Disclaimer : Je possède seulement une copie des livres de la saga Twilight et bla bla bla…
Chanson du chapitre : What's up des Four non blondes.
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Ch 13 : Le concert
Lorsque je m'éveillai, les filles étaient déjà parties je ne-sais-où et ma mère s'activait dans la cuisine. Comment trouvait-elle le temps d'accomplir ses tâches ménagères avec son emploi de décoratrice d'intérieur, je n'avais jamais su le dire.
Elle me sourit brillamment avant de se concentrer sur le gâteau qu'elle était en train de préparer:
« Bonjour mon fils, tu as bien dormi?
- Pour la première fois depuis longtemps, oui. Hé, mais ça sent rudement bon, là, m'exclamai-je en tendant la main pour goûter sa pâte chocolatée.
Elle me tapa gentiment sur la paume en répliquant, espiègle.
- Non, petit garçon. Tu attendras que ça soit cuit. Et puis, tu dois avoir les mains sales!
- Ce n'est pas vrai. Tu sais bien qu'en tant que pianiste, je me dois de soigner mes doigts, boudai-je, façon Alice.
- Ha ha ha! Prends ton petit-déjeuner en attendant. Ca te fera patienter au moins une heure.
- Une heure? Ca prend autant de temps pour cuire?
- Non, il faut trois quarts d'heure, mais je vais t'apprendre la patience, moi, rit-t-elle en bombant le torse.
- Mouais… J'aurai droit à deux fois plus de part, alors.
- Hum… Laisse-en pour Bella, quand même!
- Je ne les ai pas entendues sortir. Ca m'étonne d'ailleurs, Alice est si bruyante au réveil!
- C'est que tu dormais vraiment bien, alors! Alice tenait à ce que Bella l'accompagne pour aller chercher quelques bricoles à l'épicerie. Elle lui a carrément sauté dessus! La pauvre a eu beau se cacher sous la couette, elle a fini par céder à ta sœur. Tu aurais vu ses yeux bouffis! Ha ha ha!
- Je vois. Bon, je vais dans le salon. Je ne veux pas être dérangé!
- Compris, mon lapin! »
Ce dernier surnom me fit presque grincer des dents. Cependant, j'avais l'habitude que ma mère m'affuble de tels noms alors j'étais presque, mais presque, immunisé.
Comme la veille, je m'assis devant mon piano et mes doigts glissèrent tous seuls sur les touches. Ma mélodie me revint en tête à ce moment-là. Je ne l'avais jouée qu'une seule fois mais je savais qu'elle resterait gravée dans mon esprit à tout jamais. Toutefois, afin d'être sûr de la retrouver si je l'oubliais, je pris mon cahier et un crayon et commençai à retranscrire les notes sur la partition. J'étais si absorbé que je ne remarquai pas la pluie qui s'abattit dehors, faisant s'entrechoquer les volets. Il fallut un coup de tonnerre pour m'interrompre et brièvement, je m'inquiétai pour les filles. Je me promis que j'irais les rechercher si elles n'étaient pas revenues d'ici dix minutes. Je fus rassuré lorsque j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir violemment et la voix d'Alice en train de crier qu'elles étaient là. Je m'esclaffai lorsque Bella suivit ma sœur :
« Ally, tu as vraiment besoin de t'époumoner comme ça alors que le carillon le fait si bien pour toi?
- Oui, Bella. Au moins, ma mère sait que c'est moi et pas un cambrioleur. »
Même sans assister à la scène, je visualisai très bien BJ en train de rouler des yeux avec un sourire résigné. Esmé les accueillit dans le hall et je terminai d'apposer les dernières notes de ma berceuse. Comment allais-je l'appeler? Je ne restai pas plus longtemps sur cette question et allai aider les filles à se débarrasser de leurs courses. Mais… comment en étaient-elles arrivées à revenir avec deux gros sacs remplis à ras bord alors qu'elles ne devaient que prendre des tomates et une salade? BJ se contenta de soupirer d'un air entendu devant mon air dubitatif et je lui répondis avec un sourire complice qui s'agrandit lorsqu'elle rougit.
Alice dut s'absenter et avant de partir, elle me souffla :
« Prends soin de Bella. Pas de bêtises, hein?
- De quoi tu parles?
