Disclaimer : Dans une dimension parallèle, Stephenie m'a donné ses droits. Si, si.

Chanson du chapitre : I'm so excited des Pointer Sisters.

AN: Certaines m'ont demandé pourquoi je n'avais pas intégré le lemon à la fin du chapitre. L'explication est toute simple en fait. C'est comme les films, on a des scènes coupées mais même si on se dit qu'elles mériteraient d'être intégrées dans la bobine, on est bien content d'avoir des bonus dans le DVD.


« En essayant continuellement on finit par réussir. Donc : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche. »

Jacques ROUXEL, Les Shadoks.


Ch 23 :Rendez-vous pour l'éternité

« DEBOUT LES JEUNES! C'EST JOURNEE MENAGE AUJOURD'HUI!

- Non, cinq minutes, grommela BJ en enfonçant son oreiller sur sa tête.

- BJ, exhortai-je en parsemant de bisous ma belle, courage, profitons plutôt de ce beau soleil.

-Hmmph… », conclut-elle en se cachant sous la couette tandis que je pouffais doucement.

Je contemplai pendant un long moment le corps de ma tendre endormie, réalisant à quel point j'étais chanceux. Qui, dans ce monde, à part mes parents et mes amis, pouvait affirmer avoir trouvé sa moitié, son âme sœur? J'avais conscience que cela n'était pas donné à tout le monde et alors que d'autres auraient peur, j'étais fébrile d'impatience. La partie un de mon plan était enclenchée.

** FLASH-BACK**

La veille :

Cette phase un consistait à m'assurer de la complicité de Laurent. BJ ne devait se douter de rien. Je voulais qu'elle soit totalement surprise.

Je savais qu'elle considérait Laurent comme un membre de sa famille et à ce titre, sa bénédiction comptait autant que celle de ses parents. Seulement, comme ils passaient leur temps à voyager… D'un côté, je n'avais pas à appréhender leur réaction même si je savais qu'ils m'appréciaient mais de l'autre, j'aurais souhaité demander à Charlie la main de sa fille comme la tradition le voulait.

Cependant, je comprenais mieux avec eux pourquoi BJ était aussi indépendante et n'aimait pas qu'on s'inquiète pour elle. Quand je l'avais rencontrée, elle ne comptait que sur elle-même, ne s'appuyait sur personne. Mais désormais, je ferai tout pour qu'elle sache que j'étais là pour longtemps et que je la soutiendrai, pour le meilleur et pour le pire.

Avant de rejoindre les autres à la Tentation, je laissai un mot à l'attention de Laurent, lui expliquant mon plan et les raisons pour lesquelles j'avais besoin de lui. J'ignorais s'il marcherait avec moi mais je le saurais bien assez vite.

** END FLASH-BACK**

En effet, c'était lui qui nous avait réveillés en début de matinée, Fitz à l'appui pour aboyer à notre porte, comme prévu pour nous jeter hors de la maison. Le but étant de décorer le salon pendant son absence. Je devais revenir dans la journée afin de déposer des pétales de rose un peu partout dans le salon et m'atteler à d'autres préparatifs. D'ailleurs, cela me rappela que je ne devais pas oublier d'acheter du champagne et de préparer le seau avec les glaçons.

Lorsque nous fûmes presque sortis, Laurent retint BJ quelques secondes. Il devait lui chuchoter qu'elle pourrait revenir en fin d'après-midi mais à la manière dont il s'y prit, comme s'il avait été un espion en mission secrète, j'eus envie de rire aux éclats. A voir la tête qu'elle faisait, elle devait se demander s'il n'était pas devenu paranoïaque. Malgré mes tremblements, je n'en fis rien et me retins, rattrapé par la nervosité.

Je lui donnerais la meilleure soirée qui soit!

Nous nous dirigeâmes ensuite vers chez moi où ma mère nous accueillit, au bord des larmes. Ce fut à peine si je ne levai pas les yeux au ciel. Moi qui pensais qu'elle avait eu le temps de digérer la nouvelle et qu'elle n'en ferait pas toute une montagne.

** FLASH-BACK**

Phase deux, aller à la bijouterie et obtenir l'aide de ma famille.

Trois jours avant:

Je me réveillai, aux anges comme tous les matins depuis six mois. J'admirai le visage parfait et sculpté de ma belle. Je me retins de passer mes doigts sur son visage. Je ne voulais pas risquer de la réveiller et elle avait besoin de récupérer. Nous avions eu une très courte nuit…

Mon côté midinette se réveilla immédiatement et avec raison! Quel homme se plaindrait d'avoir une femme insatiable au lit? BJ était vraiment la femme parfaite.

Je me levai et m'habillai le plus silencieusement possible. Je trouvai une feuille de papier et gribouillai en vitesse un mot pour qu'en se levant, BJ ne s'inquiète pas de mon absence. Je me retournai une dernière fois avant de fermer la porte de la chambre. Bon sang, qu'est-ce que je l'aime, pensai-je pour la énième fois.

Laurent était en train de s'affairer dans la cuisine en sifflotant et je bus une gorgée de café avant de me mettre en route. Il n'était que huit heures du matin et j'avais encore une bonne heure avant que la boutique n'ouvre.

« Bonjour, tu sembles de bien bonne humeur! Bien dormi?

- Oh oui. Vous pourrez dire à BJ que je reviens très vite? J'ai une petite course à faire!

- Bien sûr. Tâche d'être prudent en route!

