Disclaimer : Stephenie, vous voulez bien me donnez vos droits? Non? Bon, alors je ne possède qu'une imagination débridée.
Chanson du chapitre : A thousand miles de Vanessa Carlton.
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« Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu'à la fin des temps. »
Christian BOBIN, Geai.
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Ch 22 :Rendez-vous chez Dawn
Presque une demi-année passa. Une demi-année baignée de bonheur absolu. Chaque jour passé avec elle resterait à jamais gravé dans ma mémoire.
Je vivais quasiment avec BJ. La majorité du temps, nous passions nos nuits chez elle car ses parents voyageaient toujours autant pour leur travail. Depuis notre première nuit, comme la séparation avec elle était trop douloureuse, je la rejoignais chez elle. Je ne concevais plus de me retrouver sans elle, ne serait-ce que quelques heures, c'était douloureux. BJ était ma drogue et je ne pouvais littéralement plus me passer d'elle. Alors, un soir, j'étais passé par la fenêtre de ma chambre, j'avais glissé le long de la gouttière et j'avais couru toquer à sa fenêtre après avoir grimpé sur l'arbre adjacent de celle-ci. Lorsque j'avais frappé à la vitre, discrètement, pour ne pas alerter Laurent, BJ avait sursauté et en se retournant, son bras avait fait tomber tout ce qui était sur le bureau. Ha ha ha, pas mal, avais-je ri mentalement. Elle s'était levée alors, rougissante mais souriant jusqu'aux oreilles et s'était dirigée vers moi, avant de disparaître tout à coup de ma vue. Elle était affalée de tout son long sur le sol. Comment avait-elle réussi à se prendre les pieds dans son pantalon? C'était un mystère. Finalement, elle m'avait ouvert la fenêtre :
« Tu n'as pas intérêt à te moquer de moi ou je te laisse perché là ou tu es, avait-elle menacé.
- Je n'oserais pas », avais-je répondu le plus sérieusement du monde.
Elle avait levé les yeux au ciel, l'air de penser "C'est ça, c'est ça" mais elle avait ouvert le passage et au moment où j'allais m'y engouffrer, PAF!
J'avais posé mon pied là où il ne fallait pas et j'avais trébuché. Pour le coup, c'était BJ qui devait bien s'esclaffer, là-haut. La branche n'était pas bien élevée mais il n'empêchait pas que pendant quelques secondes, j'avais vu des étoiles danser autour de moi et mes sens étaient embrouillés. Comme si j'étais plongé dans une brume. Puis, peu à peu, j'avais émergé et alors, j'avais pu distinguer les yeux délicieusement chocolat mais inquiets de BJ:
« Ed? Tu vas mieux? Rien de cassé?
- Oui… Je crois. Je vais bien.
J'essayai de me relever mais j'étais encore étourdi par ma chute. Je retombai illico sur mon fessier.
- Tu m'as fait une de ces peurs, Ed. Tu n'aurais pas pu passer par la porte, comme tout le monde?
Comptez sur BJ pour vous enfoncer après une chute au lieu de vous réconforter. Elle aurait fait une mauvaise infirmière, c'était prouvé.
- Si mais vu l'heure, j'avais peur que ce soit déplacé, m'énervai-je.
Et moi, un mauvais patient. Vous pourriez croire que désormais, comme nous étions ensemble, nous serions différents, que nous ne nous chamaillions plus mais non, rien n'avait changé. Ce n'était pas plus mal, en somme mais quelquefois, c'était… étrange. Pas péjorativement. Non, au contraire. Jamais je ne m'étais senti aussi heureux et ce, malgré les différends que l'on avait souvent.
- Ed, sonne à la porte la prochaine fois. Que ce soit le jour ou la nuit, même à trois heures du matin, sache que je suis toujours heureuse que tu sois là, avait-elle soufflé tendrement.