- Essaye d'être sociable, par exemple. J'en ai marre de vous voir toujours vous chamailler!
- C'est bon, Alice. Je fais des efforts!
- T'as intérêt à ce que je n'ai pas à faire le médiateur en rentrant! A tout à l'heure, Bella!
BJ resta immobile, désœuvrée. Finalement, elle se dirigea vers la cuisine :
- Où tu penses aller comme ça?
- Tenir compagnie à Esmé, pourquoi?
- Viens, je ne te mangerai pas!
- Je sais, souffla-t-elle.
Elle me suivit docilement et nous pénétrâmes dans le salon. Ses yeux se posèrent immédiatement sur le piano. Je sus ce qu'elle avait en tête.
- Tu peux jouer si tu veux.
- Tu es sûr? Je ne veux pas te déranger. Tu veux peut-être regarder la télé?
- Non. Pas du tout. Et tu sais que j'aime bien t'entendre jouer.
- Non mais ça fait toujours plaisir de l'entendre mais… dis-moi, il est à qui ce piano? Je me suis toujours posée la question.
- Ha ha ha, c'est le mien.
- Hum? Ca ne m'étonne pas! Tu veux bien jouer pour moi? »
Son regard reflétait tellement d'espoir qu'il aurait fallu être de marbre pour refuser sa requête. J'inspirai un grand coup et entamai le premier morceau qui me traversa l'esprit. Le Clair de Lune de Debussy. Puis j'enchaînai sans y penser sur une étude symphonique de Schumann. Après avoir achevé cette dernière, je m'interrompis enfin pour faire face aux yeux exorbités et à la bouche bée de BJ. (Hum… Cette forme en O me rend fou. Je passerais bien mes doigts sur le recoin de ces lèvres retroussées. Pourquoi elle passe sa langue comme ça? Un peu plus et je me jetterai sur elle si elle continue! Oh boy! Elle porte encore ce débardeur à se damner! Je veux bien qu'elle soit tirée du lit par ma pixie de sœur mais elle aurait pu la laisser s'habiller quand même! Ah! Elle pointe! Focus, Edward, focus!)
Elle se racla la gorge et, ne trouvant sûrement pas ses mots, se contenta de siffler d'admiration et d'applaudir. Je savais que j'avais un bon niveau mais le fait qu'elle apprécie ma façon de jouer me fit infiniment plus plaisir que si j'avais gagné un prix Nobel. Nous continuâmes ainsi jusqu'à midi et pour une fois, mon père put rentrer pour manger avec nous. Le déjeuner se passa sans encombre mais plus d'une fois alors que je taquinais BJ, je surpris Alice en train de m'observer. Ses yeux paraissaient me transpercer de part en part mais elle gardait le silence, souriant seulement imperceptiblement. Carlisle nous quitta rapidement, non sans avoir embrassé tendrement sa femme et comme toujours, je restai coi devant leur amour pur et inaliénable.
Alice et BJ ne tardèrent pas à s'éclipser. BJ pour aller travailler et Alice pour… eh bien, pour vaquer à ses occupations. Finalement, je retournai à mon piano et, souriant béatement comme un idiot, recommençai à travailler. Je ne sortis de la maison que pour me rendre dans les locaux de la Tentation.
Je lisais un ouvrage que BJ m'avait prêté lorsqu'elle arriva avec Alice. Absorbée dans leur discussion, elles ne firent pas attention à nous :
« Bella, tu as réellement une voix qui… m'ensorcèle. Je ne comprends pas pourquoi tu n'as pas de groupe ou pourquoi tu n'essayes pas de te faire connaître.
- Je ne suis pas une chanteuse. Au pire, j'interprète pas mal les morceaux mais je n'ai pas cette flamme qui m'anime. Je peux me laisser emporter par la danse, planer avec, mais je ne m'enflamme pas pour le chant. C'est comme ça. Je suis plus portée par le rythme que par la voix. J'ai plus de plaisir à partir en vrille dans les instruments ou dans les chorégraphies, c'est comme ça.
- Je comprends. C'est juste… dommage. Tu sais ce que Billy m'a dit pendant que tu te changeais?
- Non, quoi?
- Que si tu avais des oreilles pour t'entendre, tu n'en reviendrais pas. Que tu devrais te lâcher plus souvent comme tout à l'heure, quand tu nous as tous scotchés avec Patti Smith.