- Je n'y manquerai pas! A tout à l'heure! »

Laurent était un peu comme un ange-gardien pour moi. Si je devais le décrire par un métier, je dirais barman car il était toujours à l'écoute de vos états d'âme et pansait vos blessures. Il aurait fait un bon médecin, peut-être même autant que Carlisle.

La circulation n'était pas très dense à ce moment de la journée et j'en profitais pour prendre un bain de soleil. D'habitude, j'étais le premier à me cacher de ses rayons mais aujourd'hui, sûrement grâce à ma bonne humeur, j'étais d'humeur à tout affronter.

Je franchis le pas de la porte de la boutique et la vendeuse vint m'accueillir avec un grand sourire. Bree m'avait reconnu. En même temps, ce n'était pas bien difficile car j'étais venu ici moins de quatre mois auparavant pour Noël.

« Bonjour, Monsieur. Je suis sûre que vous venez pour une bague!

Je lui souris radieusement. Comment ne pas l'être? Comme quoi, elle avait raison lorsqu'elle affirmait qu'elle me reverrait très vite!

- Eh oui! Je souhaite lui offrir un symbole fort pour appuyer et concrétiser ma demande et puis, je pense aussi à ma mère et ma sœur qui se feront un plaisir de l'admirer avec ma future fiancée.

- Vous êtes si attentionné! Si j'avais votre âge et que Riley n'était pas avec moi, je vous aurais mis le grappin dessus! Ha ha ha!

- Ha ha ha! Merci à vous mais j'ai déjà trouvé la femme de ma vie et je la garde! Par contre, je vous promets que vous recevrez une invitation à notre mariage!

- Je viendrai avec plaisir! En attendant, voyons si on peut trouver votre merveille. Hum?

- Oui mais en fait, je n'ai aucune idée de ce que je veux acheter, avouai-je, penaud.

Bree me fit un sourire rassurant et ses yeux s'illuminèrent. Je me fis la réflexion qu'elle serait une merveilleuse grand-mère si elle ne l'était pas encore.

- Pas de problème! Regardez tout votre soûl. Vous ne passerez pas à côté d'elle sans flasher dessus. Foi de Bree!

- Merci vraiment beaucoup. »

Je flânai au hasard dans les rangées. Les bijoux étaient tous plus beaux les uns que les autres mais aucune bague n'attirait mon attention. Mon père avait toujours dit que lorsqu'il avait trouvé la bague de ma mère, c'était comme si elle l'appelait et je voulais qu'il en soit de même pour moi. J'avais toujours pensé que ce serait un présage de bonheur mais désormais, avec ma BJ, je savais que je n'avais pas besoin de ce genre de signes. Avec elle, je serais forcément heureux. Nous le serions tous les deux.

****

Or blanc, or jaune…. Petits ou grands diamants… Bon sang, pourquoi n'arrivais-je pas à me décider? Je commençais à perdre patience et tous les bijoux dansaient devant mon esprit embrumé.

Encore cinq minutes, m'encourageai-je et je demande conseil. Quoique… J'étais énervé et frustré. Comme BJ, je n'aimais pas dépendre des autres et puis, je voulais choisir ma bague tout seul; c'était personnel!

Tout en divaguant et en marmonnant, je passai devant une vitrine et je m'immobilisai. J'écarquillai les yeux et me les frottai. Non, je n'avais pas rêvé. Comment avais-je fait pour passer devant elle sans la remarquer avant? Ou plutôt…. Attendez! Je clapai presque des mains devant ma bouche. J'étais en transe.

Je l'avais enfin trouvée. Cela faisait une heure que j'arpentais les allées de la boutique et je l'avais enfin dénichée. LA bague! Je ne pouvais plus me détacher les yeux de celle-ci, de peur qu'elle ne s'évapore.

Bree s'approcha doucement de moi et se plaça à mes côtés.

« Je vois que vous l'avez trouvée, n'est-ce pas?

La gorge nouée, j'acquiesçai du chef. Elle était parfaite, à l'image de ma tendre moitié. C'était un anneau en or blanc avec un cœur de diamant finement ciselé. [Voir lien au ch19 alternatif dans mon profil.]

Le cœur symbolisait le mien parce qu'il lui appartenait pour l'éternité et l'anneau, c'était elle car sans elle, je n'étais rien. Je n'avais pas de sens. Elle me donnait un but à poursuivre. Oui, cette bague, c'était complètement et irrémédiablement nous réunis. Un amour pur, fort et inaltérable pour toujours.

- Laquelle est-ce?

Je lui désignai l'objet de ma convoitise.

- C'est un très bon choix. Je suis sûre qu'elle va l'adorer. C'est simple et en même temps, c'est sophistiqué. Tout ce que les femmes aiment.

Elle porta le bijou devant ses yeux et vérifia que la taille était bien celle que je voulais avant de l'emballer dans un superbe écrin. En s'esclaffant, elle me fit la remarque que si je voulais compléter la parure avec le pendentif et maintenant la bague, il ne manquait plus qu'à faire l'acquisition d'un bracelet et d'une paire de boucles d'oreille. Cela tombait bien car en plus, son anniversaire tombait dans six mois, rîmes-nous.

En même temps que je réglais mon achat, je ne pus m'empêcher d'examiner la photo qui se trouvait dans cadre derrière elle. Elle la représentait avec un homme, sûrement son mari Riley et leur enfant, une petite fille. Elle remarqua mon regard et elle me tendit la photo avec un énorme sourire attendri.

