Disclaimer : Je possède seulement une copie des livres de la saga Twilight et rien d'autre à part une imagination débordante.

Chanson du chapitre : It's my life de Jon BON JOVI.

Cette chanson a bercé toute mon adolescence et je l'aime toujours autant. Oui, je sais, vous vous en foutez mais bon…

Petit clin d'œil à C et Dille qui me laisse toujours des reviews marrantes et que j'ai plaisir à lire.

Sophiebelier : A moi aussi, Rob me suffit mais quitte à rêver, autant faire les choses en grand, non? Et dans mes rêves les plus fous, Carlisle aussi gambade torse nu pour moi *dit-elle les yeux pleins d'étoiles*

Un grand merci à toutes celles qui me laissent des reviews et des messages tout gentils!

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Ch 12 : Le chagrin de Bella

Après ça, un nouveau quotidien se mit en place. Je retournai à mes cours, me plongeant dans le travail pour échapper à l'obsession lancinante de Bella. Isabella. BJ comme je l'appelai désormais.

Cela se passait peu après la publication du premier article de BJ.

Nous étions tous réunis autour de la table et BJ était plongée dans la lecture d'un livre, les contes d'Andersen. J'avais toujours pensé que l'on pouvait connaître le fond d'une personne par ses goûts et sa personnalité, toujours prête à s'émerveiller pour un petit rien, me plaisait.

« Hey Bella. Pourquoi ton pseudonyme est BJ, interrogea Rosalie.

- BJ pour Belly-Jolie. C'est une contraction.

- Comment t'es venue cette idée, continuai-je, la curiosité piquée au vif.

- C'est un de mes petits cousins. Depuis tout jeune, il me nomme comme ça. Un double jeu de mots. Belly-Jelly en référence au bonbon [1] et Jolie, eh bien, toujours la même idée et en plus, c'est la traduction en français de mon prénom.

Et puis, ça fait joli alors j'ai gardé comme nom de plume.

- C'est ravissant, intervint Emmett mais BJ comprit tout autre chose.

- Comme lui. J'ai des photos de lui dans mon porte-feuille, déclara-t-elle avec une expression attendrie.

- Il est trognon! Il habite où? Je le mangerais bien, se pâma Alice tandis que Rosalie hochait la tête en souriant.

- Il vit en France. Il a huit ans maintenant mais pour lui, je serai toujours sa cousine Belly-Jolie.

- Alors, Bella, c'est juste un diminutif, questionna Doc.

- Oui. Mon prénom, Isabella, est nettement plus long mais ça va plus vite pour les gens de m'appeler seulement Bella.

- J'aime bien. Belly-Jolie, conclus-je en m'apercevant avec amusement que mes paroles l'avaient fait rougir.»

Et depuis, elle était BJ pour moi. Et pour moi seul, c'était mon privilège.

Depuis le début, une espèce de lien s'était créé entre nous. J'en avais eu peur mais maintenant que j'avais passé le cap, je savourais chaque moment, chaque parcelle d'elle. Comment avais-je donc fait pour vivre sans son étincelle explosive de joie? Pour me passer de ses piques vivaces mais non dénuées d'intelligence? Comment pouvait-on à ce point se battre avec une personne, élever la voix tout en respectant en même temps ses différences d'opinions? Pourquoi je prenais ce qu'elle disait tellement en compte?

Ces interrogations avaient émergé alors que prenait fin mon énigme personnelle.

J'avais enfin compris les origines de mon rêve. Un jour, l'esprit trituré, je le lui en avais fait part et elle m'avait confié que l'on s'était déjà vus avant. Bien avant. Avant de faire notre connaissance, elle venait tous les soirs travailler à la bibliothèque et occupait alors la table en face de la nôtre. Tout bêtement. Tout simplement. En fait, tous les soirs, pendant des semaines, nous nous étions côtoyés sans que je m'en rende compte. Seul, mon cerveau avait enregistré ces voisinages pour revenir me hanter jusque dans mes rêves.

J'avais ri. C'était idiot mais même avec son hypothèse à peu près rationnelle, au lieu d'être soulagé, j'étais content qu'elle ne puisse pas expliquer pourquoi ce rêve était récurrent ni pourquoi il était persistant, jusqu'à ce qu'elle rentre complètement dans ma vie. J'aimais trop l'idée de ce quelque-chose qui vous pousse inexorablement vers l'autre. Pour la première fois de mon existence, je commençais à croire dans la destinée. Moi qui étais plus le genre réaliste…

Halloween et Thanksgiving arrivèrent très vite, laissant place aux préparatifs de Noël.

Je me rendis chez Bella. Le froid mordait de toutes ses dents mais n'eut pas le temps de me congeler car je sonnais déjà à sa porte, impatient de retrouver la bonne chaleur du foyer.