Mince! J'avais raté une chanson que j'aimais bien! Je me promis de lui demander une réitération plus tard.
- Ha ha ha. Elles sont rares les chansons qui me font cet effet-là!
- C'est vraiment dommage.
Elles remarquèrent seulement maintenant Rosalie qui marchait nerveusement dans tous les sens:
- Hé, les filles! C'est la galère! La fin du monde!
- Pourquoi? Qu'est-ce qui t'arrive?
- James, notre guitariste est malade. Il ne peut pas assurer notre concert ce soir! Faut absolument que je trouve un remplaçant ce soir!
- Ne cherche plus. Bella peut le faire, elle.
- Quoi, s'exclama-t-elle avec Rosalie. C'était comique à voir.
- Ben, oui. Je suis convaincue que tu peux assurer. Tu auras juste à faire quoi, deux-trois morceaux. Ce n'est rien.
- Oh oui, s'il te plaît, Bell's, je suis vraiment dans la cata sinon. Tu es mon dernier espoir, implora-t-elle.
BJ fut attendrie et à contrecœur:
- D'accord. Mais seulement ce soir.
- Youpi ! Maintenant, faut qu'on te trouve une tenue d'urgence !
- Quoi????
- Tu ne crois quand même pas rester comme ça? Tu te dois d'être plus rock!
- Oh là là… Mais que diable allais-je faire dans cette galère, interrogea-t-elle en levant les yeux au ciel, non sans se laisser entraîner vers la sortie.
- Molière, reconnus-je alors que je me dirigeais vers la porte pour la fermer.
Le vent qui se faufilait me frigorifiait. Je lui fis un clin d'œil. Elle écarquilla les yeux en rougissant. Son sourire m'indiqua que c'était de plaisir.
- C'est bon, les filles. J'ai juste mon article à donner et on y va.
- Ah Doc, faut qu'on se dépêche. Vous pouvez relire son truc en vitesse?
- On va voir ça. Tiens, je ne savais pas que tu t'intéressais à la sculpture, Bella…
- Oui, c'est magnifique de voir comment on peut passer d'un simple bout d'argile à des œuvres comme celle de la Prêtresse de Bacchus.
Eh bien, waouh!
- Tu t'es dont rendue à cette expo au Musée?
- Oui, j'en ai eu pour mon compte.
- Hum hum… Je valide et j'apprécie les photos.
Là, elle l'avait définitivement conquis si ce n'était déjà fait. La sculpture était le dada de Doc.
- Cool, maintenant on vous la vole. Elle reviendra sûrement avant le show pour reprendre ses affaires. »
Sur cette note, Rosalie tira BJ vers la sortie tandis qu'Alice les suivait en sautillant.
BJ eut seulement le temps de m'adresser un regard terrifié pendant que nous riions avant d'être entraînée dans le froid.
Elles ne revinrent pas. Alice m'envoya un message pour me demander de prendre les affaires de BJ. Nous les rejoignîmes avant le début du concert.
Rosalie s'affairait sur le visage de BJ, comme une maquilleuse avec une star et BJ se laissait faire avec résignation. Je réprimai un rire, son expression était si comique à voir! On aurait dit qu'elle porter le poids du monde sur ses frêles épaules!
« Tout va bien les filles?
- Oui, si Bell's arrêtait de se débattre, ça irait mieux, répondit Rosalie appliquée à lui mettre du rouge à lèvres.
- On peut vous l'assommer si vous voulez, m'esclaffai-je finalement sous le regard noir de BJ.
Sexy, ce renfrognement. Elle plissa les yeux et me tira la langue. Je fus subjugué, imaginant l'effet que cela produirait si elle la passait où je pensais. Apparemment, mon cerveau devait à cet instant précis être descendu là car une sensation douloureuse d'oppression se propagea dans mon corps. Cela s'aggrava lorsque je remarquai son décolleté où je plongeai avec allégresse. Mes yeux restèrent hypnotisés par… la teinte de sa peau.
- C'est bon, j'ai enfin fini, affirma-t-elle fièrement.
Elle s'écarta pour nous faire admirer le résultat.
- Ahem, je dois dire que ça te va bien, constata Emmett.
C'était un euphémisme, même.