- Vous avez sûrement deviné que c'était mon mari et là, c'est notre petit trésor. Elle s'appelle Maggie; elle est notre petit rayon de soleil.

- Elle semble adorable. Quel âge a-t-elle?

- Elle a douze ans. Elle entre en sixième et elle fait déjà craquer bien des garçons à son âge. Ha ha ha!

- Je n'en doute pas, elle est jolie.

Le ticket sortit de la machine et je lui rendis son cadre tout en prenant mon sachet en main. Elle me sourit.

- Et voilà Monsieur! N'hésitez pas à revenir! Je me ferai un plaisir de vous conseiller à nouveau!

- Merci encore Bree. Bonne journée!

- Elle l'est toujours lorsque je vois des jeunes gens aussi amoureux. Ca donne de l'espoir pour le futur! »

Nous nous saluâmes une dernière fois avant de nous quitter. Bree était une femme chaleureuse et sa bonne humeur vous contaminait forcément. Elle nous faisait prendre du plaisir à dépenser une fortune dans des petites choses insignifiantes mais je n'éprouvais aucun regret car je savais que BJ serait comblée. J'étais vraiment fier de ma bague. Si j'avais été une femme, j'aurais souhaité que l'on m'offre la même.

Je repassais à la maison pour déposer mon achat avant de rejoindre ma belle. Lorsque je franchis le pas de la porte, un lutin échevelé me sauta au cou.

« Edward! Qu'est-ce que tu fais là? Tu es matinal? Où est Bella? Elle va déjeuner avec nous? Tu vas…

- Alice, respire, la coupai-je, déjà épuisé rien que de la voir aussi en forme.

Elle m'obéit, pour une fois, et attendit en trépignant que je lui réponde. Je levai les yeux au ciel. Apprendrait-elle un jour à ne pas se montrer aussi impatiente? Jazz devait avoir beaucoup de travail avec elle. Je me demande comment il fait, soupirai-je, amusé.

- Eh bien, dis-donc, j'ai plus le droit de rentrer à la maison, c'est ça? Je suis rentré parce que j'ai à vous parler à tous donc tu vas devoir attendre. Allez, vas dans le salon. Je vais chercher les parents.

Elle sautilla vers ladite pièce. Si je ne savais pas mieux, j'aurais pu croire qu'elle lévitait tellement elle se mouvait avec grâce. J'inspirai longuement. Je me dirigeai vers la cuisine et trouvai ma mère, allongée sous l'évier. Apparemment, nous avions encore des problèmes de fuite d'eau mais je faisais confiance à Esmé pour le régler rapidement. Elle était une bricoleuse hors-pair.

- Maman? Où est papa?

- Il est de repos aujourd'hui alors il est en train de jardiner. Les rosiers ont besoin d'être taillés. Pourquoi?

- En fait, je voudrais vous annoncer quelque chose. C'est possible?

Elle sembla inquiète mais néanmoins, elle répondit.

- Oui. Je vais chercher Carlisle, nous te rejoignons tout de suite.

Elle me laissa seul et sortit de la pièce en se dirigeant dehors. En attendant qu'ils reviennent, je m'assis sur le canapé en tentant tant bien que mal d'ignorer les interrogations harassantes de ma sœur. Des bruits de pas se firent entendre puis je sus qu'ils étaient entrés dans le salon. Je me levai pour les accueillir et sentis une boule d'angoisse se former dans mon estomac.

- Alors, fils, de quoi veux-tu parler?

J'attendis quelques secondes avant de lâcher la bombe. Je fermai les yeux brièvement avant de me jeter à l'eau.

- Je vais demander à BJ de m'épouser.

Leur réaction ne se fit pas attendre. Alice cria en sautant comme une petite puce sur ses pieds, Esmé porta une de ses mains devant la bouche et l'autre sur le cœur et Carlisle me sourit brillamment.

- Fils, nous sommes si contents pour toi!

J'étais touché qu'ils partagent tous mon enthousiasme. Après tout, notre histoire à BJ et moi n'était que récente. Elle ne datait même pas d'un an et nous étions encore jeunes mais nous avions partagé tant de choses que pour moi, c'était la chose la plus juste à faire. C'était une évidence. BJ était faite pour moi.

- Oui, je suis heureuse pour vous deux. Vous le méritez bien! Ma meilleure amie et mon frère vont se marier! Je vais avoir une nièce ou un neveu et je serai la super tante qui….

- Oh là, doucement, petite sœur! Ne mets pas la charrue avant les bœufs. Déjà le mariage en premier. On avisera ensuite.

Esmé s'avança vers moi, les yeux embués. Elle se retenait fort pour ne pas pleurer. Elle était si sensible!

- Mon petit garçon a grandi! Il est devenu un bel homme, renifla-t-elle. Alors, ça y est, tu vas te jeter à l'eau, hein?

- Oui. Ca fait longtemps que j'attendais ce moment et maintenant, je sens qu'il le faut.

Je ne pouvais plus attendre pour partager mes jours et mes nuits avec BJ. Je voulais passer le reste de ma vie avec elle et pourquoi attendre? BJ et moi, c'était écrit dans les étoiles.

- Nous le pressentions depuis le début avec ta mère, ha ha ha. Mais fils…

- Oui?

- Continue à prendre soin d'elle, d'accord? Nous aimons Bella et tu n'as pas intérêt à la blesser.

- Ha ha ha. C'est ce que maman m'a dit quand on a commencé à se voir.

