la salle de concert!

- Non! C'est vrai?

- Eh oui.

- C'est génial, ça!... Et… c'est bien la salle où ils entreposent à côté les instruments de concert?

- Oui, c'est bien elle.

- Allons-y de suite! J'ai hâte!

L'enthousiasme de Bella était communicatif. J'assistai à ses échauffements tandis que Sam allumait les dernières lampes.

- Bella, on t'a choisi un morceau que tu devrais aimer, selon nous.

- Ah! Qu'est-ce que c'est?

- Quel enthousiasme, vraiment, tu nous transportes!

- Fini, les moqueries! Alors?

- Hé hé. Comme on sait que tu as une préférence pour les chansons étrangères, on n'a opté que pour ça.

Donc, le premier gagnant est :…… roulement de tambours siouplaît…. « Je suis venu te dire que je m'en vais » de … Bella?

- Serge Gainsbourg! Je l'adore! » [2]

Et moi aussi. Cette icône m'avait marquée par une vidéo où il brûlait lors d'un concert un billet. Un vrai, pas un billet de monopoly.

Ils commencèrent à jouer et comme la dernière fois, sa voix me subjugua. Ils enchaînèrent avec d'autres chansons dont le sublime Mourir sur scène de Dalida. Bella finit par se lâcher à mon plus grand plaisir et le rouge quitta ses joues, à mon grand regret.

Je fis part à Bella de mon avis sur elle:

« Tu fais des couacs. On a l'impression qu'à tout moment, ta voix va se casser mais par miracle, tu te relèves et tu nous donnes cette impression de fragilité. C'est émouvant. J'aime bien. Même si je me demande quel registre te correspond vraiment.

Elle sembla vexée puis indécise et enfin contente. Qu'est-ce que j'avais dit de mal? Je ne la comprenais vraiment pas. Je ne me posai pas plus de questions quand Sam lui demanda si elle avait un dernier choix à faire.

- Pour une fois, j'aimerais chanter dans notre langue.

- Ah oui? En quel honneur?

- Pour un ami. Pour une occasion spéciale.

Elle porta furtivement son regard sur moi. Moi? Ami? Ce terme me faisait plaisir mais curieusement, il ne me suffisait pas. Etrange. Je ne me reconnaissais plus depuis que j'avais rencontré Bella.

- Et?

- Aretha Franklin. I will survive.

Quoi? J'écarquillai les yeux. Voulait-elle me faire déprimer encore plus?

- Bon choix. J'approuve. »

Elle pianota rapidement. A ce moment-là, ma colère s'évapora, laissant place à une admiration sans borne et à une gratitude. Son intention m'avait touché.

Après avoir fini, elle se tourna immédiatement vers moi. Je l'applaudis en souriant pour la rassurer.

Lorsque nous rentrâmes, entre deux débats, elle me glissa:

« Tu sais, Ed, même si on a des désaccords fréquemment, tu m'es d'agréable compagnie.

Ed? Ca me plaisait.

- Ah oui?

- Oui. Je n'ai pas l'habitude d'être entourée mais ça change, en bien. Quoique des fois, je sais pas comment, mais t'arrives à extirper le plus mauvais de moi!

- Ha ha ha. T'es drôle! Ha ha ha. Pour moi aussi, c'était agréable, cette journée avec toi. Ca m'a changé les idées et ouvert quelques perspectives.

- Comme quoi?

- J'ai réalisé que même si je restais dans mon coin à me morfondre, le monde continue de tourner et il faut que je fasse avec.

Je dois faire comme toi. Prendre sur moi et avancer!

Et surtout, arrêter de me poser des questions et de me remettre en cause. Mon échec avec Tanya devait bien servir à quelque chose. Elle ne répondit pas, se contentant de fixer ses yeux dans les miens. Pendant quelques secondes, je fus happé par son regard chocolat que j'avais envie de dévorer et afin de détourner mes pensées de cela, je me forçai à me concentrer sur les plis près de ses sourcils.

- Et toi aussi, tu me fais sortir de mes gongs des fois, ha ha ha, conclus-je pour faire partir cette expression songeuse de son visage.

Elle ne me laissa pas en paix car après m'avoir tanné, je dus lui avouer être déjà venu, pour Lauren, ce qui causa son hilarité. Son rire cristallin résonna en moi et quand elle se reprit, elle comprit qu'elle s'était déjà dévoilée devant moi, sans le savoir:

- La première fois, c'était un accident. Je ne te connaissais même pas, ou de vue, mais lorsque tu as commencé à donner de la voix, ça m'a scotché. Littéralement. Je veux dire, tu n'as pas un timbre extraordinaire….

- Merci…

- Mais laisse-moi donc parler! Mais il est pur, dénué de toute fausseté. Enfin, quelquefois, ta voix s'éteint mais quand elle reprend, c'est avec plus de force. Comme un combat. Ca dénote une fragilité, comme je l'ai déjà dit. Mais c'est cette vulnérabilité qui apporte de la sensibilité dans ce que tu chantes. Et c'est pour ça qu'on le sent tout de suite quand tu t'investis. C'est l'expression de ton âme.

C'est pareil quand tu danses. (Et mince, je vais finir par tout lui dévoiler si ça continue. Elle va me prendre pour un suiveur, ce que je suis car je l'ai déjà suivie. Oh là là…)

- Ah parce que tu…?

- Oui. J'aime beaucoup passer mon temps libre ici. Ca me détend. Et je dois dire que tu m'as ébloui. »

Littéralement. Ca devenait une habitude, à force mais je ne m'en plaignais pas.

Elle resta silencieuse, fixant maladivement le bout de ses pieds mais son sourire me réchauffa le cœur.

Mû par une impulsion soudaine, je me penchai vers elle et posai un baiser sur son front. Elle ne bougea pas d'un millimètre mais elle rougit furieusement.

Je la quittai sur le pas de sa porte et rentrai chez moi.

Alors que j'aurais dû déprimer, j'avais passé une journée riche en surprises et en découvertes avec Bella et il me tardait de recommencer.

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N/A 1 : Je continue mon jeu. Pourquoi Edward rêvait de Bella sans la connaître? Vos hypothèses? La réponse sera donnée plus tard^^ La première qui trouve aura droit à un teaser des prochains chapitres.

2 : Les parents de Bella sont des commerciaux travaillant dans l'import-export. De ce fait, la famille a beaucoup déménagé et Bella a vécu dans plusieurs pays dont la France.

3 : Je fais un petit coucou aux vilains canards ^^!

4 : Les reviews, c'est comme quand vous dormez. Vous êtes paisiblement dans votre lit et tout à coup, une caresse sur votre ventre vous réveille doucement. D'abord légère, elle se fait insistante et là, vous ouvrez les yeux et vous vous rendez compte que Robert Pattinson vous couvre de ses yeux avides. Vous voyez cette sensation? Eh bien, les reviews, c'est presque pareil.^^