Disclaimer : Je possède seulement une copie des livres de la saga Twilight et bla bla bla…
Chanson du chapitre : Wonderwall d'Oasis.
Il a fallu que je tombe par hasard sur un épisode de Nick/ Tuck pour aimer cette chanson. Honte à moi !
NOTE D'AUTEUR
Certaines ont apprécié le teaser, même adoré (d'ailleurs elles se reconnaîtront^^). J'espère que vous ne serez pas déçues et en réponse à la question qui m'a été posée: Non, je n'ai pas avancé de plusieurs chapitres. Oui, c'est bien la suite directe du chapitre 13 et non, ça ne se passe pas dans le futur. Et pour celles qui visitent mon profil régulièrement mis à jour: oui, vous ne rêvez pas, il est bien question de mariage. ^^
Si vous ne l'avez pas lu, eh bien, le titre du point de vue de Bella sera intitulé Lui : What becomes of the Brokenhearted.
C'est votre dernière chance pour répondre à mon sondage. Pour l'instant, il y a égalité entre les deux réponses donc j'attends une voix pour départager.
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WARNING !
J'ai oublié de le préciser dans le dernier chapitre mais ce chapitre contient des scènes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes. Autrement dit, LEMON! Vous êtes prévenues! Si vous n'êtes pas à l'aise, le passage lemon sera délimité par des astérisques. Vous n'avez qu'à le sauter (n'y voyez pas d'allusion, hein ?^^).
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Ch 14 : Le réveillon de Noêl
Si quelqu'un m'avait dit un jour que je me retrouverais devant cet autel pour attendre une femme autre que Tanya, je lui aurais mis mon poing dans la figure, outré et scandalisé qu'on puisse imaginer un seul instant que je puisse aimer une autre femme. Et si en plus, on m'avait annoncé que ma famille et mes amis seraient là pour, non seulement assister à notre bonheur, mais aussi participer à la fête, non par obligation mais parce qu'ils le voulaient, j'aurais fait de gros yeux ronds et aurais répondu : « Par quel miracle partageraient-ils cet hypothétique moment avec moi? ». Et pourtant, cette probabilité quasi-impossible allait se réaliser. J'allais me marier. Non seulement, j'épousais une autre femme mais en plus, mes parents, ma sœur et mes amis vivaient cette journée de rêve avec moi et étaient tout aussi heureux que je l'étais en cet instant.
Soupirant nerveusement devant la glace, je laissai ma mère nouer ma cravate :
« Edward, fils, arrête de bouger dans tous les sens! Je ne peux pas t'aider de cette manière!
- Je sais, maman mais… et si elle faisait comme dans les films et qu'elle s'enfuyait? Si elle prenait peur? Et si nous n'étions pas faits l'un pour l'autre?
Elle secoua la tête, exaspérée puis elle entrouvrit la porte. Derrière, mon père et mon oncle, Garrett se tenaient en grande conversation sur les (non) bienfaits de la cigarette. Cela faisait des années que Carlisle tentait de convaincre son frère d'arrêter de fumer. Vous penseriez que c'était aisé, étant que Carlisle était médecin mais non, Garrett n'en faisait qu'à sa tête, au grand dépit de Kate, sa femme et cousine d'Esmé par la même occasion.
- Carlisle chéri, tu devrais parler à ton fils. Il est en train de nous faire une crise.
- J'arrive mon amour.
Esmé quitta la pièce, laissant place à mon père qui entra d'un bon pas, non sans embrasser tendrement sa femme sur le front. Même avec toutes ces années de mariage, ils s'aimaient infiniment. Je fus attendri. Prestement, il referma la porte derrière lui, atténuant ainsi le brouhaha qui régnait alentour, même si je pouvais distinctement entendre la voix aiguë d'Alice à l'autre bout du couloir. BJ devait subir un vrai enfer, m'amusai-je.
- Alors, fils, nerveux?
- Je ne te le fais pas dire, papa. J'ai l'impression que mon cœur va sauter hors de ma poitrine et finir sa course sur le sol! Sans parler de mes mains qui tremblent ou mes pieds qui refusent de m'obéir!
- Ha ha ha! C'est normal, fils. Tu as le trac et ça se comprend. C'est le jour le plus important de ta vie et tu n'auras qu'un mariage!
- Je l'espère, articulai-je difficilement.
- Non, Edward. J'en suis sûr. Bella et toi me rappelez ta mère et moi. Bon, c'est vrai qu'on ne passait pas notre temps à nous chamailler mais si elle n'avait pas été affaiblie par ses examens et ses visites de contrôle ou ses séjours, je peux te dire que l'on aurait été exactement pareils! Esmé est une femme douce mais elle a du caractère. Un sacré caractère de cochon, j'ose dire. Tu aurais dû la voir quand elle était enceinte de vous! Elle enchaînait caprice sur caprice. Une fois, elle m'a même fait sortir au milieu de la nuit parce qu'elle voulait manger une pizza hawaïenne! Et le pire, c'est qu'elle a insisté lourdement pour l'avoir avec un supplément d'anchois et des cornichons! Ha ha ha!