Vous voyez? Je pouvais être enragé au point de tout casser, elle seule pouvait me calmer avec quelques mots. Je lui avais souri, apprivoisé. Elle m'avait pris la main et m'avait fait passer le seuil de la maison.
- Où est Laurent?
- Chez lui. Vu l'heure justement, il a fini le travail. »
Je pouvais pratiquement voir un sourire dans sa voix.
Nous nous étions affalés sur le canapé et nous avions discuté ainsi toute la nuit. Littéralement. C'est comme ça que j'avais pris l'habitude de rester avec elle toutes les nuits, après avoir affronté la réaction de ses parents. Je n'avais pas été impressionné par Renée; après tout, quelquefois, elle avait un comportement tel qu'on aurait pu croire que BJ était sa mère. Malgré son travail de commerciale, elle avait gardé son esprit d'enfant, à la fois ingénu et mouvant, un peu comme Alice. Lorsque BJ lui avait annoncé que nous étions un couple, elle avait crié à en ameuter le quartier et elle m'avait enlacé. Par contre, son père, c'était autre chose. Il ne s'était pas mis en colère, non mais il avait gardé le silence et ça, c'était d'autant plus angoissant. Ses yeux s'étaient assombris et sa figure s'était faite menaçante. J'avais été tenté de fuir et BJ, sentant ma panique, avait pris ma main dans la sienne pour me rassurer. Sauf que c'était la chose à ne pas faire car Charlie aussi l'avait remarqué. Il avait serré son poing droit. Là, j'étais bon pour l'hôpital, avais-je pensé en fermant les yeux. J'avais attendu de recevoir le coup mais rien n'était venu.
A la place, lorsque j'avais recouvré la vue, j'avais fait face à un Charlie déprimé. Il s'était assis sur le canapé, le dos voûté et il boudait. BJ avait dû le réconforter et le rassurer en lui assénant qu'elle resterait sa petite fille, qu'il resterait l'homme le plus important de sa vie et que quoiqu'il arrive, elle l'aimerait toujours. La situation pourrait vous sembler cocasse mais j'étais trop soulagé pour en rire parce que je savais que si Charlie avait suivi sa première vocation, il aurait fait un excellent shérif.
La très grande majorité du temps, donc, nous le passions chez elle mais elle adorait également dormir chez moi. Elle s'entendait à merveille avec Esmé et Alice et je la soupçonnais d'apprécier ces "moments entre femmes." J'osais juste espérer qu'elles ne parlent pas de leur vie sexuelle entre elles! Rien que d'imaginer cela: ma mère, ma sœur et ma petite-amie dans ce genre de discussion… Beurk! Pas du tout ragoûtant!
Lorsque je n'avais pas cours, je me précipitais pour la rejoindre où qu'elle soit, même à son travail et j'allais jusqu'à assister à ses cours, rien que pour le plaisir de lui tenir la main sous la table ou sentir son pied se frotter contre ma jambe. Dans ces moments-là, je serrais le poing et retenais ma respiration pour ne pas gémir d'exaspération. Non, pas contre elle mais contre le temps qui passait trop lentement à mon goût. Et elle riait sous cape. C'était un spectacle ravissant à voir car son visage s'éclairait et ses yeux s'illuminaient. Ma récompense se trouvait dans le moment où elle se baissait et chuchotait doucement mais clairement : « je t'aime». Rien que pour ça, ma journée était merveilleuse.
Régulièrement, Emmett devait nous rappeler à l'ordre car nous n'étions pas seuls et que nous "aurions tout notre temps pendant les pauses pour nous sauter dessus", ceci dit avec une pointe d'humour et BJ rétorquait alors en gloussant qu'il était jaloux car "il serait dans le même état que nous si Rosalie était assise à côté de lui". Là, Emmett lui faisait de gros yeux mais loin de se laisser impressionner, elle soutenait son regard narquoisement et il finissait par abdiquer en soupirant tandis que nous retournions à notre contemplation silencieuse l'un de l'autre.