- Ha ha ha. Ca ne m'étonne pas. Et fils, félicitations!

- Merci papa.

Nous nous accolâmes tous ensemble. J'étais heureux d'avoir la bénédiction de ma famille et cela ne fit qu'accroître mon amour pour eux. Je savais qu'ils souhaitaient mon bonheur et le fait qu'ils ne jugent pas ma décision me le confirmait. Ma famille était extraordinaire.

- Alors, tu vas lui demander quand?

- Dans trois jours, paniquai-je.

Et si rien ne se passait bien? Et si elle ne voulait pas? Et si elle réalisait qu'elle était trop parfaite pour moi? Et si…

- Ne t'inquiète pas. Je sais que tu t'en sortiras très bien.

- Merci petite sœur. Des fois, j'ai vraiment l'impression que tu peux voir dans le futur, tu sais? J'espère juste que tu ne te trompes pas. »

Après cela, nous discutâmes à propos de comment ils allaient m'aider et il ne restait plus qu'à les mettre en œuvre.

** END FLASH-BACK**

BJ bailla encore. Ma mère lui proposa d'aller prendre un bain pour émerger du sommeil. Evidemment, cela faisait longtemps que ce stade avait été dépassé donc elle accepta avec joie et monta lentement les marches. Nous l'observâmes, amusés et nous parlâmes avec contentement.

Alice ne tarda pas à se réveiller. Le moindre petit bruit suffisait à la tirer du lit. Elle tenait de Carlisle cette tendance à avoir le sommeil léger. Petite boule d'énergie, nous l'entendîmes crier à travers la porte:

« Bella! T'es là?

- Oui, Alice. Je prends un bain.

- Chouette, on va pouvoir sortir entre filles! »

Parfait, la phase deux était enclenchée. Alice descendit ensuite prestement les escaliers et me prit dans ses bras:

« AH! Je n'arrive toujours pas à croire que tu vas…

- Shh… Elle va t'entendre!

- Mais je suis si contente!

- Et moi donc!

- Félicitations, grand frère.

- Merci petite sœur.

- Je vais avoir une sœur, chantonna-t-elle.»

Nous rîmes de bon cœur. Elle continua à me taquiner gentiment et je la chatouillais quand BJ redescendit. Elle était clairement amusée par la situation et son sourire calme m'envoûta comme toujours. Décidément, je ne me lasserai jamais d'elle, songeai-je en échangeant avec elle un regard amoureux.

Après le petit-déjeuner, je la fis asseoir dans le salon pendant que j'irais me laver. Mais Alice me prit de vitesse et occupa la salle de bain sous mon nez. Mais, ce n'était pas le plan prévu! Je fronçai les sourcils puis anxieux, je rejoignis BJ sur le canapé. Avec elle, je me sentais léger. Mes problèmes disparaissaient.

Alice sortit enfin, habillée et pomponnée.

« J'ai fini! Edward, je t'emprunte Bella. Ne t'inquiètes pas, je te la rends avant ce soir. »

Sidéré, j'assistai, impuissant au kidnapping de ma belle par ma propre sœur qui partit en trombe en la prenant par la main. BJ eut seulement le temps de m'adresser un regard d'excuses et un baiser en l'air avant de disparaître.

OK, on dirait bien que je vais avoir toute la journée pour peaufiner les derniers détails, ricanai-je avec Esmé. Alice m'avait pris de court mais ce n'était pas plus mal. Après m'être préparé, je quittai la maison et déambulai dans la rue.

J'appelai le restaurant et m'assurai que le groupe de musiciens que j'avais commandé serait bien présent.

Après cela, Jasper me rejoignit et proposa de passer une après-midi "entre hommes" lorsqu'il sut que les filles en feraient de même. Il demeura immobile quand je lui annonçai la nouvelle et bientôt, il me prit dans une accolade et me félicita.

« Je me disais qu'Ally était médium mais en fin de compte, il s'avère que c'est Emmett, constata-t-il.

- Je me suis fait exactement la même réflexion, figure-toi, approuvai-je.

Nous rîmes brièvement avant que je ne m'interroge tout haut.

- Attends… Cela voudrait-il dire que tu vas demander ma petite sœur en mariage?

- Bien sûr. C'est une évidence! Je ne sais pas quand ni où, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'elle sera ma femme.»

Il bomba le torse, fier de cette révélation. J'opinai de la tête. Nous avions trouvé nos moitiés alors pourquoi nier que nous nous marierions?

Ensuite, je joignis Emmett. Il travaillait comme bibliothécaire depuis quelques jours mais comme c'était un travail à mi-temps en attendant que sa période d'essai soit achevée, il disposait encore un peu de temps libre.

« Allô?

- Emmett, c'est Edward. Je ne te dérange pas?

- Non, je viens de sortir du boulot. Qu'est-ce qu'il se passe?

- J'ai besoin de ton aide. Il faut que tu m'aides à choisir une tenue.

- Edward, tu sais que c'est un truc de filles, ça? Ha ha ha. Pourquoi tu me demandes ça?

- Je vais demander à BJ de m'épouser, lançai-je, tout à trac.

Le silence se fit. Je crus que nous avions été coupés. J'éloignai le combiné de mon oreille avant de le reprendre. Apparemment, il n'était pas cassé, pourtant.

- Allô? Emmett?