Nous rîmes à l'unisson. Je repris ma contenance rapidement, rattrapé par le trac qui me nouait les tripes et attendit que mon père en fasse de même. Je notai cependant qu'à l'évocation de ce souvenir, ses yeux se mettaient à luire singulièrement. J'y lisais… de la tendresse et de la dévotion. Il n'y avait aucun doute à avoir, Carlisle et Esmé étaient véritablement liés par quelque chose de fort, d'indestructible, de transcendantal. Et quelque part au fond de moi, j'étais convaincu que je vivais la même chose avec BJ. Les doutes s'atténuèrent mais ne disparurent pas pour autant. Hoquetant encore, il reprit:
- Mais malgré ça, il suffit d'un seul sourire et ça fait mon monde, tu sais… Esmé est malgré les apparences une femme forte. Je ne sais pas si c'est sa maladie qui l'a forgée mais en tout cas, elle sait ce qu'elle veut et elle ne se laisse pas faire. Bien sûr, avec le temps, nous nous sommes assagis mais elle reste toujours passionnée. Elle avance, elle ne recule pas. Malgré les obstacles qui peuvent se dresser, malgré la peur qui peut la paralyser, elle se lance. D'où sa devise:« Vis au jour le jour. Il vaut mieux avoir des remords que des regrets.» Et Bella lui ressemble d'une certaine manière. Elle peut sembler forte et indépendante mais je pense que tu es le premier à te rendre compte de sa sensibilité et de sa fragilité. Tous les deux, vous êtes complémentaires. Ne doute pas de ce mariage.
- Mais… et si c'était différent? Et si nos disputes perpétuelles finissaient par nous pourrir la vie?
- Fils, imagine plutôt que vous ne vous disputiez pas du tout…. La vie serait nettement plus ennuyeuse, tu ne crois pas? C'est bien qu'elle te tienne tête. Tu as quelquefois besoin qu'on te remette les pendules à l'heure! Et Bella le fait très bien!
- C'est vrai. Et elle est si sexy quand elle s'enflamme! Tu la verrais! Ses yeux se mettent à étinceler et je pourrais rester des heures à les contempler!
- Hahaha! Pas de détails, fils!... Et puis, malgré vos différends, quelque chose vous a fait vous rapprocher, comme des aimants. Tu as toujours été là pour elle dans ses moments difficiles et c'est la même chose de son côté. D'ailleurs, avec Esmé et Alice, nous nous sommes toujours demandé si vos disputes n'étaient pas une passade pour cacher vos sentiments…
Je réfléchis quelques secondes avant de répondre. C'était une telle évidence! Tout à coup, c'était comme si après avoir erré longtemps dans le noir, j'entrais enfin dans la lumière tant attendue! Et cette lumière était si chaude, si douce que je me laissais baigner dedans avec toute la tranquillité du monde. Après ça, tous les doutes que je pouvais avoir, toutes les questions qui pouvaient m'assaillir disparurent. Un calme olympien m'emplit alors et je sus qu'il ne me quitterait plus jamais.
- Je réalise que oui. Je ne sais pas pour elle, mais pour moi, c'était ma façon de me comporter le plus normalement possible. Je crois que je suis tombé amoureux d'elle au moment où j'ai posé mes yeux sur elle, même si je ne voulais pas l'admettre. Et j'ai mis du temps à réaliser, ce qui n'a pas arrangé l'affaire…. Mais elle a toujours le chic pour me faire sortir de mes gongs!
- Ha ha ha! Edward, cette femme, c'est une perle! Tu l'as choisie mais elle aussi t'a choisi. Je vais te donner un conseil, fils. Ne la considère jamais comme acquis. Courtise-la et chéris-la. C'est la recette du bonheur.
- Merci papa, dis-je, la voix enrouée par l'émotion.
- Allez, maintenant, vas te marier! »
Nous nous accolâmes. Emu, je ne prononçai pas un mot. J'avais trop peur de bégayer et de passer pour un parfait idiot. Je pris ma place devant l'autel. Emmett se tenait à mes côtés, dévorant du regard Rosalie qui s'avançait, visage tout souriant, précédée par le petit cousin de BJ, Benjamin. Celui-ci s'affairait à éparpiller sur le sol des pétales de fleurs blanches et je pouvais entendre l'assistance se pâmer pour lui. Décidément, il ne faisait pas craquer qu'Alice! Soudainement, la marche nuptiale se fit entendre. Le silence se fit et tout le monde, moi le premier, se retourna pour voir avancer la future mariée. A moi, à moi, à moi, ces paroles scandèrent dans mon esprit émerveillé pendant que j'admirais BJ. Elle portait une longue robe blanche effilée qui accentuait sa taille de guêpe et mettait en valeur ses seins, sans trop en dévoiler. Heureusement! Je me claquai mentalement. Edward, contrôle ta jalousie! Ses talons hauts rendaient ses jambes interminables et je me contenais difficilement pour ne pas lui sauter dessus, tout de suite afin de soulever sa robe de satin et de promener mes doigts délicatement sur ses cuisses galbées. Ca va être dur d'attendre jusqu'à ce soir, me nargua une voix intérieure avant de me réconforter: Mais il y en a un qui va s'amuser toute la nuit! Je trépignais comme un petit garçon, jouant nerveusement avec mes boutons de manchette. BJ se tenait fermement au bras de son père, marchant lentement. Trop lentement à mon goût. Ses yeux restaient obstinément sur moi alors que ceux de son père étaient fixés sur leurs pieds. Je compris qu'il devait l'aider à ne pas tomber. BJ m'avait confié que c'était sa plus grande peur. Je lui souris et elle me sourit en retour. Oui, elle me sourit! A ce moment-là, le monde aurait pu nous tomber dessus, j'étais le plus heureux des hommes.