Oui, nous vivions parfaitement heureux. Nos familles s'aimaient beaucoup, nous n'avions aucun nuage noir à l'horizon et nous avions même commencé à fonder notre propre foyer.
**FLASH-BACK**
« Franchement, Edward! Tu sais que je t'aime mais pourquoi il a fallu que tu fusilles du regard ce pauvre vendeur qui ne t'a strictement rien fait?
- BJ, ma petite et innocente petite chérie, je ne suis peut-être pas devin mais j'ai un très bon instinct en ce qui concerne les gens et je peux t'assurer que mentalement, et j'en mets ma main à couper, ce…Spike…
- Mike, me coupa-t-elle avec un sourire amusé.
- Oui, ce… Mike te déshabillait et te faisait des choses pas catholiques dans son esprit dérangé. Non! Ne lève pas tes yeux au ciel comme ça, tu crois que je ne t'ai pas vue, vile tentatrice, hum? Tu es à moi, déclarai-je en prenant ses lèvres contre les miennes et en l'entraînant dans un baiser destiné à lui faire perdre ses moyens.
- Tout à fait. Je t'appartiens, Edward, me reprit-elle sérieusement. Mais franchement, est-ce que moi, je deviens une femme des cavernes quand les autres femmes te dévorent des yeux, hum? Je n'aurais jamais fini si c'est le cas, tu sais? N'empêche, j'aurais bien voulu gifler cette allumeuse de première tout à l'heure.
C'était toujours divertissant de voir une BJ jalouse et je devais avouer que cela me plaisait énormément car ainsi, cela était un signe de plus qu'elle m'aimait. Or, là, j'étais forcé d'admettre que je ne voyais pas à qui elle pensait mais après tout, c'était normal. Après tout, je n'avais d'yeux plus que pour elle.
- Amour, tu veux bien me rafraîchir la mémoire? Je me demande bien où j'aurais pu faire tourner des têtes.
- Dans cette parfumerie, quand cette bimbo trop maquillée s'est avancée vers toi en roulant des hanches, m'ignorant totalement malgré nos mains liées pour faire d'une voix pseudo-sexy "hé toi, je m'appelle Catherine…".
- Ah…
Je me souvenais maintenant mais c'était trop drôle de la voir ainsi fulminer et s'essouffler de rage.
- Qu'elle se cherche son Heathcliff, d'accord, mais qu'elle aille pas me voler mon Edward…, acheva-t-elle dans sa barbe.
Je ne tins plus et la pris dans mes bras, la faisant voler et tournoyer au-dessus de moi comme une fillette. Elle ne resta pas énervée ni surprise bien longtemps car très vite, son rire se joignit au mien.
« Je t'aime Isabella. Toujours et à jamais.
- Je t'aime aussi Edward. Plus que jamais.
Nos proches s'étonnaient que nous ne nous appelions par nos prénoms que lorsque nous étions d'humeur sérieuse mais c'était nous et ça m'allait. Elle se défit de mon étreinte pour reprendre son souffle et me caressa lentement la joue. Lorsque nos regards se bloquaient ainsi l'un dans l'autre, le monde autour n'existait plus. Il n'y avait et n'y aurait qu'elle.
Elle m'adressa un sourire éclatant puis, alors que nous nous promenions au hasard des rues, elle insista pour que l'on entre dans un refuge pour animaux. Une heure plus tard, nous en ressortîmes avec un chiot dans les bras de ma douce.
- Dis-moi, mon amour, pourquoi tu as voulu le prendre, déjà? Que vont dire tes parents?
- Oh, arrête de ronchonner. Tu craques autant que moi pour cette boule de poils, n'est-ce pas Fitzwilliam?
A l'énoncé de ce prénom sorti tout droit d'Orgueil et Préjugés, je crus que j'allais m'étrangler de rire. Fitzwilliam? Sérieusement? J'espérais seulement qu'elle aurait de meilleurs goûts pour nos futurs enfants…. Futurs enfants? J'y pensais déjà après un mois??? Je me secouai la tête.