- J'arrive tout de suite. »

Une vingtaine de minutes plus tard, il me congratulait en m'étouffant littéralement. Quelquefois, je me disais qu'il fallait qu'il contrôle sa force car elle était comparable à celle d'un grizzli et il n'en avait aucune conscience.

« Rose va être contente de l'apprendre.

- Je pense qu'elle doit être au courant maintenant. Si je devine bien, elle doit être avec Alice et BJ pour faire les magasins.

Ce faisant, son téléphone vibra et il ouvrit son clapet pour lire le message qu'il venait de recevoir. Un grand sourire étira ses lèvres et je sus qu'il provenait de sa femme.

- T'as raison. Elle vient de m'envoyer un message. Ha ha ha. Je suis sûre qu'elle doit sauter comme une puce, là.

- Ha ha ha.

- Hum… Sérieusement, comment tu te sens, Edward?

Je savais que j'aurais dû me sentir nerveux mais il n'en était rien. J'étais tout ce qu'il y avait de plus serein au monde.

- Bien. Heureux. Je sais que c'est un grand pas mais j'ai l'impression d'avoir attendu toute ma vie pour ça.

Jazz et Emmett dodelinèrent de leur tête. Nous nous comprenions.

- Je te comprends. C'est ce que je ressentais avec Rosie.

- Ha ha ha. Comment tu t'y es pris, toi?

- Je n'ai rien fait de spécial. Enfin… Je l'ai emmenée au restaurant et quand on est arrivés, en allant parler au gérant, je lui ai donné ma bague pour qu'il la mette dans sa coupe de champagne, à la fin du dîner.

- Elle ne l'a pas avalée, nous esclaffâmes-nous.

- Ha ha ha. Non mais elle a failli s'étouffer avec et en recrachant la bague, elle pleurait. Je me suis inquiété mais tout ce qu'elle a fait, c'est me serrer contre elle en répétant inlassablement oui, oui, oui, je le veux.

- Ha ha ha. C'est une belle histoire.

-Ca nous fait un souvenir mémorable. Et toi, raconte-moi.

- Je l'emmène aussi dîner et au moment du dessert, des musiciens nous entoureront avec leur violon et pendant qu'ils joueront, je lui ferai ma demande.

- Quel romantique tu fais! Elle va adorer. Elle s'en souviendra toute sa vie, s'enthousiasma Jasper.

- J'y compte bien.

- Bon, on y va? »

Nous restâmes en ville à peu près trois longues heures avant de trouver le costume parfait.

Je ne comprendrai jamais comment font les filles pour rester aussi longtemps dans les boutiques… Heureusement que BJ différait complètement d'elles.

Ensuite, nous passâmes retrouver Laurent. Nous ne mîmes même pas une heure pour préparer la maison. Laurent m'indiqua que le champagne était dans le frigo et que Fitz serait dans sa niche lorsque nous reviendrions. Tout serait prêt.

Finalement, nous rentrâmes chez moi. Désœuvrés, ne pouvant aller nulle part d'autre car Rosalie et les filles se trouvaient chez Emmett – lui et sa femme avaient acheté une maison en banlieue un peu après leur mariage - nous passâmes l'après-midi à aider ma mère au jardinage. Cela m'aidait à tenir mon esprit occupé pour ne pas regarder l'heure et nous nous amusâmes comme des fous. L'espace de quelques heures, nous retrouvâmes notre âme d'enfant et Emmett prouva qu'il avait la main verte alors que Jazz… eh bien, il fallait bien avouer qu'il n'était pas doué du tout.

Je dus me préparer et Emmett m'aida à nouer ma cravate tandis que Jasper m'aidait avec mes boutons de manchette. Riant, ils firent remarquer qu'ils avaient l'impression d'être une femme, aujourd'hui et je me joignis à eux.

Ma bonne humeur ne pouvait pas être gâchée.

« T'as intérêt à nous raconter après, hein? »

J'acquiesçai. Je me rendis chez un fleuriste. BJ adorait les roses blanches. Je lui en pris un bouquet et allai retrouver ma dulcinée qui, pour l'occasion, se trouvait toujours chez Emro.

En homme galant, j'actionnai la sonnette. Rosalie m'ouvrit la porte et me laissa entrer avec de grands yeux brillants et un sourire complice.

« Attends ici. Bella! Tu peux descendre, cria-t-elle.

- J'arrive!

Je crus avoir une hallucination. Un ange descendait les marches. Elle était éblouissante.

Lentement, pour ne pas tomber, elle se rapprocha de moi, les yeux dans les yeux l'un de l'autre. Waouh!

Elle portait une robe noire sexy que j'avais envie d'arracher, avec des sandales à talon haut qui galbaient avantageusement ses jambes. Hum… je lui ferais bien l'amour avec seulement ces chaussures, fantasmai-je.

Son cou délicat était orné d'une petite chaîne avec un pendentif en forme de cœur – je me réjouis car c'était ce que je lui avais offert comme cadeau de Noël – et ses cheveux, délicatement bouclés pour l'occasion, descendaient en cascade, couvrant ses épaules mais juste assez pour me donner envie de les écarter et d'embrasser chaque parcelle de son dos.

Elle m'époustouflait! Et cette femme sublime m'appartenait.

« BJ, tu es magnifique.

- Remercie les filles. Elles ont fait un beau travail.

- Non, même sans ce maquillage, tu es superbe.

- Merci Ed. »

Nous nous mîmes en route et tout le long du trajet, je ne cessai de m'inquiéter: est-ce que tout allait bien se passer? Avais-je bien réservé une bonne table? Est-ce que les musiciens étaient bien là?