Elle lâcha finalement le bras de son père. Derrière, sa mère pleurait en chœur avec la mienne. Les voir avec leurs mouchoirs m'émut et je vrillai mon regard sur BJ. Durant tout le temps de nos vœux, nous nous regardâmes amoureusement. Jamais nos yeux ne se quittèrent. Pour elle, je ne savais pas, mais en ce qui me concernait, j'admirais cette lueur qui dansait joyeusement dans ses pupilles. Elle m'hypnotisait. Elle m'éblouissait comme toujours.
Comment j'avais fait pour ne pas m'effondrer comme un homme soûl ou pour arriver à parler clairement? Aucune idée mais je savourai le moment où le prêtre nous présenta comme Monsieur et Madame Edward Cullen. Isabella Marie Swan Cullen. Son nom sonnait comme une caresse à mes oreilles et je souriais béatement tandis que nous descendions la haie d'honneur, main dans la main.
Nous ouvrîmes le bal. Prenant sa main dans la mienne, je ramenai son corps frêle contre le mien et elle posa sa tête sur mon épaule. Nul mot n'était nécessaire, je me sentais en parfaite harmonie avec elle.
Alice nous fit sortir de notre bulle en nous rappelant que nous avions une pièce montée à couper. Ma cousine Irina, la fille de Garrett et Kate, étant pâtissière, avait proposé de nous en faire une, gratuitement, comme cadeau de mariage. Cela avait fait taire les protestations de BJ : elle n'aimait pas se sentir redevable.
Je me tins derrière BJ, mes bras passés autour de sa taille. Nous tînmes le couteau ensemble et je l'aidai à le planter dans le gâteau. J'attrapai la part et le portai à ses lèvres exquises. Elle croqua à pleines dents et ses iris chocolat reflétèrent mon désir. J'oubliai encore que nous n'étions pas seuls lorsqu'elle passa sa langue sur ses babines, avec un sourire aguicheur et un véritable brasier ardent à la place de ses prunelles. Elle soupira d'aise alors puis reprit une bouchée en prenant garde à me lécher les doigts par la même occasion. Sexe, me consumai-je. Elle remarqua la bosse au bas de mon pantalon et se colla contre moi en riant à plein poumons. A son tour, elle prit une part de la pièce montée et me la fit savourer. Sachant ce que cela provoquerait chez elle, je me complus à passer ma langue sur l'extrémité de son index et de son majeur. Elle en eut le souffle coupé. Puis Emmett qui devait sûrement avoir bu un verre de trop, lança :
« Arrêtez de vous déshabiller comme ça! Vous en aurez tout le temps cette nuit!
Tout le monde éclata de rire. Nous rougîmes de concert mais nous nous embrassâmes fougueusement. Après tout, BJ était ma femme! Elle me murmura dans l'oreille :
- Il a raison, tu sais. J'aurais tout le temps de me délecter du corps de mon mari! »
Interloqué mais agréablement impatient par le choix de ses mots et par son ton provocateur, je l'observai parler et rire avec les deux autres femmes de ma vie, Esmé et Alice.
Discrètement, je regardai l'horloge au fond de la salle. Encore deux longues heures avant le début de notre vie commune. Et notre nuit de noces promettait d'être aussi courte que la journée avait été longue.
Enfin, nous pûmes partir vers notre lune de miel. Durant tout le trajet, nous nous embrassâmes, passant la main dans les cheveux, sur le cou, au bas du dos et c'est fébriles et fiévreux que nous pénétrâmes dans notre suite.
*********************DEBUT DU LEMON********************
Je n'attendis même pas que nous ayons atteint le lit pour m'emparer avidement de sa bouche. Je ne pouvais plus. J'avais déjà trop attendu! Elle répondit à mon baiser en me permettant l'accès à sa langue. Béni soit l'inventeur du vin! Elle avait un goût sucré, un mélange de raisin et de chocolat! Tout bonnement divin!
Mes mains qui entouraient son visage fin descendirent le long de son cou, déclenchant une ondée frémissante sur sa peau. Elle fut prise de chair de poule. Je continuai à la caresser, savourant la moindre de ses réactions. Ses joues se colorèrent d'un rose pâle et ses lèvres- oh ses lèvres! A se damner! Eh bien, quitte à aller en enfer, s'il le fallait, je me damnerais avec application pour toucher et profiter de ses lèvres – s'entrouvrirent. Elle haleta doucement. Elle commença à parcourir ma chevelure, d'abord doucement puis elle accéléra ses gestes, me massant la nuque, puis les épaules. Elle m'entoura de ses bras, me serrant contre elle. Fort, toujours plus fort. Au moment où je lâchais prise, elle se détacha de moi. J'émis un grognement de frustration tandis qu'elle s'esclaffait, espiègle. Elle s'éloigna, me faisant signe de la suivre vers le lit. Obnubilé par ses hanches qui ondulaient devant moi, ct fut comme si elle me tenait par une laisse invisible.