- Amour, maintenant, il va falloir qu'on lui trouve une Lizzy. C'est malin!
- Mais non. On aura qu'à appeler notre fille Elisabeth, dite Lizzy. En plus, c'est le deuxième prénom de ta mère alors c'est tout bon!
Elle m'avait répondu du tac au tac mais dès qu'elle eut prononcé ses dernières paroles, une teinte cramoisie se répandit sur ses joues et elle se mit à bégayer. Sans doute, craignait-elle que je ne m'enfuisse en détalant comme un lapin. Je ne la laissai pas plus s'empêtrer et lui fis comprendre que j'étais heureux qu'elle envisage notre futur ainsi en plantant ma bouche sur la sienne et en l'entourant de mes bras.
-Chérie. N'aie pas honte de parler ainsi car je le veux autant que toi. »
Ses yeux s'illuminèrent et ce fut comme si j'avais été plongé dans le noir pour avoir des guirlandes s'éclairer tout autour de moi. Nous rentrâmes à la maison et commençâmes à aménager ce qui serait la maison de Fitz.
**FIN FLASH-BACK**
Nos vies étaient indubitablement et irrémédiablement liées et désormais il ne nous restait plus qu'un cap à franchir pour que cela soit officiel. Un cap que je m'apprêtais à franchir…
Dès le début de notre relation, je savais que j'allais l'épouser et j'attendais le bon moment. Finalement, je sentais que ça y était. Elle avait enfin réussi à surpasser sa peur que je ne la quitte et à comprendre que quoiqu'elle fasse, elle ne se débarrasserait jamais de moi. Je l'avais bien trop dans la peau pour ça et elle le savait enfin. Complètement.
J'allais officiellement lui demander sa main. Demain. Pour notre demi-anniversaire.
Mais pour l'heure, je devais me concentrer sur la surprise que je lui préparais.
Je me rendis au Breaking Dawn pour rejoindre tous mes amis et BJ après mes derniers cours. J'avais pu prendre une passerelle et entrer directement en dernière année d'école de journalisme. Cependant, je ne regrettais pas mes années en littérature. Désormais, je savais que c'était une passion, un hobby pour moi plus qu'un métier. J'avais enfin trouvé ma voie. Dans tous les sens du terme.
Dawn, la patronne du bar qu'elle avait baptisé de son prénom, avait été durablement impressionnée par le talent musical de BJ et lui avait gentiment proposé d'assurer contre rémunération, une courte représentation, deux à trois fois par semaine. Mais BJ, modeste et manquant totalement de confiance en elle avait accepté de chanter et de jouer pour nous, sans être payée. Elle ne pensait pas le mériter.
Dawn avait alors insisté et elle avait seulement demandé à ce qu'on puisse consommer gratuitement. Nous tous. Quand je dis que BJ ne pensait pas à elle-même et était généreuse!
Emmett et Rosalies'étaient mariés il y a peu de temps avec un temps magnifique et dans le bonheur le plus complet et nous avait rejoints pour une soirée entre amis avec Alice et Jasper. Finalement, peut-être qu'Emmett avait raison lorsqu'il déclarait que nos mariages se suivraient. Peut-être était-ce inscrit dans les étoiles.
Je passai le pas de la porte d'entrée. Dawn m'aperçut et prit le micro:
« Bonsoir, avant que Bella nous régale les oreilles, il y a quelqu'un qui voudrait faire une surprise. Je le laisse s'exprimer tout seul. Edward…
Je le rejoignis rapidement. Je portai mon regard sur ma moitié et lui adressai mon plus beau sourire même si au fond de moi, j'étais mort de peur. Et si ma voix me trahissait et me jouait des tours pour aller ressembler à celle d'Alice?