Elle était divine. Le maquillage accentuait tout ce qui faisait déjà sa beauté. Vraiment. Waouh. Et ses yeux chocolat! Je l'aurais mangée si j'avais pu!
- Bon, on ne va pas vous déranger plus longtemps, hein. On vous laisse entre filles. »
C'était tout ce que j'étais capable de dire sans rougir comme un lycéen.
Nous sortîmes, les laissant à leurs derniers préparatifs.
Nous nous assîmes en attendant le début du spectacle.
« Alors, Emmett, comment ça avance avec Rosalie?
- On s'entend bien, même très bien.
- Mais?
- Je n'arrive pas à trouver le bon moment pour me déclarer. Et je refuse de le faire par internet.
- Je te comprends. C'est trop impersonnel et Rosalie risque de le prendre mal, ha ha ha.
- Je ne te le fais pas dire. Elle a un vrai tempérament de feu! Et toi? Avec Bell's?
- Nous deux, ce n'est pas ça. Nous ne sommes qu'amis.
- Mouais… »
Il semblait aussi peu convaincu que moi mais n'insista pas. Je pouvais compter sur sa discrétion. Je savais qu'il respectait les confidences que l'on pouvait lui faire.
Lorsque je l'avais rencontré, dans les locaux de la Tentation, sa bonhommie m'avait tout de suite mis en confiance. Il était jovial et toujours prêt à aider ceux qui en avaient besoin. Sous sa carrure d'athlète, c'était un vrai nounours. Nous nous étions liés d'amitié immédiatement. Puis Rosalie était arrivée. Il n'avait pas agi différemment mais moi, je n'étais pas aveugle. Et Alice non plus sûrement. Durant tout le temps de son entretien avec Doc, j'aurais pu jurer que son oreille se tendait et absorbait le moindre mot que prononçait Rosalie. Qui aurait pu croire qu'Emmett, qui jurait ses grands dieux ne pas être intéressé par l'amour vivrait un tel coup de foudre? Et timide comme il l'était et l'est toujours, il n'avait rien fait à part devenir son ami. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir que son sentiment était réciproque mais pourtant, Emmett n'avait rien réalisé. Puis, j'avais fini par penser qu'il avait passé ce cap, qu'il ne la considérait plus que comme telle jusqu'à ce que BJ débarque dans nos vies.
Quand avions-nous commencé à partager nos déboires sentimentaux, je ne saurais le dire. Cependant, Tanya avait marqué un tournant dans notre amitié. A cette époque-là, elle n'était pas encore… distante. Cependant, sans rien dire, j'avais tout de suite compris qu'il ne l'aimait pas. Il ne m'avait pas fait part de son avis mais je sentais bien que l'alchimie ne passait pas entre eux. Ne supportant plus qu'il nous évite, je l'avais pris à part un soir et nous avions eu une discussion… houleuse. Nous en étions même venus au poing. J'avais été choqué lorsque le mien avait atterri sur sa joue et sans un mot, il était rentré chez lui. La culpabilité m'avait rongé encore plus quand j'avais repensé à ce moment: il ne m'avait même pas regardé. Et Tanya avait commencé à insinuer l'idée que je devrais me contenter d'elle et seulement elle et que je n'avais pas besoin de mes amis. J'avais tenté de l'ignorer mais j'avais fini par prendre mes distances avec eux mais aussi de ma famille. Qu'est-ce qui m'a retenu de me couper d'eux une bonne fois pour toutes? Je l'ignorais mais une voix n'arrêtait pas de répéter dans ma tête: c'est mal, Edward. Elle n'est pas une des nôtres. Après tout, elle ne faisait pas partie de ma famille, ce n'était que ma petite-amie. Le dernier zeste de raison qui me restait. Et là, une idée folle avait germé dans mon esprit embrumé: et si je l'épousais?
Le problème fut réglé lorsqu'elle déménagea. Après son départ, ce fut comme si je me réveillais après un long coma. Je réalisai à quel point j'avais été idiot et la bonne humeur d'Emmett me manquait cruellement. Un matin, ne tenant plus, je sonnai à sa porte. Il m'ouvrit. Oui, il m'ouvrit. Et il souriait.
« Eh bien, Eddie, t'en as mis du temps!»