Elle s'arrêta, juste quand elle atteignait le rebord. Elle me prit par le col et m'entraîna vers elle. Elle aspira et suçota délicatement me lèvres. La fièvre nous consumait entièrement. Nos souffles s'entrechoquèrent et je repris l'exploration de son corps. Nous basculâmes sur le matelas en rebondissant dessus. Son ventre se colla contre mon érection déjà douloureuse. Lorsqu'elle constata l'intensité de mon désir pour elle, ses yeux s'agrandirent en forme de O, un sourire mutin se dessina tandis qu'elle s'arquait contre mon bas-ventre en gémissant. Je mordillai le lobe de ses oreilles et léchai goulûment sa gorge, descendant, descendant toujours plus bas. Je sentis mes fesses se faire attraper et serrer, provoquant si cela était encore possible, un mouvement convulsif au niveau de mon pénis. Oui, je pouvais être encore plus dur! Elle s'en rendit compte et, taquine, commença à approcher dangereusement ses petits doigts de la zone périlleuse. Lui rendant la monnaie de sa pièce, je commençai à sucer un de ses mamelons après lui avoir pratiquement arraché sa robe. Maintenant, je comprenais pourquoi cela ne se portait qu'une fois. Ses tétons étaient durs comme le marbre et j'étais tenté de jouer avec comme un bouton de porte. Néanmoins, je me contentai de porter une de mes mains à l'autre sein et de le serrer. Comme… Aucune comparaison n'était possible. Rien ne valait autant qu'avoir un des seins de BJ en main! Ils tenaient entièrement dedans! Je le palpai sans vergogne, pinçant et mordillant à tour de rôle ses luxueuses pointes. Nos bassins dansaient ensemble, dans une synchronisation parfaite. Tout à coup, elle planta ses prunelles chocolat dans mes yeux et je pus y lire tout son amour. Elle était véritablement la femme de ma vie!
Elle défit ma cravate, la faisant atterrir sur le sol ou je-ne-sais-où et entreprit de déboutonner ma chemise. Elle tremblait mais sa peau irradiait littéralement, me rendant complètement et irrémédiablement fou. Elle jeta mes vêtements au loin. Il ne restait plus que mon pantalon et mon boxer. Elle caressa délicatement mon torse, prenant le temps d'observer la moindre courbure, faisant sa langue toujours plus parcourir ses lèvres. N'y tenant plus, elle la passa sur moi. Je grognai de plaisir. Si cela continuait, j'avais peur de jouir, là, tout de suite et à force de bander ainsi, j'en attrapais mal aux bourses. Je recommençai ma course effrénée et lui enlevai entièrement sa robe. Elle portait des sous-vêtements en dentelle blanche. Ce qui acheva de me faire perdre la tête fut sa jarretière. Elle portait une jarretière! Jamais je n'aurais pensé que cela pouvait être aussi sexy!
« Isabella, tu es magnifique, soufflai-je la voix rauque.
Elle ne répondit pas, fermant ses yeux.
- Non, regarde-moi. Je veux que tu voies ce que je te fais. »
Elle m'obéit. Avec appréhension d'abord, puis avec un ravissement sans nom, elle me fixa alors que je lui enlevais cette jarretière, avec les dents. Elle gémit au contact mon visage avec sa cuisse. Cela m'encouragea. J'écartai ses cuisses et posai ma tête entre elles. Elle haleta et gémit de plus belle, arquant son bassin à ma rencontre. Brusquement, je passai ma langue sur ses lèvres intimes. Elle laissa s'échapper un soupir, ce qui m'excita de plus belle. Je continuai mon exploration et fis entrer un doigt. Elle cria presque de plaisir. Elle posa ses mains sur ma tête et me guida.
« Encore, Edward. Continue. »
Sa voix pantelante m'indiqua qu'elle était prête alors j'introduisis un autre doigt, faisant des va-et-vient. Ses mouvements de bassin s'accentuèrent et j'observai avec émerveillement son visage alors qu'elle était proche de sa jouissance. Je frottai son clitoris, le pinçai et le suçai gentiment et je sentis ses muscles se contracter autour de mes doigts. Ses jus glissèrent jusque dans ma paume.
Je me retirai après qu'elle se soit calmée et couvris son corps de déesse de baisers. Arrivé à la hauteur de son visage, je goûtai son liquide. C'était exquis! Elle ne devrait pas être aussi délicieuse, sinon, comment j'allais faire pour la laisser sortir de la chambre? Elle se jeta sur mes lèvres et elle empoigna à pleines mains mon engin. Elle fit des mouvements de haut en bas et descendit le long de mon corps après m'avoir plaqué sur le lit. Elle me prit dans sa bouche. D'abord le bout puis toute la verge. Si la lécher était exquis, la voir me prendre ainsi était tout bonnement paradisiaque! Ses lèvres se refermèrent autour de moi, provoquant un mouvement d'aspiration. C'était chaud, c'était humide. Elle passa sa parfaite langue partout autour et sur le gland, joua avec le frein tout en continuant ses mouvements avec sa main. Je crus que j'allais défaillir. Je l'arrêtai. Je voulais encore profiter d'elle, je ne voulais pas… mais elle n'obtempéra pas. Au contraire, elle accéléra la cadence et… ô joie! O bonheur! Je tirai plusieurs jets puissants. Au lieu de se retirer, elle me fit l'immense plaisir de tout avaler. Tout, vraiment tout. Elle ne me relâcha que lorsqu'elle se fut assuré qu'il ne restait plus une goutte. Finalement, souriant de façon coquine, elle leva la tête et se pourlécha les lèvres en humant.