En me garant, je remarquai que BJ semblait perdue dans ses pensées. Je m'enquis de leur contenu et elle me sourit:

« Je me disais que le destin pouvait nous jouer de drôles de tours. Quand on s'est rencontrés, on passait notre temps à se disputer, à avoir des divergences d'opinion mais au lieu de suivre des chemins séparés, nous sommes restés ensemble, tu vois? Comme si quelque chose nous retenait l'un à l'autre. Le destin. L'amour. Les deux ensemble, même. Jamais je n'aurais imaginé que tu veuilles de moi de la même façon que moi. Jamais je n'aurais pensé tomber amoureuse mais c'est arrivé. Je t'ai donné mon cœur et je ne l'ai jamais regretté. Même avec Tanya, jamais. Je pensais pouvoir vivre sans toi mais je me suis rendue compte que t'avoir à mes côtés est un besoin viscéral pour moi. C'est marrant, la vie, hein? »

Emu, plus qu'ému, je l'embrassai passionnément. A ce moment-là, j'avais envie de tout lâcher et de lui faire ma demande sur-le-champ. Ma raison reprit néanmoins le dessus et je la menai à l'intérieur du restaurant.

Nous nous installâmes à table.

Je ne cessai de l'admirer et de caresser sa main sur la table. Je ressentais la nécessité de la toucher pour m'assurer que tout ceci n'était pas un rêve mais la réalité.

Je n'avais pas peur le moins du monde. Seule, elle m'importait.

Je réalisai que même si ma demande n'était pas extraordinaire, ce qui me rendrait le plus heureux était sa réponse.

Le maître d'hôtel nous apporta la carte des desserts. C'était le moment. Seulement… Il ne vint pas car tout à coup, une dispute éclata à la table voisine de la nôtre entre un couple et la femme quitta la salle avec perte et fracas tandis que son compagnon hélait :

« QUOI? OCCUPEZ-VOUS DE VOS AFFAIRES! ON NE PEUT MEME PLUS MANGER TRANQUILLEMENT? »

Je restai bouche bée. Je ne pouvais décemment plus faire ma demande après ça. Je m'excusai auprès de ma douce et fis signe au chef des musiciens de me suivre, à l'écart.

« Je suis désolé, Monsieur Banner, je sais que nous avions un accord mais… ce petit incident m'a coupé dans mon humeur donc…, balbutiai-je lamentablement.

- Je comprends, Monsieur Cullen. Nous ne viendrons pas entourer votre table, si c'est cela que vous essayez de dire, reprit-il en souriant.

- Merci mille fois.

- De rien. Passez une bonne fin de soirée, Monsieur Cullen.

- Vous de même, Monsieur Banner. »

Essai numéro 1 : avorté. Courage, la prochaine fois sera la bonne, me motivai-je.

Nous prîmes donc du dessert. Enfin, nous le partageâmes en nous donnant la becquée. Jasper plaisantait lorsqu'il affirmait que c'était mignon mais nous aimions cela. J'aimais plus particulièrement plonger mon regard dans le sien pour y lire son amour et je présumais qu'il en était de même pour elle.

Nous repartîmes vers la voiture sans que je ne puisse trouver de nouvelle opportunité. Dépité, je commençais à désespérer de pouvoir faire ma demande quand BJ posa sa main sur la mienne:

« Je n'ai pas envie de rentrer. Et si nous allions nous promener un peu? »

Lorsqu'elle me faisait ce regard de cocker, je fondais et donc, nous nous retrouvâmes à la fête foraine. Nous marchions entre les stands, dégustant ensemble une barbe à papa lorsque nous nous immobilisâmes devant un feu d'artifice. Je ne savais pas pour quelle occasion il avait lieu mais j'admirai alors le visage doux et paisible de ma compagne. C'était le moment. J'inspirai longuement puis me lançai:

« Tu sais, je…

- AAAAH! »

Un jet d'eau apparut de nulle part et nous aspergea, faisant fondre la barbe à papa sur la robe de BJ. Nous fûmes trempés rapidement et je dus me résoudre à renoncer pour la deuxième fois consécutive pour courir et nous mettre à l'abri. Fichu clown, marmonnai-je, agacé. J'avais envie de lui rabattre son chapeau sur son crâne. On n'avait pas idée de mettre des poupées ambulantes pareilles comme gardes de stands. Fais ch**

Essai numéro 2: à l'eau et c'était le cas de le dire, à cause d'un clown! Grrr…

Prenant sur moi, je plaquai un sourire sur mon visage et proposai à BJ qu'on se rende sur le plateau. Le même plateau qu'elle m'avait fait découvrir pour mon anniversaire. Au moins, là, rien ne pourrait nous interrompre, osais-je espérer. De plus, c'était son endroit et ce n'en était que plus opportun pour ce moment. Elle prit ma main et me suivit. Ce serait cette fois ou jamais.

« C'est toujours aussi magnifique, ici, soupira d'aise ma dulcinée.

Nous étions allongés sur l'herbe. Nos vêtements n'avaient pas encore complètement séché mais malgré cela, j'étais bien. Elle avait sa tête posée au creux de mon épaule et rien ne troublait notre quiétude. Nous n'étions pas tout à fait entourés de silence car nous distinguions au loin, le son des basses des musiques de la fête foraine mais c'était tout comme.

- Oui, magnifique et magique aussi, ajoutai-je.