Je crus que j'allais pleurer, comme une fille. Dans cette phrase, tout était dit. Il m'avait pardonné. Nous nous étions accolés, maladroitement puis Emmett m'avait fait entrer. Nous avions bu une bière, peut-être deux ou trois autres, et même si le lendemain, j'avais une affreuse gueule de bois, j'étais heureux. Emmett restait mon ami. Nous instaurâmes un rituel implicitement ce matin-là. Nous nous retrouverions au moins une fois par semaine pour une sortie entre mecs. C'est sûrement là que nous avions commencé à nous faire des confidences sur notre vie amoureuse. Ou plutôt, nos échecs respectifs. Et depuis peu, Emmett rayonnait littéralement. Je pressentais qu'il ne faudrait plus attendre longtemps avant qu'il se déclare à Rosalie. Rose comme il l'appelait.
Le concert commença et tout le temps du show, je n'avais d'yeux que pour BJ. Elle s'amusait clairement, ça se voyait sur son visage et le public du Breaking l'avait adoptée. Elle ne fit aucune fausse note, nous régalant de solos délirants à la guitare. Mais… ce n'était que moi ou bien sa robe se soulevait, me laissant entrevoir le haut de sa cuisse? Je jetai un coup d'œil circulaire autour de la salle. Oui, il n'y avait que moi qui fantasmais sans vergogne sur elle… heureusement d'ailleurs! A cette dernière pensée, je me sentis tout à coup possessif… avant d'oublier ce qui m'entourait car ses cheveux qui retombaient en cascade sur ses épaules venaient de me barrer la vue sur sa poitrine. J'eus l'idée pernicieuse de me lever, de traverser la salle, de monter sur la scène pour dégager la mèche coupable de là. Intérieurement, je criai d'exaspération. Je me massai les tempes et contemplai BJ. Elle méritait mieux qu'un pervers comme moi, qui passais mon temps à m'imaginer en train de la déshabiller! Je recommandais une bière et je perdis le compte après en avoir bu cinq.
La représentation prit fin. Trop vite à mon goût. Pourquoi m'obnubilait-elle autant? Je finis mon verre pour la énième fois en comprenant que BJ nous rejoignait.
« Hé, les gars, ils font une soirée karaoké dans même pas cinq minutes, ça pourrait être drôle, proposa Alice.
- Je ne sais pas, j'ai Sandy à garder demain matin…
- Ne t'inquiète pas, on sera rentré tôt et puis, on s'amusera, contrai-je.
Je ne sais pas ce que j'avais bu comme quantité, mais je me sentais désinhibé, voire libéré. J'avais envie de féliciter BJ de sa performance en montant sur la table avec elle et en l'embrassant en la basculant dans mes bras.
- Ok, mais pas longtemps, abdiqua Emmett.
- Ouais, et pour commencer, je veux que ce soit BJ qui chante pour nous!
Oh là là, ça n'allait pas le faire si je commençais à dire tout ce qui me passait par la tête! Surtout, ne pas dire tout ce que je pensais! Elle finirait par me fuir!
- Quoi??? Ed, cuve ton vin et tais-toi!
Merci BJ! Ed… J'aimais la façon dont elle m'appelait Ed. Personne d'autre ne le faisait et cela faisait plus intime pour moi. Un délice à entendre…
- Seulement quand tu nous auras fait entendre ta voix, pleurnichai-je.
- Allez, Bell's! Moi, je ne t'ai jamais entendue, m'appuya Rosalie.
- Bon… »
Elle s'avança sur la scène et après avoir feuilleté un classeur, elle prit le micro :
« S'il vous plaît, j'ai besoin d'une voix d'homme dans la salle! »
Comment ne pas succomber à son irrésistible appel? J'ai besoin… Tout ce que tu veux, BJ. Je suis à toi! Tombant un ou deux fois, je m'avançai vers elle.
Un autre homme me devança, me marchant même sur le pied. BJ lui sourit timidement et le prit à part. Ils discutèrent sans que je ne puisse savoir à quel propos. Qu'est-ce qu'elle lui disait? Emmett me prit le bras et m'aida à revenir sur mon siège où je m'affalai. Je pestai et boudai, croisant les bras obstinément, n'écoutant pas les moqueries d'Emmett ni les sarcasmes et piques d'Alice et Rosalie, jusqu'à ce que la chanson démarre. Je me déridai. Je réalisai que je me serais couvert de ridicule si cet abruti ne m'avait pas précédé et ris de lui pendant toute la durée de leur prestation. Alice me donna un coup de coude :
« Edward, tu n'as pas honte? Ca pourrait être toi!