J'aurais dû être rassasié mais non! A croire que je ne le serais jamais avec elle. Mais comment? Comment allions-nous faire pour sortir de ce lit? Comment j'allais faire pour ne pas être toujours en train de bander comme un fou?
Elle se coucha sur moi. Je sentais ses seins durcis contre moi. Ses jambes m'entouraient et elle se frottait contre moi. O désespoir! Je ne pourrais jamais plus me passer d'elle! Instantanément, je fus au garde-à-vous.
Elle rit doucement. Ses joues roses, ses yeux étincelants et ses cheveux épars… mon désir fut accentué encore plus lorsque je passai mes mains sur sa peau si douce, presque satinée. Et pour couronner le tout, son odeur de framboise et de muguet me rendit uncontrôlable.
Je la retournai et dévorai presque sa langue, pétrissant violemment ses seins et ses hanches. Nous peinions à respirer mais quelque chose de fort, d'animal nous possédait. Elle m'appela d'une voix rauque, presque gutturale et m'intima:
« Edward, je te veux. Maintenant! »
Son ordre résonna dans ma tête comme un magnétisme. Je gémis d'un plaisir intense. Je ne me fis pas prier plus et la pénétrai d'un coup de rein. Nous soufflâmes à l'unisson et nos cris se rejoignirent. Nous nous embrassâmes. Je ne me lasserais jamais de cela! J'en étais sûr!
Ses mains m'empoignèrent par le dos, me faisant me serrer contre elle plus étroitement et plonger en elle plus profondément. Un râle de plaisir se fit entendre. Je n'aurais su dire si c'était elle ou moi. Je donnai mes coups. Toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus loin. C'était si intense! Je menaçai à chaque fois d'exploser.
(Non, Edward, pas maintenant. Pas si vite!) Ses hanches suivaient les miennes et nos mouvements en cadence parfaite avant, se firent erratiques. Elle cria.
« Oui, chérie, viens avec moi! »
Elle ne se fit pas attendre et je me sentis jouir avec elle. Comment vous décrire cette sensation absolument divine que procuraient ses muscles tremblant autour de ma verge en train d'expulser ses cartouches? C'était… le paradis sur terre!
*********************FIN DU LEMON ***********************
Tremblant encore de plaisir, je me retirai d'elle et m'allongeai sur le dos. Elle vint se blottir dans mes bras et avant de sombrer dans le sommeil, elle leva son adorable visage vers moi :
« Je t'aime, Edward.
Je l'embrassai fougueusement avant de répondre à ma femme.
- Pas autant que je t'aime, Isabella. »
Nous sombrâmes dans le sommeil, heureux comme jamais.
Je fus réveillé par le froid et une sensation dérangeante. De celles qui vous font vous réveiller en plein milieu de la nuit en croyant que c'était le jour. Hébété, je jetai un coup d'œil circulaire. Un tambour semblait cogner dans mon crâne. Je portai mes mains à mes tempes, les massant douloureusement. Des images de la veille défilèrent, toutes plus floues les unes que les autres. Mais… je me souvins d'une chose.
Pour la première fois depuis des mois, j'avais fait un autre rêve. Et celui-là était plus beau et plus cruel que les autres. J'avais rêvé que j'épousais BJ.
Mon cerveau fonctionna à toute vitesse, analysant encore et encore ce que je venais de vivre.
Auparavant, mes rêves me laissaient une singulière impression d'irréel mais là, au contraire, le souvenir m'était encore vivace. Et je ressentais une amertume. Pourquoi? Pourquoi je regrettais tellement que cela ne soit pas vrai? Moins d'une minute après que ces interrogations ne se soient formées dans ma tête, la réponse m'apparut claire comme de l'eau de roche. C'était une évidence: j'étais tombé amoureux. J'étais tombé amoureux de BJ, une fille qui me tenait tête, qui me faisait sortir de mes gongs comme personne. Une femme pour qui j'étais prêt à décrocher la lune et même à chanter sur scène. Une femme dont j'avais rêvé longtemps avant de la rencontrer. J'aimais BJ.
Vous pensiez que j'allais me lever et courir chez elle pour lui déclarer ma flamme? Vous vous trompez.
Je jurai à voix haute et me renfonçai dans mon lit. Les effets de l'alcool se faisaient sentir et j'aurais juré que des singes faisaient du tamtam en criant à tue-tête dans mon esprit. Je me rendormis en espérant retrouver ce rêve merveilleux où BJ et moi étions mariés.
Je passai toute la journée du lendemain dans un sommeil sans rêve. Cependant, lorsque je m'éveillai, une fois encore, je regrettai pour la énième fois de ne pas être resté dans mon songe. C'était si beau! J'étais si heureux!
Oh misère!
Nous étions le 24. Déjà. La veille de Noël. Assis devant mon bureau, je tentai tant bien que mal de travailler ma nouvelle composition mais en vain. L'inspiration me manquait. J'étais là, tapant ma tête sur le pupitre, frustré et maugréant de dépit quand Alice déboula dans ma chambre :
« Edward! Faut que tu me rendes un service!
- Lequel?
- Arrête de grogner comme ça. Tu vas être content. Faut que t'ailles chez Bella.
- Pourquoi?
- Ah! Tu souris! Il faut que tu lui donnes mon cadeau, vu que je la verrai pas avant je-sais-pas quand.
- Tu ne peux pas y aller, toi?