A deux gongs, je perdis patience et à trois, en faisant attention, je perçus des sanglots étouffés derrière la porte.

Sans perdre une seconde de plus, j'ouvris la porte pour la découvrir, en pleurs, sur le canapé.

Je me précipitai vers elle et la prit dans mes bras où elle déversa ses larmes longtemps. Elle finit par se calmer.

« BJ, qu'est-ce qu'il se passe? Je peux faire quelque chose pour toi?

Elle déglutit péniblement.

- Rien. Un simple chagrin. C'est sans importance.

- Tu es sûre?

Elle acquiesça, le regard fuyant. Je soupirai. La connaissant, je savais très bien qu'il ne servait à rien d'insister si elle ne voulait rien dire. Néanmoins, je ne pouvais pas la laisser ainsi. Pas sans abattre toutes mes cartes.

- Tu te rappelles, quand Tanya m'a laissé?

- Oui?

- Tu m'as dit à ce moment-là que si j'avais besoin d'une oreille, tu serais toujours là.

Eh bien, c'est à mon tour de te le faire savoir. Moi aussi, je suis là.

- Merci. Ca me touche énormément.

- Tu ne diras rien, hein?

- …

Je n'insistai pas plus mais…

- Sache seulement que je suis toujours là.

- Merci Ed.

- Et aussi qu'il faut que tu apprennes à verrouiller ta porte, ajoutai-je pour la touche d'humour.

- Ha ha ha. Tu sais toujours me faire rire quand je ne m'y attends pas! Mais je m'en souviendrai.

Sa voix rauque me donna envie de la serrer plus fort dans mes bras. Je me contins de justesse et tentai de la faire rire ou au moins, de lui changer les idées.

- Seattle est une grande ville. Tu dois te rendre compte que si tu ne fais pas plus attention, tu risques des ennuis, continuai-je sur un ton paternel.

- C'est bon, j'ai compris! Et qu'est-ce que tu fais là d'abord? Je ne devais vous rejoindre qu'à neuf heures.

- Alice s'inquiétait pour toi. Comme il fait nuit assez tôt, elle n'aimait pas te savoir dans le noir toute seule. Alors je suis venu te prendre.

- D'accord. Je dois juste finir de préparer mon sac.

- Ok, je t'attends.

- T'as des chips dans la cuis… ah, je vois que tu les as trouvées et de l'eau sous le buf… ok, je me dépêche. Je reviens de suite.

- Je serai dans le salon comme d'hab. Votre télé est vraiment géniale!

- C'est ce que tu dis à chaque fois. Apprends à changer de discours!»

Je le savais mais elle ne comprendrait jamais la chance qu'elle avait de posséder une telle merveille dans son salon. Je roulai des yeux: elle me reprochait d'avoir une phrase rituelle mais sa réponse ne variait pas non plus. Je secouai la tête négligemment. J'aimais cette routine.

Lorsque nous sortîmes sous la neige, elle s'arrêta. Fixant le ciel, elle tendait ses paumes, comme une fillette priant avec ferveur. Son expression de bonheur me prit au dépourvu et m'attendrit.

Je lui lançai une boule pour la faire revenir avec moi.

« T'as pas fini, oui. On dirait une enfant!

- Peut-être. Mais moi, je ne suis pas blasée, riposta-t-elle en amorçant une bataille de boules de neige.

Qu'est-ce que je disais? Une vraie enfant! Néanmoins, je l'assommais à coups de boules bien placées et nous rîmes. Beaucoup, énormément, même. J'en avais mal aux côtes à force et j'en perdais le souffle. Elle n'en menait pas large non plus car elle abdiqua:

- C'et bon, je l'admets, tu es mon maître!

De la voir ainsi, les joues rouges et les yeux brillants, en train d'essayer de récupérer ses forces, me donna envie de la prendre dans mes bras

Encore.

Ce sentiment n'était pas nouveau mais il se montra plus intense que jamais sur le moment.

Ca, c'était une première.

Jusqu'où pouvait-il aller?

Je me contentai de passer ma main dans ses cheveux ébouriffés puis de la presser un peu, gentiment:

- On devrait y aller. Esmé va s'inquiéter sinon. »

Elle me suivit, tentant de suivre mon rythme, courant presque, c'en était adorable.

Nous arrivâmes trop vite. Avec elle, le temps semblait passer à une allure folle!

Je surpris une conversation avec Alice, peu après :

« Oh non, c'est une torture. Moi, je dis qu'on devrait se contenter de la dinde et de la bûche. Tout le monde serait repu et on irait se coucher plus tôt!

Alice, toujours partisane du moindre effort… Quoique… Là, j'étais surpris. J'avais toujours pensé qu'elle aimait ces mondanités.