- Bonsoir, c'est la première fois que je fais une chose aussi folle mais ce soir, je veux montrer à la femme que j'aime, lui faire ressentir tout ce qu'elle me fait quand elle rit ou quand elle me regarde de ses yeux bruns. Cette chanson, c'est la tienne, Isabella Swan. »
La musique commença. J'entonnai les premières notes en la fixant. Je n'étais là que pour elle. Ne vivais que pour et grâce à elle. D'accord, je l'avoue, c'était aussi un moyen pour ne pas perdre les pédales.
[Titre: Unchained Melody des Righteous Brothers. Pas besoin de lien. Si?]
Elle apprécia le choix de ma chanson, ce qui ne m'étonna pas car je savais que celle-cil'avait énormément touchée quand elle avait vu Ghost. A la fin, mû par l'adrénaline et l'amour qui débordait de ses prunelles, je décrochai le micro et me dirigeai vers elle. Elle se leva et prit ma main. Des larmes silencieuses coulaient mais en cet instant, j'oubliai que du monde nous entourait. Nous étions dans notre bulle. Seuls. Et j'allais demander sa main.
Quand j'eus fini, elle se jeta à mon cou, m'embrassant et me remerciant mille fois pour ma surprise. Je pensai malicieusement que demain, elle allait adorer sa surprise et Dawn vint me féliciter avant de rappeler à BJ qu'elle allait devoir assurer sa prestation.
« Ed, comment tu as eu cette idée?
- En t'écoutant. A chaque fois, quand ta voix se lève, j'attrape la chair de poule et ce n'est pas à cause du froid mais à cause de ce que je ressens alors. Tu me fais rêver, BJ.
Elle se blottit contre moi, ses bras enserrant ma taille.
- Je t'aime Edward. Toujours et à jamais.
- Moi aussi Isabella, je t'aime. Plus que jamais.
- Bon, les amoureux, c'est pas tout ça mais on n'est pas là pour vous voir vous bécoter comme ça, interrompit Rosalie en s'esclaffant avec son mari.
- Ben oui, Bell's, t'as un job à faire.
- C'est bon, j'ai compris. Désolée, Ed.
Elle m'adressa un regard d'excuses en lâchant ma main.
- Vas-y, tu sais que je t'attendrai (toujours).
Elle monta sur scène. Les spots l'éclairèrent et elle chercha mon visage. Trouvé! Elle sourit.
-Hey! Après l'homme, la femme! Ha ha ha. Comment vous voulez que je rivalise avec lui, franchement? Je n'aurais jamais pensé à faire un truc aussi fou! Alors, tout ce que je peux faire, c'est lui dédier cette soirée. Celle-là et toutes les autres, finit-elle.
J'eus envie de me précipiter et de me prosterner à ses pieds. Elle me rendait littéralement fou d'amour!
Sammycomme elle nommait Billy et Sam, ses amis du Conservatoire avaient pourvu le bar d'instruments quand ils avaient appris que BJ performait plusieurs fois par semaine.
Elle s'assit donc devant le piano et je sus qu'elle ne chantait que pour moi quand elle éleva sa voix. Nous ne nous quittâmes des yeux à aucun moment et notre amour s'exprimait par ce moyen. Entre autres.
[Titre: I'm yours de Jason Mraz. Ne me dites pas que vous avez besoin d'un lien, si?]
Quand elle eut fini, je la rejoignis et lui susurrai à l'oreille les paroles qu'elle venait de me déclamer :
« Je n'hésiterai plus. Non, plus du tout. Ca ne peut plus attendre, j'en suis sûr. C'est notre destin, je t'appartiens. »
Emerveillée, elle me répéta à quel point elle m'aimait en m'embrassant.
[AN: A la façon des scènes coupées de DVDs, vous trouverez le passage "lemon" tout en bas de mes notes (inutiles).]
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N/A 1 :Au prochain et dernier chapitre : la demande en mariage d'Edward. Spoiler: En fait, il y en aura plusieurs. Vous comprendrez pourquoi en revenant faire un tour!