Je mourrais d'envie de me rendre chez elle chez BJ. Le hic, c'est que je ne savais pas encore comme gérer les émotions que je ressentirai en la revoyant: devais-je changer de comportement, arrêter de me rebiffer lorsqu'elle sortait une bêtise, être plus sociable comme disait Alice et lui faire la cour? Ou bien devais-je simplement rester moi-même et laisser le temps faire son œuvre? Pffff… C'était nettement plus facile quand je n'avais pas encore réalisé mon amour pour elle! Oh oui, c'était moins déroutant!
- Si. Mais il fait froid dehors et je sais que tu veux la voir alors… »
Je ne répondis pas, lui lançant seulement un coussin tandis qu'elle partait en riant de bon cœur.
Je me préparai et me dirigeai chez BJ. Franchissant à peine le perron, BJ se cogna contre moi, apparemment pressée.
« Tu ne pouvais pas faire attention, oui?
Bon, Edward, pour la gentillesse, tu repasseras! … Oui… mais au moins, comme ça, je ne me sentais pas aussi bizarre. J'étais vraiment moi-même avec elle. Je décidai que je laisserais les choses se faire naturellement. Maintenant, je comprenais pourquoi Emmett avait attendu tellement longtemps avant d'entreprendre le moindre geste.
- Ce n'est pas moi qui me suis mise sur ton chemin!
- … Oui, ben comment je pouvais deviner que tu viendrais me cogner?
- De la même façon que tu pouvais deviner que je partirais en trombe!
- …
- ….
- Ha ha ha! Excuse-moi. T'es trop drôle avec cette chapka à souffler comme ça!
- Humph! Je l'aime bien, cette chapka, moi, bouda-t-elle en haussant les lèvres.
Ah ses lèvres! Instantanément, des images me revinrent et je fus content que mon manteau dissimule le gonflement grandissant au niveau de mon pantalon. Je secouai la tête.
- Oui, elle te va bien. Ha ha ha. Je m'excuse de m'être emporté comme ça.
- Tu as raison! … Mais je m'excuse aussi de ne pas avoir fait attention. J'aurais dû être plus attentive. On fait la paix?
- Tu sais bien que oui. En fait, Alice m'a envoyé te donner son cadeau pour toi mais… pourquoi je ne vois pas de lumières ou de guirlandes chez toi?
Elle tenta de faire diversion. Pauvrement. Cela retint mon attention et je ne la laisserais pas se défiler.
- Un cadeau? Qu'est-ce que c'est?
- Ouvre-le! … Tu sais que tu n'éluderas pas ma question plus longtemps?
- Oh, c'est pas vrai! C'est une sculpture sur bois! J'adore! Rentre. J'ai les vôtres à l'intérieur!
Je la suivis tandis qu'elle admirait réellement la ballerine en bois. Son émerveillement m'attendrit.
- BJ.
- Excuse-moi Ed. Je n'y pensais plus.
Elle évitait toujours mes questions. Elle retira son manteau et ce qu'elle appelait un bonnet et nous fis pénétrer dans le salon. Elle se pencha pour prendre quelque chose sous le buffet. J'eus droit à la vue de son splendide postérieur et je bavai presque. J'avais envie de tendre les bras et de les palper. Elle me tendit deux cadeaux. J'ouvris le mien. Elle m'avait acheté un carnet vierge et un stylo qui avait dû lui coûter beaucoup. Elle s'en était souvenu!
« Ed, qu'est-ce que tu voulais faire quand t'étais petit, comme métier?
Avec cette interrogation, BJ me tira de mes pensées. Nous nous promenions dans le centre commercial à la recherche d'idées de présents pour ma sœur. Ce n'était pas chose aisée car sitôt qu'elle le voulait, elle l'achetait. Dans ce cas, comment être sûr que l'on lui offrait vraiment quelque chose qui lui plaisait?
- Je voulais être romancier.
- Je suis sûre que tu aurais réussi. Tu as déjà écrit des manuscrits?
- Non.
- Pourquoi?
Sa curiosité aurait pu me rendre encore plus mal à l'aise mais pas avec elle. Je me sentais incroyablement serein avec elle.
-J'ai l'inspiration mais qu'est-ce que j'en ferais? Je ne serai jamais Shakespeare.
- Tu ne sauras jamais avant d'avoir essayé. Et fais-le pour toi. Ecris pour ton plaisir.
- Tu as raison. »
Elle s'en rappelait. Son attention me toucha et m'émut. Elle commença à balancer d'un pied sur l'autre, signe de nervosité. Vite, Edward, rassure-la.
« BJ, tu n'étais pas obligée…
- Je sais.
- Je n'ai même pas pris le mien. Je pensais te le donner plus tard.
- Ce n'est pas grave. Je suis déjà bien contente qu'on pense à moi.
J'avais envie de la prendre dans mes bras et de la serrer contre moi. Encore. Gêné, je tournai la tête vers les fenêtres et…
- BJ, pourquoi c'est si calme ici? Tes parents devaient bien arriver hier soir?
- Oui.
OK, réponse courte, concise mais quelque chose clochait. Dans son regard, dans son ton.
- … Alors?
- Ils ont annulé il y a quatre jours. Le travail.
Maintenant, je comprenais pourquoi elle avait pleuré dans mes bras il y a quelques jours. Je détectai dans sa voix des nouvelles larmes qui menaçaient de venir.
- Oh BJ…
- Ne t'inquiète pas. Ce n'est qu'un jour comme les autres. Je suis habituée à être seule, rappelle-toi.