- Si on m'avait dit l'an dernier que je me retrouverais ici une nouvelle fois, avec toi partageant ma vie, je ne l'aurais pas cru, tu sais?

- Ha ha ha, moi non plus, mon amour. J'aurais répondu que c'était trop beau pour être vrai.

- Si c'est un rêve, je voudrais ne jamais me réveiller dans ce cas-là. »

Je baissai mes yeux vers les siens et je fus frappé de voir à quel point ils étaient remplis d'amour et de bonheur. Je fus touché car les miens devaient en refléter autant. Je me rendis compte que même si mes précédentes tentatives de demande en mariage avaient échoué, ce n'était qu'un contretemps avant que le oui fatidique arrive pour sceller nos vies. Elle serait quoiqu'il arrive ma femme, mon épouse et ma meilleure amie, la mère de nos enfants.

Un moment se passa avant que je ne me sente prêt à me jeter à l'eau. Je me tournai vers elle et nos regards vrillèrent l'un dans l'autre.

J'ouvris la bouche pour parler mais je n'eus même pas le temps de placer un mot.

« Miaou! Miaou! »

Essai numéro 3: échec total!!!

Je m'immobilisai, stupéfait. Pourquoi? Pourquoi? POURQUOI?!?? J'avais envie de crier et de donner des coups aux arbres mais BJ sourit, me calmant aussitôt et après avoir déposé un baiser sur mon front, elle se leva et vint à la rencontre de l'intrus. C'était un chaton.

« Oh, regarde-le! Qu'il est mignon! Minou, minou!

L'interpellé se laissa rapidement apprivoiser et ma douce revint vers moi avec une boule de poils dans les bras. Ses yeux brillaient d'excitation et quoiqu'attendri, je restais déçu.

- Ed, voilà un nouveau membre de notre famille, chuchota-t-elle en caressant ledit membre.

- Ah? Qu'est-ce qui te dit qu'il n'a pas déjà un maître?

- Regarde, il n'a pas de collier et puis, il est trognon. On ne peut pas le laisser dehors, sans protection.

- Ha ha ha! D'accord! Comment va-t-on l'appeler?

Elle fit une petite moue puis elle sauta sur ses pieds.

- Comme j'ai déjà choisi pour Fitzwilliam, je te laisse le choix pour notre chaton.

C'était un marché équitable même si un pincement léger persistait dans mon cœur. Mais le bonheur de BJ m'importait plus que tout alors je devais arrêter de ruminer.

- Très bien! Alors, ce sera… Willoughby. »

Autant faire dans la lancée, tant qu'à faire. Je me demandais juste comment les deux allaient cohabiter et comment Renée et Charlie allaient prendre les nouvelles…

BJ me changea les idées en s'enflammant lorsqu'elle répondit à mes interrogations puis nous nous décidâmes à rentrer. Alors que je conduisais, la soirée me revint en tête et je dus me résoudre à être poursuivi par la malchance, ce soir. Je devais me résoudre à abandonner tout espoir.

Lorsque nous arrivâmes enfin chez elle, je constatai que Laurent avait bien rempli son rôle. Bien que Noël était passé, des guirlandes éclairaient la façade de la maison et BJ ne put dissimuler son ravissement. Comme mû par mon subconscient, Willoughby alla rejoindre Fitz dans le cellier et à notre grand étonnement et ébahissement, Fitz le laissa se nicher contre lui. C'était le début d'une grande amitié. Nous rîmes puis elle se tourna vers moi.

« C'est magnifique, Edward.

- Non, c'est bien pâle à côté de toi. Je voulais marquer cette soirée.

- Merci mille fois, mon cœur. Je t'adore!

Je souris: elle n'avait pas encore vu l'intérieur. Elle passa la clef dans la serrure et lentement, comme dans un film au ralenti, nous pénétrâmes dans la maison. Elle n'eut même pas besoin d'allumer la lumière car des milliers de petites bougies réchauffaient la pièce.

- Wouaouh! C'est…

Elle ôta sa veste et fit le tour de la pièce, effleurant délicatement les pétales de roses qui jonchaient le sol et les meubles. Je ne réfléchis plus; j'avais assez tergiversé comme ça pour toute la vie. Il ne me restait qu'une chose à faire et je ne pouvais pas renoncer.

Alors qu'elle revenait vers moi, le regard posé sur ce qui nous environnait, je m'agenouillai devant elle, les bras tendus vers elle, un écrin ouvert. Elle s'immobilisa et écarquilla ses yeux lorsqu'elle comprit ma posture. Les prunelles embuées de larmes, elle s'exclama:

- Oh mon Dieu!

Je ne laissai aucune seconde s'égrener. Je ne voulais plus perdre de temps. Aussi, je laissai mon cœur s'exprimer librement.

- Isabella, j'avais préparé un grand discours romantique et parfait mais maintenant que tu te trouves devant moi, magnifique et à couper le souffle, tout ce dont je suis capable de penser, à part que j'ai complètement oublié mon speech, c'est que je me damnerais pour ton bonheur. Pour préserver ton sourire. Et la seule chose qui compte désormais, c'est que je t'aime. Je t'aime plus qu'aucun autre homme au monde ne pourra jamais le faire et je te promets de m'employer tous les jours qui nous seront donnés à te rendre toujours plus heureuse si tu acceptes de devenir ma femme. Isabella Marie Swan, veux-tu m'épouser?