2 : La petite minute qui ne sert à rien. Saviez-vous le titre d'Orgueil et Préjugés est directement lié à un autre roman, Cecilia de Fanny Burney? D'ailleurs, HELP! J'ai fait l'acquisition du DVD (ben oui, seulement , maintenant) mais aucune trace de fin alternative dedans. Une bonne âme charitable pourrait-elle m'en décrire le contenu? Moralité: Les achats par internet, faut s'en méfier.
3: Une review pour un teaser parce que les reviews, c'est comme avoir un Darcy qui vous déclame "En vain, ai-je lutté, je ne peux plus réfréner mes sentiments. Laissez-moi vous dire comme je vous admire et vous aime. " *Soupire et rêve*
4 : Je participe au concours organisé par Allocop "Bella et Edward- Une rencontre, une nuit". Vous pourrez lire mon OS "Love me, hate me but please don't leave me" sur mon profil et les votes commencent le 8/11. Là, c'est plus proche, comme date, non?
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Orgueil et Préjugés et Zombies… Vous avez certainement entendu parler de ce livre parodique. C'est la rencontre délirante entre le roman culte de Jane Austen et... des milliers de morts-vivants. Le résultat : un livre qui pour les trois quarts est du pur Jane Austen, le récit des intrigues matrimoniales qui animent le petit village anglais de Meryton; le quart restant, ce sont les zombies, qui attaquent inlassablement les habitants de ce paisible village. Car, dans cette version d'Orgueil et préjugés, une terrible calamité s'est abattue sur l'Angleterre : les morts se sont réveillés et en veulent terriblement aux vivants. Non contentes de trouver un mari, les Bennet doivent se défendre contre les zombies, autrement dit les 'innommables' ; entre deux tasses de thé chez le châtelain voisin, elles sortent leurs dagues et massacrent allègrement les suppôts de Satan.
Forcément, vous avez envie de crier au scandale mais lorsque vous le lisez à tête reposée et dans une optique de distraction, ça se laisse lire et c'est distrayant. Alors, pour celles qui ne connaissent pas le chef-d'œuvre de Jane Austen, laissez-vous tenter en vous offrant les deux livres!
Commençons par la toute première phrase du livre :
« C'est une vérité universellement reconnue, qu'un zombie ayant dévoré un certain nombre de cerveaux est nécessairement à la recherche d'autres cerveaux. »
Ensuite, un petit extrait du chapitre 21 :
- Oh non ! s'exclama Jane. Non, ce n'est pas possible !
Un zombie femelle mort depuis longtemps sortit des bois en titubant, ses habits modestes légèrement déchiquetés, ses cheveux fragiles noués en un chignon si serré qu'il commençait à lui arracher la peau du front. Dans ses bras, elle tenait quelque chose d'excessivement rare, quelque chose que les sœurs n'avaient jamais vu et qu'elles n'auraient jamais voulu voir : un bébé innommable. Le bébé s'agrippait à la chair du zombie femelle en émettant des glapissements fort déplaisants. Elizabeth leva son mousquet, mais Jane s'empressa d'en saisir le canon.
- Non, il ne faut pas !
- As-tu oublié ton serment ?
- Lizzy, c'est un bébé !
- Un mort-vivant en réduction, pas plus vivant que le mousquet avec lequel je vais lui imposer le silence.
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Pas très important mais j'ai longuement hésité sur la question de savoir si j'intégrais ce lemon ou pas et finalement, vu les dernières répliques du chapitre, je voulais rester sur une note romantique. Donc, voici la fin que j'avais originellement prévue.