- Pas faux…

D'où venait ce ton triste dans sa voix? J'écoutai plus attentivement même si je savais que c'était contraire à la morale. Mais après tout, je l'avais suivie, espionnée alors une minute de plus ou de moins… Ce n'est que pendant l'espace d'une seconde que je me blâmais de rester, avant de reporter mon attention sur elles.

- Et toi?

- Rien de spécial. Ma mère ne cuisine pas, je doute même qu'elle sache faire cuire des pâtes.

- Ha ha ha.

Je me mis le poing devant la bouche. Heureusement, les rires d'Alice m'avaient couvert.

- Alors, mon père appelle un traiteur et on mange sur le canapé. A onze heures du soir, comme on est fatigué, on échange nos cadeaux.

Ils passaient une soirée simple, donc. Sans chichi. Rien que le plaisir de se retrouver.

- Qu'est-ce que tu vas avoir?

- Oh, depuis des années, je n'ai plus que de l'argent.

- C'est triste.

J'appuyai ces propos.

- Non, ça leur évite la cohue des magasins. C'est le bon côté. »

Trop gentille BJ… Soit ils ne connaissaient pas assez leur fille pour savoir ce qui lui ferait plaisir, soit elle n'était pas du tout difficile mais ça, je le saurais dans quelques jours. Pourquoi elle abordait cette expression si triste? Je ne supportai pas de la voir ainsi.

Je toussotai et là, comme dans un cartoon, Alice sauta littéralement au plafond, déséquilibrant le lit et faisant tomber BJ sur le sol avec un grand CRAC. Alice me lança un clin d'œil et elle se sauva dans la cuisine tandis que BJ massait ses coudes endoloris. Mon regard resta fixé sur elle. Trop longtemps. Elle portait toujours ce débardeur qui accentuait la teinte et la texture de pêche de sa peau, m'incitant à la caresser et à la goûter. Si je ne me retenais pas, j'aurais passé le bout de la langue sur son cou…

« Ca va?

- Oui, je n'ai rien de cassé. Ne t'inquiète pas. J'ai vu pire.

Oh oui, je le savais. Elle n'était pas du genre maladroit mais elle avait le chic pour voir des pots de fleurs lui tomber en plein sur la tête ou pire… La malchance lui collait littéralement à la peau. Pour cette raison, il lui arrivait toujours des bricoles et je devais encore plus veiller sur elle.

- Ce n'est pas de ça que je parlais.

Quoique… A la réflexion… Mais à cet instant, je pensais aux larmes qu'elle avait versées en me demandant pourquoi. Qu'est-ce qui l'avait tant blessée?

- Ah… Pas très gentil de ne pas t'occuper de ma santé physique après m'avoir vue tomber.

- Tu sais ce que je veux dire…

- Ne me dis pas que tu te fais du souci pour moi?

- Bien sûr que oui. Tu es mon amie et quand je te vois pleurer, c'est normal que je cherche à t'aider.

Je ne me serais pas tant inquiété pour une amie normale, mais BJ… Elle était spéciale pour moi. Vraiment.

- C'est très sympa de ta part mais je t'assure que tu n'as pas à te faire autant de mouron!

- Je suis à côté si tu veux…

- Oui, oui, je sais. Vraiment, merci pour ton attention mais je vais très bien.

- Si tu le dis… »

Je n'insistai pas pour le moment. BJ semblait remontée à bloc et je ne voulais pas que l'on se dispute.

Je retournai dans ma chambre et commençai à retranscrire sur papier des notes au hasard. Une mélodie, une berceuse commençait à prendre forme lorsque j'entendis un cri strident sortir de chez Alice. Je tendis l'oreille mais … rien.

Au bout d'un autre moment, BJ m'appela :

« Ed?

Plein d'espoir, je ne tardai pas à répondre.

- Oui?

- Je m'excuse d'avance pour le vacarme que je vais faire!

- Quoi? De quoi? Qu'est-ce que? »

Des notes se firent entendre. Je compris la raison de ses excuses. Alice avait eu cette lubie de jeu vidéo récemment et malgré tous mes efforts pour l'en dissuader, elle avait acheté ce jeu de karaoké. Néanmoins, j'entrai.

BJ commença à chanter mais très vite, des larmes strièrent son visage.

Quand elle se tut, Alice lui prit la main :

« Bella, tu vas bien?

- Oui, pourquoi vous n'arrêtez pas de me demander ça?

- Tu pleures, BJ.

Mon estomac était noué. Elle paraissait si vulnérable que je brûlais de bondir vers elle pour poser sa tête dans le creux de mon épaule.

- Ah bon? Oh… Je ne m'étais pas rendue compte. Je me suis trop immergée dans l'air, sans doute.

- Ca ne m'étonne pas de toi. Il n'y a que toi pour être autant sentimentale, hein Bella?

- Eh oui, que moi… »

Elle pouvait tromper Alice, et encore… mais je n'étais pas dupe. Or, il fallait que je la laisse se confier à moi par elle-même au lieu d'essayer de lui forcer la main si je ne voulais pas qu'elle se referme sur elle comme une huître alors je les quittai.