Durant le silence qui s'ensuivit, je crus que j'allais mourir. Boum. Boum. Boum. Je pouvais même entendre mon cœur menacer de rompre dans ma poitrine. Boum. Boum. Boum. Et si j'avais tout fait foiré? Et si je n'avais pas été assez romantique? Et si elle refusait? Je ne pouvais pas vivre sans elle. Plus maintenant. Plus jamais. Alors que j'allais prendre mes jambes à mon cou pour me terrer avec Fitz et Will, elle se jeta à mon cou.

- Oui, Edward, je le veux. Oui, oui, mille fois oui!

Mon rire se joignit au sien. Si je devais mourir maintenant, alors je pouvais partir serein. Le bonheur nous habitait littéralement. Je lui passai la bague au doigt et elle l'admira avec ravissement, la faisant étinceler à la lumière.

- Elle est divine.

Pas autant que toi, ma chérie, songeai-je, extatique.Je me penchai vers elle et lui murmurait dans l'oreille:

- L'or pour symboliser à quel point tu m'es précieux, le cœur pour l'amour que je te porte et un diamant car tu es la seule pour moi. L'unique.

- Edward, je t'aime, s'écria-elle franchement émue aux larmes. Toujours et à jamais.

- Je t'aime aussi, Isabella. Plus que jamais. Et nous nous appartenons.

- Pour l'éternité. »

J'embrassai Isabella. Ma fiancée. Ma future femme.

Nous avions vécu des moments difficiles et avions partagé des instants de bonheur.

Tout nous opposait et tout nous rapprochait.

Isabella. Ma promesse de bonheur, mon soleil, ma lune, mes étoiles.

Isabella. Mon amie, ma confidente, mon amante.

Isabella. Mes notes, mes portées et mon rythme.

Notre baiser scella notre pacte: nous nous rendrions heureux. A jamais.

Cette nuit-là, je refis ce rêve que je n'avais plus eu depuis qu'elle était entrée dans ma vie. Je me retrouvais dans le jardin. Sa silhouette troublait mon recueillement. Je courais vers elle. Sauf que quand je tendis la main pour la toucher, elle se retourna, plongea ses yeux dans les miens, me sourit puis son corps se colla contre le mien, ses bras entourèrent mon cou et elle m'embrassa. Ses rires résonnèrent longtemps avec les miens. Elle ne s'évaderait plus jamais. Nous avions désormais toutes les nuits pour nous tous seuls.

Isabella. Ma compagne pour la vie.

THE END.

[N'oubliez pas qu'il y a plusieurs bonus.]


AN 1 : Tout d'abord, je voudrais remercier toutes mes revieweuses qui ont contribué à faire vivre cette histoire avec un Rob ou un Darcy en chocolat à C et Dille, Alice, Cathou et Keena pour avoir reviewé tous les chapitres. Attention, la liste est longue mais j'ai fait toutes les pages de reviews donc je suis sûre de n'avoir oublié personne:

FangBangers (ma toute première revieweuse), Aline1320, bellardtwilight, Alice (revieweuse anonyme mais néanmoins fidèle), Lili36, Sophiebelier, Asukarah, Phika17, C et Dille (revieweuse fidèle que j'adore lire), Vampninis, Misiri-addict, Soglams75, Chris, Elisect32, SachOux, Lily, Ananaxtra, Mely3969, Alicia08, Magalie-Cullen, Melielola, Levana, x8-twilight-8x, Haley C (pareil qu'Alice), Anayata, Mamoure21, Isabelle, ANGIEFOLIO, Alinette74, You are my life now, Twilight007, Nana (qui a illuminé une des mes journées), Joannie01, Adore Youu, Ptit canard, arwen13**, Lolie-Lili, Feerie-amb, Kadronya, Candy, Milie, Cm, Amande, Talia-ange, Mlle LilouX, Yayalia, Mafrip, Juliet1802 (qui a été perspicace quand à certains mystères), Deena, Idril, Acheroniastyx, Slakware, Toune, Coco-des-iles, Lorelei-lei-lei, Keena (dont les commentaires m'ont fait énormément plaisir) , Chriwyatt, Fanoudusud, Ally1915, EstL (qui est arrivée en cours de route et qui est restée. Merci Darcy), Anonyme, HEFIDA, Samy940, Annick, HardySabrina (moi aussi, j'ai été fan de Raw, à un moment), Bébé23, Fleur50 (qui m'a redonné confiance en moi par ses nombreuses reviews), Alice'n'Tom, Elphina, Baby07, Lukilina, Veronika Crepuscule, Gwendoline, Cathou (merci pour tes encouragements), Letmesign23, Lily Cullen82, Amande69, Pride-and-prejudicee (Team Darcy!), My-fiction-twilight.

2: Je sais, je sais. Vous avez sûrement dû vous dire à certains moments "Quoi? Mais c'est écrit où, ça?" Pas de panique! Comme je l'ai déjà dit, tout n'est pas dit dans le POV d'Edward. Ce sera forcément dans celui de Bella. D'ailleurs, le premier chapitre est déjà disponible et le lien est sur mon profil.

3: Ce qui est prévu dans les bonus? Entre autres: le mariage d'Edward et Bella (et là, ce ne sera pas un rêve mais la réalité), un POV de Rose et d'Alice et je vous laisse découvrir les autres bonus.

Voilà! Merci à toutes de m'avoir lues et n'oubliez pas le bouton vert parce que les reviews, c'est la meilleure récompense d'un auteur qui n'a pas de Darcy ou de Rob pour embellir sa vie.