Oui, mais Noël, c'était sacré! Personne ne devrait être seul un jour pareil! Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait, moi, je savais qu'elle ne le pensait pas réellement. Sinon, elle n'aurait pas trempé mon pull ainsi.
- Tu sais, mes parents accepteront facilement que tu dînes avec nous.
C'était moi qui avais dit ça? Moi qui avais crié sur Alice quand elle avait invité BJ à dormir chez nous? Moi qui voulais être prévenu? Décidément, BJ me rendait fou dans tous les sens du terme!
- Non, c'est une fête familiale. Je n'ai pas à m'imposer. »
J'insistai mais elle resta campée sur ses positions.
J'eus alors une idée et pris congé d'elle. Elle ne resterait pas seule ce soir, non.
Je rentrai chez moi. Immédiatement, je me dirigeai vers ma mère. Elle préparait le dîner. Je savais qu'elle appréciait beaucoup BJ, même qu'elle l'adorait au point de la considérer comme sa fille au même titre qu'Alice, alors j'avais espoir que mon plan fonctionne. BJ ne passerait pas Noël toute seule. C'était devenu mon idée fixe.
« Maman, je peux t'interrompre une minute?
- Oui, qu'est-ce qu'il se passe?
- Les parents de BJ ont décommandé il y quelques jours et je viens seulement d'apprendre qu'elle serait seule.
- Tu l'as invitée, j'espère?
- Oui, mais elle a refusé.
- Tu as insisté? Pauvre petite!
- Bien sûr, maman, qu'est-ce que tu crois?
- Alors, à quoi tu penses? Tu veux l'assommer et la traîner par les cheveux, taquina-t-elle.
- …
- Tu n'es pas sérieux!
- Alors qu'est-ce que je peux faire? Et…. Et si tu l'appelais, toi? Je suis sûr qu'elle ne t'enverra pas sur les roses, toi!
- Je vais le faire mon lapin mais je te ne garantis rien. »
Elle me congédia pour finir de préparer la dinde. Enfin, c'est ce qu'elle prétexta. Je savais que c'était plus pour que je ne goûte pas la bûche avant tout le monde. Tous les ans, c'était la même chose. Alice me sauta dessus avant que je n'aie pu passer le seuil de ma porte.
« Alors, qu'est-ce qu'elle a pensé de mon cadeau?
- Elle a adoré. Elle s'est extasiée dessus un bon moment, répondis-je, morose.
- Je le savais! Et moi? Et moi, sautilla-t-elle comme une puce.
- Tiens. »
Je m'enfermai, incapable de me détacher de BJ et de cette pensée lancinante. Qu'est-ce que j'allais…
« AAAH!»
Alice appréciait grandement le présent de BJ, à entendre sa réaction. Elle sauta bruyamment de son lit, le sol vibra fortement puis elle descendit en dévalant les escaliers quatre à quatre vers le hall pour téléphoner.
J'assistai au dîner sans enthousiasme. Je n'arrêtais pas de me tracasser pour elle. J'avais tort en fin de compte, elle avait osé protester et prétendre que tout allait bien. Elle avait osé refuser quelque chose à ma mère! Plus têtu que ça, tu meurs!
Le voisinage résonnait de chants de Noël. Que faisait-elle? Mangeait-elle? Regardait-elle la télévision?
N'y tenant plus, je me levai. Je devais en avoir le cœur net:
« Je suis désolé tout le monde. Il faut absolument que j'y aille.
- Tu veux que je vienne avec toi?
- Non, reste avec papa et maman. Excuse-moi maman.
- Non, va la rejoindre. Elle en a bien besoin, va!
- Essaye de la ramener quand même, ajouta Alice avec un clin d'œil tandis que mon père riait à gorge déployée devant mon embarras.
- A plus tard. »
Je courus pour la retrouver le plus vite possible. Ses fenêtres ne reflétaient aucune lumière. Etait-elle déjà au lit? Je m'approchais. Depuis la fenêtre du salon, je regardai à l'intérieur. J'avais l'air d'un cambrioleur, mais au moins, j'avais ma réponse. J'aperçus une masse immobile sur le canapé devant l'écran allumé.
Un groupe chantait à la porte voisine. Je sonnai. Une fois. Deux fois avant de prendre la clé sous le paillasson et d'entrer impatiemment.
« BJ!
Déjà-vu. Je m'approchai prestement, la prenant dans mes bras. Là où était sa place. Elle se laissa faire, ses larmes coulant sans interruption. Ses cheveux retombaient sans cesse, se collant sur son visage humide. Je m'appliquai à les écarter derrière son oreille un long moment avant qu'elle ne se calme un peu :
« Comment tu es entré?
Elle avait écouté mes recommandations en ce qui concernait le verrouillage de sa porte. Je m'étais emporté la dernière fois mais son insouciance me causait tellement de l'inquiétude! J'avais envie de rester chez elle et de veiller sur sa porte comme un chien de garde. D'accord, ce n'était qu'un prétexte. Je voulais seulement être avec elle.
- La clef en dessous du paillasson.
- Pourquoi?
- Parce que je m'inquiétais pour toi et puis, de toute façon, le dîner s'éternisait. Je n'avais plus faim. Alice voulait venir aussi mais bon… (Je ne lui avouerai pas que j'ai insisté pour venir seul).