Elles continuèrent leur jeu.

Alice me perça les tympans mais les rires de BJ rendaient ce massacre tolérable. Je ne me lassais jamais d'écouter ce son mélodieux.

Puis Alice poussa une espèce de cri insupportable. Je frappai le mur. Quelques coups pour qu'elle comprenne qu'elle exagérait. Elle ne s'arrêta pas pour autant. Au contraire.

Je m'endormis, bercé par la voix chantante de BJ.

"What about us?

What about everything we've been through…."

Alice adorait cette chanson malgré ses origines douteuses. Même si je la trouvais bête, le timbre de BJ la rendait jolie.

Elle pourrait chanter Une souris verte que je trouverais toujours ça charmant, me moquai-je ainsi de moi-même.

Cette nuit, je ne dormis pas beaucoup. Je me tournais et me retournais dans mon lit, incapable de trouver le sommeil. Une question me taraudait: « Pourquoi elle était aussi triste? » et je me sentis impuissant face à la détresse de BJ.

Je me levai donc et allai à la fenêtre. Les étoiles m'éclairaient et je fus pris d'une inspiration soudaine. Je descendis dans le salon et me dirigeai droit vers mon piano.

Je n'avais pas peur de réveiller les autres car la salle était insonorisée alors je me lançai.

Les premières notes se firent entendre.

Fermant les paupières, l'expression mélancolique de BJ s'imposa à moi, m'inspirant une berceuse. Triste mais pleine d'espoir en même temps, telle une spirale où on s'enfonce, sans rien pouvoir y faire, mais avec allégresse. BJ m'évoquait un chagrin qui déboucherait sur une immense plénitude. Lorsque j'eus pianoté les dernières notes, je me sentais heureux. Cela faisait longtemps que je n'avais composé de morceau. Et ce soir, j'avais éprouvé un intense plaisir à jouer. Grâce à BJ.

J'eus la soudaine impression de n'être pas seul. Je me retournai, constatant que je n'étais entouré que de pénombre.

C'est malin, Edward. Voilà que tu te mets à imaginer des choses maintenant, riai-je, me trouvant idiot d'avoir été effrayé par un coup de vent.

Je me levai et verrouillai la porte avant de revenir à mes compositions.

Ce n'est que très tôt le matin que j'allais me coucher d'un sommeil heureux et entier.

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N/A 1 : Jelly bean, c'est le nom du bonbon. Vous cherchez? Le jeu de mots est double. Il suffit juste de regarder^^

2 : BJ- Prononcez Bi-Djay. Dans ma tête, ça sonnait mieux que B.J.

3 : Enfin, on apprend pourquoi Edward rêvait de Bella. Alors, heureuses? ^^ L'explication était simple mais quand même, si Bella savait qu'elle avait hanté les rêves d'Edward depuis des semaines, elle serait bien surprise que lui, ait pu se tracasser autant pour elle. Sans la connaître.

4 : Précision pas importante… pour l'instant: au moment où ils se rencontrent, Bella a 20 ans, Edward en a 25. Alice et Rosalie ont le même âge que Bella et Emmett en a 24.

Et Jasper alors? … Ben, Jazz, il vient plus tard donc vous ne le saurez qu'après.

Oui, je sais, je vous dis ça, mais en fait, vous vous demandez, comme Edward, pourquoi Bella pleurait… La suite au prochain numéro!

5 : Je fais un petit coucou aux vilains canards et bienvenue à mes nouvelles lectrices!^^ Si, si, je sais qu'il y en a. Il y en a toujours! Mouhahaha!

6 : Dans le prochain chapitre, vous aurez droit à un Edward… pompette et à une déclaration. Ca promet d'être drôle, non? Vous n'avez plus qu'à appuyer sur le bouton vert pour pouvoir le lire plus vite^^

7 : 7ème aparté, déjà ? Ben vi mais… vous avez remarqué? Non? Un indice : regardez le rating. Eh oui, il changé. De T, il est passé à M. J'y allais doucement mais comme le POV est celui d'un homme, Edward en l'occurrence, sachant qu'en plus, ses fantasmes courent librement dans sa petite caboche, le rating M s'imposait. Pour la suite… Contentes? Pas contentes? A vous de me le dire! Il y aura toujours moyen de revenir au rating T.

8: Les reviews, c'est comme avoir Robert Pattinson, sous votre fenêtre, un soir de pleine lune, une guitare sous le bras, à califourchon sur une branche d'arbre, le jean serrant bien les fesses et la chemise blanche en satin ouverte, chantant pour vous et rien que pour vous Unchained melody. *Fond et a besoin d'un ventilateur à imaginer la scène* -Oh oui, Rob, chante pour moi!