- Alice, n'essaye pas te me faire passer pour ce que tu es!
- Hein, manqua-t-elle de s'étrangler.
- Ben oui, c'est toi la casserole.
- Eddie, je crois que tu devrais te taire, intervint Emmett.
- Oui, Eddie, conclut Alice avec un rictus.
Je détestais quand elle m'appelait comme ça! Lizzie, Lizzie, Lizzie…
- Pfff…. »
Je me retournai vers la scène. L'espace d'un instant, ma tête tourbillonna et les lumières m'éblouirent. J'allais me réveiller avec la tête dans le brouillard, j'en étais sûr.
Lorsque je pus enfin distinguer BJ clairement, je ne la quittai plus des yeux. Elle avait choisi la chanson One de U2.
Elle assura comme une chef alors que son partenaire… eh bien… non. Il était horrible. En comparaison, la voix d'Alice sonnait comme un carillon. C'était dire…
Cependant, nous applaudîmes tous, pour elle. Elle le méritait bien. Je me fis mal aux mains. J'avais dû frapper trop fort mais je n'en avais cure. Elle nous rejoignit, les joues rouges et les yeux brillants. Encore une fois, mon esprit dévia. Elle doit être sublime après l'amour, me surpris-je à songer.
« Ah, Bella, j'aime quand tu t'enflammes!
Moi aussi. J'étais curieux de la voir s'enflammer autrement…
Je me frapperai la tête en rentrant, me promis-je.
- Merci Alice. »
J'avais assez bu pour ne plus pouvoir trouver mes mots. Renonçant à chercher, je me contentai de la fixer. Je ne me lassais pas de partager de tels moments avec elle. Elle serait toujours pleine de surprise et toujours aussi magnifique. Ma tête tourbillonnait et, sans savoir comment, je me retrouvai dans mon lit. Des éclats de voix me parvinrent à travers le brouillard qui m'entourait.
Avant de sombrer définitivement dans le sommeil, j'eus la vision de BJ au-dessus de moi, me bordant comme un bébé. Elle était floue mais j'aurais reconnu ses yeux chocolat au milieu d'un millier d'autres yeux, même dans la pénombre.
Elle s'éloigna mais je l'appelai. Elle sourit et revint vers moi. Je tentai de lui parler mais la fatigue avait raison de moi.
Dans un effort ultime, je lui déclarai, à bout de souffle:
« Arrête de m'éblouir. »
Je m'endormis rapidement, bercé par son rire espiègle.
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N/A 1 : J'ai été récemment soumise à des bugs sur le site. Le truc qui me console, c'est que je n'étais pas la seule dans ce cas… même si ça m'énerve, mais ça m'énerve! ( Non, n'y voyez aucune allusion à une chanson dedans^^). Et maintenant que je peux, ENFIN, me logguer, voilà-t-il pas que les reviews anonymes ne s'affichent plus! Rien, niet, nada! But… what the hell?!?
2 : Sur mon profil, vous trouverez un sondage. Vous savez qu'il y a deux points de vue, celui de Bella et celui d'Edward. La question est : est-ce que vous voulez avoir les 2 en même temps ou bien je mets celui de Bella quand j'aurai fini avec Edward? Je veux une réponse! Faites ce que vous voulez, laissez une review (ou même plus, hein?) ou votez directement pour me le dire. J'attends d'être au chapitre… voyons… là, c'est le 13eme donc j'attends d'être au chapitre 15 et je ferai en fonction de vos réactions. A vos claviers!
3 : Je vous propose un deal: vous me laissez une review (ou plus, si vous voulez) et en échange, vous aurez un extrait du chapitre suivant.
Ben oui, parce que les reviews, c'est comme danser une valse à trois temps avec Robert Pattinson: c'est tout simplement enivrant!
4 : Je fais un petit coucou aux vilains canards et bienvenue à mes nouvelles lectrices!^^
5 : Pour celles que ça intéresse, j'ai dans mon profil trois fics traduites en anglais. Bon, c'est uniquement pour celles qui sont à l'aise dedans. Sinon, vous pourrez toujours trouver leurs liens en français quelque part dans mes favoris.