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« Je n'hésiterai plus. Non, plus du tout. Ca ne peut plus attendre, j'en suis sûr. C'est notre destin, je t'appartiens. »
Emerveillée, elle me répéta à quel point elle m'aimait en m'embrassant. Je savais que nous étions observés par plusieurs paires d'yeux mais je n'en avais cure. Tout ce que je voulais, c'était profiter de ma douce et lui montrer mon amour. A ce moment-là, je la désirais plus que tout. Nous passâmes quelques heures avec nos amis, discutant et riant en nous racontant des histoires de jeunesse. Fitz pointa le bout de son museau depuis le sac de BJ et chouina parce qu'il avait soif. Ses gémissements furent remarqués par Dawn qui s'approcha de nous tandis que BJ baissait la tête comme une enfant prise en faute.
« Tiens, je rêve ou il y a un adorable petit chiot là-dedans?
- Je suis désolée Dawn, ou plutôt non. Je ne pouvais pas le laisser tout seul à la maison alors euh… je l'ai embarqué…. Mais, se reprit-elle en s'enflammant, je te promets que Fitzwilliam est sage comme une image. Il a juste envie d'un peu d'attention et….
- Respire, Bella! Je ne vais pas le mettre dehors quand même! Il peut rester à la condition que je puisse le voir plus souvent. Il est trognon!», se pâma-t-elle.
Je ris avec les autres. Encore une qui craquait pour ce chenapan de Fitz! Evidemment, nous savions que BJ bénéficiait d'un traitement de faveur car elle et Dawn étaient devenues avec le temps de bonnes amies mais il n'empêchait pas qu'elle craque sur les chiots. Ce n'était pas pour rien qu'elle possédait des huskies. Ses trois animaux étaient de vrais mastodontes! Je me demandais comment elle faisait pour les gérer au milieu de voisins vieux et désagréables.
Finalement, le moment vint de se séparer et j'aidai ma dulcinée à se préparer tandis qu'Emro et Jalice nous quittaient.
« Tu es prête à rentrer, demandai-je en caressant ses cheveux tendrement.
- Oui, allons-y. »
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Nous ne fîmes pas rentrés depuis cinq minutes dans la maison que les vêtements virevoltaient autour de nous tandis que Fitz rejoignait sa maisonnette campée dans le sellier.
« Et Laurent, eus-je la lucidité de demander.
- Congé… Pas là, m'encouragea-t-elle à continuer mes caresses.
- Bien, parce que je ne tiendrai pas jusqu'à l'étage.»
Elle ne répondit pas, se contentant de gémir rauquement et de me déshabiller tandis que j'en faisais de même avec sa robe qui avait toute l'après-midi aiguisé ma vue en dévoilant peu ou pas assez sa poitrine. Qu'est-ce qu'elle me rendait fou! Je fis passer l'étoffe au-dessus de sa tête et nous plongeâmes dans les profondeurs… du canapé.
J'admirai la moindre courbe, le moindre centimètre carré de BJ. J'étais en pleine dévotion devant elle. Elle était et serait toujours le soleil qui illuminerait mes jours et mes nuits. Elle était les mots qui donnaient sens aux chansons. Tous les mots. Les blanches, les noires, les croches, elle était tout ce qui rythmait ma vie. Elle était ma vie.
Sans un mot, elle fit passer sa jambe par-dessus mon corps et me chevaucha. Je l'entourai de mes bras tandis que doucement, elle se nichait dans mon cou. Elle caressa délicatement mon avant-bras, déclenchant une vague de frissons délicieusement euphoriques. Je me penchai, enfouissant mon nez dans sa chevelure soyeuse. Framboise et muguet, tout ce qui la symbolisait. Elle huma avec contentement et elle se serra contre moi, appuyant ses jambes contre les miennes et son bassin contre le mien. Elle tourna son visage vers moi et je plantai un baiser doux contre ses lèvres parfaites. Elle sourit radieusement et je ne pus qu'en faire de même.
« Je t'aime Isabella.