- Merci Ed. Merci pour tout. C'est embêtant que tu me voies toujours comme ça mais je t'assure que je ne suis pas une pleurnicheuse.
- Je le sais. Tu es bien plus forte qu'il n'y paraît. Plus forte que tu ne le crois.
- Merci vraiment d'être venu.
Je n'allais pas me faire virer comme ça! J'y étais, j'y restais! Ou alors, je ne partais pas sans elle.
- Tu ne crois tout de même pas que je vais repartir comme ça?
- Tu veux quelque chose à boire?
- Bien pensé. Je prendrai un verre de coca si tu as ça en réserve.
- Je vais voir.
- Hey, BJ. Ils retransmettent les Red Sox de Boston contre les Rockies du Colorado! Génial! »
Lorsqu'elle revint, elle s'installa contre moi et je passai un bras autour de ses épaules. Cela me semblait être la chose la plus naturelle au monde. Elle soupira de contentement :
« BJ.
- Oui?
- Je te connais. Je peux le dire tout de suite quand tu ne vas pas bien.
C'était ma façon implicite de dire qu'elle pouvait compter sur moi, toujours et que je serais toujours là pour elle si elle en avait besoin. Et qu'elle ne pouvait rien me cacher, même si elle essayait de toutes ses forces.
- Je sais. Ca vaut aussi pour toi.
- Je sais. »
Nous replongeâmes dans un silence confortable jusqu'à ce que le téléphone sonne. Elle répondit. Je craignais que ce ne soit ma mère mais comme elle ne fit aucun signe pour me passer le combiné, je me rassurai.
Je compris qu'elle avait ses parents à l'autre bout de la ligne et lorsqu'elle raccrocha, comme elle tremblait, je m'approchai furtivement et lui offris mon réconfort. Elle se blottit contre moi et j'attendis que son chagrin passe. Jamais je n'avais pensé que ses cheveux puissent être autant soyeux. Je respirai discrètement son odeur. Framboise et muguet comme d'habitude. Mon rêve revint à mon esprit, plus puissant que jamais mais je me contins. Lorsqu'elle reprit ses esprits, je la fis revenir sur le canapé et nous regardâmes un téléfilm qu'ils avaient sûrement dû sortir du fin fond de leurs tiroirs.
« Ed?
- Oui. Merci vraiment du fond du cœur d'être là, avec moi.
- BJ…
- Non, vraiment. En plus tes parents vont s'inquiéter, non?
- Bah! Il leur reste un enfant sur deux, c'est pas mal, non, ris-je.
- Merci quand même. »
Nous étions plongés dans le noir, éclairés seulement par le feu que j'avais allumé dans la cheminée, les lumières au dehors et la télévision. Je n'avais plus la force de tendre le bras pour attraper la télécommande alors j'étais bloqué devant une chaîne de clips. Je me penchai doucement. BJ s'était endormie. Je la contemplai. Elle semblait si paisible. Si sereine. On n'aurait pas cru qu'elle avait pleuré. Elle avait trop pleuré pour une vie. Malgré tout ce qu'elle prétendait, elle devait se sentir bien seule.
Je relevai une mèche de cheveux. Un sourire éphémère flottait.
Ses petits bras me serraient la taille et sa tête reposait au creux de mon épaule.
A cet instant-là, je ne pus m'empêcher de déposer un baiser sur son front.
« Fais de beaux rêves, BJ. »
Elle soupira de contentement sans relâcher sa prise et je m'endormis, heureux d'être venu et de ne pas l'avoir laissée seule. Je ne me le serais jamais pardonné. Avant de m'endormir à mon tour, je serrai mes bras autour d'elle et murmurai: « Un jour, je ne sais pas comment ni quand mais je ferai de toi ma femme, Isabella. »
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N/A 1 : Bon, contrairement à ce que je pensais, le lemon n'a pas été aussi dur à écrire. En fait, ça a été facile, même! Mais alors, ça m'a un peu mis la pression. Du coup maintenant, je pense lemon, je vois lemon, j'entends lemon et je mange même lemon. Pffff…. J'espère que vous n'êtes pas déçues? Je sais, je sais… Je suis sadique! Et ce n'est pas fini! Voilà rassurées celles qui pensaient que j'avais dû sauter quelques chapitres ! ^^
2 : Le sondage est toujours en cours. Donc, votez! Chaque voix compte! Le résultat au chapitre suivant.
3 : Une review pour un teaser. Parce que les reviews, c'est comme danser un slow avec Robert Pattinson au bal de promo, c'est magique!
4 : Coucou aux vilains canards et bienvenue à mes nouvelles lectrices!^^
5 : Nous sommes en décembre et pour situer l'histoire, le concert a eu lieu le 22 au soir.
6 : Il n'y a eu qu'une personne (Alice -qui devrait se créer un compte pour recevoir les teasers) qui a reconnu les répliques du bouquin que j'avais placées! Tssss... Shame on you! Mais vous pouvez vous rattraper!^^ Si vous voulez un teaser plus long!
7 : 19 pages word. Sur le coup, j'ai non seulement été inspirée mais bien en plus! Tout ça dans un laps de temps relativement court. Pour le coup, j'espère vraiment que vous avez aimé le chapitre… sinon, je fais la grève du chocolat…. Noooooon!!! SIOUPLAIT! Ne me faites pas me priver de chocolat! Sinon, je vais dépérir et vous ne saurez jamais la fin de cette histoire!