- Je pense qu'il n'y a que venant de toi que j'aime entendre mon prénom entier comme ça, rit-elle allègrement. Je t'aime aussi, Edward. »
Ses caresses douces et tendres devinrent plus urgentes, déclenchant un feu en nous, poussé par le besoin indéniable de fusionner et de ne former plus qu'un. Notre respiration se fit erratique, ma langue ne voulait pas lâcher la sienne une seule seconde. Nos mains se mouvaient d'elles-mêmes. Les siennes dessinaient en-dessous de mon t-shirt, des grands cercles sur mon torse, descendant peu à peu vers mon nombril puis vers le bas, jusqu'à la résistance opposée par mon pantalon. En même temps, les miennes descendaient le long de ses côtes et pétrissaient sa peau si fragile. Je ne pus réprimer un gémissement lorsque j'attrapais à pleines mains ses seins fermes et rebondis qui me dévoilaient son excitation. La façon dont elle pointait et dont elle respirait, de façon saccadée, envoyèrent des impulsions électriques directement dans mon érection. Je ne perdis pas de temps et suçai goulûment un de ses tétons tandis que de mon autre main, je la caressais en massant de temps à autre sa poitrine.
Elle s'arqua en gémissant, plantant ses ongles courts sur mes épaules et elle ondula ses hanches, réclamant désespérément la friction que je ne lui refuserai jamais. J'embrassai le creux de ses reins en enlevant la culotte de soie qu'elle portait. Sexy, eus-je le temps de penser. Tout le long du chemin que le tissu parcourait, je léchais et aspirai doucement la moindre parcelle de peau qui se présentait. Une fois qu'elle fut nue, je le relevai et m'occupai d'ôter ma chemise. Je ne fis pas grand cas de mon pantalon ni de mon boxer et je me retrouvai aussi nu qu'elle. Elle n'attendit pas que je revienne sur elle. Elle se releva et m'embrassa tendrement, entourant de ses jambes mon corps et s'appuyant sur mes épaules pour s'installer confortablement sur moi.
Sans perdre de temps, elle descendit ensuite sa main vers mon pénis et après lui avoir administré quelques va-et-vient, le guida vers son entrée. Je pouvais sentir qu'elle était déjà prête par l'odeur sucrée de mouille qui s'en dégageait. Je la pénétrai alors d'un coup de rein et nous soufflâmes ensemble.
Je ne me lasserai jamais de lui faire l'amour. C'était une certitude. Elle se frictionna contre moi, gémissant et se laissant aller. Je la laissai aller à son rythme, savourant chaque frottement, chaque mouvement et baladai mes mains sur sa poitrine qui tressautait fièrement à chaque assaut. Ses doux cris haletants scandaient une mélodie tandis que je m'attelai à m'enfoncer en elle, toujours plus profondément, toujours plus loin. Elle commença à crier mon prénom, signe qu'elle allait jouir.
« Viens avec moi, bébé. »
Enfin, elle jouit sur moi. Son jus se déversa sur mon engin pendant que ses parois se contractaient autour de lui. Elle continua de me serrer contre elle du mieux qu'elle pouvait et cela, combiné aux mouvements qu'elle imprimait sur moi, me fit à mon tour exploser en elle. Elle ne se retira pas pour autant de ma verge et elle m'embrassa tendrement.
Nous repartîmes dans notre danse sensuelle en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire bientôt, fatigués et repus, nous rejoignîmes enfin le lit après avoir dîné dans la cuisine et savouré le plat que BJ avait amoureusement concocté pour nous. Sans compter le dessert, enfin, les desserts, car je me délectais de ma belle sans m'en lasser.
Avant de nous endormir, je déposai un dernier baiser sur son front alors qu'elle se nichait dans mes bras. Je humai avec délice son parfum et soufflai presque inaudiblement :
« Je t'aime Isabella. Toujours et à jamais.
C'était devenu notre rituel pour signifier que notre amour était éternel et immuable.
« Je t'aime aussi Edward. Plus que jamais. »
Et demain, notre destin serait scellé.
